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Archive mensuelle de octobre 2019

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Grande-Bretagne: Des élections qui risquent de tout remettre en cause

 Grande-Bretagne: Des élections qui risquent de tout remettre en cause

S’il est clair que le Brexit  était embourbé depuis des années dans les contradictions de la chambre des Communes, il n’est pas évident que de nouvelles élections seront de nature à régler rapidement la question de l’après Brexit. Toujours est-il que le Premier ministre britannique Boris Johnson a enfin reçu le feu vert de la Chambre des Communes pour organiser des élections anticipées le 12 décembre. Des élections pour  se doter d’une majorité dont il ne dispose pas aujourd’hui. D’après les sondages, il est probable que Boris Johnson réussisse construire une solide majorité en particulier parce que le parti travailliste est en pleine déconfiture. Boris Johnson pourrait alors en profiter pour remettre en cause des décisions de la chambre des Communes relatives à la nécessité d’un accord de transition avec l’union européenne. Un accord qu’il a signé lui-même même si c’est avec une certaine réticence. À l’inverse, dans l’hypothèse d’un échec de Boris Johnson, la situation pourrait se compliquer avec en particulier des dispositions très contraignantes dans la législation interne au  Royaume-Uni visant à accompagner le brexit. Notons enfin que de toute façon Boris Johnson aura à gérer une longue négociation sur le contenu définitif des relations entre le Royaume-Uni et l’Union économique à l’issue de la période de transition. Des négociations qui en général demandent des années. En attendant 438 parlementaires britanniques ont voté en faveur de la tenu du scrutin qui devrait permettre de sortir de l’impasse du Brexit pour lequel l’Union européenne a accordé un troisième délai. “Il est temps d’unir le pays et de faire le Brexit”, a déclaré Boris Johnson.

Avant le vote, le Premier ministre britannique avait déclaré que le Parlement faisait obstruction au Brexit et nuisait ainsi à l’économie en empêchant les décisions d’investissement et en entamant la confiance dans la démocratie. Boris Johnson a ainsi gagné la première manche de son pari visant à sortir le Royaume-Uni de l’impasse du Brexit, la quasi-totalité de l’opposition s’étant désormais ralliée à son projet d’organiser des élections législatives anticipées le 12 décembre.

Le chef de file du Parti travailliste, Jeremy Corbyn, a ainsi estimé que les conditions posées par le Labour pour la tenue d’élections anticipées étaient désormais remplies.“J’ai constamment déclaré que nous étions prêts à des élections et que notre soutien était conditionné au fait qu’un Brexit sans accord soit exclu”, a dit Jeremy Corbyn à ses principaux conseillers réunis au sein du “gouvernement fantôme” du Labour.

Sondage Macron : en baisse

Sondage Macron : en baisse

Depuis son élection, Macron ne cesse de perdre des points de popularité. Ainsi sa cote de confiance en juin 2017 atteignait 57 % d’après le baromètre Kantar. Les opposants représentaient 38 %. En octobre 2019, ceux qui font confiance au chef de l’État ne sont plus que 29%, soit encore 3 points de moins par rapport à septembre. Ceux qui ne lui font pas confiance 67%,  une baisse encore d’un point par rapport à septembre. Les différents conjonctures politiques qui se succèdent semblent n’avoir aucun effet sur le redressement de la popularité de Macron. Tous les sondages démontrent en effet que la politique économique et sociale est rejetée par environ 70 % de l’opinion. Pourtant Macron se multiplie dans les médias avec des apparitions de plus en plus fréquentes et aussi des visites sur le terrain qui ont surtout pour objet d’être médiatisées. Mais il y a comme une sorte d’usure dans cet excès de politique de communication qui ne parvient plus à mordre dans l’opinion. En outre, Macron n’est pas parvenu à surmonter l’une de ses principales faiblesses à savoir cette espèce de suffisance voire de mépris à l’égard de ceux qui le contestent. En outre, il entretient maintenant un certain flou certaines questions qui taraudent les Français par exemple les retraites ou encore sur la laïcité.

Paris : une future capitale agricole ?

Paris : une future capitale agricole ?

 

On sait que la gentrification a permis aux bobos de devenir majoritaires dans nombreux quartiers de Paris, ils sont aussi présents dans l’équipe d’Anne Hidalgo, maire  assez contestée pour sa politique assez ésotérique. Preuve encore des élucubrations  de la mairie de Paris, on propose de faire de la ville une capitale agricole. L’objectif est de satisfaire  les besoins d’alimentation des parisiens. c’est de la même teneur que l’idée de  l’humoriste  Alphonse Allais  qui suggérer de « construire  les villes  à la campagne car l’air y est plus pur » ! Évidemment c’est totalement méconnaître la nature d’abord des besoins alimentaires, leur ampleur et les nécessités des conditions de production. Ou alors c’est adhérer  une forme d’industrie chimique alimentaire hors sol hélas qui  n’a déjà tendance à trop se développer par exemple dans la production de fraises ou des tomates.

Dans une tribune au « Monde », Célia Blauel et Pénélope Komitès, adjointes à la Mairie de Paris, et le voyagiste Jean-François Rial, membres de la plate-forme citoyenne Paris en commun, qui soutient Anne Hidalgo, proposent de créer AgriParis, une coopérative pour permettre à Paris de produire directement ses denrées alimentaires. Pour compléter la proposition dans l’esprit d’Alphonse allais pourrait proposer de délocaliser l’habitat parisien en Beauce par exemple . Une sorte de d’aménagement alternatif territoire en quelque sorte. Il ne faudra sans doute pas s’étonner Anne Hidalgo rencontre des difficultés pour faire réélire son équipe lors des prochaines municipales !

Tribune.

 

«  La bataille climatique est aussi une bataille agricole. Dans le bilan carbone de notre ville, c’est-à-dire ce qui mesure les émissions de CO2 de nos activités, l’alimentation représente près de 20 % du total. C’est considérable. Cette facture n’est pas seulement coûteuse pour l’avenir de notre planète et celui de nos enfants. Très souvent, elle correspond à un mode de vie dont beaucoup de Parisiens ne veulent plus. Nous en sommes convaincus : nous pouvons manger mieux, plus près de chez nous et nous pouvons faire de Paris une capitale agricole.

C’est pourquoi la plate-forme citoyenne Paris en commun, qui s’est engagée aux côtés d’Anne Hidalgo, propose de créer la coopérative agricole AgriParis afin de gérer l’approvisionnement en alimentation biologique, locale, éthique, sociale, bref, écologique de la capitale. Dans une ville comme Paris, relocaliser l’alimentation est vital. Et la bonne nouvelle, c’est que c’est possible : les services publics parisiens produisent plus de trente millions de repas par an, que ce soit pour les crèches, les écoles, les agents de la ville ou les personnes âgées, pour près de 55 millions d’euros d’achat de denrées alimentaires. La puissance publique municipale peut donc avoir une vraie capacité d’entraînement.

C’est une urgence écologique : aujourd’hui, un aliment fait en moyenne 660 kilomètres avant d’arriver dans l’assiette d’un Parisien (un peu plus pour les fruits et légumes, un peu moins les céréales) et cette aberration environnementale émet beaucoup trop de carbone. C’est, bien sûr, une question de santé et de lutte contre les pollutions de l’eau, de l’air et du sol. C’est aussi un défi social, pour que les agriculteurs puissent dignement vivre de leur travail. »

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Ordinateur quantique : Pour quand ?

Ordinateur quantique : Pour quand ?

Passer l’ordinateur classique à l’ordinateur quantique , c’est se donner une puissance de calcul dont il est difficile de prendre l’ampleur. Un peu comme si on comparaît le boulier à l’ordinateur actuel. Les champs d’application du calcul quantique concerneraient beaucoup de domaines par exemple la médecine, la logistique, la finance, l’intelligence artificielle ou la traduction des langues.

 

« Dans un entretien de vulgarisation avec Etienne KleinThierry Breton schématise le fonctionnement d’un calcul quantique comme un avis de recherche : si l’on cherche dans une salle de mille personnes quelqu’un mesurant plus de 1,80 m et parlant anglais, il compare l’informatique classique à l’interrogation de chaque participant un par un en posant les questions « Mesurez-vous plus de 1,80 m ? » et « Parlez-vous anglais ? » et en notant les numéros de ceux qui répondent « oui » aux deux questions, ce qui va prendre un certain temps. En calcul quantique, tout se passe comme si on lançait un appel général : « Les personnes mesurant plus de 1,80 m et parlant anglais peuvent-elles lever la main ? » et on a la réponse quasi instantanément. Thierry Breton parle de calcul holistique et non plus séquentiel. Reste à mettre au point des langages traitant globalement un ensemble de valeurs possibles comme une seule. Pour le moment, Atos travaille sur une sorte d’assembleur approprié, nommé AQAL (Atos Quantum Assembly Language). Le nom d’ »assembleur » peut induire en erreur, puisqu’il s’agit d’un langage de description de traitements qui est au contraire indépendant de la machine utilisée (contrairement à un assembleur au sens classique, donc) à condition qu’elle respecte quelques grandes lignes d’une sorte de machine virtuelle. » (Wikipédia)

Un pas important pourrait avoir été franchi ces jours-ci. Un mois après avoir fait fuiter l’information par erreur, Google a annoncé mercredi avoir atteint la suprématie quantique. Dans un communiqué publié le 23 octobre, la firme de Mountain View prétend avoir « démontré sa capacité à calculer en quelques secondes ce qui prendrait des milliers d’années aux supercalculateurs les plus grands et avancés, atteignant ainsi une étape majeure connue comme la suprématie quantique« .

Mais il y a loin la théorie à la réalité d’après un papier du Monde

« . Dompter les lois de la physique à l’échelle de l’infiniment petit pour créer un appareil avec une puissance de calcul sans équivalent avec les machines actuelles capable de résoudre les problèmes les plus complexes. Après l’espace dans les années 50, la communauté scientifique et technologique s’emploie aujourd’hui à conquérir une nouvelle frontière, celle de l’informatique quantique, un horizon de plus en plus convoité depuis les années 80.

Aux avant-postes de cette course technologique mondiale, on retrouve les Etats-Unis et la Chine, dont les grands industriels investissent massivement en R&D pour ne pas rester à quai de la révolution annoncée. Côté américain, Google, IBM et Microsoft sont convaincus de pouvoir réaliser des calculs quantiques totalement inaccessibles aux ordinateurs traditionnels dans les prochaines années.

Un pas important pourrait avoir été franchi ces jours-ci. Un mois après avoir fait fuiter l’information par erreur, Google a annoncé mercredi avoir atteint la suprématie quantique. Dans un communiqué publié le 23 octobre, la firme de Mountain View prétend avoir « démontré sa capacité à calculer en quelques secondes ce qui prendrait des milliers d’années aux supercalculateurs les plus grands et avancés, atteignant ainsi une étape majeure connue comme la suprématie quantique« .

La suprématie quantique est un concept né dans les années 80. Elle désigne le moment où est démontrée la supériorité d’un ordinateur quantique sur un ordinateur classique sur une tâche particulière. Les ingénieurs de Google, aidés par la Nasa et le laboratoire national d’Oak Ridge, affirment avoir réussi à créer un processeur capable de réaliser un calcul en 200 secondes quand le plus avancé des ordinateurs actuels aurait besoin de 10.000 ans. »

Balkany bientôt remis en liberté ?

Balkany bientôt remis en liberté ?

 

En raison de son âge, Balkany pourrait bénéficier d’une remise en liberté. On peut évidemment comprendre que la santé de l’intéressé soit prise en compte. Toutefois , il ne faut guère espérer que l’intéressé manifeste le moindre sentiment de regret. Pire, il  pourrait bien reprendre poste de maire de Levallois par l’intermédiaire de son épouse. En effet Balkany est assigné à résidence à Giverny mais son épouse également condamnée, elle, bénéficie d’une totale liberté de circulation en raison de son état de santé. En effet du fait de l’appel de sa condamnation, rien n’empêcherait les Balkany de reprendre la direction de la municipalité des Hauts-de-Seine tant que le procès en appel ne sera pas encore déroulé. Bref ce serait alors une sorte de pied de nez à la justice et les Balkany ne seraient pas mécontents de voir en quelque sorte leur condamnation contestée par les électeurs de leur commune. Il y a sans doute de ce point de vue un trou juridique en tout cas une bizarrerie dans la mesure des personnes condamnées du fait des procédures judiciaires peuvent retrouver leur poste d’élu. La cour d’appel de Paris a en effet fait droit lundi à la première des deux demandes de mise en liberté du maire LR de Levallois-Perret Patrick Balkany, qui reste cependant détenu dans l’attente de l’examen d’un second recours après ses deux condamnations.

Ni le baron des Hauts-de-Seine, qui a refusé d’être extrait de sa cellule de la maison d’arrêt de la Santé, ni ses avocats n’étaient présents au délibéré. Pour que l’élu de 71 ans, condamné pour fraude fiscale puis pour blanchiment aggravé, sorte de prison, les juges doivent accepter une deuxième demande de libération, dont la date d’audience n’est pas encore fixée. Incarcéré depuis six semaines, Patrick Balkany demandait sa libération et « un peu d’humanité » aux juges, en raison de son « âge » et de son « état de santé ».

Lundi, la cour d’appel a considéré « fondée » la demande de libération de Patrick Balkany, une décision qui devrait donner le ton de la deuxième, les deux affaires étant très liées. La date d’audience pour cette autre requête n’a pas encore été fixée.

Les juges ont ordonné le placement sous contrôle judiciaire de l’élu, avec obligation de ne pas sortir du territoire, de fixer sa résidence à Giverny, dans l’Eure, de ne pas se rendre à Paris et en région parisienne, de remettre son passeport, « sous réserve » du paiement d’un cautionnement de 500.000 euros et « sauf s’il est détenu pour autre cause », ce qui est le cas de Patrick Balkany.

L’avocat général Serge Roques – qui avait requis l’incarcération de Patrick Balkany lors du procès devant le tribunal correctionnel – s’était lui dit « fermement opposé » à la mise en liberté du maire, « sous réserve d’une expertise médicale ». Le représentant de l’accusation avait évoqué le 22 octobre un « risque de fuite » et la « propension certaine » de Patrick Balkany « à fuir ses responsabilités », estimant qu’il est « important de garantir sa représentation au procès en appel », prévu du 11 au 18 décembre pour la fraude fiscale.

Retraites: une réforme surtout pour le régime général ?

Retraites: une réforme surtout pour le régime général ?

 

 A entendre les reculs successifs du gouvernement concernant le dossier explosif des retraites , il se pourrait bien que la réforme cerne essentiellement et en premier le régime général. En effet, dans un premier temps, le premier ministre avait affirmé que les régimes spéciaux prendraient tout leur temps pour intégrer  la réforme. Par ailleurs, Macron laisse entendre maintenant que la mise en œuvre pour les régimes spéciaux pourrait ne concerner  que les nouveaux entrants. En clair, la réforme pourrait ne s’achever avant 2065 ou 2070. À l’inverse pour le régime général,  les modifications prendraient effet en 2030 et peut-être même en 2025 pour des motifs financiers. En clair, le fameux système par points concernerait surtout en premier le privé aussi bien concernant les modalités de la réforme que la question centrale du montant des retraites.

Le passage à un système par points hérisse notamment Yves Veyrier, le secrétaire général de Force ouvrière. « On brandit chaque fois la question des régimes spéciaux, mais là, ce qui disparaît, c’est le régime général, pour l’ensemble des salariés. Et avec lui les 25 meilleures dernières années » dans le calcul des pensions, a-t-il expliqué lundi sur Europe 1.

« Du côté du gouvernement, on commence à percevoir que cette réforme ne passe pas comme ils le croyaient. La réforme n’apparaît pas plus simple, pas forcément plus juste », veut croire le syndicaliste. De son côté la CFDT a mis en garde le gouvernement si les principes de la réforme reposent exclusivement sur des considérations financières lesquelles s’appliqueraient essentiellement au privé soit en 2035 soient en 2025. Il est clair que pour le gouvernement l’enjeu est  financier du fait en particulier de l’accentuation des déséquilibres démographiques. Le gouvernement marche cependant sur des œufs dans la mesure où  le début de la mise en œuvre de la réforme ne prendra effet qu’à la fin d’un éventuel deuxième mandat de Macron . En fait, les premiers bénéfices de la réforme seront pour le successeur de Macron en termes politiques.

L’origine de l’homme, Homo sapiens sapiens, confirmée en Afrique

L’origine de l’homme, Homo sapiens sapiens, confirmée en Afrique

La région initiale de l’homme moderne, homo sapiens sapiens, serait localisée dans l’actuel Botswana.  Il s’agit d’une région d’Afrique australe, dans le nord de l’actuel Botswana, où notre ancêtre commun a vécu il y a 200.000 ans avant de migrer 70.000 ans plus tard, selon une étude internationale publiée lundi dans la prestigieuse revue Nature et reprise par France Info.

« Remontant aux racines de notre arbre génétique, l’étude affirme avoir localisé pour la première fois la « patrie ancestrale » de l’homme moderne, Homo sapiens sapiens. « Nous savons depuis longtemps que l’homme moderne était apparu en Afrique il y a environ 200.000 ans. Mais nous ignorions jusqu’ici où se situait précisément cette patrie« , a déclaré l’Australienne Vanessa Hayes, auteure principale, lors d’une conférence de presse.

L’équipe de chercheurs a fondé ses travaux sur la généalogie génétique, qui permet de tracer des modèles de migrations. Elle a analysé 200 génomes mitochondriaux, marqueurs génétiques de la généalogie maternelle, prélevés sur des populations vivant actuellement en Namibie et en Afrique du Sud, une région d’Afrique depuis longtemps considérée comme étant l’un des berceaux de l’homme moderne.

Les tests ADN ont révélé la présence rare du plus ancien lignage génétique maternel, appelé « L0″, encore porté par ces populations. « En observant ce lignage, nous nous sommes demandés d’où venaient ces personnes, où vivaient-elles? Nous avons donc étudié la dispersion géographique de ce lignage« , explique Vanessa Hayes. « Nous avons fait des analyses spatiales pour remonter le temps, car à chaque fois qu’une migration intervient, c’est enregistré dans notre ADN, qui change. Il est comme une horloge de notre histoire« , poursuit la généticienne.

En comparant les génomes, les chercheurs ont réussi à isoler un ancêtre commun qui était un ancien Khoïsan, peuple de chasseur-cueilleurs vivant toujours aujourd’hui. Selon l’étude, tous les hommes vivant actuellement en Afrique et hors d’Afrique, partagent ce même ancêtre.

« Je crois que nous étions tous des Khoïsans à un moment donné« , affirme Vanessa Hayes. Ces Khoïsans, première communauté humaine moderne, auraient vécu dans la même région pendant 70.000 ans, sans en bouger. Comme le sait-on ? Parce que le génome est resté identique, sans diverger, de -200.000 ans à -130.000 ans environ.

La communauté aurait prospéré dans cette région (grande comme la Nouvelle-Zélande), située au sud du fleuve Zambèze, qui part de l’actuelle Namibie, traverse le nord du Botswana et va jusqu’au Zimbabwe.  Aujourd’hui désertique – appelée le Kalahari – elle était à l’époque humide, verdoyante et luxuriante. Des analyses géologiques combinées à des modèles climatiques ont montré qu’elle abritait un immense lac, deux fois grand comme le lac Victoria, appelé Makgadikgadi, disparu depuis.

Le climat a ensuite commencé à changer, à la faveur d’une « modification de l’orbite terrestre« , détaille Axel Timmermann, océanographe, co-auteur de l’étude. Le lac s’est disloqué, la région s’est peu à peu asséchée, et les populations ont commencé à migrer via des « corridors verts« , en direction du nord-est, puis du sud-ouest.

Ces premiers départs ont ouvert la voie à la future migration des hommes modernes hors d’Afrique. Mais certains sont restés, s’adaptant à la sécheresse. Leurs descendants y vivent toujours, et sont restés chasseurs-cueilleurs. Du fait de ce mode de vie ancestral, Vanessa Hayes se doutait que ces Khoïsans portaient en eux cet ancien lignage.

Autre signe: ils parlent un langage « à clic« , qui fait claquer certaines consonnes avec la langue. « Or nous avons que le langage à clic est le plus ancien« , souligne la chercheuse. « Les Khoïsans qui vivent ici n’ont jamais quitté la patrie ancestrale. Eux savent qu’ils ont toujours été ici, ils se le racontent de génération en génération. Moi, je devais le prouver scientifiquement au reste du monde« , se réjouit Vanessa Hayes, qui a mis dix ans à mettre au jour cette généalogie génétique. « C’est comme si on regardait un grand arbre, dont les Européens et les Asiatiques seraient des toutes petites branches au sommet« , conclut-elle. »

Service national universel avant 2026, à la St Glinglin ou jamais

Service national universel avant 2026, à la St Glinglin ou jamais 

Il y a de fortes chances pour que le service national et universel ne soit finalement ni vraiment un service national , ni vraiment universel. En plus une durée d’un mois !  Le gouvernement avait prévu sa généralisation ici 2026. Pour l’instant on n’en est à quelques milliers quand une classe d’âge représente 800 000 personnes. Le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Education nationale fait cependant  un bilan positif.

La promesse de Macron finit pourtant  en eau de boudin d’abord du fait des réticences des pros de l’armée à participer à une résurgence du service militaire obligatoire. Exit ou presque la dimension militaire. Ensuite parce la France n’a pas les moyens de le financer. En juin dernier, près de 2000 jeunes de 13 départements ont expérimenté ce projet cher au chef de l’Etat Emmanuel Macron. Le dispositif devait initialement être étendu à 40.000 jeunes l’an prochain. Finalement, ils seront « autour de 30.000″, affirme Gabriel Attal, soulignant que « c’est une montée en charge très importante ». « Pour la première fois, tous les départements lanceront le SNU. La campagne de recrutement commencera en janvier. Il y aura entre 100 et 500 volontaires, selon les départements », ajoute-t-il.

Après la première phase de juin dernier, durant laquelle les jeunes ont effectué un « séjour de cohésion » en internat, les volontaires doivent désormais accomplir deux semaines de mission d’intérêt général auprès d’une association, d’une collectivité ou d’un corps en uniforme d’ici à juin 2020.

Pendant les vacances de la Toussaint, « ils seront près de la moitié des 1978″ premiers volontaires à effectuer cette mission, notamment dans l’armée, les forces de sécurité ou la solidarité, note Gabriel Attal. Le dispositif est appelé à se généraliser au fil des ans à l’ensemble d’une classe d’âge, soit 800.000 adolescents, et à devenir obligatoire affirme sans rire Gabriel Attal.

 

« On a un premier bilan et un premier retour sur les effets de ce séjour. Il est positif. On a à la fois des jeunes qui ont le sentiment d’avoir grandi, d’avoir gagné en maturité, d’avoir appris des choses », a fait valoir Gabriel Attal. « Et on voit des effets sur des jeunes qui étaient décrocheurs, qui avaient arrêté l’école pour phobie scolaire ou pour délinquance parfois, et qui ont repris le chemin de l’école parce qu’il y a eu un effet d’entraînement, de modèle, avec d’autres jeunes », a poursuivi le secrétaire d’Etat. Le problème est que le contenu même du service dit universel est très confus et qu’il faudra 20 ou 30 ans soit réellement universel et pour  concerner la totalité d’une classe d’âge. A moins de réduire ce service à une journée au lieu  d’un mois !

 

Quelle compatibilité entre le numérique et l’écologie ?

Quelle compatibilité entre le numérique et l’écologie ?

 

le développement du numérique  est-il écologiquement compatible ? la réponse de  Daniel Sperling  l’élu en charge du sujet à Marseille.( interview La Tribune)

 

Lors du dernier Marseille City Life qui abordait le sujet de la Tech et du zéro carbone, vous avez rappelé que smart city n’égale pas forcément ville durable. Une idée qui est peu répandue…

 

 

 

Daniel Sperling

Il faut résoudre une double équation, celle de l’expansion et de la concentration urbaine qui engendrent une mosaïque de transitions : urbaine, numérique, énergétique, économique et sociétale. Autant de défis qui peuvent être relevés collectivement. Conservateur, le numérique l’est aussi au regard des enjeux environnementaux. Curieusement, le récit autour de la Smart City a postulé d’emblée qu’elle serait durable. Tel n’est pas du tout le cas aujourd’hui. D’une part, l’infrastructure physique du numérique, d’autre part, la collecte des données, leur traitement et leur stockage représentent des quantités d’énergie non seulement colossales, mais surtout en croissance constante et forte. Le numérique consomme bien plus d’énergie que le transport aérien et la croissance de sa consommation est à deux chiffres. La donnée est souvent qualifiée de nouvel or noir. Le fait est que nous avons pris au mot cette analogie avec le pétrole et avons une approche très 20e siècle du numérique dans la ville. La smart a capturé le green. L’écologie du numérique reste à construire et avec elle celle de la Smart City. Attelons-nous à la tâche.

Vous donniez un chiffre intéressant, c’est l’équivalent, en énergie du « coût du clic »…

En effet, 450 millions de tonnes de CO2 ont été émises par les entreprises du numérique dans les pays de l’OCDE depuis 2013. 4 %, c’est la part du numérique dans les émissions mondiales de CO2, en hausse de 50 % depuis 2013.

80 fois plus d’énergie est nécessaire à la production d’un gramme de smartphone que d’un gramme de voiture. À l’échelle mondiale, les usages numériques représentent deux fois l’empreinte environnementale de la France. Ces problématiques ne sont pas nouvelles. Si je peux dire, nous ne partons pas de zéro pour aller vers le zéro carbone.

Quels sont les projets smart city qui ont changé la physionomie de Marseille ?

Il y a eu beaucoup de projets dont Smartseille est l’un des derniers exemples, avec sa boucle à eau de mer. Quand CMA CGM annonce toute une série de mesures pour réduire son impact comme l’adoption du GNL et l’optimisation des routes, la réduction de la vitesse de ses navires, ça va dans le bon sens. Mais j’aime rappeler qu’il y a 20 ans, la cogénération par méthanisation et l’expérimentation d’épandage propre, qui a donné naissance à une forêt sur la route de Cassis, étaient précurseurs. C’est un clin d’œil à l’actualité où certains gros pollueurs font aujourd’hui des annonces de replantation d’arbres pour compenser leur bilan carbone. Les estimations les plus récentes considèrent que, chaque jour, un français émet autant de CO2 que ce qu’un arbre stocke en un an.

Existe-t-il une smart city universelle ?

La justification ultime du smart n’est pas de faire toujours plus. C’est de faire en sorte que l’on puisse se déplacer sans dégrader l’environnement pour remplir son programme d’activités quotidiennes à Los Angeles, Paris, Pékin ou Bogota, de faire accéder les villes indiennes à l’eau potable, de mettre fin à l’étalement urbain dans les pays occidentaux et d’électrifier sur un monde durable les mégalopoles africaines qui se développent sous nos yeux.

 

 

Un nouveau plan pour la filière nucléaire ?

Un nouveau  plan pour la filière nucléaire ?

 

On se souvient que c’est la dérive des coûts de l’EPR de Flamanville qui avait justifié la demande d’évaluation de la filière nucléaire formulée par le ministre de l’économie en septembre. Jean-Martin Folz a remis lundi à Bercy un rapport d’audit faisant état des difficultés de la dérive  de Flamanville. Une dérive qui est loin d’être anecdotique puisqu’à  l’origine le coût de l’EPR de Flamanville avait été estimé à 3, 4 milliards, il est estimé maintenant à plus de 12 milliards d’euros. En outre, la mise en service prévu au départ est reporté en 2022. C’est donc un énième report et une énième évaluation .Le  gouvernement demande maintenant au président d’EDF un plant pour la filière nucléaire dans le délai d’un mois. Ce plan d’action contribuera à poser les fondations de futurs projets nucléaires, a indiqué le ministre de l’Economie, qui avait dit plus tôt dans la journée que Jean-Bernard Lévy conservait la confiance du gouvernement.

Alors que la construction de la centrale EPR de Flamanville a pris un retard considérable, et s’est traduite par une envolée du coût total désormais évalué à 12,4 milliards d’euros, l’audit présenté lundi pointe des problèmes majeurs de qualité industrielle, de compétences et d’intégration pour la filière nucléaire. “Je ne suis pas satisfait. Ces retards ne sont pas acceptables. Ces difficultés à répétition ne sont pas à l’honneur de la filière nucléaire qui doit se ressaisir et se ressaisir vite”, a commenté Bruno Le Maire.

“Il en va de notre souveraineté énergétique”, a ajouté le ministre, qui avait déjà dénoncé en septembre des “dérives inacceptables” dans cette filière au moment où le gouvernement se penche sur le futur mix énergétique de la France.

Bruno Le Maire a souligné que l’EPR de Flamanville, qui aura été construit dans le meilleur des cas en 15 ans au lieu de six, pour un coût près de quatre fois supérieur aux estimations initiales, est “un échec pour toute la filière électronucléaire française ». Dans son rapport d’audit réalisé à la demande du PDG d’EDF, Jean-Martin Folz souligne que la construction de l’EPR s’est heurtée à “une kyrielle d’évènements négatifs” qui expliquent en grande partie, selon lui, “les dérapages successifs des coûts et des délais”.

C’est le cas, notamment, d’une série de fuites et de soudures mal effectuées qui, combinées à des inspections déficientes, ont entraîné de nombreux arrêts du chantier et travaux de réparation à la demande de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Mais le rapport dénonce aussi une estimation initiale des coûts et des délais de construction complètement “irréalistes”, relevant que les projets d’EPR en Finlande et en Chine ont subi également des retards.

L’audit a également fait ressortir une gouvernance de projet inappropriée, avec en particulier une “confusion entre les rôles majeurs dans la gestion d’un projet, maîtrise d’ouvrage et maîtrise d’œuvre”. Les difficultés rencontrées par l’EPR de Flamanville peuvent être en partie imputées au changement de réglementation dans le domaine de la sûreté nucléaire, relève Jean-Martin Folz.

Mais elles proviennent aussi des relations tendues entre EDF et ses fournisseurs, notamment Areva qui a longtemps été considéré comme un rival avant de redevenir, sous le nom de Framatome, une filiale d’EDF en 2018.

Il appartient désormais à Jean-Bernard Lévy de redresser la barre. “Nous lui faisons confiance pour rétablir la situation”, a déclaré Bruno Le Maire, précisant qu’au-delà du délai initial d’un mois pour faire des propositions, l’ancien patron de Thales devrait rendre des comptes de la mise en oeuvre de son plan de redressement courant 2020. “C’est une réalité, la filière nucléaire française vit des moments difficiles (…) Nous allons redoubler d’efforts”, a déclaré Jean-Bernard Lévy, qui dirige EDF depuis 2014, pendant la conférence de presse.

 

Report du Brexit: Boris Johnson mange son chapeau

Report du  Brexit: Boris Johnson mange son  chapeau

En dépit de ses déclarations grandiloquentes, Boris Johnson a bien été obligé de manger son chapeau en acceptant le report de  la date du brexit au 31 janvier 2020. – Johnson a bien été contraint par la chambre des communes de renoncer à sa promesse de rupture  totale le 31 octobre avec sans accord. Il devra aussi se soumettre au principe même d’un accord. Cet accord provisoire existe, c’est en gros le texte qui avait déjà été négocié entre l’union européenne et Teresa May avec toutefois une modification relative aux droits douaniers en Irlande du Nord. De toute manière, cet accord ne vaudra que pendant une période de transition qui risque de durer assez longtemps. En effet; il  faudra négocier un accord définitif qui réglera les conditions d’échange entre le Royaume-Uni et l’Europe. La négociation de ce texte pourra demander des mois voire des années. En outre,  il faut intégrer la possibilité d’une évolution politique au Royaume-Uni. Cette évolution politique est souhaitée par Boris Johnson lui-même. Le Premier ministre est en effet englué à la chambre des communes faute de majorité. Reste à savoir si une autre majorité pourrait se dégager en faveur de Boris Johnson après d’éventuels élections législatives. Dans l’immédiat, ces élections législatives auront pas lieu.

En effet La Chambre des communes a rejeté hier  soir la tenue d’élections anticipées le 12 décembre prochain que réclamait le Premier ministre britannique Boris Johnson. Seuls 299 élus ont voté en faveur de ce retour anticipé aux urnes ; il en fallait 434 pour que le chef du gouvernement réunisse la majorité qualifiée des deux tiers des élus et obtienne gain de cause sur sa requête. Bref le feuilleton du site pourrait durer encore longtemps et l’hypothèse d’un maintien du Royaume-Uni dans l’union économique ne peut être totalement écartée. Face à ce revers, Boris Johnson attribue son échec à la position de la chambre des communes :

 

“Je n’avais aucune latitude en vertu de la loi sur le retrait de l’Union européenne, qui a été imposée à ce gouvernement contre son gré, de faire quoi que ce soit d’autre que de confirmer l’accord formel du Royaume-Uni à cette extension”, écrit Johnson dans sa lettre à Tusk

“Cette prolongation indésirable de l’appartenance du Royaume-Uni à l’UE est préjudiciable à notre démocratie”, ajoute-t-il.

Les «gilets jaunes» : la trahison des leaders

Les «gilets jaunes» : la trahison des leaders

Indiscutablement le mouvement  des gilets  jaunes aura traduit au début mécontentement social largement partagé dans l’opinion. Mais dérive en dérive, de mouvement s’est complètement discrédité. La responsabilité en revient à des leaders complètement incompétents pour mener une lutte de social d’une telle ampleur. D’une certaine manière, ces leaders par leurs contradictions et leurs entêtements ont trahi l’esprit même des gilets  jaunes. Pour preuve ce sont les mêmes qui ont condamné tout contact avec les pouvoirs publics qui quémande une audience improbable auprès de Macron . En dépit de l’écroulement de la participation, les gilets jaunes continuent d’épuiser les quelques forces qui leur restent. Cette gestion du mouvement est assez pathétique puisqu’on est passé d’une participation de plusieurs centaines de milliers de manifestants à quelques milliers au point qu’il n’y a même pas une ligne dans la plupart des médias pour rendre compte de manifestations de plus en plus anecdotiques. En cause, évidemment l’incapacité totale à structurer le mouvement par des leaders gauchistes et populistes complètement irresponsables. Une évolution bien connue dans les mouvements sociaux traditionnels. Plus la participation diminue et plus les mots d’ordre gauchiste durcissent  l’action jusqu’à l’épuisement total. On voudrait discréditer l’action qu’on ne s’y prendrait pas autrement. Il est à craindre cependant que les leaders gauchistes s’enferment un peu plus chaque samedi dans leur entêtement mortifère et le mouvement des gilets jaunes finira  avec quelques dizaines  de protestataires. D’une certaine manière,  l’étiolement de la participation rend service au pouvoir qui peut d’autant mieux critiquer un mouvement qui au départ avait un certain   sens mais qui de dérive en dérive a perdu toute notion d’objectif et de stratégie. Pour parler clair, on est passé de la contestation sociale à la protestation politique sans la moindre perspective d’aboutir. L’objectif annoncé des «gilets jaunes» de la rentrée : obtenir «un septembre noir» traduit bien le ridicule et l’inconséquence des leaders gauchistes. En fait on connait surtout un automne complètement transparent chez les Gilets jaunes.

 

Gilets jaunes: avec un an de retard demande de rendez-vous à Macron !

 Gilets jaunes: avec un an de retard demande de rendez-vous à Macron !

 

 

Au nom de principes anarcho-populistes , les gilets jaunes avaient jusque là toujours refusé  de se structurer et de désigner des responsables pour les représenter. Quand des responsables autos désignées ont tenté de représenter le mouvement, ils ont aussitôt été dénoncés pour avoir trahi l’esprit des gilets jaunes. Curieusement, c’est au moment les gilets jaunes ne pèsent  pratiquement plus rien que les figures historiques de la protestation demandent maintenant à être reçues par le président de la république. Une curieuse conception de la conduite des luttes sociales plus  proches de l’action politique que du caractère social. On pourra dire que les gilets jaunes ont massacré le même leur propre mouvement, il y a peu d’exemples de protestation sociale qui est ait été  conduite avec autant d’irresponsabilité. Ils ne sont plus guère que quelques centaines à se rassembler chaque samedi et leurs manifestations fait maintenant rarement deux lignes dans les médias. Finalement devant l’échec patent du mouvement, certains leaders se raccrochent désormais au mouvement sociaux animés par les syndicats. Des syndicats qu’ils ont complètement snobés quand la mobilisation était au zénith, des syndicats qui ont même été hués. L’objectif de cette demande de rendez-vous à Macron vise sans doute à tenter de redonner un peu de dynamisme un à mouvement pratiquement mort. Cela démontre qu’à l’ évidence on ne s’improvise pas soudainement leader national d’un mouvement social. Le cocktail–anarchiste–populiste aura explosé sous le poids de ses contradictions. Pour en sortir,  quatre figures du mouvement des Gilets jaunes ont demandé un rendez-vous à Emmanuel Macron pour évoquer les “violences policières” et lui soumettre des revendications des protestataires non satisfaites, selon eux.

“Depuis bientôt un an, au sein du mouvement des Gilets jaunes, nous sommes en lutte contre les inégalités sociales et fiscales, contre toute forme de discrimination et pour une transition écologique socialement juste”, écrivent les auteurs dans cette lettre ouverte notamment signée par Priscillia Ludosky et Jérôme Rodrigues. Ils demandent à rencontrer le président avant le 16 novembre, veille du premier anniversaire du mouvement des Gilets jaunes entamé le 17 novembre 2018.

Des manifestations, organisées via les réseaux sociaux, sont prévues dans toute la France pour marquer ce moment, que certains considèrent comme une étape vers la journée de grève contre la réforme des retraites prévue le 5 décembre à l’appel de plusieurs syndicats. Dans leur lettre à Emmanuel Macron, les auteurs évoquent “les multiples dérives en matière de maintien de l’ordre et d’application des lois”, et disent vouloir remettre en mains propres au président une plate-forme de 59 propositions ayant reçu selon eux un million de votes en 33 jours.

Cependant il n’est pas certain que le pouvoir en place mais aussi les organisations traditionnelles comme les partis politiques ou les syndicats aient très envie de remettre en selle un mouvement qui certes était porteur au début d’un mécontentement réel en particulier dans les zones périphériques et rurales mais qui progressivement a complètement dérivé en se montrant incapable de la moindre structuration et tout aussi incapable d’assurer la sécurité des manifestations.

 

Affaire Karachi : prison seulement pour les lampistes et les intermédiaires ?

Affaire Karachi : prison seulement pour les lampistes et les intermédiaires ?

Curieux comme les grands médias se montrent timides pour rendre compte de l’évolution du procès de l’affaire Karachi concernant notamment Balladur . Finalement dans cette tragique affaire de Karachi, ce sont peut-être seulement des lampistes des intermédiaires qui seront réellement punis de prison. Une nouvelle bizarrerie juridique puisque les principaux commanditaires de cette affaire à savoir l’ ancien ministre de la défense François Léotard et Balladur, ancien Premier Ministre seront seulement soumis à l’examen très tolérant de la cour de justice de la république .B Balladur  qui voulait ainsi financer sa campagne électorale. De  18 mois ferme à sept ans de prison ont  été requis à l’encontre des six prévenus au procès du volet financier de l’affaire Karachi. Il s’agit de la première partie de cette affaire .  Édouard Balladur et François Léotard seront jugés ultérieurement devant la bienveillante la Cour de justice de la République.

La demande de sanctions a été formulée en raison de soupçons de commissions occultes sur des ventes d’armement en marge de la campagne présidentielle d’Édouard Balladur. Dans ce procès pour abus de biens sociaux, recel ou complicité, l’accusation considère que des rétrocommissions illégales sur des contrats d’armement signés en 1994 avec le Pakistan et l’Arabie Saoudite ont contribué notamment à financer la campagne malheureuse de l’ancien Premier ministre Édouard Balladur en 1995.

« Certains des plus hauts fonctionnaires de l’État se sont livrés à une véritable entreprise de prédation […] notamment pour financer la campagne du candidat Balladur », a lancé l’un des deux procureurs, Nicolas Baïetto, devant le tribunal correctionnel.

Il leur est reproché d’avoir floué deux entités détenues par l’État : la branche internationale de la Direction des constructions navales (DNCI), qui vendait des sous-marins au Pakistan (contrat Agosta), et la Sofresa, pour la vente de frégates à l’Arabie Saoudite (Sawari II). Selon l’accusation, le pouvoir politique a imposé à la DCNI et la Sofresa des intermédiaires « inutiles » dans ces contrats, le « réseau K », à des conditions financières « anormales ». Dans son « intérêt » : faire revenir une partie des commissions versées à ce réseau vers les comptes de la campagne Balladur.

Les prévenus réfutent tout financement politique. Le parquet a requis trois ans d’emprisonnement dont 18 mois ferme contre Dominique Castellan, alors patron de la DCNI. Contre l’homme d’affaires franco-libanais Ziad Takieddine, l’un des intermédiaires, également jugé pour fraude fiscale et blanchiment, cinq ans de prison avec mandat de dépôt ont été requis. À l’encontre de son ancien associé Abdul Rahman Al Assir, absent du procès, le parquet a demandé sept ans et un mandat d’arrêt.

Cinq ans, dont deux avec sursis, et des amendes ont été requis contre Renaud Donnedieu de Vabres, alors proche collaborateur du ministre de la Défense François Léotard, et Nicolas Bazire, ancien directeur de cabinet d’Édouard Balladur à Matignon et ex-directeur de sa campagne présidentielle. Enfin, contre Thierry Gaubert, alors au ministère du Budget, quatre ans, dont deux ferme, et 100 000 € d’amende ont été requis. L’accusation estime qu’il a profité des « largesses de Ziad Takieddine » mais n’a toutefois « pas pu faire le lien » avec la campagne Balladur.

Édouard Balladur et François Léotard seront donc  jugés ultérieurement devant la Cour de justice de la République.

 

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La démocratie à l’ère néandertalienne

La démocratie à l’ère néandertalienne

 

Il est clair que les démocraties connaissent une crise existentielle relativement inquiétante quand elle conduit au repli nationaliste sur le plan économique, social et culturel. Tous les conflits, toutes les guerres ont commencé de cette manière. La crise est double, à la fois économique mais aussi identitaire avec une interaction entre ces deux facteurs explicatifs. Le rétrécissement géographique ne peut évidemment constituer une perspective d’évolution sociétale. Pourtant certains prônent un retour au nationalisme et réussissent même à se faire élire sur cette promesse illusoire et dangereuse. En cause sans doute, l’incapacité des citoyens et des populations à comprendre les évolutions économiques, technologiques, sociales et culturelles. Des évolutions d’ordre systémique et qui affectent  l’ensemble de la planète. Malheureusement cette incapacité concerne  aussi une grande partie des classes dirigeantes organisées en oligarchie et dont l’accès au pouvoir prime et de loin sur l’objet même du mandat qui devrait normalement exclusivement viser le service de l’intérêt général. Il faut dire que les transformations de tous ordres constituent des éléments anxiogènes pour une grande partie des populations et nourrissent la mélancolie d’un passé supposé meilleur qu’aujourd’hui voire du déclinisme. La frilosité voire  le refus du changement peut se comprendre dans la mesure où nos sociétés ont connu davantage de changements en une cinquantaine d’années que pendant des siècles et des millénaires. En outre,  le processus d’évolution s’est encore accéléré au cours des 10 à 20 dernières années. Sur le plan économique,  les changements affectent à la fois la nature des biens mais aussi leur mode de production et de distribution. Témoin, l’évolution des populations actives. En 1800 l’agriculture occupée 75 % des Français, en 1900 autour de 40 %, en 1970, 10 %, aujourd’hui moins de 4 %. Pour l’industrie dans les années 50, le secteur occupait  environ 40 % de la population, aujourd’hui en France c’est environ 10 %. Par contre les services se sont considérablement développés pour représenter à peu près 80 % des emplois aujourd’hui. Des mutations qui bouleversent évidemment les activités, les qualifications les emplois aussi leur localisation.- D’une certaine façon, l’économie s’est à la fois dématérialisée et internationalisée avec des processus de production et de distribution de plus en plus complexes à telle enseigne qu’il est bien difficile de savoir quelles sont les produits réellement français tellement sont imbriquées les éléments des modes de production. L’autre facteur explicatif marquant lié aux autres est l’émergence des pays en développement dont beaucoup étaient condamnés à la quasi famine il y a une cinquantaine d’années et qui commencent à accéder à des niveaux de vie plus décents. Des pays qui deviennent parfois concurrents et qui contraignent les anciens pays occidentaux à se  spécialiser  sur des productions à plus forte valeur ajoutée. Des pays concurrents mais aussi clients qui achètent les biens de l’industrie aéronautique, spatiale, navale, automobile, ferroviaire, nucléaire ou encore du BTP et de l’armement. Progressivement ces pays s’approprient aussi certaines techniques ce qui contraint les pays occidentaux à de nouveaux progrès technologiques. Finalement ces échanges internationaux participent du progrès économique et social global sous réserve toutefois que les balances commerciales soient équilibrées, ce qui est loin d’être le cas pour la France dont la balance des échanges de biens est dramatiquement dans le rouge. Cela en raison des rigidités structurelles propres au pays. Notons aussi que la financiarisation des économies a largement déplacé les centres de décision et de répartition des richesses. Des mutations qui ont cependant permis un accès beaucoup plus large à des produits et services qui satisfont de nouveaux besoins. Même si on peut –et-on doit- contester l’utilité de certaines productions ou leurs conditions de production et d’utilisation qui portent atteinte à la santé et à l’environnement.  Pour l’avenir 50 % des  emplois pourraient être supprimés ou transformés dans les 30 ans mais en même temps à peu près la moitié des nouveaux produits et services sont aujourd’hui inconnus. Face à toutes ces mutations, trois  grandes perspectives politiques émergent, soit le laisser aller qui laisse au seul marché le soin de réguler, soit le repli sur les frontières intérieures, soit une régulation qui prenne en compte la dynamique des marchés en même temps que l’intérêt général. Un dernier équilibre particulièrement difficile à trouver qui exige une grande compétence économique, aussi du courage. Il faudrait évidemment développer de manière autrement plus complète les phénomènes décrits précédemment. Du coup faute de compréhension, les populations fragilisées se réfugient  dans les discours démagogiques, simplistes, nationalistes voire xénophobes. Dernier exemple en date en Grande-Bretagne avec le vote du Brexit, celui de l’élection de Trump ou la popularité de Poutine en Russie ;  pays pourtant en pleine crise socio économique. En face de ces changements, la démocratie a peu évolué. Elle se réduit essentiellement au dépôt d’un bulletin de vote tous les quatre à cinq ans. Le plus souvent les prétendants au pouvoir ne peuvent évidemment mettre en œuvre leurs programmes démagogiques ce qui nourrit la défiance de l’opinion vis-à-vis des systèmes politiques mais une opinion qui se rabat alors sur les candidats les plus protestataires ;  aux programmes les plus  illusoires engendrant à leur tour de nouvelles désillusions quand ces candidats sont élus. Il est clair qu’une autre forme de démocratie caractérisée par son interactivité reste à mettre en œuvre pour être en adéquation avec l’ampleur des bouleversements en cours et le rythme des changements. Or depuis un siècle les modalités de cette démocratie n’ont pas bougé d’un iota face aux mutations économiques, sociales, environnementales et plus généralement sociétales. La monarchie républicaine constitue le modèle de référence avec sa déclinaison dans les baronnies locales. D’une certaine manière la démocratie demeure à l’ère  néandertalienne.

Papouasie-Nouvelle-Guinée, un des pays les plus pauvres, le gouvernement roule en Bentley et Maserati

Papouasie-Nouvelle-Guinée, un des pays les plus pauvres, le gouvernement roule en Bentley et Maserati

 

 

Dans l’un des pays les plus pauvres à savoir en Papouasie Nouvelle-Guinée, les membres du gouvernement vont pouvoir circuler en voiture de luxe ( 40 Maserati et trois Bentley). Des voitures commandées à l’occasion d’un sommet international  » pour maintenir le standing de ce genre de réunion » ! La Papouasie Nouvelle-Guinée est l’un des pays les plus pauvres puisqu’il occupe à peu près le 150è  rang en matière de richesse sur 200 pays. La première observation, c’est qu’on peut se demander s’il est vraiment utile de dépenser autant d’argent lors  de sommets internationaux dont les décisions sont parfois assez incertaines voire désuètes. La seconde observation concerne le décalage entre le niveau de vie des habitants et la classe dirigeante notamment politique. Une remarque qui vaut pour de  deux nombreux pays en développement quand ministres et chefs d’État se déplacent avec une cohorte de véhicules luxueux,  en tout cas avec des cortèges démesurés quand les populations elle choisisse la marche à pied faute même de pouvoir prendre un taxi ou un bus. Il y  irait il y aurait lieu de s’interroger sérieusement sur l’utilisation des ressources de ces pays et sur l’aide au développement qui souvent finit dans les sables ou dans les poches de dirigeants. Cette interrogation vaut par exemple pour le fonds climat de 10 milliards qui vient d’être décidé par les pays développés aux fins théoriquement de favoriser la transition énergétique de pays moins favorisés.

Le feuilleton des Maserati et Bentley en Papouasie-Nouvelle-Guinée connait un nouveau rebondissement. Ces véhicules de luxe avaient été achetés pour un sommet international de la Coopération économique Asie-Pacifique (Apec) fin 2018, ce qui avait provoqué une vive polémique sur ce territoire aux nombreux problèmes sociaux.

Le gouvernement s’était alors défendu de vouloir préserver les standards de cette rencontre, puis avait expliqué que les voitures de luxe seraient revendues au secteur privé, remboursant ainsi la dépense. Les quelques dizaines de voitures de luxe (40 Maserati Quattroporte et 3 Bentley Flying Spuravaient cependant disparu après le sommet. Elles semblent être réapparues, retrouvées par la police.

Les Maserati et une Bentley viennent d’être affectées au service du Premier ministre et des députés. Le nouveau Premier ministre James Marape, arrivé au pouvoir en mai après avoir promis de lutter contre la corruption, verra ainsi une Bentley mise à la disposition de son cabinet. Le secrétaire en charge des Finances, Ken Ngangan, a déclaré jeudi quotidien Post Courier que les 111 parlementaires recevront tous des véhicules de ce parc de Maserati.

« Le Cabinet a récemment décidé de proposer à chacun des députés un véhicule afin qu’il puisse l’utiliser dans la capitale mais aussi dans le cadre de ses fonctions électorales », a expliqué Ken Ngangan. Selon un rapport gouvernemental provisoire, le sommet de l’Apec a coûté à la Papouasie-Nouvelle-Guinée environ 120 millions

Bistrot : Une nouvelle licence IV pour remplacer les services publics !

Bistrot : Une nouvelle licence IV pour remplacer les services publics !

En 40 ans, 80 % des bistrots ont disparu, il en reste environ 30 000. L’idée du gouvernement est de réactiver le secteur avec une nouvelle licence 1V qui appartiendrait aux collectivités locales. Ces nouveaux bistrots étendraient le champ de leurs activités  par exemple comme point relais pour le transport, pour certaines opérations de la poste en plus de leur rôle traditionnel comme points de  rencontres et de convivialité. L’idée du gouvernement qui n’est pas totalement idiote est de reconstituer une espèce de pôle privé qui assurerait les activités classiques du café mais auquel s’ajouterait d’autres activités commerciales et de services publics.  La question est de savoir n’est pas déjà trop tard car dans nombre de quartiers un peu éloigné des centres et  dans les zones rurales, il y a longtemps que le bistrot a disparu comme d’autres commerces ailleurs. « Le café du village, autrefois lieu de rencontre central pour les habitants, a souvent disparu », reconnaît Jean-Marc Borello, le président de Groupe SOS qui veut recréer  ces lieux de vie dans des communes rurales en souffrance. « L’idée n’est pas originale, tout le monde en parle depuis longtemps mais ce qui l’est, c’est que nous avons décidé de tenter le coup. »

Un millier de nouvelles licences IV un peu particulières puisqu’elles appartiendront aux mairies dans lesquelles les cafés seront ouverts. Autrement dit, si les patrons des bars veulent fermer leur établissement, ils ne pourront pas céder leur licence à un exploitant extérieur à la commune. Cette pratique a participé à la paupérisation des centres-villes, les patrons de bistrot partant à la retraite préférant vendre leur licence à un exploitant extérieur à la ville pour  y ouvrir bars et bistrots en périphérie. Ce ne sera plus le cas avec ces nouvelles licences IV qui permettront des créer de nouveaux bars appelés à devenir « des lieux de vie pour les acteurs associatifs locaux, lieux de programmation culturelle, relais de mobilité et points d’accompagnement et de convivialité pour les seniors », précise Jean-Marc Borello.

« Il faut écouter Greta Thunberg » (PDG de Total)

« Il faut écouter Greta Thunberg » (PDG de Total)

 

 

Les  zélateurs serviteurs des grands intérêts financiers sont pris à revers par celui même qu’ils pensaient  penser servir. En effet, le patron le plus important de France à savoir Patrick Pouyanné dirigeant en plus d’une entreprise qui produit du carburant déclare qu’il faut savoir écouter la jeune militante Greta Thunberg et tous les jeunes qui manifestent pour une meilleure protection de la planète. Dans le même temps et à juste titre d’ailleurs, le président de Total insiste les délais nécessaires à la mise en œuvre d’une nouvelle politique énergétique. Il ne faut pas être naïf, bien sûr cette déclaration habile sert l’image de Total qui n’entend pas se désengager brutalement de son cœur d’activité mais qui parallèlement opère une mutation vers des énergies alternatives. Cette déclaration est toutefois beaucoup plus intelligente que la condamnation prononcée par les suppôts du productivisme sans contrainte, par les serviteurs des grands intérêts économiques aussi par le clergé négationniste des primates climatosceptiques . Sans parler des vieux cons  a prétention plus ou moins intellectuelle qui n’admettent pas les leçons de la jeunesse. Le président de Total a raison de dire que la transition énergétique doit s’inscrire dans la durée car à court et moyen terme un changement brutal est impossible aussi bien pour la production d’électricité que pour l’énergie nécessaire au transport routier. Par ailleurs de grandes inquiétudes demeurent quant à la réussite possible des voitures électriques qui pourraient être mises en cause par le développement de la filière à hydrogène. Une filière pourrait être utilisée pour produire de l’énergie dans d’autres secteurs ou de la chaleur ( comme la géothermie). Pour l’instant les énergies alternatives sont encore loin d’être compétitives tant d’un point de vue énergétique qu’  économique. Il faudra encore des progrès techniques et une diminution notable des couts de productions.

Le PDG de l’entreprise énergétique Total voit donc d’un bon œil les manifestations des jeunes pour la planète, incarnées par la militante suédoise Greta Thunberg. « Il faut les écouter », insiste même Patrick Pouyanné Interrogé à ce titre par le JDD dans son édition de ce dimanche.

Mais il nuance immédiatement: « Il ne faut pas non plus tomber dans l’alarmisme: annoncer la fin du monde ça n’incite pas à agir, ça fait peur. » Plus que de les écouter, le président de l’entreprise française propose alors un dialogue, où il dirait à ces jeunes « que ce serait une erreur de croire qu’il suffit d’appuyer sur un bouton pour trouver la solution ».

 Ce « bouton », le patron le chiffre à des investissements de l’ordre de trillions de dollars. « On ne change pas un système énergétique d’un coup de baguette magique. On parle d’investissements extrêmement lourds qui vont prendre du temps. »

Total dépense ainsi plus de 1,5 milliard de dollars par an dans l’électricité bas carbone, annonce Patrick Pouyanné. « C’est plus que pour l’exploration de pétrole et de gaz », fait-il remarquer. L’entreprise en vend à 4 millions de Français et de Belges, chiffre qu’elle veut doubler d’ici 2025. Elle investit également dans les centrales solaires et les éoliennes, ainsi que dans le gaz et l’hydrogène pour faire rouler les camions.

Mais, nuance l’interviewé toujours dans le JDD, « Total ne peut pas s’adapter plus vite que ses clients à moins de se mettre hors du marché », rappelant que les énergies renouvelables sont plus chères que les énergies classiques. Pour accompagner la transition du chauffage au fioul à un chauffage au gaz ou à l’électricité, Total vient par exemple de mettre en place des prêts à taux zéro. Il renvoie maintenant la balle dans le camp de l’Etat.

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