Lubrizol: finalement on ne sait rien !

Lubrizol: finalement on ne sait rien !

Alors que le patron de l’usine Le PDG de l’usine, Eric Schnur, avait  déclaré précipitamment et bien imprudemment que le feu à l’origine du sinistre venait de l’extérieur de l’usine, il ressort de l’enquête de justice menée jusqu’ici que personne n’est en capacité de localiser l’origine, ni d’ailleurs d’évaluer les conséquences en termes d’émissions polluantes. Il est possible que l’incendie de l’usine Lubrizol de Rouen ait provoqué l’émission de dioxines, des polluants organiques toxiques persistant dans l’environnement, avait  déclaré le directeur général de l’Ineris (Institut national de l’environnement industriel et des risques).“Les valeurs qui ont été mesurées en matière de dioxines sous le panache (de fumée) sont soit inférieures soit supérieures” aux valeurs dites de “bruit de fond” déjà présentes dans l’environnement, a précisé Raymond Cointe lors d’une conférence de presse. Ces valeurs, mesurées sur six points d’analyse, sont comprises entre 0,04 et 0,20 nanogrammes d’équivalent dioxine par mètre carré, a-t-il indiqué.“Des résultats complémentaires sont nécessaires pour préciser et vérifier ces données sachant qu’en matière de dioxine, la source principale et potentielle de contamination est par ingestion”, avait -t-il déclaré.

En fait les  analyses sont contrastées. L’organisme Atmo Normandie a présenté des résultats d’analyse de l’air, après l’incendie de l’usine Lubrizol. Selon France Bleu Seine-Maritime, ces résultats sont rassurants concernant certains polluants, comme le dioxyde d’azote, les particules ou le monoxyde de carbone.   Les analyses révèlent en revanche un taux « relativement élevé » de dioxines dans l’air, sur le capteur installé dans la commune de Préaux: « 12,66 picogrammes par mètres cubes d’air, pour une valeur repère régionale médiane de 3,40″, soit quatre fois plus que la normale, précise la radio.

Ces résultats appellent des « examens complémentaires », affirme Jean-François Gehanno, professeur au CHU de Rouen. « Notre échantillon ne permet pas de répondre à la question du danger à long terme », abonde Véronique Delmas, la directrice d’Atmo Normandie. « Il va permettre aux spécialistes de répondre à cette question, mais il va falloir analyser bien plus d’échantillons. »

 

 

Pour le départ de  l’incendie de l’usine Lubrizol de Rouen, survenu il y a près d’un mois, les enquêtes n’ont pas permis «de déterminer, à ce jour, la localisation précise du départ» du feu, a indiqué jeudi le procureur de la République de Paris dans un communiqué.

«De nombreux examens techniques, auditions, constatations et transports sur les lieux ont déjà été réalisés», a rappelé le procureur. Le pôle santé publique du parquet de Paris s’est saisi le 1er octobre de l’enquête menée jusqu’alors par le parquet de Rouen. Le procureur a par ailleurs indiqué que le parquet s’était saisi d’un rapport d’inspection de la direction régionale de l’environnement «faisant état de la commission de plusieurs infractions par la société Normandie Logistique», voisine de la société Lubrizol à Rouen.

Mercredi, le directeur régional de l’environnement, Patrick Berg, avait évoqué ce rapport d’inspection devant la mission d’information de l’Assemblée nationale sur cette catastrophe, sans toutefois préciser la nature des infractions pénales commises. «Ce procès-verbal vise huit contraventions de cinquième classe, dont six susceptibles d’avoir été commises antérieurement à l’incendie et deux pouvant avoir été commises postérieurement», a détaillé pour sa part le procureur de Paris. «Il vise également le délit d’exploitation non conforme par une personne morale d’installation classée ayant porté une atteinte grave à la santé, la sécurité ou dégradé substantiellement la faune, la flore, la qualité de l’air, du sol ou de l’eau».

Mercredi, Patrick Berg avait reproché à Normandie Logistique «une défaillance administrative». «Ils sont juridiquement une installation classée ICPE soumise à enregistrement sauf que à défaut de s’être manifesté après une modification des textes en 2010, ils sont restés connus chez nous comme ICPE soumise à déclaration», un niveau inférieur de classement, avait-il précisé.

 

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