Brexit : le problème, c’est pour quand ?

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Finalement , le vote de la chambre des communes n’est guère éclairant sur les suites du brexit. En effet en théorie, l’accord négocié par Boris Johnson et l’union européenne a été adopté ( notons qu’il diffère très peu de l’accord passé avec Theresa May sauf sur les tarifs douaniers de l’Irlande du Nord). Le problème, c’est que cet accord est gelé et qu’on ne sait pas s’il pourra entrer en application. La chambre des communes a en effet exigé que cet accord de transition ne puisse être appliqué avant la mise au point d’un dispositif législatif interne au Royaume-Uni. À noter que la mise au point législative demandera des semaines et même des mois. Un nouveau report du brexit est donc incontournable à moins d’une rupture sans accord que refusent aussi les parlementaires. Du côté de l’union européenne,  il y a quelques réticences à nouveau report en particulier en provenance de la France. Cependant la France pèse de moins en moins dans l’union économique en raison notamment de son attitude condescendante voir méprisante. La France a d’ailleurs payé cette posture avec le refus de la candidature française, celle de Sylvie Goulard à un poste de la commission. Dans un premier temps, il semble bien qu’on pourrait consentir, comme le souhaite l’Allemagne qui dirige  la manœuvre, un délai de trois mois. Un délai court  éviterait de mettre Boris Johnson dans une position politique trop inconfortable. De toute manière,  Boris Johnson ne dispose pas de majorité pour influencer  à son profit le dispositif législatif. La chambre des Communes  pourrait bien mettre quelques coups de canif dans l’application de l’accord de transition. Un jour ou l’autre des élections seront la seule solution sortie de l’enlisement. Le problème est que cette dissolution doit être approuvée par la chambre des représentants et que sur cette question les avis sont partagés. Pour l’instant , il n’y a pas non plus une majorité organisée cette élection. Théoriquement, les tories sont en tête dans les sondages assez loin devant les travaillistes; cependant Boris  Johnson s’est fait de nombreux ennemis un peu partout au Royaume uni et le résultat d’une élection pourrait apporter des surprises. En outre ,de nouvelles élections nécessiteront à peu près obligatoirement encore un report du Brexit. Il n’est pas certain que la nouvelle majorité qui se dégagerait approuverait l’accord de Boris Johnson.  Les 27 de l’Union européenne officiellement  soutiennent le principe d’un report du Brexit au-delà du 31 octobre mais discutent toujours de sa durée, a indiqué ce mercredi une source européenne à l’issue d’une réunion des ambassadeurs à Bruxelles.

« Tous sont tombés d’accord sur le besoin d’un report pour éviter un Brexit sans accord. La durée du report est toujours en discussion », a-t-il ajouté.

Le président du Conseil européen Donald Tusk a poursuivi ses discussions mercredi avec les chefs d’Etat et de gouvernement mercredi, selon la même source.

Mardi, il a recommandé aux Etats membres de l’UE d’accepter un troisième report, cette fois jusqu’au 31 janvier, après un vote des députés britanniques qui ont accepté le principe de l’accord tout en rejetant le calendrier imposé par Boris Johnson pour l’adopter.

« L’avis (des ambassadeurs) a été unanime pour estimer qu’une extension est nécessaire pour surmonter l’impasse avec Londres », selon l’un des participants qui a aussi estimé que les diplomates étaient plutôt favorables à « une extension plus longue », c’est à dire au 31 janvier 2020.

 

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