Greta Thunberg : le retournement de veste du gouvernement

Greta Thunberg : le retournement de veste du gouvernement

Finalement le gouvernement français-y compris le président de la république-  a décidé d’apporter sa contribution au tombeau d’injures qui visent la jeune Greta. Il y a encore quelques semaines et quelques mois, ce même gouvernement ne tarissait pas d’éloges concernant le rôle de la jeune protestataire qui ne cesse d’attirer l’attention sur les enjeux de la dégradation de l’environnement. Elle est  très utile avait déclaré le président de la république ou encore la transparente sous ministre de l’environnement. Mais depuis que l’intéressée  a déposé plainte contre plusieurs Etats dont la France pour mise en danger de la santé de la jeunesse, le gouvernement a changé complètement de position. Désormais Macron considère que Greta Thunberg entretient la haine avec ses propos. Ce qui est plutôt d’ailleurs cohérent vis-à-vis de son autre mépris des écolos français qui manifestent en France et qui d’après Macron « ferait mieux d’aller manifester en Pologne ».

 

L’hypocrisie du gouvernement vis-à-vis de la politique environnementale au-delà des attaques personnelles concernant la jeune militante suédoise apparaît clairement. Notamment l’hypocrisie de Macron dont les discours sont d’autant plus grandiloquents que sa pratique est insignifiante et même anti écologique. Le président de la République Emmanuel Macron lui-même, sur les ondes d’Europe 1, a dénoncé les accusations de l’adolescente, les qualifiant de « positions très radicales. » En déplacement à New York pour l’Assemblée générale des Nations unies, le chef de l’Etat qui semble faire volte-face sur l’adolescente, a également tenu à souligner les efforts français en matière de protection de l’environnement.

« Je n’ai pas le sentiment que le gouvernement français ou le gouvernement allemand, aujourd’hui, sont en train de bloquer. […] Quand je vois qu’on va fermer l’ensemble de nos activités charbon, qu’on stoppe l’exploitation d’hydrocarbures, qu’on est en train de bouger, je ne suis pas sûr que ce soit la voie la plus efficace », a-t-il précisé.

Une position présidentielle qui tranche bien avec celle d’il y a plusieurs mois. En février dernier, cette même Greta Thunberg avait été reçue à l’Elysée par Emmanuel Macron, en compagnie de jeunes européens engagés dans la lutte contre le réchauffement climatique. Lors de cet entretien, elle avait appelé à une « mobilisation » mondiale à ce sujet.

Alors ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy s’était, sur BFMTV, réjouit de cette rencontre. « Les jeunes ont raison, on n’en fait jamais assez. Mais évidemment selon les pays, selon les régions du monde, on voit bien que les situations sont différentes », avait-il commenté. Des propos qui tranchent avec les critiques actuelles, d’autant que le ministre – qui a depuis quitté le gouvernement - avait également souligné « comprendre cette impatience » de la jeunesse.

 

Quelques mois plus tard, alors que l’adolescente devait s’exprimer devant les députés français à l’Assemblée nationale, ce sont certains députés LaREM qui avaient fait part de leur désapprobation. « Pourrait-on mettre autant à l’honneur les scientifiques, les personnes qui agissent depuis des années pour la planète. Utiliser le manichéisme du Bien contre le Mal est bien trop simple pour agir dans un monde complexe », avait tweeté la députée Bénédicte Peyrol.

Ce mardi matin, la Secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire Brune Poirson y est également allée de son tacle sur l’adolescente. Au micro de France Inter, celle qui est également Vice-présidente de l’Assemblée des Nations unies pour l’environnement a, à l’image d’Emmanuel Macron, reproché à la jeune femme son ton virulent devant l’ONU.

« Il est important d’avoir des personnes qui éveillent les consciences. Mais quelles sont les solutions qu’elle met sur la table? Je ne sais pas. On ne peut pas mobiliser avec du désespoir, presque de la haine », a-t-elle estimé.

Invité sur BFMTV ce matin, le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer a lui-aussi contredit Greta Thunberg, assurant que « la France est un des pays qui en fait le plus en matière de réchauffement climatique. La France est aujourd’hui une locomotive en la matière et le président Macron en fait beaucoup à ce sujet. »  »Il ne faut pas non plus créer une génération de déprimés autour de ce sujet », a ajouté le ministre.

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