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Hong Kong: la faute aux medias français (ambassadeur de Chine)

Hong Kong: la faute aux medias  français  (ambassadeur de Chine)

 

Dans le style classique de l’oligarque  chinois, l’ambassadeur de Chine en France défend les actions de la police de Hong Kong face aux  manifestants. Pour lui, seuls les manifestants sont coupables de violence. Pas un mot toutefois sur ce qui constitue l’objet même du conflit à savoir le non-respect du statut de Hong-Kong et des libertés démocratiques. Des mots sans doute tabous dans la bouche des hauts fonctionnaires chinois convertis au néo-maoïsme du président XI, désormais président à vie.

 

(Tribune de l’ambassadeur de Chine en France– le Monde).

 

« Depuis le mois de juin dernier où ont commencé les manifestations à Hong .Kong contre le projet de loi d’extradition, la police locale est au « cœur de la tourmente ». Déjà accablés par le poids écrasant de leur mission, les policiers sont en outre victimes de menaces physiques. Or, selon les médias occidentaux, ce serait la police de Hong Kong qui se livrerait à des violences contre d’innocents manifestants pro-démocratie, sous couvert de maintien de l’ordre. Qu’en est-il vraiment ?

Depuis juin, plus d’une centaine de manifestations violentes ont éclaté à Hong Kong, d’une intensité de loin supérieure à celle des Gilets jaunes en France. Malgré cela, la police hongkongaise, faisant preuve d’une très grande retenue, s’en est toujours tenue au principe de l’usage minimal de la force. Elle s’est limitée à l’utilisation de canons à eau, et à ce jour, on ne déplore aucun blessé ni mort parmi les manifestants du fait de violences policières. L’histoire de la soi-disant « manifestante aveuglée par un tir de LBD » s’est révélée être une intox.

En revanche, plus de 270 policiers ont été blessés, dont un grièvement. Les données personnelles de plus de 1 700 policiers et membres de leurs familles ont été publiées et diffusées illégalement. Des enseignants, dans des écoles religieuses, ont ouvertement insulté les gens en ligne, avec des formules du genre « Les gosses de flics, ça vit moins de sept ans » ou « Mort aux familles de mauvais flics ! ». On a même vu des passants se faire agresser par les émeutiers, simplement parce qu’ils défendaient publiquement le travail de la police.

Emeutiers. La lutte contre la délinquance et le maintien de l’ordre public font partie des missions essentielles de la police. Que ce soit lors des émeutes de Los Angeles en 1992, du mouvement Occupy Wall Street en 2011, ou pendant les émeutes de Ferguson en 2014, le gouvernement américain a non seulement autorisé la police à utiliser des gaz lacrymogènes, des LBD et d’autres outils de répression, mais il a également appelé plusieurs fois l’armée en renfort. Après les émeutes de 2011 en Grande-Bretagne, au moins 1 300 personnes ont été déférées au tribunal. Lors du sommet du G20 à Hambourg en 2017, un jeune homme a été condamné à deux ans et sept mois de prison pour avoir jeté une bouteille de verre sur la police. La France a adopté une loi « anti-casseurs » et les auteurs de violences contre les forces de l’ordre ont été condamnés à des peines de prison. Alors, pourquoi quand cela se produit à Hong Kong, on assimile le maintien de l’ordre à des violences policières ?

Des revendications, si légitimes soient-elles, ne peuvent servir d’excuse à la violence, et face à la violence, il ne saurait y avoir de double langage. Lors des événements de Hong Kong, tous les objectifs des journalistes étaient braqués sur la police et aucun sur les casseurs. Les émeutiers y sont devenus par enchantement des « manifestants pro-démocratie » et la police hongkongaise qui ne faisait que son devoir, des « policiers violents ».

À l’heure actuelle, les Hongkongais, dans l’ensemble, souhaitent « en finir avec le chaos et rétablir l’ordre ». Le gouvernement de la Région administrative spéciale de Hong Kong s’est engagé activement dans un dialogue avec la société civile. Espérons que dorénavant, les médias exerceront leur métier avec plus d’objectivité et de neutralité et qu’ils feront davantage pour maintenir la prospérité et la stabilité de Hong Kong, et non l’inverse. »

S.E.M. Lu Shaye est ambassadeur de Chine en France

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