Archive mensuelle de août 2019

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L’urine humaine comme engrais bio ?

L’urine humaine comme engrais bio ? 

Pour l’instant l’urine n’est pas autorisée dans la culture bio mais nombre de jardiniers s’en servent  déjà (notons qu’elle a été utilisée pendant des siècles !).  Les scientifiques s’intéressent au rôle de l’urine dans la fertilisation.  D’après un jardin bio

  • l’urine est notre déchet quotidien le plus important en poids et en volume : 2 litres/personne/jour
  • Ce déchet pollue 10 à 20 fois ce volume en eau potable
  • La totalité des minéraux contenus dans l’urine sont assimilables très rapidement par les plantes
  • Le sol amendé en compost permet de traiter efficacement l’urine, de compléter ses apports et de dégrader les résidus médicamenteux (alors que les stations de traitement de l’eau ne traitent pas ces mêmes résidus qui finalement peuvent être absorbés par les poissons)
  • En Suisse l’urine (stabilisée naturellement) est commercialisée : http://vuna.ch/aurin/index_fr.html
  • l’urine d’une personne peut fertiliser 400 m² et assurer une autonomie alimentaire à base de végétaux
  • C’est un geste écologique simple, à comprendre et mettre en œuvre.
  •  Dans un litre d’urine classique on trouve en effet, 6 g d’azote, élément essentiel à la croissance du feuillage, 1g de phosphore et 2 g de potassium, éléments qui favorisent les fleurs et la fructification. Partant de ce constat, l’urine peut effectivement constituer un excellent engrais naturel au jardin.
  • En se penchant sur le côté écologique de la chose, on constate que grâce à ce procédé, les économies d’eau potable partant avec chaque chasse d’eau sont conséquentes et qu’au passage, on évite son retraitement.
  • Unepersonne produit en moyenne 1,5 l. d’urine par jour ce qui correspond à une surface de jardin fertilisé de 2,5m².
  • En association dans le sols avec des amendements organiques (compostfumier décomposé…) qui vont favoriser sa minéralisation, l’urine constitue un excellent engrais, tout aussi efficace que la corne broyée ou le sang séché.
  • Pour détériore l’odeur, un peu de vinaigre suffit.

 

 

L’urine serait une alternative aux produits chimiques et les rendements équivalents : « entre une parcelle fertilisée à l’engrais chimique et une parcelle fertilisée à l’urine humaine, il n’y a aucune différence », explique Tristan Martin, ingénieur à l’Ecole des Ponts Paris Tech. « 

Les intérêts de cette technique sont multiples. L’utilisation d’urine permet de réduire les importations de pétrole pour fabriquer les engrais de synthèse, de réduire l’exploitation de mines de phosphate très polluantes. Egalement, alors que l’on connait des périodes de sécheresse de plus en plus longues : récupérer les urines permet de réduire la consommation d’eau potable. Bon à noter lorsque l’on sait que 30% de notre consommation d’eau potable part dans les toilettes.

Et pourquoi miser sur de l’urine humaine ? D’abord parce que la matière première est gratuite et rapidement disponible. Un être humain produit plus de 500 litres d’urine par an ! Les scientifiques expliquent également qu’elle est bien moins chargée en antibiotiques (100 à 10 000 fois moins) que l’urine des animaux d’élevage utilisée couramment dans les engrais organiques.

Mais ce n’est pas tout. Après analyse, les ingénieurs ont trouvé dans l’urine de l’azote (N), du phosphore (P), et du potassium (K) : NPK ! C’est la recette connue de tous les agriculteurs pour fertiliser leurs cultures. Avec en bonus d’autres composants nécessaires à la bonne croissance des plantes.

« Si on envoie l’urine dans les toilettes à chasse d’eau, puis dans les égouts et en station d’épuration, on envoie les nutriments dans les rivières ! C’est de la nourriture pour les plantes. Dans les rivières, ça va faire pousser les algues, et entraîner une pollution. Alors que sur les champs, ça fait pousser les cultures », expose Fabien Esculier. C’est d’ailleurs en travaillant sur la pollution de l’eau que les ingénieurs suisses se sont penchés sur l’urine.

En France, Renaud de Looze, pépiniériste en Isère utilise le produit suisse. Depuis des années, ce professionnel expérimente l’urine au jardin. « Les plantes adorent ça », affirme-t-il. Mais il a aussi sa recette maison :  »Pour un terreau gratuit, je verse l’urine dans un récipient puis 20 fois la dose de composte dessus et je laisse le produit imbiber le composte sans mélanger pendant 15 jours. » Et pour enlever l’odeur, il suffit de verser l’équivalent d’un bouchon de vinaigre dans l’urine. Ensuite, attention au dosage. « Si on prend le produit maison, on prend un verre de 25 cl et on met deux verres dans un arrosoir de 10 litres. Avec ça, on arrose les plantes tous les 15 jours. Ça suffit car tout engrais, quel qu’il soit, brûle quand il est trop concentré et trop fréquemment appliqué ! »

Pour cet ingénieur de formation, l’urine est une alternative crédible aux engrais chimiques de synthèse. Elle est d’ailleurs expérimentée à grande échelle en Suède et en Allemagne.

Interdiction des pesticides à moins de 150 m des habitations (Daniel Cueff, maire de Langouët)

Interdiction des pesticides à moins de 150 m des habitations (Daniel Cueff, maire de Langouët)

 

 

 

Daniel Cueff, maire de Langouët) qui a interdit par arrêté municipal l’usage de pesticides à moins de 150 m des habitations se justifie dans une interview à France Info avant d’être convoqué par la justice à Rennes. Il  invite tous ses collègues de France à prendre la même disposition « (interview)

 

Comment interprétez-vous la réaction du chef de l’État ?

Daniel Cueff : Ce qu’a dit le président c’est que j’ai en même temps raison et en même temps tort. Il a indiqué deux choses qui sont extrêmement importantes. D’abord, il a dépêché madame la préfète pour trouver des solutions sur ma commune. Deuxième bonne nouvelle, il a dit qu’il voulait aller très vite. Je pense que la seule solution pour aller très vite, c’est que le tribunal administratif de Rennes constate que j’ai pris un arrêté qui n’est pas illégal et qui est dû à une carence de l’État à agir en la circonstance.

Depuis 2009, le Parlement européen à l’unanimité des membres de l’Union européenne a voté une directive glyphosate et pesticide demandant à ce que, dans chaque législation nationale, soit retranscrit le droit européen. La France ne le fait pas. Ce que je défends, c’est que face à une carence manifeste de l’État, je suis obligé de respecter la Constitution française et je prends en lieu et place les arrêtés qu’auraient dû prendre l’État. Le principe de précaution est inscrit dans la Constitution française et s’applique dans la commune. Dans notre village, les gens ont pris conscience qu’ils respiraient malgré eux, des pesticides de synthèse et ils ne sont plus d’accord.

Votre combat est-il sur la bonne voix ?

J’invite vraiment tous les maires de France à prendre le même arrêté. Il y a une sorte d’urgence à prendre des décisions au niveau du gouvernement et comme le président de la République a dit lui-même qu’il fallait faire vite, nous allons l’aider par nos actions sur le terrain à aller très vite. Je n’ai aucune raison de mettre en doute ses intentions. Il faut créer des zones de distance pour épandre les pesticides parce que les gens respirent ces produits qui se retrouvent dans leurs organismes.

Les élus locaux peuvent être en avance sur les lois qui régissent le pays ?

On est au courant de toutes ces victimes de pesticides, y compris parmi les agriculteurs. Leur sécurité sociale, la MSA, reconnaît aujourd’hui comme maladies professionnelles, les cancers dus aux pesticides. Je suis très content de l’intervention de monsieur Macron quand il a dit qu’il avait donné des consignes à madame la préfète pour qu’on expérimente un certain nombre de choses sur ma commune. Avec les agriculteurs, nous allons trouver des solutions pour cultiver sur les 150 mètres autour des habitations. C’est ce qu’on appelle une distance d’éloignement des pesticides. Je n’ai pas compétence à interdire les pesticides dans ma commune, mais j’ai une compétence fondamentale donnée par la Constitution et par les lois européennes, qui est de protéger les habitants de ma commune contre les pesticides de synthèse.

« Non au retour de Poutine au G8″ (Trudeau président du Canada)

« Non au retour de Poutine au G8″  (Trudeau président du Canada)

 

Il est clair que les pays occidentaux ont mal digéré l’annexion de la Crimée par la Russie. Une digestion douloureuse qui n’a d’ailleurs appelé pratiquement aucune réplique à la hauteur de l’enjeu. S’y est ajouté l’annexion de fait  de certaines zones de l’est de l’Ukraine. La c’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. L’union européenne en particulier a pris des sanctions économiques contre la Russie et Poutine a été exclue du G8. Récemment Macron a prit l’initiative d’envisager le retour de la Russie dans le G8 sous réserve de discussions et de négociations concernant l’est de l’Ukraine. Sans doute pour contrer Macron, trame j’ai dit favorable immédiatement et sans condition à la réintégration de Poutine. La position du Canada sur le sujet est plus courageuse : pas question de réintégrer la Russie tant que celle-ci n’aura pas libéré la région de l’Est ukrainien. Il ne s’agit même pas de discussions, Trudeau le président canadien veut une libération sans condition et sans négociation.

« La violation par la Russie du droit international en envahissant la Crimée et en annexant le Donbass, et en continuant à soutenir la guerre (dans cette région de l’est ukrainien), ne nous laisse pas le choix, c’est pour ça qu’elle est exclue » du groupe des huit pays les plus industrialisés, a déclaré en conférence de presse la ministre canadienne des Affaires étrangères.

« Nous n’appuyons pas l’idée que la Russie soit réinvitée », a abondé à la presse une source gouvernementale canadienne. Au-delà de la question ukrainienne, se pose vis-à-vis de la Russie le bien-fondé d’une éventuelle réintégration dans le G8. En effet le principe des réunions du G7 est de rassembler les grands pays démocratiques. Peut-on vraiment parler de démocratie dans un pays qui pratique toujours les méthodes du KGB en liquidant les opposants et en interdisant l’accès à la candidature pour les élections. ?

 

TRUMP : « Les entreprises américaines doivent quitter la Chine »

TRUMP : « Les  entreprises américaines doivent quitter  la Chine »

En réponse à la décision de la Chine d’imposer 5000 produits américains supplémentaire, le président des États-Unis invite tout simplement les entreprises américaines à quitter la Chine. La guerre commerciale monte donc d’un cran et on voit mal comment un accord commercial pourrait maintenant intervenir d’ici la fin de l’année entre les États-Unis et la Chine.

La Chine a en effet décidé de mettre en place de mettre en place de nouveaux droits de douane sur 75 milliards de dollars d’importations en provenance du pays de l’Oncle Sam, dès le 1er septembre suivi d’une seconde salve prévue le 15 décembre. But de l’opération : répondre aux assauts de Washington qui prévoit également, de son côté, d’instaurer des taxes douanières supplémentaires sur les importations en provenance de Chine.

Ces tarifs douaniers supplémentaires évolueront dans une fourchette comprise entre 5% et 10% et porteront sur 5.078 produits américains, a précisé le bureau gouvernemental des droits de douane. Pékin a également annoncé l’imposition de tarifs douaniers de 25% sur les automobiles américaines ainsi que de 5% sur les pièces automobiles détachées, à compter du 15 décembre.

La Chine avait suspendu provisoirement en décembre 2018 les surtaxes visant les voitures en signe de bonne volonté dans ses négociations commerciales avec l’administration Trump, et annoncé en avril que ces taxes ne seraient pas réimposées dans l’immédiat. Les droits de douane mis en place par les Etats-Unis « ont mené à une escalade constante des tensions économiques et commerciales, enfreignant le consensus atteint entre les deux chefs d’Etat en Argentine et celui trouvé à Osaka », a déclaré le bureau gouvernemental des droits de douane dans un communiqué, en référence aux deux G20 au cours desquels Xi Jinping et Donald Trump s’étaient entretenus ces derniers mois.

 

On voit mal comment les entreprises américaines pourraient cesser leur activité en Chine suite à l’invitation du président américain. Mais Trump  pourrait bien si les affaires se gâtent transformer  cette invitation en ordre avec des dispositions fiscales pour les entreprises qui ne se plieraient pas aux consignes de boycott de la Chine.

Nombreux d’entreprises américaines ne peut se passer de leur implantation en Chine ; une façon générale les États-Unis ont aussi besoin pour leur économie des gens importations chinoises. Même dans le domaine numérique les échanges réciproques sont nécessaires. Reste que le scénario d’une guerre totale avec départ des entreprises américaines de la Chine n’est pas totalement écarté à terme notamment si la récession devait s’installer aux États-Unis comme le prévoient les experts à partir de 2021.

Un risque de crise financière mondiale (Roland Pérez Professeur des universités)

Un risque de crise financière mondiale (Roland Pérez Professeur des universités)

Pour Roland Pérez Professeur des universités (e.r.), Montpellier une nouvelle cise financière mondiale est possible ((la Tribune)

« Chaque année, la traditionnelle coupure estivale s’accompagne de commentaires plus ou moins pertinents des observateurs économiques d’astreinte sur la situation prévisible à la rentrée de septembre et sur la conjoncture prévue pour le dernier trimestre de l’année. Pour cet exercice, qui relève parfois du marronnier, les analystes scrutent les signaux faibles qui pourraient constituer autant d’indices pour étayer leurs pronostics. Cette année 2019, ils n’auront pas besoin de procéder à une telle collecte de détails signifiants, tant les événements, faits et informations observables ces dernières semaines sont nombreux et suffisamment concordants pour permettre une analyse documentée.

Les plus nombreux sont liés au flux ininterrompu de tweets du président des États-Unis Donald Trump qui, de semaine en semaine, s’en prend à tout ce qui lui parait entraver son slogan « America first » ; après l’Iran, le Mexique, le Venezuela, l’Union européenne et tant d’autres pays, il s’en prend maintenant à nouveau à la Chine, pays vis-à-vis duquel il souhaite réduire le déficit commercial structurel, via le moyen classique des taxes à l’importation. Mais la Chine n’est pas le Venezuela et elle a commencé à riposter, d’une part en réduisant une partie de ses importations en provenance des États-Unis, d’autre part en laissant filer sa monnaie sur les marchés des changes.

Ces deux événements ont de quoi inquiéter, car ils expriment les prémisses d’une guerre commerciale, via les instruments classiques que constituent la tarification douanière et le taux de change. Si on sait comment un tel conflit commence, personne ne peut préjuger ni de son ampleur, ni de son issue. S’agissant d’une confrontation entre les deux géants de l’économie mondiale, on ne peut exclure un résultat perdant-perdant pour les deux parties, avec d’importants dommages collatéraux pour le reste du monde.

Climat préélectoral aux États-Unis

Dans ce même contexte, on doit situer les événements propres aux politiques monétaires à travers les comportements des banques centrales. Depuis une douzaine d’années – pour l’essentiel pour faire face à la crise financière mondiale de 2008 – ces banques centrales (Japon, puis États-Unis et UE) ont mis en œuvre des politiques financières dites « accommodantes », se traduisant par une baisse durable des taux directeurs – allant vers des taux proches de zéro, voire négatifs – et un rachat quasi sans limites des créances bancaires (« quantitative easing »).

La bonne santé de l’économie américaine ces dernières années avait permis aux responsables de la Réserve fédérale (Fed) de commencer à revenir à une situation plus classique, se traduisant par une remontée progressive des taux directeurs. C’était sans compter avec le comportement du président Trump réclamant une nouvelle baisse de ces taux.

Cette confrontation interne s’est traduite, à ce jour, par une mini baisse (un quart de point) du principal taux, concession de l’actuel responsable de la Fed accompagnée, par ailleurs, d’une mise en garde solennelle des quatre anciens responsables exprimant leur inquiétude sur l’indépendance de cette banque centrale par rapport au pouvoir politique. Nul ne peut, à ce jour, prédire comment les positions des uns et des autres vont se traduire concrètement dans les prochains mois, surtout dans le climat préélectoral dans lequel est entré le pays concerné.

Les marchés financiers, qui exècrent ce type d’incertitudes, ont commencé à s’affoler. Les principaux indices ont perdu en quelques séances d’août une partie substantielle des gains obtenus depuis le début de la présente année. Celle-ci se situant elle-même dans une série haussière quasi ininterrompue depuis la crise financière de 2008, la véritable question que se posent les analystes est de savoir si ces récents soubresauts expriment le début d’un retournement durable d’un cycle haussier des marchés financiers ou un accident lié aux incertitudes actuelles relatives aux politiques publiques.

Trésoreries pléthoriques

Pour tenter d’y répondre sans a priori, il convient d’examiner la situation actuelle des sociétés cotées sur ces marchés. Plusieurs observations s’imposent :

  • Tout d’abord, la plupart de ces grandes firmes cotées ont largement bénéficié des politiques monétaires accommodantes leur assurant des financements (crédits bancaires ou obligations) quasiment sans restriction et à un coût très faible, diminuant leur coût moyen du capital et modifiant leurs structures de financement.
  • Pour autant, les investissements productifs effectués ces dernières années par les grandes firmes concernées n’ont pas été exceptionnels, se situant dans la fourchette moyenne des années précédentes. De ce fait, maints entreprises et groupes disposent d’une trésorerie pléthorique en attente d’investissements.
  • En revanche, on observe une montée significative des rachats d’actions de sociétés cotées par elles-mêmes, surtout aux États-Unis où ce type d’opération est moins contrôlé qu’autrefois ; ce qui se traduit par un soutien des cours boursiers et une accentuation de l’effet de levier, voire à un double effet de levier lorsque ces rachats d’actions ont été financés par le recours à un endettement supplémentaire.
  • Les facilités de financement, s’ajoutant aux largesses fiscales dispensées notamment par l’actuelle administration américaine, ont permis d’excellents résultats nets, boostant d’autant les cours en bourse.
  • Ces différents éléments se conjuguent et peuvent aboutir à un profil de grande société cotée, avec de bonnes performances comptables et boursières, et un bilan comprenant à la fois une trésorerie surabondante à l’actif et un endettement considérable au passif.

Cette situation, dont maintes firmes dans le monde se contenteraient, nous paraît préoccupante quant à la signification de ce type de situation, sa qualité intrinsèque et sa pérennité. Les performances comptables et a fortiori boursières ne sont pas directement liées au modèle économique suivi, mais aux opérations financières effectuées (recours à la dette, rachats d’actions, etc.) ; rien n’assure que ces effets favorables se retrouveront à l’avenir sauf à en prévoir le maintien, via les politiques monétaires (pour le coût de la dette) ou les manipulations du titre (pour les rachats d’actions).

Signes avant-coureurs d’une récession

Cette analyse sommaire, qu’il conviendrait évidemment d’affiner par types d’entreprises et secteurs d’activités, nous amène – s’il faut donner notre propre diagnostic – à considérer que l’économie américaine et ses marchés financiers sont bien à la fin d’un cycle haussier qui a commencé avec les mesures de sauvetage mises en œuvre après la crise de 2007-2008 pour permettre de faire face à cette crise majeure.

Des signaux à interpréter comme prémisses du retournement de la conjoncture économique mondiale et de sa traduction sur les marchés sont apparus d’une manière concordante :

  • Sur le plan de la conjoncture, si les indicateurs de l’activité économique américaine restent au vert, des inquiétudes se font jour, liées aux conséquences de la guerre commerciale entamée avec la Chine. Inquiétudes qui ont amené le président Trump, dans une volte-face dont il est coutumier, à différer de plusieurs mois les nouvelles mesures de taxation douanière qu’il avait annoncées, notamment pour protéger le consommateur inquiet d’une hausse des prix au moment de Noël… Dans le reste du monde, la situation économique est plus préoccupante, les indicateurs étant déjà dégradés (Allemagne) ou en voie de l’être (Royaume-Uni).
  • Au niveau des taux, on a assisté à « l’inversion des taux » entre les bons du trésor américain à court et long terme, signal que les analystes interprètent comme avant-coureur d’une récession.
  • Au niveau des marchés boursiers, à plusieurs reprises, sur les grandes places financières américaines, ce sont les entreprises elles-mêmes par leurs rachats d’actions qui ont constitué la contrepartie aux autres catégories d’agents (personnes, fonds d’investissement) qui étaient « net vendeurs ».

Les fonds d’investissement semblent conscients de cette situation préoccupante et, pour nombre d’entre eux, jouent l’attentisme, à l’image de l’emblématique fonds de Warren Buffett qui dispose de plus de 120 milliards de dollars de liquidités en attente d’investissement.

Ces différents effets se conjuguent, certains d’entre eux – comme cet attentisme des fonds d’investissement – étant à la fois une conséquence des autres éléments repérés et un facteur d’aggravation.

Les responsables des institutions en charge des politiques économiques et financières sont conscients de ce risque de retournement, mais ont peu de marges de manœuvre. Les banques centrales sont engluées dans leurs politiques d’assouplissement quantitatif et tarifaire qui, selon l’expression du consultant Jacques Ninet dans son essai de 2017, est un peu le « trou noir du capitalisme financier ». Le président Trump en est également conscient, mais fera tout pour qu’une nouvelle crise financière ne se déclenche pas avant les prochaines échéances politiques ou, si une telle crise survenait, pour en faire porter la responsabilité aux autres (La Fed, la Chine, etc.) et s’en exonérer.

La prochaine réunion du G7, prévue du 24 au 26 août à Biarritz, ne pourra éluder un échange, probablement « musclé » entre ces responsables. Le président de la République Emmanuel Macron qui accueillera ce sommet au nom de la France tentera certainement d’esquisser une solution qui permette aux partenaires concernés une solution acceptable a minima.

Il devrait pouvoir compter sur quelques membres du G7 et sur les nouvelles responsables nommées, avec son appui, à la tête de la Banque centrale européenne (BCE), et du Fonds monétaire international (FMI). Ce n’est pas gagné, car dans le domaine financier plus que tout autre, une confiance partagée entre les acteurs en responsabilité pour mener un programme d’actions est essentielle à la réussite de ces actions.

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

 

Une force internationale contre les incendies ?

Une force internationale contre les incendies ?

 

D’une certaine façon, c’est peut-être ce que propose Macron quand il parle  de la place d’une organisation commune pour lutter contre les grandes catastrophes que constituent les incendies. Notons par parenthèses qu’il y a longtemps qu’on aurait dû réfléchir à la mise en place d’une organisation internationale pour intervenir lors d’autres catastrophes comme les tremblements de terre, les inondations et les cyclones par exemple. Il est clair qu’il est difficile pour un seul État de disposer des moyens suffisants pour lutter contre les d grands incendies. En Amazonie,  le président Bolsonaro, après une période d’immobilisme, vient  de décider de mobiliser l’armée. La question est de savoir si ce n’est pas trop tard et si c’est à la hauteur des les enjeux

 

Des discussions sont en cours entre conseillers diplomatiques pour que des « initiatives concrètes » soient prises lors du sommet du G7, qui s’ouvre samedi à Biarritz, face aux feux qui ravagent l’Amazonie, a déclaré vendredi une source diplomatique française. /Photo prise le 22 août 2019/REUTERS

Le président français a engagé un bras de fer avec le président brésilien Jair Bolsonaro, qui passe par le refus de la France d’approuver le traité de libre-échange passé entre l’Union européenne et les pays du Mercosur dont le Brésil fait partie. Dans un entretien diffusé sur le site d’informations Konbini, le chef de l’Etat rappelle que la Guyane française jouxte la forêt amazonienne.

“Le président brésilien l’oublie : la France est en Amazonie. La plus grande frontière extérieure de la France c’est entre la Guyane et le Brésil, donc nous sommes là-bas”, a-t-il dit. Au G7, “on va essayer d’une part de mobiliser tout le monde pour lever des financements, pour reboiser le plus vite possible”, a expliqué le président lors de cet entretien accordé dans les jardins de l’Elysée.

Emmanuel Macron évoque aussi l’importance de “développer des mécanismes de prévention des incendies beaucoup plus puissants”. Il veut enfin “trouver la bonne gouvernance de l’Amazonie” en associant les organisations non gouvernementales, les peuples autochtones, beaucoup plus qu’on ne le fait”.

“Il faut stopper un processus de déforestation industrialisé un peu partout, on a véritablement un écocide qui est en train de se développer à travers l’Amazonie et pas simplement au Brésil”, a-t-il ajouté.

Plus tôt dans la journée, une source diplomatique française avait fait savoir que les conseillers diplomatiques du G7 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni) oeuvraient en faveur d’”initiatives concrètes pour l’Amazonie dans le cadre du G7”.

 

L’Agence spatiale brésilienne (INPE) dit avoir répertorié 72.843 incendies dans la forêt amazonienne depuis le début de l’année, soit une hausse de 83% par rapport à la même période l’an dernier et un record depuis qu’elle a commencé à recueillir de telles données en 2013.

La déforestation au Brésil a bondi de 67% sur un an au cours des sept premiers mois de l’année, a par ailleurs indiqué l’INPE, dont le travail est attaqué par le gouvernement de Jair Bolsonaro.

Incendie Amazonie : « Bolsonaro menti « (Macron)

Incendie Amazonie : « Bolsonaro menti «  (Macron)

 

 

 

La guerre semble ouverte entre le président brésilien et le président français à propos de la responsabilité concernant les dramatiques incendies de l’Amazonie. On sait en effet que le président brésilien porte une lourde responsabilité dans ces incendies qui vont permettre de libérer d’immenses zones pour les reconvertir à l’industrie agricole. Le pire c’est que le président brésilien a accusé les O.N.G. d’être responsables de cette situation. Macron a réagi avec une certaine violence à cette situation en indiquant que dans ces conditions il refusait que la France ratifie le futur accord commercial Mercosur, un accord commercial entre l’union économique et le Brésil, l’Argentine, l’Uruguay et le Paraguay.-Peut-être aussi une manière pour Macron de se racheter vis-à-vis du traité CETA, lui, ratifié récemment par l’assemblée nationale. Un accord commercial avec le Canada très critiqué par le monde agricole pour les distorsions de concurrence qu’il introduit dans les désaccords commerciaux (conditions de production, conditions sanitaires, conditions environnementales). La France a accusé vendredi le président brésilien Jair Bolsonaro d’avoir “menti” à Emmanuel Macron sur ses engagements climatiques lors du sommet du G20 et annoncé “dans ces conditions” son opposition au projet de traité de libre-échange entre le Mercosur et l’Union européenne.

“Compte tenu de l’attitude du Brésil ces dernières semaines, le président de la République ne peut que constater que le président Bolsonaro lui a menti lors du Sommet d’Osaka”, a dit une source de la présidence française à la veille de l’ouverture du sommet du G7 de Biarritz. “Les décisions et propos du Brésil ces dernières semaines montrent bien que le président Bolsonaro a décidé de ne pas respecter ses engagements climatiques ni de s’engager en matière de biodiversité”, a-t-elle ajouté. “Dans ces conditions, la France s’oppose à l’accord Mercosur en l’état.”En juin à Osaka au Japon, les pays membres du G20 dont le Brésil fait partie, ont conclu un accord sur le climat, à l’exception des États-Unis comme lors des deux précédents sommets.

Climat : une régulation par la justice ?

Climat : une régulation par la justice ?

 

 

Une justice transnationale pour réguler la politique climatique (sans doute à l’image du tribunal pénal international), ce que propose dans un livre Judith Rochfeld, enseignante en droit privé à la Sorbonne,  (extraits du Monde). La grande question qui se pose est de savoir si certains grands pays pollueurs voudront adhérer ou au contraire refuser cette organisation (comme c’est le cas par exemple pour le TPI que n’admettent) pas les États-Unis) (extraits du Monde).

« Peu de livres écrits par des universitaires contiennent autant de points d’exclamation, jusque dans leur titre, que Justice pour le climat ! C’est que son auteure, Judith Rochfeld, professeure de droit privé à la Sorbonne, ne prétend pas s’abstraire des passions, entre angoisse et espoir, qui animent toujours plus de personnes face à la catastrophe climatique.

Une lueur d’espoir vient des nouveaux mouvements civiques de résistance, notamment ceux portés par la jeunesse ou par des associations, voire des particuliers, qui demandent des comptes à l’Etat et aux entreprises en s’appuyant sur la justice. Le livre dresse le bilan international de ces nouvelles luttes et pose la question des instruments juridiques qui pourraient leur faciliter la tâche, et peut-être même nous amener à une relation protectrice avec la Terre.

 

Les procès contre différents Etats accusés d’inertie face aux changements climatiques procèdent largement des ambitions, des ambiguïtés et des déceptions dont était porteur l’accord de ­Paris de 2015, lors de la COP21. Son objectif de limiter la hausse de la température moyenne globale en deçà de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels s’accompagnait certes de modalités concrètes d’action et d’un cadre global de coopération, mais sans imposer de contrainte ni de ­sanction.

Il invitait aussi à la table, en plus des Etats, des « entités non parties » – associations, secteur privé ou villes. Or ce sont précisément certains de ces acteurs qui, utilisant l’accord comme un levier, se retournent désormais contre les Etats et cherchent à rendre juridiquement contraignants leurs engagements, pour les sommer d’agir sans se défausser sur les autres. Car tel est un des paradoxes apparents du moment présent : si le défi écologique est plus que jamais planétaire, les échecs répétés de la « gouvernance mondiale » en matière climatique conduisent à une sorte de reterritorialisation du global, obligeant chaque Etat, sous la pression de citoyens mobilisés, à balayer devant sa porte.

Les entreprises les plus polluantes font aussi l’objet de contestations inédites, en particulier les fameuses quatre-vingt-dix « Carbon Majors » énergétiques et cimentières, devant lesquelles se dressent même des Etats, mais aussi et surtout des villes et des ONG. C’est ainsi qu’aux Pays-Bas, après le procès de la Fondation Urgenda contre l’Etat néerlandais, s’est tenu en avril 2019 un procès cette fois contre le pétrolier Shell, mis en cause pour ses responsabilités en matière d’émission de gaz à effet de serre.

 

« Justice pour le climat ! Les nouvelles formes de mobilisation citoyenne », de Judith Rochfeld, Odile Jacob, 198 p., 19,90 € (en librairie le 28 août).

G7: les terrains de la discorde

G7 les terrains de la discorde

 

.Le climat, l’Iran,  le commerce international, biodiversité, GAFA  autant de terrains sur lesquels les participants au G7 seront en désaccord en particulier les ’États-Unis. Même le retour de la Russie fait l’objet d’appréciations différentes. Ainsi le président  américain souhaite le retour de Poutine en formation G8, Macron soumet cette  réintégration à une discussion et à des résultats concernant le conflit de l’Est de l’Ukraine quant à Trudeau le président canadien il refuse totalement de voir la Russie au motif de l’invasion de la Crimée notamment. Bien d’autres sujets diplomatiques feront émerger les oppositions. Il y a la question de l’Iran vis-à-vis de laquelle les États-Unis ont pris unilatéralement des mesures de sanction pour non-respect de l’accord sur le nucléaire. De leur côté, les pays européens contestent ces sanctions. Des sanctions qui visent l’Iran mais en même temps surtout les pays d’Europe qui entretiennent  des relations commerciales avec l’Iran. Trump  peut être très durs vis-à-vis de l’Iran dans la mesure où cela un peu d’impact sur l’activité économique des États-Unis, ce qui n’est pas le cas de l’union économique. Évidemment il y a l’affaire du climat caractérisé par le retrait des États-Unis de l’accord de la COP 21. Trump ne reviendra pas ce sujet car il conteste que le bien-fondé de l’analyse de la détérioration climatique. En cause,  évidemment le fait que les États-Unis sont un des gros producteurs de produits pétroliers. Dans la même ligne de pensée, on voit mal Trump signer  une nouvelle charte sur la bio diversité dont la philosophie s’inspire de celle de l’accord sur le climat. Il y a la grande question des accords commerciaux notamment avec la Chine. D’une manière générale, le président américain refuse la médiation d’une organisation commune comme l’OMC ou d’autres. Il veut gérer seul et directement ses relations avec chaque zone géographique. Il a engagé une guerre tarifaire avec la Chine qui pourrait être mortifère pour la Chine mais aussi pour les États-Unis et les autres pays. Cette guerre douanière en même temps que monétaire pourrait d’ailleurs accélérer le processus qui conduit le monde vers la récession. Le président américain aura du mal à tenir compte des positions de ses alliés dans la mesure où pour lui seul compte l’échéance électorale de novembre 2020 que pour l’instant il n’est pas certain de remporter. Autre grand sujet,  le conflit les principes de la fiscalité internationale concernant les GAFE et autres. Trump refuse catégoriquement que les Etats établissent une fiscalité sur les grands du numérique, il a même traité Macron d’idiot à propos de ce sujet. Trump n’est pas opposé à une fiscalité mais décidée et encaissée par les seuls États-Unis. Devrait aussi figurer à l’agenda le problème des incendies en Amazonie. Il serait étonnant que le président américain soutienne une condamnation de Bolsonaro président du Brésil. Pour autant le G7 sans accord voire sans communiqué sera-t-il inutile ? Pas complètement dans la mesure où il permet des échanges et des confrontations. Reste que compte tenu du contexte électoral pour Trump, Boris Johnson voire d’autres comme Macron (déjà en campagne) des coups d’éclat médiatiques de certains ne sont pas impossibles et pourraient en quelques secondes ternir des discussions de plusieurs jours

 

Actu, infos, économie, social, politique : articles les plus lus

Profits, environnement un changement chez les patrons américains ?

Profits, environnement un changement chez les patrons américains ?

 

 Julie Battilana, Professeure titulaire de chaires de gestion et d’innovation sociale à  Harvard se félicite de « changement de discours » de patrons américains après la tribune publiée le 19 août dans le « New York Times » annonçant l’abandon de la priorité donnée aux actionnaires et la prise en compte de l’environnement. Reste que comme l’indique l’intéressé encore faudrait-il que cela se traduise par des actes. (Extrait de la tribune dans le monde)

« Il aura donc fallu attendre plus de dix ans après la crise financière de 2007 pour que les chefs d’entreprises américains remettent en cause le principe de la poursuite de la maximisation de la valeur pour les seuls actionnaires, et prennent position en faveur d’un changement de paradigme.

Les dirigeants et dirigeantes membres de la puissante Business Roundtable, qui regroupe 193 des plus grandes entreprises américaines, employant à elles seules plus de 15 millions de personnes, ont cosigné un nouveau texte sur le rôle et la mission des entreprises, publié dans le New York Times du 19 août, affirmant que ces dernières doivent servir non seulement les intérêts de leurs actionnaires sur le long terme, mais aussi ceux de leurs employés, de leurs fournisseurs, et plus globalement de la société (« Statement on the Purpose of a Corporation », voir lien PDF). Les 181 PDG signataires déclarent partager un « engagement fort auprès de toutes les parties prenantes de leurs entreprises », assumant ainsi la rupture par rapport au système jusqu’ici dominant.

 

Voilà en effet maintenant près d’un demi-siècle que le monde des affaires américain est organisé autour du principe de maximisation de la valeur pour les actionnaires. L’un des nombreux porte-drapeaux de cette approche, l’économiste Milton Friedman [1912-2006], avait contribué à justifier l’inéluctabilité de cette logique en clamant que la responsabilité sociale des entreprises était de maximiser leurs profits. Mais les économistes adeptes de Friedman sont loin d’être les seuls à avoir favorisé l’avènement de ce principe : les membres de la Business Roundtable ont eux aussi par le passé joué un rôle important dans son maintien.L’annonce a eu l’effet d’un coup de tonnerre et suscité deux types de réactions très opposées.

Les uns célèbrent déjà l’avènement d’un nouveau système économique plus juste, humain, et respectueux de l’environnement, tandis que d’autres fustigent une nouvelle tentative d’amélioration de l’image des grandes entreprises, qui prétendent vouloir changer leur approche, mais continuent de poursuivre au quotidien leur quête effrénée du profit.

Un tel manichéisme est stérile au moment où se joue l’avenir de notre système économique et social. S’il faut se réjouir de ce changement de discours, qui ouvre la porte à une possible refonte du modèle capitaliste et du rôle des entreprises dans la société, deux questions doivent néanmoins être posées : pourquoi un tel changement maintenant ? Et sera-t-il suivi d’actions ?….. »

Conflit d’intérêts du secrétaire général de l’Élysée: affaire enterrée

Conflit d’intérêts du secrétaire général de l’Élysée: affaire enterrée

 

Elysée : Une nouvelle affaire politico- financière encore enterrée par la justice. Cette fois celle du secrétaire général de l’Élysée fonctionnaire qui a entretenu des liens sulfureux avec une entreprise de sa famille. En juin, Macron lui-même avait donné la tonalité à la justice en disculpant par avance l’intéressé. Il semble bien que la justice est été sensible à l’argumentaire en forme de défense de la part de Macron.

 

. Il y avait  soupçon d’ingérence parce  que le principal collaborateur de Macron a occupé des fonctions dans les ministères qui gérait la construction navale, chez le constructeur STX comme administrateur et comme directeur financier de MSC, le croisiériste client de STX ; En outre et surtout l’intéressé n’a pas explicité la nature de ses relations familiales avec les dirigeants de MSC.

Emmanuel Macron, qui avait refusé dans un premier temps de s’exprimer sur l’enquête pour prise illégale d’intérêt et trafic d’influence visant le secrétaire général de l’Elysée Alexis Kohler, est sorti de son silence en juin  pour saluer la “probité exemplaire” de son conseiller. Reste à savoir si Kohler s’est effectivement joué de son influence pour par exemple avantager MSC.la défense globale de Macron concernant son équipe n’apporte pas d’éléments pertinents de ce point de vue.  Mon équipe “a toute ma confiance”, avait  dit le chef de l’Etat français à des journalistes à bord de l’avion le menant d’Ottawa à Montréal, au deuxième jour de sa visite au Canada. “Je connais chacun de ses membres, ce sont des gens d’une probité exemplaire et lui au premier chef”.

 

Un peu plus tôt, lors d’une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre canadien Justin Trudeau, il s’était refusé à tout commentaire, invoquant la “procédure judiciaire en cours” et le fait qu’il ne parlait “jamais de sujets domestiques” lorsqu’il était à l’étranger. A l’origine de cette enquête, une plainte de l’association de lutte anticorruption Anticor pour prise illégale d’intérêt et trafic d’influence contre ce proche conseiller d’Emmanuel Macron qui a notamment représenté à partir de 2010 l’APE auprès des Chantiers de l’Atlantique/STX France, dont MSC est un client. ”.

 

 Au lendemain de perquisitions au ministère de l’Economie et des Finances, notamment à l’Agence des participations de l’Etat, dans le cadre de cette enquête, le gouvernement a fait front autour d’Alexis Kohler. “Aujourd’hui, on cherche à tout prix à chercher des problèmes quand il n’y en a pas”, avait  estimé sur LCI le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer qui evidemmenet n’en sait strictement rien ! “Je le connais bien Alexis Kohler, il est droit, c’est un homme intègre, c’est l’intérêt général personnifié, je sais très bien qu’il n’y a rien derrière ça”, a-t-il dit. le Premier ministre Edouard Philippe, en déplacement à Toulouse, a aussi apporté un soutien appuyé au secrétaire général de l’Elysée, tout en refusant de commenter la procédure en cours. “Je connais bien Alexis Kohler, depuis longtemps, et je travaille avec lui quasiment tous les jours. Je ne peux en dire que du bien”, a-t-il déclaré à LCI. “Il fait partie de ceux qui incarnent pour moi le mieux ce qu’est le sens de l’Etat”. Avec de tels appuis Alexis Kohler n’avait pas besoin d’avocat.  Ceci étend la justice demeure évidemment indépendante !

Justice- Métropole de Lille : le président pris la main dans le pot de confiture

Justice- Métropole de Lille : le président pris la main dans le pot de confiture

 Encore une  affaire de corruption. Celle là vise le président de la Métropole européenne de Lille (MEL), Damien Castelain,  pour la construction du Stade Pierre-Mauroy, Finalement une histoire assez banale car lorsque des marchés sont passés par certains élus, les entreprises choisies sur des critères douteux renvoient l’ascenseur soient pour le financement de campagnes, soit pour effectuer des prestations de construction gratuite chez l’élu. De temps en temps une grosse affaire juridique émerge mais de ce phénomène est relativement développé même si la majorité des responsables locaux ne se laisse pas corrompre par ces pratiques anciennes et bien connues.

 

Pour le cas de la métropole de Lille les  poursuites se font pour « recel d’abus de biens sociaux » et portent sur la livraison de pierres bleues pour la terrasse personnelle du maire de Péronne-en-Mélantois, d’une valeur de 18 000 euros. L’élu est soupçonné d’avoir bénéficié de faveurs de la part du groupe Eiffage, à qui la construction du Stade Pierre-Mauroy avait été attribuée. Sur cette affaire, Damien Castelain avait déjà été mis en examen en 2017 pour favoritisme et corruption.  Cette fois-ci, la mise en examen fait suite à son placement en garde à vue, début juillet, pour des soupçons de détournement de fonds publics. Il avait alors été relâché sans poursuites après 35 heures de garde à vue.

Bio : la grande distribution exploite honteusement le filon

Bio : la grande distribution exploite honteusement  le filon

La percée du bio a été largement prise en compte par la grande distribution dans les parts de marché représentent  à peu près 50 %. Cette grande distribution en profite pour faire des marges substantielles de  20 % au-dessus des commerces spécialisés. Globalement le budget des ménages consacrés aux produits bio est presque le double de celui des produits classiques.

 

Avec la pomme de terre et la tomate, la pomme est l’un des trois produits bio frais les plus achetés en grande surface. Mais comme le montre l’enquête rendue publique ce 22 août par UFC-Que Choisir, qui porte sur un panier de 24 fruits et légumes, le phénomène s’observe largement sur ces produits. En plus des pommes, les sur-marges les plus fortes sont appliquées sur les produits les plus consommés tels que les pommes de terre (+83%) et les tomates (+109%).  Résultat : sur les 24 fruits et légumes pris en compte, le budget annuel d’un ménage français s’élève à 657 euros en bio contre 379 euros en conventionnels. Et 41% de cet écart est directement imputable aux surmarges. L’association de défense des consommateurs, qui avait déjà épinglé la grande distribution pour ce même motif il y a deux ans, observe que les sur-marges n’ont baissé en moyenne que de 6%.

Secteur bancaire : l’emploi bientôt dans la situation de la sidérurgie ?

Secteur bancaire : l’emploi bientôt dans la situation de la sidérurgie ?

Nombre d’experts considèrent  qu’en Europe et en France en particulier les effectifs  devraient être réduits de la moitié dans les 10 ans ;  un phénomène qui touche d’ailleurs l’ensemble du monde. En cause l’amplification de la digitalisation, le développement des banques en ligne et le nouveau développement de moyens de paiement (par mobile notamment). Un secteur qui pourrait connaître le sort de la sidérurgie ou presque. 150 000 emplois ont déjà été supprimés en six mois et les restructurations devraient encore s’accélérer pour les banques européennes. En cause suffisance de rentabilité des activités bancaires. Le taux de rentabilité des activités de dépôt est plombé par le coût de main-d’œuvre (notamment nombre  d’agences et personnel) Il est par ailleurs menacé par la future existence de nouveaux moyens de paiement et la dématérialisation de certaines opérations mais le second volet de l’activité des banques, l’activité d’investissement souffre aussi d’un manque de retour financier lui aussi très gourmand en personnel. Dans un premier temps est donc probable que les banques européennes devront s’aligner si les critères de gestion des banques américaines qui ont supprimé près de 7 % des postes quand les banques européennes n’ont supprimé que quatre %. À plus long terme c’est peut-être l’existence même des les activités bancaires en tout cas leur structure actuelle qui pourrait être en cause et engendrer jusqu’à la moitié des emplois existants d’ici 10 ans. Malgré le poids grandissant de la finance dans nos sociétés, le secteur bancaire n’est pas épargné par les baisses d’effectifs. L’agence Bloomberg observe dans un article que les banques ont supprimé environ 600.000 postes à travers le monde depuis la crise économique de 2008. Parmi les institutions aux coupes les plus sévères, l’américaine Citigroup, présente dans plus de 100 pays, a supprimé plus d’un tiers de ses effectifs, soit près de 140.000 salariés. Comme dans beaucoup d’autres banques, les plans sociaux se sont enchaînés, aussi bien en salle de marché qu’en agence. La crise des subprimes a touché de plein fouet le secteur financier et les taux d’intérêt durablement bas affectent la rentabilité globale des banques. Mais les évolutions en œuvre sont aussi la marque d’une tendance plus profonde: la digitalisation en cours dans le milieu bancaire. De nombreuses opérations historiquement réalisées par des salariés sont désormais automatisées. En salle de marchés, les achats/ventes d’actions d’entreprises, de devises ou encore de «credit default swap» (produits dérivés financiers par lequel le vendeur garantit l’acheteur en cas de défaillance d’une tierce partie) sont de plus en plus dévolus aux ordinateurs.  En outre, l’utilisation du «Big Data» (traitement informatique de données massives) en banque d’investissement permet de mieux identifier les besoins des clients.  D’après une étude publiée par la Fédération bancaire française (FBF), plus de la moitié (52%) des Français se rendaient dans leur banque plusieurs fois par mois en 2010. Aujourd’hui, ils ne sont plus que 21%, soit une personne sur cinq

BNP Paribas ! Nouveau plan de dégraissage des effectifs dans le secteur bancaire

BNP Paribas ! Nouveau plan de dégraissage des effectifs dans le secteur bancaire

 

 

Ce n’est pas le premier plan de dégraissage ni sans doute le dernier dans le secteur bancaire en pleine restructuration du fait notamment du rôle du numérique dans la gestion des opérations.

La plupart des banques françaises ce recentrent  sur leur activité de crédit et se  retirent  de la très concurrentielle activité de marché. Ajoutons à cela une suppression aussi régulière des agences locales. Pour BNP, il s’agit  seulement pour l’instant de réduire ses effectifs qui s’occupent de titres. Pour maintenir leurs profits dans un univers de taux bas et de plus en plus concurrentiel, les grandes banques annoncent les unes après les autres des coupes drastiques dans leurs effectifs. Selon les informations du journal Le Monde, BNP Paribas compte ainsi supprimer en trois ans de 446 à 546 postes en France dans sa filiale BNP Paribas Securities Services (BP2S) qui s’occupe de conservation de titres.

 

Ce métier, qui consiste à enregistrer les transactions sur les actifs financiers et à tenir les comptes titres des clients, occupait dans l’Hexagone 2531 salariés fin 2018. Ce sont donc 20 % des effectifs qui devraient disparaître. «BNP Paribas Securities Services a lancé un programme avec pour objectif de permettre la poursuite d’une croissance durable et profitable, en optimisant son modèle opérationnel et en simplifiant son organisation», a indiqué pour sa part la banque, tout en indiquant qu’il n’y aurait pas de départs …

 

Erdogan provoque l’union européenne en continuant ses forages au large de Chypre

Erdogan  provoque l’union européenne en continuant ses forages au large de Chypre

 

Les immenses réserves de gaz au large de Chypre attisent les convoitises de la Turquie qui a entamé des forages en dépit de la législation internationale. L’Europe a évidemment réagi pour contester cette décision unilatérale de la Turquie. Cependant Erdogan qui ne se fait plus beaucoup d’illusions sans doute sur son entrée dans l’union européenne a déclaré qu’il continuerait d’exploiter cette ressource. Le problème est évidemment complexe puisqu’en fait Chypre et coupée en deux et que la république indépendante de ne couvre  que les deux tiers du territoire, l’autre partie étant  sous tutelle de fait  de la Turquie.

«L’UE qui a annoncé de prétendues mesures contre la Turquie. ne nous nuit pas à nous mais à elle-même», a affirmé Recep Tayyip Erdogan lors d’une conférence de presse à Ankara, retransmise à la télévision. «Nous poursuivons nos activités d’exploration et continuerons à le faire avec une détermination inchangée», a ajouté le chef d’Etat.

 

Bruxelles a adopté à la mi-juillet une série de mesures politiques et financières visant à sanctionner la poursuite de ces forages réalisés illégalement par la Turquie dans les eaux territoriales de Chypre malgré ses mises en garde. La mesure la plus lourde est une coupe de 145,8 millions d’euros dans les fonds européens dont devait bénéficier la Turquie en 2020.

La découverte ces dernières années de gigantesques gisements gaziers en Méditerranée orientale a aiguisé l’appétit de Chypre et de la Turquie, déclenchant un conflit entre ces deux Etats. Ankara, qui a déjà envoyé plusieurs navires de forage protégés selon elle par l’armée, estime que les ressources devraient être équitablement divisées entre les deux pays. Chypre rejette catégoriquement cette hypothèse, la jugeant «inacceptable».

Croissance zone euro : vers la stagnation

Croissance zone euro : vers la stagnation

 

En zone euro, l’industrie notamment manufacturière continue de s’enfoncer dans le rouge, heureusement cela est compensé par la relative bonne tenue des services. Au total cependant l’activité devrait progresser seulement de 0,1 % à 0,2 % au 3èmr trimestre. , c’est-à-dire très proches de la stagnation. On note toutefois une petite amélioration pour l’ensemble de l’activité générale mais pour l’avenir le moral des chefs d’entreprise se dégrade.

 

L’indice des directeurs d’achats (PMI) IHS Markit composite, considéré comme un baromètre fiable de la croissance en zone euro, s’est établit à 51,8, contre 51,5 en juillet, ce qui est supérieur aux attentes des analystes interrogés par Reuters qui prévoyaient 51,2. Il se maintient ainsi au-dessus de la barre de 50 qui sépare croissance et contraction de l’activité. En revanche, le sous-indice composite de la production future, qui mesure l’optimisme des chefs d’entreprises sur leur activité, a reculé à 55,5, un plus bas depuis mai 2013, contre 58,8 en juillet.

“La dynamique de l’économie de la zone euro a peu changé en août. La forte croissance des services a permis de soutenir l’économie malgré la baisse continue du secteur manufacturier”, a déclaré Chris Williamson, chef économiste chez IHS Markit. “Nous prévoyons toujours que le produit intérieur brut n’augmente que de 0,1% à 0,2% sur la base des données PMI du troisième trimestre”, a-t-il ajouté.

A 53,4, l’indice des services est légèrement supérieur aux attentes des analystes, à 53,0, et également en hausse par rapport au mois précédent (53,2).

L’activité manufacturière a subi son septième mois de contraction d’affilée, bien qu’à un rythme moins rapide que le mois précédent. Il est passé de 46,5 en juillet à 47,0, ce qui est là encore supérieur aux prévisions, à 46,2.

Le sous-indice de la production future, qui mesure les anticipations des chefs d’entreprises, a fléchi à 47,8 contre 46,9 en juillet.

 

Le secteur privé allemand a continué de souffrir au mois d’août alors que le secteur manufacturier est resté en récession et que l’activité dans les services a légèrement ralenti, montrent les premiers résultats de l’enquête d’IHS Markit auprès des directeurs d’achat, suggérant que la première économie d’Europe se dirige vers une récession.

L’indice PMI composite, qui intègre les secteurs manufacturier et des services comptant pour plus des deux tiers de l’activité économique allemande, a légèrement progressé, à 51,4 en version “flash” contre 50,9 en juillet. Un chiffre supérieur aux attentes des économistes interrogés par Reuters qui l’attendaient en moyenne à 50,5.Toutefois, Phil Smith chez IHS Markit estime que les données ne sont pas suffisamment solides pour dissiper la menace d’une légère nouvelle contraction du produit intérieur brut au troisième trimestre.

L’économie allemande s’est contractée de 0,1% entre avril et juin en raison d’une chute des exportations, conséquence de la dégradation de la demande étrangère et de la montée des barrières douanières. Les indicateurs de confiance ne semblent pas indiquer une amélioration pour les trois mois de juillet à septembre.

L’indice PMI du secteur manufacturier s’est établi à 43,6, contre 43,2 en juillet, soit légèrement mieux que les prévisions des analystes à 43,0. Celui des services est ressorti à 54,4 contre 54,5 le mois dernier alors que le consensus tablait sur 54,0.

Brexit : Boris Johnson met les pieds sur la table à l’Élysée !

Brexit : Boris Johnson met les pieds sur la table à l’Élysée !

Sans doute pour montrer qu’il est capable de mettre un coup de pied dans la fourmilière de l’union européenne, Boris Johnson, le provocateur, s’est complaisamment fait prendre en photo par la presse avec un pied sur la table en face de Macron. Une manière de montrer sa différence, aussi du peu d’intérêt qu’il attache position française. Des positions dures qui privilégient maintenant la sortie de Royaume-Uni au 30 octobre. À noter toutefois que dans la forme Macon a arrondi ses positions suite à la déclaration de Merkel qui semblerait décider à accorder un délai supplémentaire de deux ans pour l’application du Brexit. Une position allemande qui tient compte de la dégradation de la croissance européenne et particulièrement de celle d’outre-Rhin. Certes une sortie brutale du Royaume-Uni provoquerait sans doute des dégâts considérables sur l’économie britannique mais elle ne serait pas sans conséquences sur l’économie d’autres pays européens comme la France ou l’Allemagne. Il n’est pas certain que Boris Johnson souhaite réellement une nouvelle négociation avec l’union européenne. Son véritable objectif est de profiter du climat politique qui lui est favorable pour organiser des élections afin de lui assurer une majorité parlementaire solide, ce qui n’est pas le cas actuellement. Pour montrer son indépendance,  Johnson a choisi une nouvelle fois l’excès en bousculant le protocole. Célèbre pour son style décontracté, le dirigeant à la mèche en bataille a pris la pose devant les photographes et les caméras en posant brièvement le pied droit sur une table basse, sous l’oeil amusé du président français.

La scène a eu lieu peu après une déclaration des deux hommes dans la cour du palais présidentiel essentiellement consacrée au dossier de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, programmée pour le 31 octobre. L’Elysée a qualifié la discussion entre les deux dirigeants de “complète” et “constructive”.

Incendies en Amazonie : une catastrophe écologique mondiale

Incendies en Amazonie : une catastrophe écologique mondiale

 

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Une véritable catastrophe mondiale en Amazonie avec d’innombrables incendies dont les fumées recouvrent un territoire presque aussi grand que la France. Une situation d’autant plus tragique que le président brésilien n’a pas pris des moyens à temps  d’éteindre les feux, pire qu’il se dit incapable de mettre fin à cet embrasement qui va priver la planète  d’une partie de son poumon. Il serait temps que les responsables politiques qui comptent dans ce monde discutent rapidement de cette question pour mettre en œuvre des moyens destinés à stopper le feu. L’Agence spatiale brésilienne (INPE) dit avoir répertorié 72.843 incendies dans la forêt amazonienne depuis le début de l’année, soit une hausse de 83% par rapport à la même période l’an dernier et un record depuis qu’elle a commencé à recueillir de telles données en 2013.

La déforestation au Brésil a bondi de 67% sur un an au cours des sept premiers mois de l’année, a par ailleurs indiqué l’INPE, dont le travail est attaqué par le gouvernement de Bolsonaro. Des millions de personnes à travers le monde ont fait part sur les réseaux sociaux de leur inquiétude sur l’avenir de la forêt amazonienne. Le principal piège à carbone au monde se trouve à 60% sur le territoire du Brésil.

Aux yeux d’experts environnementaux, les déclarations de Bolsonaro sont un “écran de fumée” destiné à masquer les mesures engagées par son gouvernement favorisant les investissements agricoles et miniers au détriment des réglementations environnementales. “La déforestation accrue et les incendies sont les conséquences de la politique anti-environnementale” de Bolsonaro, a déclaré Marcio Astrini, le coordinateur des relations publiques de Greenpeace au Brésil.

Un chercheur de l’université de Sao Paulo, spécialiste des questions climatiques, a souligné que les agriculteurs avaient recours au feu pour défricher leurs terres et attribué la multiplication des incendies au pic de déforestation illicite constaté cette année.

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