Archive mensuelle de août 2019

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Boycott des produits brésiliens ?

Boycott des produits  brésiliens ?

 

Il se pourrait bien qu’un boycott de produits brésiliens soit organisé du fait de l’attitude complètement irresponsable du président Bolsonaro.  Cela va d’abord commencer par la suspension des achats de cuir brésilien de la part de Timberland. D’autres acheteurs pourraient suivre y compris pour d’autres produits. À plus long terme,  l’accord Mercosur, accord commercial notamment avec le Brésil pourrait ne pas être ratifié tant que ce pays  se livre délibérément à la destruction de la forêt afin  de la convertir pour  l’industrie agricole. Pour l’immédiat, VF Corp, propriétaire entre autres des marques Vans, Timberland ou encore Eastpak, a annoncé jeudi qu’il n’achèterait plus de cuir brésilien en raison de ses doutes sur le respect de l’environnement en Amazonie, en proie depuis des semaines à des milliers d’incendies.

Le groupe américain a déclaré qu’il reprendrait l’achat de cuir au Brésil quand il aurait “la conviction et l’assurance que les matériaux utilisés dans (ses) produits ne contribuent pas à la dégradation de l’environnement dans le pays”.

La décision prise par VF Corp est l’un des premiers signes montrant un impact économique de ces feux de forêt, l’élevage bovin étant l’un des principaux secteurs d’activité du Brésil.

Même si le président brésilien Jair Bolsonaro assure qu’ils sont maîtrisés, ces incendies dans l’une des plus grandes forêts du monde suscitent une émotion internationale et beaucoup ont été provoqués par des éleveurs de bétail ou des agriculteurs en défrichant des terres.

Une enquête publiée en juillet dans des médias brésiliens a montré que JBS SA, numéro un mondial de la viande transformée et premier producteur de cuir au monde, achetait du bétail à des éleveurs utilisant des terres pourtant interdites au pâturage. JBS conteste ces accusations.

Dans un communiqué transmis à Reuters, VF Corp déclare: “Au regard de cet examen minutieux, nous ne sommes plus en mesure de nous assurer de manière satisfaisante que notre (…) cuir acheté auprès de fournisseurs brésiliens respecte cet engagement.”

Elysées Affaires sondages- : l’entourage de Sarkozy devant la justice

Elysées Affaires sondages- : l’entourage de Sarkozy  devant la justice

 

Un nombre incalculable de sondages, des sondages sans appel d’offres et certains sans  rapport avec la présidence de la république. Autant de motifs au renvoi  devant la justice d’anciens collaborateurs de Sarkozy qui commandaient ces consultations et dont on soupçonne qu’ils en ont tiré financièrement profit.

Les faits décrits par les grands médias sont vagues aussi vaut-il mieux se rapprocher de Wikipédia pour comprendre :

 

« Durant le mandat de Nicolas Sarkozy, la présidence de la République commande des sondages, dont certains pourraient intéresser plus le candidat à la présidentielle 2012 que le président en fonction (Par exemple : « Souhaitez-vous que le anticapitaliste fasse cause commune avec le Parti de gauche et le Parti communiste ? » ; « Diriez-vous que le NPA est une menace pour» le PS ? » ) ou avoir été attribués par « favoritisme »7.

Dès le début du quinquennat, Emmanuelle Mignon, directrice de cabinet entre mai 2007 et juillet 2008 signe le contrat avec Politifact, la société de Patrick Buisson7. Dans le détail, les frais se répartissent ainsi:

  • Versement annuel de 1,5 million d’euros à Publifact pour conseil et sondages
  • Versement de 10 000 euros de rémunération mensuelle pour Patrick Buisson
  • Paiement de commandes auprès de Georges Buisson (fils de Patrick Buisson) à hauteur de 300 000 euros
  • Paiement de commandes auprès d’Ipsos pour 1,8 million d’euros, d’OpinionWay et de l’Ifop (société dont l’ex-présidente du MedefLaurence Parisot, est vice-présidente) pour 550 000 euros chacun.

Entre 2008 et 2012, le cabinet Giacometti Perón se voit verser 2,56 millions d’euros par la présidence. Alors que Patrick Buisson est chargé des sondages, le cabinet fondé en 2008 par Pierre Giacometti se voit confier la « stratégie d’opinion ». Le 11 octobre 2011, un ancien membre du cabinet Giacometti Perón précise au Monde que « personne ne se pose la question de rédiger un appel d’offres ». Après le contrôle des comptes de l’Élysée en 2009, les honoraires du cabinet sont revus à la baisse : de 65 780 € mensuels, ils passent à 52 000 puis à 39 600 euros. Cependant le cabinet trouve d’autres contrats au sein du gouvernement Fillon : il travaille avec Rachida Dati sur la réforme judiciaire, sur les interventions publiques d’Éric Besson à l’immigration, et sur les discours des ministres de l’intérieur Brice Hortefeux et Claude GuéantFrançois FillonXavier Bertrand et Laurent Wauquiez auront également recours aux conseils de Giacometti Perón »

En clair Buisson et d’autres profitaient  financièrement des sondages. Évidemment Sarkozy n’était au courant de rien, comme dans l’affaire Bettencourt, comme dans l’affaire du financement de la campagne par la Libye comme dans les quatre ou cinq autres affaires !

Parmi les éventuels bénéficiaires  figurent Claude Guéant, qui fut l’homme de confiance de Nicolas Sarkozy, puis son secrétaire général à l’Elysée et enfin son ministre de l’Intérieur, Patrick Buisson mais également Emmanuelle Mignon, directrice de cabinet de l’ex-chef de l’Etat au début de son quinquennat.

Est également renvoyé l’ancien sondeur Pierre Giacometti, lui aussi conseiller de Nicolas Sarkozy à cette époque.

L’ex-président ne risque rien dans ce dossier mais il reste sous la menace de procès dans d’autres affaires toujours en cours d’instruction, en premier lieu celle du financement de sa campagne présidentielle de 2012, dite “affaire Bygmalion”, et celle des écoutes, dans laquelle il est soupçonné d’avoir cherché à obtenir indûment des informations confidentielles sur une enquête alors en cours. Notons que les affaires est appliqué Sarkozy sont discrètement en train d’être enterré depuis le rapprochement avec Macon !

Patrick Buisson a dit son intention de saisir la chambre de l’instruction pour contester son renvoi en correctionnelle. “On a affaire à un juge qui instrumentalise la justice à des fins politiques”, a-t-il dit sur franceinfo, parlant de “discrimination politique”. “Il y a eu, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, 470 prestataires de service. Je suis le seul à être mis en examen et renvoyé en correctionnelle”.

Claude Guéant a déclaré pour sa part à RTL qu’il n’était pas surpris tout en déplorant un “réel acharnement”. “Nous sommes poursuivis parce que nous n’avons pas utilisé la formule de l’appel d’offre, et par conséquent le code du marché public pour commander un certain nombre de sondage. Je voudrais simplement rappeler qu’à cette époque il y avait une tradition selon laquelle l’Elysée ne faisait pas d’appel d’offre pour ces différentes commandes”, a-t-il dit. “J’attends en tout état de cause, sereinement, la décision du tribunal, avec le sentiment, je ne vous le cache pas, d’un réel acharnement.”

L’affaire des sondages, lancée en 2009 par un rapport de la Cour des comptes sur la gestion du budget de la présidence, a pris un tour judiciaire l’année suivante après une plainte de l’association Anticor.

“C’est une affaire qui avance très, très lentement”, a dit à Reuters le président d’Anticor, Jean-Christophe Picard, qui regrette que Nicolas Sarkozy soit “le grand absent” du futur procès. “Notre déception c’est de voir que Nicolas Sarkozy est épargné, protégé par son immunité alors que selon nous certains marchés n’avaient rien à voir avec sa fonction de président. Donc il a été protégé peut-être de manière exagérée”, a-t-il ajouté.

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L’absentéisme : un mal social et sociétal

L’absentéisme : un mal social et sociétal 

Selon une étude d’un cabinet spécialisé reprise par Le  Figaro,  l’absentéisme serait en hausse du fait en particulier de la dégradation du climat social ambiant. D’autres facteurs explicatifs sont à prendre en compte. Il y a assez souvent un manque de capacité managériale avec des structures et un mode de commandement encore trop rigide. Parallèlement, on constate un moindre attachement des salariés à leur entreprise. La société des loisirs est passée par là, une tendance nettement accentuée avec les 35 heures. Cette augmentation de l’absentéisme est assez corrélée à la détérioration du climat social et politique. Notons aussi que le travail n’est pas assez  rémunéré et considéré dans certaines professions.  le coût de cette absentéisme représenterait de leurs 100 milliards par an. D’après l’étude annuelle du cabinet Gras Savoye Willis Towers Watson, spécialiste en ressources humaines le taux d’absentéisme au travail dans le privé a en effet augmenté de 3,6% entre 2017 et 2018 et plus largement de 16% depuis 2014 pour atteindre aujourd’hui à 3,73%. Ainsi, sur 100 salariés dans une entreprise, près de quatre sont absents chaque jour, note Julien Vignoli, directeur général délégué du cabinet auteur de l’étude. Le nombre de travailleurs à se porter malade au moins une fois dans l’année a lui aussi progressé, de 8% en quatre ans. L’étude porte sur 546 entreprises françaises, pour un panel de plus de 250.000 salariés. Les congés maternité et paternité, sabbatiques, ou encore les absences injustifiées en sont exclus.

Les travaux sur le sujet, qu’ils soient ou non du même cabinet, se suivent et se ressemblent. L’an passé, un baromètre de Ayming faisait part du même climat. Deux grandes raisons à cela, outre les causes majoritaires comme la maladie, note Julien Vignoli. «Il y a d’une part, au sens large, l’engagement dans l’entreprise, les valeurs partagées dans celle-ci, le management, et d’autre part la situation personnelles des salariés». Ainsi, les difficultés managériales, organisationnelles, relationnelles ou encore la surcharge de travail peuvent mener à une forme de découragement des salariés. Par ailleurs, ces derniers se sentent moins liés à l’entreprise qu’avant et plus enclins à s’absenter.

Le directeur général délégué du cabinet détaille le second point en expliquant que le nombre croissant de familles monoparentales mène par exemple à une hausse du nombre d’absence au travail. Il explique que «l’aide aux personnes dépendantes motive également les absences car les salariés n’ont pas d’autres moyens pour venir en support». À cet égard, «le vieillissement de la population est un facteur qui reste explicatif de l’absentéisme», analyse-t-il, car les salariés doivent de plus en plus s’occuper de leurs parents âgés.

Ainsi, à travers ces premiers constats, il est possible de dresser le portrait-robot du salarié le plus souvent absent au travail. Le taux d’absentéisme des femmes est légèrement plus élevé que celui des hommes, en raison très largement des arrêts maladie liés aux grossesses, mais aussi car elles sont plus nombreuses à être à la tête d’une famille monoparentale. Côté catégorie d’âge, les plus de 50 ans sont les plus absents (5,5%) et les non-cadres (5%) le sont plus que les cadres (1,9%). À noter que les jeunes salariés (-30 ans) sont les bons élèves sur le sujet et ont un taux d’absentéisme inférieur à 2%.

En affinant le portrait-robot, on apprend que les professions les plus visées par l’absentéisme sont celles du domaine de la santé, du transport ainsi que du commerce et des services, avec de fortes croissances de taux sur les quatre années concernées. «Pour la santé, toujours dans le secteur privé, nous parlons d’établissements ou la majorité des salariés sont des femmes, où les phénomènes décrits précédemment peuvent jouer, reprend Julien Vignoli. Ajoutons à cela le stress et l’investissement professionnel et humain très fort dans ce secteur, et l’absentéisme y est fort». Il cite en guise d’exemple la situation actuelle des urgences, en crise depuis plus de cinq mois.

, les absences les plus fréquentes sont celles qui durent moins d’une semaine mais ce sont celles qui impactent le moins l’économie, contrairement aux absences de plus de six mois (5% des absences totales). En résumé, reprenant tous ces facteurs, Julien Vignoli met en lien l’absentéisme et le mal-être social qui frappe la France depuis plusieurs mois. Éloignement, crise aux urgences, retraités, de nombreux thèmes peuvent être ramenés à cela.

. Selon le gouvernement, le coût pour la collectivité des arrêts maladie augmente de 4% par an en moyenne.

Pour faire face à cela, l’exécutif avait missionné l’an passé trois experts afin qu’ils rendent différentes préconisations. Parmi leurs propositions, l’instauration d’un jour de carence obligatoire pour tous en cas d’arrêt maladie (comme c’est déjà le cas dans la fonction publique) avec interdiction pour les entreprises de le compenser, meilleure prise en charge des salariés ou encore hausse du télétravail et du temps partiel. Des négociations allant dans ce sens doivent s’ouvrir avec les partenaires sociaux.

Moins de transport est plus démocratique qu’augmenter les taxes CO2 (Jean-Baptiste Fressoz, CNRS)

Moins de  transport est plus démocratique qu’augmenter les taxes CO2  (Jean-Baptiste Fressoz,  CNRS)

À juste titre, le chercheur Jean-Baptiste Fressoz. Du CNRS dénonce l’enflure sémantique des responsables vis-à-vis de l’environnement. Des discours en contradiction avec les pratiques et aussi des orientations erronées concernant par exemple les taxes CO2 alors que la régulation du transport permettrait d’éviter d’énormes gaspillages et serait beaucoup plus démocratique (extrait tribune du monde) »

 « Conseil de défense écologique » (Emmanuel Macron), « troisième guerre mondiale » (Joseph Stiglitz), « nouveau Pearl Harbor » (Bernie Sanders), « union nationale dans la guerre pour le climat » (Nicolas Hulot), « guerre contre l’effet de serre » (François de Rugy)… On assiste depuis quelques mois à une surenchère de déclarations martiales autour du climat. La guerre est devenue l’analogie évidente pour caractériser la mobilisation générale contre le réchauffement climatique.

On comprend la fonction de ces discours belliqueux : réactiver les rêves d’union sacrée et cacher la faiblesse des mesures actuelles. Mais hormis la rhétorique, une telle analogie entre guerre et climat est-elle pertinente ?

Une situation de guerre est définie par plusieurs éléments : un ennemi extérieur, une lutte entre nations et un état d’exception. La crise climatique présente des caractéristiques en tous points opposés : l’ennemi est intérieur, la coopération internationale est indispensable, et la mobilisation ne devra jamais prendre fin. Il n’y a ni bataille décisive ni armistice possible. La situation climatique ressemble moins à la guerre patriotique conjurée par nos dirigeants qu’à une guerre civile sans fin.

Pour être tout à fait juste, il y a néanmoins une expérience à retenir de la guerre qui est très pertinente dans le contexte climatique actuel : le rationnement. Si, en France, ce dernier rappelle les heures sombres de l’Occupation, si, en Allemagne et en Russie, il a servi à éliminer par la famine des populations entières, aux Etats-Unis et au Royaume-Uni le rationnement est, en revanche, associé à un moment à la fois patriotique, égalitaire et surtout très efficace.

Par exemple, le rationnement de l’essence établi aux Etats-Unis en mai 1942, avec un système de coupons en fonction des besoins professionnels de chacun, divise soudainement par deux la consommation domestique de carburant sans interférer de manière catastrophique avec l’économie américaine pourtant déjà bien motorisée (35 millions de voitures en 1939).

En Grande-Bretagne, le rationnement alimentaire a considérablement amélioré l’état de santé des classes populaires. Dans les années 1930, frappés par la crise économique et le chômage, les pauvres n’avaient plus accès aux produits laitiers, aux fruits et aux légumes. Les inégalités étaient criantes, avec une mortalité jusqu’à 50 % supérieure dans les villes industrielles du nord par rapport au sud de l’Angleterre. »

BTP-permis de construire : baisse dangereuse

BTP-permis de construire : baisse dangereuse

On sait évidemment que l’évolution des permis de conduire de construire nourrit  la conjoncture du BTP de demain.  De ce point de vue, la baisse récente est inquiétante. Une baisse essentiellement nourrie par la diminution des projets de construction collective. L’avenir de la construction ne génère pas l’optimisme d’autant qu’en ce moment même les mises en chantier sur une pente nettement baissière, autour de 8 %. Peut-être faut-il voir là comme facteur explicatif les errements et  les hésitations du gouvernement dans son rapport au logement

Entre mai et juillet, 115.500 nouveaux logements ont été autorisés, soit un déclin de 4,1% par rapport à la même période de 2018. Les spécialistes évoquent l’annonce de la fin de certains effets d’aubaine avec la suppression prochaine de dispositifs comme le prêt à taux zéro (PTZ)…

Les permis de construire des logements ont repris leur recul, engagé depuis près de deux ans, en juillet en France après s’être stabilisés au second trimestre, tandis que les mises en chantier poursuivaient leur déclin, selon des chiffres officiels publiés mercredi.

Entre mai et juillet, 115.500 nouveaux logements ont été autorisés, soit un déclin de 4,1% par rapport à la même période de 2018, selon les chiffres mensuels du ministère de la Cohésion des Territoires, dont dépend le logement.

Du côté des mises en chantier, la construction de 99.200 logements a été entamée, soit un recul de 6,0% sur un an.

Ce recul des permis de construire marque, pour juillet, un retour à la tendance générale à la baisse observée depuis plus d’un an et demi. En effet, les permis s’étaient établis à un niveau stable, sur un an, entre avril et juin, soit le second trimestre.

Certains économistes avaient évoqué, à l’époque, un effet d’aubaine sur le marché des maisons, avant la suppression annoncée pour 2020 d’aides publiques comme le prêt à taux zéro, dans les zones les plus concernées.

De fait, pour la période mai-juillet, les permis de construire s’inscrivent toujours en hausse (+3,3%) pour les logements individuels « purs », soit le gros du marché des maisons, même s’ils reculent (-3,3%) pour leurs homologues « groupés », conçus au sein de programmes.

Pour les logements collectifs, c’est-à-dire les immeubles, le recul des permis, déjà sensible au second trimestre, s’accentue (-8,2%) pour la période mai-juillet, toujours sur un an.

Professeurs: un salaire de 2.000 euros en 2020 ? Un peu moins qu’un plombier

 Professeurs:  un salaire de 2.000 euros en 2020 ? Un peu moins qu’un plombier

 

 

 

L’annonce du ministre de l’éducation évoquant une augmentation de l’ordre de 300 € et d’un objectif d’un salaire minimum de 2000 € en 2020 donne l’impression d’une avancée spectaculaire. La vérité c’est que c’est à peine le salaire d’un plombier. Des salaires ridicules pratiqués dans l’enseignement en début de carrière comme ceux d’ailleurs de l’ensemble des fonctionnaires ceci explique bonne part la baisse générale de qualité. Le même phénomène qu’on constate dans l’éducation nationale se vérifie aussi chez les médecins hospitaliers entre (dont 50 % sont d’origine étrangère pour cette raison sociale). La vérité c’est que cette nouvelle rémunération des professeurs représente à peine le salaire d’un plombier. Les salaires pratiqués dans l’enseignement en début de carrière comme ceux d’ailleurs de l’ensemble des fonctionnaires sont ridiculement bas. « C’est typiquement le genre d’objectif que je souhaite me fixer ». Interrogé sur Europe 1, sur les promesses d’augmentation de salaires faites au « stylos rouges », révélées par Challenges, le ministre de l’Education nationale a donné un possible ordre de grandeur à cette revalorisation.

Si ce montant était confirmé, il ne suffirait pas à calmer la grogne des professeurs, dont le ministre estime qu’ils seront 15 % à faire la grève jeudi, à l’appel d’une intersyndicale de la fonction publique. Car garantir un montant de salaire minimum répond davantage à un enjeu d’attractivité de la profession, dont les concours ne font pas le plein, qu’à une réponse substantielle aux problèmes de pouvoir d’achat des professeurs, qui comptent parmi les moins bien payés de l’OCDE.

Des discussions sont en cours avec Bercy, dans le cadre des négociations du projet de loi de Finances 2020. A priori, il s’agirait des revalorisations de salaire pluriannuelles, pour étaler la charge des augmentations sur plusieurs années.

Le problème c’est que cette augmentation de salaire risque d’être contagieux et de contaminer l’ensemble des fonctionnaires. Alors si les fonctionnaires sont si mal rémunérés c’est qu’ils sont globalement beaucoup trop nombreux et mal répartis entre les fonctions réellement régaliennes et des fonctions accessoires pouvant être confiées  au privé. Même dans les fonctions régaliennes,  d’immenses progrès d’organisation sont à réaliser  dans certaines filières y compris dans la filière hospitalière par exemple.

Italie : passage de l’extrême droite à la gauche en douceur !

Italie : passage de l’extrême droite à la gauche en douceur ! 

 

S’il existe une grande flexibilité politique c’est bien en Italie le jeu des alliances est souvent multiple, fréquent et tout aussi aléatoire. En général l’Italie cependant ne s’en tire pas trop mal au plan du dynamisme économique. Toutefois dans la période, les dangers se multiplient aussi bien sur la croissance aujourd’hui dans le rouge que sur l’endettement. Il faut dire que le récent gouvernement d’ultra droite a multiplié les gestes incohérents et les dépenses. Salvini, le représentant de la ligue, mouvement d’ultra droite, s’est pris pour le chef du gouvernement en multipliant les coups spectaculaires. Cela  lui aura été fatal quand il s’est retiré du gouvernement. Son objectif était de profiter de sa fragile popularité afin de provoquer des élections, d’obtenir une majorité pour gouverner  seul sans le mouvement cinq étoiles son ancien allié. Du coup, le mouvement cinq étoiles a réagi rapidement en trouvant une alliance avec des forces plutôt à gauche. Et l’Italie on passe en douceur sans élection de l’ultra droite à la gauche.

Ennemis jurés d’hier, le Mouvement 5 étoiles et le Parti démocrate ont annoncé, mercredi, un accord de gouvernement. Giuseppe Conte, qui a dirigé la coalition entre la Ligue et le M5S, reste président du Conseil.

C’est dans la douleur, à l’issue de tractations ultratendues jusqu’au bout sur l’équilibre du pouvoir, que l’Italie s’apprête à changer de gouvernement par la formation d’une nouvelle alliance entre le Parti démocrate (PD) et le Mouvement 5 étoiles (M5S). Après avoir reçu tous les partis politiques, le président de la République, Sergio Mattarella, intronisera jeudi matin le premier ministre sortant, Giuseppe Conte, nouveau premier ministre. Et l’a chargé, comme le veut la Constitution, de former son équipe d’ici à la semaine prochaine et de définir la politique générale du gouvernement: une «garantie» pour le M5S, a précisé Luigi Di Maio, en critiquant son ex-allié Matteo Salvini pour avoir début août «coupé le courant» de la coalition qu’ils formaient depuis 14 mois et laissé «60 millions d’Italiens sans gouvernement».

Le secrétaire du parti démocrate, Nicola Zingaretti, a annoncé un changement total de politique et a promis «le début d’une nouvelle saison sociale et civique grâce à une politique économique redistributive et verte». Puis, se plaçant sur le thème des valeurs, il a ajouté: «Cela vaut la peine de tenter l’expérience… Nous avons l’intention de mettre fin au temps de la haine, de la rancœur et de la peur.» Voilà «une coalition qui converge sur les idées les plus vieilles de la gauche qui a échoué, une gauche paupériste, étatiste et assistancielle», a tout de suite dénoncé Silvio Berlusconi.

INTELLIGENCE ARTIFICIELLE : PARIS ET BERLIN POUR UN FONDS COMMUN .

Intelligence artificielle : Paris et Berlin pour  un fonds commun

La France et l’Allemagne viennent  d’annoncer la mise en place d’un fonds commun pour développer  la filière de l’intelligence artificielle. Il était temps car ni en Allemagne, ni en France il n’existe de stratégies à la hauteur des enjeux dans ce domaine. Pour tout dire,  on a nettement sous-estimé le développement exponentiel des  algorithmes qui vont nourrir les transformations du mode de production mais aussi du mode de consommation voir même influencer le domaine naturel. Certes la France ne manque pas de bidouilleurs de génie capable de développer une start-up dans un domaine particulier mais souvent revendues en quelques années  à des firmes américaines voire chinoises. Cette émergence un peu spontané de ne saurait constituer une stratégie. Les insuffisances françaises et allemandes dans ce domaine du numérique sont à l’image des mêmes carences qui concernent cette autre filière que sont les batteries électriques.

Notons que le projet sur l’intelligence artificielle s’inspirera du modèle retenu pour financer le développement d’une filière européenne de batteries de quatrième génération pour les véhicules électriques, déjà fruit d’une initiative franco-allemande, qui vise à contrer le quasi-monopole actuel de la Chine dans ce domaine.

Bruno Le Maire plaide régulièrement pour une plus grande coordination européenne sur les questions industrielles et technologiques, indispensable à ses yeux pour favoriser l’émergence de “géants européens” à même de garantir la “souveraineté technologique” de l’Europe face aux Etats-Unis et à la Chine.

Il est soutenu dans ce projet par le ministre allemand de l’Economie et de l’Energie, Peter Altmaier, qui a jugé dans son discours devant les patrons français que l’intérêt de l’Europe était de se donner les moyens de conserver les données de ses citoyens et de “créer une infrastructure souveraine de données”.

Brexit : Johnson suspend le Parlement

Brexit : Johnson suspend le Parlement

S’il est clair que le Parlement britannique a surtout ajouté de la confusion à la confusion concernant la mise en œuvre du Brexit  il est tout aussi clair que sa mise en congé ne renforce pas la crédibilité d’un Boris qui s’inspire de Trump pour  ses coups d’éclat. Certes Boris Johnson n’a fait qu’allonger la période de congé parlementaire mais il ne restera que 15 jours en octobre à ce Parlement se prononcer sur les orientations définitives du Brexit.  Il n’est pas certain que Boris Johnson soit vraiment gagnant à ce petit jeu car sur les 15 jours restants au Parlement, il se pourrait bien que l’opposition, avec ses contradictions d’ailleurs, soit capable de mettre un verrou pour empêcher Johnson d’aller vers un Brexit  très dur et très brutal. Au plan général, cette décision de Boris Johnson ajoute encore de l’inquiétude à l’inquiétude des milieux d’affaires un préjudice nouveau à une croissance déjà dans le  rouge.

Le Premier ministre britannique peut ainsi raccourcir la durée de la session parlementaire, ce qui a suscité un tollé dans l’opposition et même dans certains cercles conservateurs. Les opposants au Premier ministre dénoncent une volonté de réduire le temps laissé aux députés pour débattre du Brexit et tenter d’empêcher un Brexit sans accord.

L’information a fait baisser la livre de 0,6% face à l’euro et au dollar, les marchés redoutant la perspective d’un “no deal”.

La reine prononcera le 14 octobre le discours du Trône, par lequel elle présente le programme du gouvernement et qui marque l’ouverture officielle de la session parlementaire.

Prié de dire s’il y avait là une tentative de faire taire ses opposants, Boris Johnson a répondu : “C’est totalement faux.”

Il y aura “suffisamment de temps” pour débattre du Brexit des deux côtés, a dit le Premier ministre.

 

Le chef de l’opposition travailliste Jeremy Corbyn, qui a promis de faire “tout son possible” pour empêcher un Brexit sans accord, a dénoncé “un scandale et une menace pour notre démocratie”.

Pour lui, Boris Johnson doit s’expliquer devant le Parlement sur sa décision de réduire la session.

Selon le quotidien The Guardian, le chef du Labour a écrit à la reine Elizabeth pour lui exprimer sa préoccupation et lui demander un entretien.

“Il (Boris Johnson) doit rendre des comptes au Parlement, non pas en mettant sous clé le Parlement mais en allant au Parlement et en répondant aux questions”, a déclaré Jeremy Corbyn.

“Lorsque le Parlement se réunira, très brièvement, la semaine prochaine à propos de son programme, la première chose que nous ferons sera d’essayer de légiférer pour empêcher ce qu’il est en train de faire et, deuxièmement, nous le contesterons par une motion de censure à un moment donné”, a-t-il ajouté.

Après la décision de Johnson, le président de la Chambre des communes, le conservateur John Bercow, a parlé d’”un affront à la Constitution”, tandis que la porte-parole de l’opposition travailliste pour les Affaires intérieures, la députée Diane Abbott, condamnait “un coup d’Etat contre le Parlement”.

Les partis d’opposition ont annoncé mardi un accord de coopération en vue de prévenir un “no deal”, après des discussions entre Jeremy Corbyn, le Parti national écossais (SNP), les libéraux-démocrates, le Parti Vert et le Groupe indépendant pour le changement.

La rentrée parlementaire est normalement prévue le 3 septembre. Le Parlement devait à l’origine siéger pendant deux semaines avant de s’interrompre pour permettre aux partis politiques de tenir leur conférence annuelle.

Retraites : Macron revient sur l’idée de l’âge pivot pour faire plaisir aux patrons

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que Macron craint la rentrée sociale. Aussi multiplie-t-il les propos contradictoires sur de nombreux sujets pour tenter de rassurer les uns et les autres. Ainsi au cours de ses multiples apparitions supposées rendre compte du G7, Macron avait créé la surprise en déclarant que le concept de durée de cotisation devait se substituer à l’idée d’âge pivot. Une mesure qui avait été jugée révolutionnaire par certains médias approximatifs. En effet,  il y a longtemps que ce concept existe car en réalité pour obtenir une pension complète, tout repose sur cette durée des cotisations. En moyenne les Français partent en retraite à 63 ans alors que la l’âge légal  est fixé à 62 ans. Pourquoi ce dépassement ??  Justement pour gonfler la retraite si possible jusqu’à son maximum. De toute manière durée ou âge  pivot, cela ne change rien en moyenne quant au report de l’âge réel. En effet les Français aujourd’hui partent donc vers 63 ans, l’objectif du gouvernement et de les faire partir dans un premier temps vers 64 ans. Or la proposition concernant la durée de cotisation consiste à exiger 43 ans d’annuités.  les Français entrent sur le marché du travail à 21 ans. 21 + 43 égal 64 ans, soit exactement le même chiffre que celui qui était avancé pour l’âge pivot. Le Medef lui ne veut pas de parcours individualisés, il veut un report de la retraite immédiat et pour tous. Du coup pour les rassurer Macron ressort l’idée de l’âge pivot.

La prise de position du chef de l’Etat a surpris alors que le Haut commissaire aux retraites, Jean-Paul Delevoye, préconise l’instauration d’un âge pivot à 64 ans sous peine de décote, dans son rapport préparatoire rendu public le 18 juillet.

“Je vous rappelle que le rapport Delevoye exposait sur le fond deux options pour calculer le futur âge du taux plein : d’une part un âge de taux plein en fonction de la durée de ce que chacun aurait cotisé, d’autre part un âge de taux plein qui serait le même pour tous et qui serait fixé à 64 ans”, a déclaré dans une diarrhée verbale comme d’habitude Sibeth Ndiaye lors du compte rendu du conseil des ministres.

“Ces deux options sont sur la table. Le président a exprimé la préférence qui était la sienne, il ne s’agit pas là d’enterrer l’idée de l’âge pivot, l’idée est plutôt dans son esprit de mieux prendre en compte notamment ceux qui commencent à travailler tôt. Il souhaite néanmoins que cette question soit mise au débat”, a-t-elle ajouté.

Le Premier ministre, Edouard Philippe, recevra les 5 et 6 septembre les partenaires sociaux à ce sujet. Une consultation citoyenne sera par ailleurs mise en œuvre.

La porte-parole a précisé que les modalités d’organisation de cette consultation seraient prochainement détaillées par le chef du gouvernement.

“Le président de la République fera ce qu’il juge utile de faire pour que le climat d’apaisement, de dialogue, soit le plus fructueux possible”, a-t-elle dit à propos d’une éventuelle participation d’Emmanuel Macron.

Sibeth Ndiaye a nié tout changement de pied de l’exécutif sur ce dossier.

“Nous avions toujours indiqué que le système devrait être équilibré à l’horizon 2025 (…) Ce constat-là, nous n’en dévions pas.”

Amazonie: Trump retourne encore sa veste

Amazonie: Trump retourne encore sa veste

 

 

Avec Trump, on commence à avoir l’habitude, quand il apporte un soutien timide à une orientation internationale, le lendemain il se fend d’un tweet contredisant la position  de la veille. Il vient encore de le  faire encore à propos de l’Amazonie. Le G7 avait proposé  d’apporter une aide de 20 millions de dollars pour  éteindre l’incendie catastrophique d’une partie de l’Amazonie. Pour ne pas déplaire à son ami d’ultra droite, président du Brésil, Trump  a tenu à indiquer que les États-Unis ne contribueraient pas financement de l’enveloppe prévue. Pire, il a assuré que le Bolsonaro, le président brésilien, faisait de son mieux mettre fin à la catastrophe mondiale que constitue l’embrasement d’une partie poumon du monde.Pourtant Emmanuel Macron avait laissé entendre que tous les membres du G7 (Etats-Unis, Japon, Allemagne, Royaume-Uni, France, Italie et Canada), réunis en sommet de samedi à lundi à Biarritz, participaient à cette aide d’urgence.

Sollicité par Reuters, le porte-parole du Conseil de sécurité nationale Garrett Marquis a précisé que Washington était bien disposé à offrir son aide au Brésil mais plutôt en lien direct avec le gouvernement de Jair Bolsonaro.

“Les Etats-Unis (…) n’ont pas donné leur accord à une initiative commune du G7, qui s’est faite sans consultation avec le président Bolsonaro”, a déclaré Garrett Marquis dans un courrier électronique. “L’aide la plus constructive nécessite une coordination avec le gouvernement brésilien.”

Le président français avait inscrit les violents incendies qui grignotent la plus grande forêt tropicale du monde à l’ordre du jour du dernier sommet du G7.

“Les Etats-Unis sont avec nous aussi bien sur la biodiversité que sur l’initiative amazonienne”, a assuré Emmanuel Macron lundi, lors d’une conférence de presse au côté du président chilien, Sebastian Pinera.

La volonté d’Emmanuel Macron d’aborder le sujet à Biarritz, en l’absence des pays concernés, a hérissé Jair Bolsonaro qui a reproché à son homologue sa mentalité “colonialiste” et s’est vu taxer en retour de mensonges sur ses engagements climatiques.

Le chef de l’Etat brésilien refuse pour l’heure la proposition du G7 tant qu’il n’aura pas obtenu des excuses de la part d’Emmanuel Macron.

Richard Lough avec Simon Carraud, édité par Jean-Stéphane Brosse

 

Commission européenne : encore une techno pour la candidature française

Commission européenne : encore une techno pour  la candidature française

 

Nouveau paradoxe de Macron avec la proposition de candidature de Sylvie Goulard à la commission européenne. Macron qui ne cesse de  critiquer  une techno ringarde, sorte d’État profond de la France mais pour autant qui ne cesse de s’entourer de technocrates bien classique. C’est le cas pour Sylvie Goulard, une haute fonctionnaire qui s’est servie un peu de la politique pour accélérer sa carrière. Certes, c’est une convaincue sur le plan européen mais elle n’a jamais fait preuve d’originalité dans les deux postes qui sont visées ; à savoir, le commerce l’environnement. Pire, les convictions de Sylvie Goulard sur l’environnement sont aussi molles  que les montres de Dali. En matière de commerce, son expérience se limite à son passage à la Banque de France sorte de placard de luxe pour assurer de supers revenus à d’anciens responsables de l’administration mais qui est à  l’économie ce que McDo est à la gastronomie. On se demande  même pourquoi demeure encore une banque de France avec une monnaie unique. Pourquoi une telle candidature ? Sans doute pour rassurer Macron et la technostructure française. Avec elle,  on est certain qu’il n’y aura  pas d’initiative intempestive. Hors  dans les deux domaines visés, le commerce l’environnement, il aurait fallu quelqu’un au profil de  Borloo ;  c’est-à-dire en capacité d’impulser un nouveau dynamisme européen. Il y a urgence dans la mesure la croissance française comme la croissance européenne risque de friser la récession vers fin  2020. Il convient aussi d’élaborer une stratégie un peu plus cohérente à propos du commerce international et des accords commerciaux. Pour l’environnement, tout reste à faire car en dehors des discours,  les pratiques notamment françaises sont complètement contradictoires.

Il revient désormais à l’ancienne ministre allemande d’accepter ou non les dossiers soumis par les Etats membres puis d’attribuer aux candidats retenus un portefeuille dans l’équipe qui entrera en fonctions le 1er novembre prochain.

La France a livré le nom de sa candidate avec retard, la date limite étant fixée au 26 août. Ex-députée européenne élue sous les couleurs du MoDem et désormais sous-gouverneure de la Banque de France, Sylvie Goulard, 54 ans, a dirigé le ministère des Armées pendant un mois, en 2017, avant de démissionner en raison des soupçons d’emplois fictifs du MoDem au Parlement européen.

“Elle a fait une grande partie de sa carrière dans les institutions européennes. Elle a une expérience dans l’eurosystème. Le travail qu’elle a fait est largement reconnu pour sa qualité. Elle peut incarner le projet européen de la France”, souligne-t-on à l’Elysée. “On est à un moment européen qui est crucial, on a besoin de gens qui ont l’expérience et la vision pour participer à ce rôle moteur”, fait-on valoir. Macon prend aussi un risque de poursuite judiciaire de l’intéressé en France même si la tendance actuelle est clairement pour le pouvoir d’enterrer toutes les affaires politiques ou financières.

La présidence française estime que l’enquête préliminaire dans laquelle elle est citée n’est pas un obstacle. “Pour l’instant, ça n’a débouché sur aucune conséquence concrète, ni en France ni au niveau européen”, explique-t-on.

La porte-parole du gouvernement français, Sibeth Ndiaye, a déclaré par ailleurs que la candidate pourrait s’expliquer sur le sujet devant les parlementaires européens dans le cadre des auditions prévues. “Nul doute qu’elle aura à coeur elle-même de s’expliquer sur ce sujet”, a-t-elle dit lors du compte rendu du conseil des ministres.

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Amazonie: la France complice ?

Amazonie: la France complice ?

C’est un peu la question sur franceinfo  de Marie-Benoît Magrini, économiste à l’INRA de Toulouse et animatrice du réseau de recherches sur les légumineuses. Lundi, Emmanuel Macron a reconnu dans son allocution télévisée sur France 2 que la France avait une « part de complicité » dans la déforestation de l’Amazonie, notamment via la culture du soja que la France importe pour l’élevage.

 Est-ce que la France contribue effectivement à la déforestation dans le monde et notamment au Brésil en important du soja ?

Marie-Benoît Magrini : Aujourd’hui la France importe trois millions de tonnes de tourteaux de soja. Les tourteaux c’est la partie sèche de la graine qui reste après avoir extrait l’huile. Le tourteau est très riche, très concentré en protéines et donc sert à alimenter les élevages, les animaux qui ont besoin de cette richesse en protéines pour se développer. On a beaucoup d’élevage en France et en Europe, et comme on produit très peu de soja, conséquemment on doit en importer. La France aujourd’hui, même s’il y a une petite progression, ne produit que 400 000 tonnes de soja, donc ça ne suffit pas à satisfaire les besoins.

D’où vient la dépendance de la France pour ces besoins en soja ?

C’est le résultat d’un long processus historique qui démarre après la Seconde Guerre mondiale. Avec les États-Unis, on s’est accordés pour qu’ils poursuivent le développement de leur culture de soja, et qu’ils exportent le soja vers l’Europe pour développer nos élevages. On était dans une situation de pénurie alimentaire et les importations de soja étaient le choix de la facilité à l’époque. Ce n’est que depuis le début des années 2000 que l’Europe cherche à développer ses cultures dont le soja. Mais le problème c’est qu’en l’espace de quelques décennies, on a créé un écart de compétitivité avec l’Amérique qui fait qu’aujourd’hui la culture de soja en Europe n’est pas aussi compétitive que la culture aux États-Unis ou au Brésil. Si on veut développer des cultures européennes et françaises pour nos élevages, il faut aussi que le consommateur soit prêt à payer un supplément de prix pour de la viande nourrie par des protéines locales.

Et si la France s’y met de façon intensive, est-ce qu’on n’aurait pas les mêmes conséquences qu’ailleurs dans le monde ? Faudrait-il couper des arbres ?

Non, aujourd’hui en France on a quand même un assolement (ndlr : l’assolement est un procédé de culture par succession et alternance sur un même terrain, pour conserver la fertilité du sol) important. L’enjeu c’est d’arriver à diversifier ces assolements. Si on ne se met à cultiver que du soja, on va avoir des problèmes de gestion des bioagresseurs et d’autres maladies possible. En France il y a d’autres plantes très riches en protéines, comme le pois, la fève, le lupin et on peut aussi se tourner vers des légumes secs. Toutes ces plantes riches en protéines n’utilisent pas d’engrais azoté donc elles permettent aussi de réduire les gaz à effet de serre, et toute diversification des cultures permet aussi de réduire l’usage des produits phytosanitaires. Il y a un double enjeu écologique d’arriver à redéployer ces cultures riches en France et en Europe, à la fois pour réduire notre dépendance aux importations de soja mais aussi pour diversifier nos assolements et avoir une agriculture plus durable.

Développement de l’Afrique : surtout avec les femmes

Développement de l’Afrique : surtout avec  les femmes

Rima Le Coguic, directrice Afrique de l’Agence française de développement fort courageusement mais le doigt sur la question centrale des femmes dans le développement de l’Afrique (tribune du Monde). Un papier intéressant et très lucide  qui pourrait être encore plus radical dans la mesure où bien souvent malheureusement dans les familles c’est souvent la seule femme qui travaille et  subvient aux besoins de la famille. D’où sans doute aussi une capacité de gestion financière des femmes bien supérieure à celle des hommes. Mais il s’agit là d’une sorte de tabou, dommage car c’est sans doute une des conditions centrales du développement. Le problème c’est que la plupart des plans de développement sont essentiellement discuté avec des hommes !

 

 

« Aujourd’hui, l’Afrique est le continent où les femmes sont les plus actives sur le plan économique. C’est le continent où la participation des femmes au marché du travail est la plus élevée (plus de 60%, supérieure aux taux des pays européens et occidentaux) et où l’entrepreneuriat féminin est le plus développé (24% d’entre elles ont créé leur entreprise, contre 6% en Asie et 12% en Amérique). Porteuses d’un véritable dynamisme économique, elles sont en particulier présentes dans les secteurs de l’agriculture et de l’éducation, et se tournent davantage vers les nouvelles technologies et le digital.

Cette réalité parfois méconnue n’empêche pas que les femmes en Afrique font face à des obstacles encore plus grands qu’ailleurs. Elles ont un accès plus limité que les hommes au crédit bancaire et autres outils de financement. Selon la Banque africaine de Développement (BAD), elles sont propriétaires de 48% des entreprises en Afrique mais elles ne représentent que 20% de la population ayant accès à un compte bancaire. En définitive, l’organisation estime que les besoins en financement non couverts pour les femmes entrepreneures s’élèvent à 42 milliards de dollars.

Par ailleurs, les conditions de travail des femmes, notamment dans le secteur informel, sont moins bonnes que pour les hommes. Ainsi, les femmes en Afrique perçoivent des revenus inférieurs à celui des hommes -jusqu’à 30% de moins dans le seul secteur agricole où elles sont très présentes. À ces activités économiques nécessaires à leur autonomie financière et pour subvenir aux besoins de leur famille, s’ajoute la lourde charge des tâches domestiques qu’elles assurent en grande partie. Ainsi, l’Afrique est le continent où les femmes passent le plus de temps à s’occuper de tâches domestiques non rémunérées. Un écart constaté dès leur plus jeune âge et qui alimente largement le décrochage scolaire.

Le président Emmanuel Macron l’a clairement exprimé dans son discours à Ouagadougou en novembre 2017 et l’a réaffirmé lors de la conférence G7 Développement & Éducation en juillet dernier : l’égalité femmes-hommes est la grande cause de son quinquennat, en France et à l’international.

L’Agence française de développement (AFD) s’engage ainsi sur le terrain pour améliorer le quotidien des femmes entrepreneures en finançant des lignes de crédit à des institutions locales, comme l’Agence de Développement des Micros, Petites et Moyennes Entreprises (MSMEDA) en Egypte ou l’Industrial Development Corporation(IDC) en Afrique du Sud.

Dans les deux cas, l’objectif est le même : encourager les institutions locales à proposer davantage de financements aux femmes entrepreneures tout en les accompagnant dans leurs démarches de financements.

L’accompagnement des femmes issues des quartiers défavorisés est un autre levier pour les aider dans leurs projets. Au Tchad, 350 porteuses de projets sont déjà accompagnées par l’AFD. En Egypte, un nouveau projet vise à amener 1.500 femmes de Louxor et du Grand Caire vers l’emploi salarié ou entrepreneurial, alors que l’Afrique du Nord se distingue du reste du continent en matière d’accès à l’emploi des femmes.

La réduction des inégalités de genre est ainsi un enjeu prioritaire dans l’objectif d’éradiquer la pauvreté et de réaliser les Objectifs de développement durable (ODD) à l’horizon 2030. Selon l’OIT, réduire les inégalités de genre permettrait d’augmenter le PIB du continent de plus de 4% d’ici 2025. C’est aussi un enjeu social majeur car les femmes utilisent la quasi-totalité de leurs revenus pour leurs enfants, soutenant ainsi le développement des communautés. Convaincue qu’il est vain de penser le développement sur le continent sans miser sur les femmes, l’AFD prévoit que 50% de ses engagements annuels soient dédiés à des projets liés aux questions de genre d’ici 2022 en Afrique.

En s’affirmant comme des agents du développement économique et social à part entière, les femmes africaines travaillent autant à leur autonomisation qu’elles contribuent au développement inclusif de l’Afrique. »

Créations d’entreprises : coup de frein

Créations d’entreprises : coup de frein

Il aurait été surprenant que la création d’entreprise continue de redresser avec une croissance assez insignifiante de 1,2 %. Mécaniquement le nombre  de créations d’entreprise a donc tendance à stagner

Initialement annoncé à +3,0%, l’évolution du nombre total de créations d’entreprises en juin a été revue en légère baisse, à +2,9%, en raison d’une révision des données brutes et de l’actualisation annuelle du modèle auquel recourt l’institut pour effectuer la correction des variations saisonnières et des jours ouvrables.

En excluant les micro-entrepreneurs (ex-auto-entrepreneurs), les créations d’entreprises classiques ont enregistré une hausse de 0,3% sur le mois de juillet, à 35.637. Les seules immatriculations de micro-entrepreneurs se sont quant à elles légèrement repliées le mois dernier, affichant un recul de 0,4% après avoir augmenté de 2,5% en juin, à 32.180.

Sur les trois mois à fin juillet, en données brutes, le nombre cumulé de créations d’entreprises a nettement augmenté par rapport à la même période un an plus tôt (+15,9%), avec une progression qui s’est manifestée quel que soit le type d’entreprises considéré, qu’il s’agisse des micro-entreprises (+25,2%), des entreprises individuelles classiques (+9,2%) ou des sociétés (+8,6%). Selon l’Insee, le soutien aux entreprises est le secteur qui contribue le plus à l’amélioration générale, avec 7.400 créations supplémentaires, soit une contribution de 4,4 points sur les trois mois à fin juillet par rapport à la même période un an plus tôt.

Sur un an, en données brutes, le nombre cumulé d’entreprises créées a bondi de 16,3% en juillet, alimenté par le dynamisme des immatriculations de micro-entrepreneurs (+27,0%) ainsi que par des progressions moins franches mais malgré tout conséquentes des créations d’entreprises individuelles hors micro-entrepreneurs (+10,0%) et de sociétés (+6,8%). En juillet, 47% des créations enregistrées au cours des douze mois précédents étaient des demandes d’immatriculation de micro-entrepreneurs.

Climat des affaires : le moral sans changement et bas

Climat des affaires : le moral sans changement et bas  

.Au mois d’août, le climat des affaires s’est stabilisé à 105 au même niveau que celui du mois de juillet. L’économie française a progressé de 0,3% pour les deux premiers trimestres. Dans leur dernière note de conjoncture, les économistes de l’Insee anticipent une activité à un rythme similaire pour les deux derniers trimestres de l’année. Au total, le produit intérieur brut augmenterait de 1,3% selon les dernières estimations. Le responsable de la conjoncture, Julien Pouget, avait néanmoins des doutes sur la consommation des Français lors d’un point presse au début de l’été.

« Comment les gains de pouvoir d’achat vont se transmettre à la consommation plutôt que vers l’épargne ? En France, les mesures d’urgence ont contribué à faire progresser le pouvoir d’achat. C’est une progression assez vive avec la deuxième tranche de réduction de la taxe d’habitation qui a lieu en fin d’année. L’inflation reste contenue. Le pouvoir d’achat progresserait de 2,3% sur l’année, cela représente 1,8% par unité de consommation. C’est le chiffre le plus élevé depuis douze ans (2007). La transmission de ces gains de pouvoir d’achat à la consommation pourraient prendre plusieurs trimestres. »

La France transforme légèrement son modèle de croissance. « La confirmation de déterminants de la croissance française évoluent : plus de construction, moins d’auto, moins d’alimentation et moins d’export. Mais pas de décollage de la croissance à atteindre : les ménages préfèrent épargner», précise Stéphane Colliac, économiste chez Euler Hermes.

Par secteur, l’indicateur du climat des affaires dans le commerce de détail s’est détérioré pour passer de 105 à 101 entre juillet et août. Il se stabilise dans les services, le bâtiment et s’améliore légèrement dans l’industrie passant de 101 à 102. Dans ce dernier secteur, les perspectives sont loin d’être réjouissantes. Pour cette année, les chefs d’industrie prévoient d’augmenter leurs investissements de 6%,« un rythme relativement soutenu ».

En revanche, ils revoient à la baisse leurs projections d’investissement de 5 points par rapport aux chiffres du mois d’avril. « Cette révision à la baisse est plus marquée qu’en moyenne à cette période de l’année  [...] Pour le second semestre 2019, les chefs d’entreprises sont au contraire plus nombreux à prévoir une baisse qu’une hausse, » explique l’organisme public.

Le climat de l’emploi se dégrade

Sur le front de l’emploi, les derniers chiffres ne sont pas optimistes. Au mois d’août, le climat de l’emploi perd 2 points pour se situer à 104, soit son niveau le plus bas depuis septembre 2016. « Cette détérioration est essentiellement le fait de la forte baisse du solde d’opinion relatif à l’emploi passé dans le commerce de détail », soulignent les statisticiens. Si les derniers chiffres du chômage illustrent une baisse, le coup de frein de l’activité pourrait ralentir le rythme de cette décrue.

L’absentéisme : en hausse

L’absentéisme : en hausse  

Selon une étude d’un cabinet spécialisé reprise par Le  Figaro,  l’absentéisme serait en hausse du fait en particulier de la dégradation du climat social ambiant. D’autres facteurs explicatifs sont à prendre en compte. Il y a assez souvent un manque de capacité managériale avec des structures et un mode de commandement encore trop rigide. Parallèlement, on constate un moindre attachement des salariés à leur entreprise. La société des loisirs est passée par là, une tendance nettement accentuée avec les 35 heures. Cette augmentation de l’absentéisme est assez corrélée à la détérioration du climat social et politique. Notons aussi que le travail n’est pas assez  rémunéré et considéré dans certaines professions.  le coût de cette absentéisme représenterait de leurs 100 milliards par an. D’après l’étude annuelle du cabinet Gras Savoye Willis Towers Watson, spécialiste en ressources humaines le taux d’absentéisme au travail dans le privé a en effet augmenté de 3,6% entre 2017 et 2018 et plus largement de 16% depuis 2014 pour atteindre aujourd’hui à 3,73%. Ainsi, sur 100 salariés dans une entreprise, près de quatre sont absents chaque jour, note Julien Vignoli, directeur général délégué du cabinet auteur de l’étude. Le nombre de travailleurs à se porter malade au moins une fois dans l’année a lui aussi progressé, de 8% en quatre ans. L’étude porte sur 546 entreprises françaises, pour un panel de plus de 250.000 salariés. Les congés maternité et paternité, sabbatiques, ou encore les absences injustifiées en sont exclus.

Les travaux sur le sujet, qu’ils soient ou non du même cabinet, se suivent et se ressemblent. L’an passé, un baromètre de Ayming faisait part du même climat. Deux grandes raisons à cela, outre les causes majoritaires comme la maladie, note Julien Vignoli. «Il y a d’une part, au sens large, l’engagement dans l’entreprise, les valeurs partagées dans celle-ci, le management, et d’autre part la situation personnelles des salariés». Ainsi, les difficultés managériales, organisationnelles, relationnelles ou encore la surcharge de travail peuvent mener à une forme de découragement des salariés. Par ailleurs, ces derniers se sentent moins liés à l’entreprise qu’avant et plus enclins à s’absenter.

Le directeur général délégué du cabinet détaille le second point en expliquant que le nombre croissant de familles monoparentales mène par exemple à une hausse du nombre d’absence au travail. Il explique que «l’aide aux personnes dépendantes motive également les absences car les salariés n’ont pas d’autres moyens pour venir en support». À cet égard, «le vieillissement de la population est un facteur qui reste explicatif de l’absentéisme», analyse-t-il, car les salariés doivent de plus en plus s’occuper de leurs parents âgés.

Ainsi, à travers ces premiers constats, il est possible de dresser le portrait-robot du salarié le plus souvent absent au travail. Le taux d’absentéisme des femmes est légèrement plus élevé que celui des hommes, en raison très largement des arrêts maladie liés aux grossesses, mais aussi car elles sont plus nombreuses à être à la tête d’une famille monoparentale. Côté catégorie d’âge, les plus de 50 ans sont les plus absents (5,5%) et les non-cadres (5%) le sont plus que les cadres (1,9%). À noter que les jeunes salariés (-30 ans) sont les bons élèves sur le sujet et ont un taux d’absentéisme inférieur à 2%.

En affinant le portrait-robot, on apprend que les professions les plus visées par l’absentéisme sont celles du domaine de la santé, du transport ainsi que du commerce et des services, avec de fortes croissances de taux sur les quatre années concernées. «Pour la santé, toujours dans le secteur privé, nous parlons d’établissements ou la majorité des salariés sont des femmes, où les phénomènes décrits précédemment peuvent jouer, reprend Julien Vignoli. Ajoutons à cela le stress et l’investissement professionnel et humain très fort dans ce secteur, et l’absentéisme y est fort». Il cite en guise d’exemple la situation actuelle des urgences, en crise depuis plus de cinq mois.

, les absences les plus fréquentes sont celles qui durent moins d’une semaine mais ce sont celles qui impactent le moins l’économie, contrairement aux absences de plus de six mois (5% des absences totales). En résumé, reprenant tous ces facteurs, Julien Vignoli met en lien l’absentéisme et le mal-être social qui frappe la France depuis plusieurs mois. Éloignement, crise aux urgences, retraités, de nombreux thèmes peuvent être ramenés à cela.

. Selon le gouvernement, le coût pour la collectivité des arrêts maladie augmente de 4% par an en moyenne.

Pour faire face à cela, l’exécutif avait missionné l’an passé trois experts afin qu’ils rendent différentes préconisations. Parmi leurs propositions, l’instauration d’un jour de carence obligatoire pour tous en cas d’arrêt maladie (comme c’est déjà le cas dans la fonction publique) avec interdiction pour les entreprises de le compenser, meilleure prise en charge des salariés ou encore hausse du télétravail et du temps partiel. Des négociations allant dans ce sens doivent s’ouvrir avec les partenaires sociaux.

Incendies en Amazonie: le Brésil peut être ouvert à une aide !

Incendies en Amazonie: le Brésil peut être ouvert à une aide !

Le crime de l’incendie de l’Amazonie -car il s’agit bien d’un crime quand cela met en cause le principal poumon climatique de la planète -mériterait d’être jugé par une instance internationale ad hoc. Non seulement beaucoup de ces incendies sont provoquées pour attribuer d’immenses parcelles de forêt à l’industrie agricole de manière délibérée mais en plus lorsque les feux s’étendent de manière non contrôlée, le président brésilien joue l’attentisme et même refuse l’aide  internationale. Un des incendies d’une telle ampleur ne peuvent être maîtrisé par un seul pays. Seule une force internationale serait capable de mettre fin à cette catastrophe de nature mondiale. Pour des es questions de politique intérieure et d’ego, le président brésilien joue les gros bras et manifeste l’indépendance du pays à travers son refus de l’aide internationale notamment celles qui étaient envisagées au G7. Cependant devant la pression de l’opinion internationale, le Brésil vient de se dire «ouvert» à «une aide financière d’organisations et de pays de l’étranger» pour lutter contre les incendies en Amazonie, a annoncé mardi soir un porte-parole du gouvernement. «Le point essentiel est que cet argent, une fois entré au Brésil, n’aille pas à l’encontre de la souveraineté brésilienne et que la gestion des fonds soit sous notre responsabilité», a déclaré un porte-parole de la présidence, au lendemain d’une offre de 20 millions de dollars émanant des pays du G7.

Un peu plus tôt dans la journée, le président brésilien Jair Bolsonaro avait déclaré qu’il était prêt à discuter d’une aide du G7 pour lutter contre les incendies en Amazonie si le chef de l’État français Emmanuel Macron «retirait (ses) insultes».

«D’abord monsieur Macron doit retirer les insultes qu’il a proférées contre ma personne», a déclaré à quelques journalistes le président brésilien qui évoque les accusations du président français selon lesquelles il avait «menti» sur ses engagements environnementaux. «D’abord il m’a traité de menteur et ensuite, d’après mes informations, il a dit que notre souveraineté sur l’Amazonie était une question ouverte», a déclaré Jair Bolsonaro avant de rencontrer les neuf gouverneurs d’Etats d’Amazonie. «Avant de discuter et d’accepter quoi que ce soit de la France (…) (Emmanuel Macron) doit retirer ses paroles et à partir de là, nous pourrons parler », a déclaré le président brésilien.

Lundi soir, Brasilia a rejeté sèchement l’aide de 20 millions de dollars proposée par les pays du G7 pour combattre les incendies en Amazonie, en conseillant au président français de s’occuper «de sa maison et de ses colonies». «Nous remercions (le G7 pour son offre d’aide, ndlr), mais ces moyens seront peut-être plus pertinents pour la reforestation de l’Europe», a déclaré le chef de cabinet, Onyx Lorenzoni.

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