Commission européenne : encore une techno pour la candidature française

Commission européenne : encore une techno pour  la candidature française

 

Nouveau paradoxe de Macron avec la proposition de candidature de Sylvie Goulard à la commission européenne. Macron qui ne cesse de  critiquer  une techno ringarde, sorte d’État profond de la France mais pour autant qui ne cesse de s’entourer de technocrates bien classique. C’est le cas pour Sylvie Goulard, une haute fonctionnaire qui s’est servie un peu de la politique pour accélérer sa carrière. Certes, c’est une convaincue sur le plan européen mais elle n’a jamais fait preuve d’originalité dans les deux postes qui sont visées ; à savoir, le commerce l’environnement. Pire, les convictions de Sylvie Goulard sur l’environnement sont aussi molles  que les montres de Dali. En matière de commerce, son expérience se limite à son passage à la Banque de France sorte de placard de luxe pour assurer de supers revenus à d’anciens responsables de l’administration mais qui est à  l’économie ce que McDo est à la gastronomie. On se demande  même pourquoi demeure encore une banque de France avec une monnaie unique. Pourquoi une telle candidature ? Sans doute pour rassurer Macron et la technostructure française. Avec elle,  on est certain qu’il n’y aura  pas d’initiative intempestive. Hors  dans les deux domaines visés, le commerce l’environnement, il aurait fallu quelqu’un au profil de  Borloo ;  c’est-à-dire en capacité d’impulser un nouveau dynamisme européen. Il y a urgence dans la mesure la croissance française comme la croissance européenne risque de friser la récession vers fin  2020. Il convient aussi d’élaborer une stratégie un peu plus cohérente à propos du commerce international et des accords commerciaux. Pour l’environnement, tout reste à faire car en dehors des discours,  les pratiques notamment françaises sont complètement contradictoires.

Il revient désormais à l’ancienne ministre allemande d’accepter ou non les dossiers soumis par les Etats membres puis d’attribuer aux candidats retenus un portefeuille dans l’équipe qui entrera en fonctions le 1er novembre prochain.

La France a livré le nom de sa candidate avec retard, la date limite étant fixée au 26 août. Ex-députée européenne élue sous les couleurs du MoDem et désormais sous-gouverneure de la Banque de France, Sylvie Goulard, 54 ans, a dirigé le ministère des Armées pendant un mois, en 2017, avant de démissionner en raison des soupçons d’emplois fictifs du MoDem au Parlement européen.

“Elle a fait une grande partie de sa carrière dans les institutions européennes. Elle a une expérience dans l’eurosystème. Le travail qu’elle a fait est largement reconnu pour sa qualité. Elle peut incarner le projet européen de la France”, souligne-t-on à l’Elysée. “On est à un moment européen qui est crucial, on a besoin de gens qui ont l’expérience et la vision pour participer à ce rôle moteur”, fait-on valoir. Macon prend aussi un risque de poursuite judiciaire de l’intéressé en France même si la tendance actuelle est clairement pour le pouvoir d’enterrer toutes les affaires politiques ou financières.

La présidence française estime que l’enquête préliminaire dans laquelle elle est citée n’est pas un obstacle. “Pour l’instant, ça n’a débouché sur aucune conséquence concrète, ni en France ni au niveau européen”, explique-t-on.

La porte-parole du gouvernement français, Sibeth Ndiaye, a déclaré par ailleurs que la candidate pourrait s’expliquer sur le sujet devant les parlementaires européens dans le cadre des auditions prévues. “Nul doute qu’elle aura à coeur elle-même de s’expliquer sur ce sujet”, a-t-elle dit lors du compte rendu du conseil des ministres.

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