Macron : après le monarque le « concertateur »

Macron : après le monarque le « concertateur »

Sans doute macron envisage-t-il la politique comme une sorte de théâtre. Après avoir occupé la posture de monarque de l’acte de son mandat,  il ce propose maintenant de devenir le grand concertateur. Macon veut en effet désormais continuer ses réformes mais dans le cadre d’un débat, sans doute dans le style de celui qu’il avait lancé suite au mouvement des gilets jaunes. Autant dire un débat relativement virtuel et limité et dont de toute façon on ne tient pas compte des conclusions. Une espèce d’opération de grande communication ou de cirque électoral où Macron pourra encore se mettre en scène en multipliant les réunions soit dans les communes, soit avec certaines catégories sociales étant entendu que le public est soigneusement défini. Macron veut désormais faire aussi  dans la simplicité et la vigilance. Il promet même de ne plus provoquer par des paroles agressives. C’est en tout cas ce qu’il a déclaré lors du conseil des ministres. Une sorte d’autocritique voire de confession publique à laquelle on ne peut guère accorder de crédit quand on connaît la personnalité de l’intéressé qui confond évidemment la démocratie républicaine avec la monarchie.

S’il fallait une preuve, il suffirait de voir comment il s’entoure. Pour l’essentiel essentiellement des courtisans sans grande envergure et surtout pas de contre-pouvoir. pour s’en persuader il suffit de se rappeler avec quel mépris et quelle brutalité Macron a rejeté Borloo et son rapport sur les banlieues. Il en est de même concernant le rapport Delevoye  sur les retraites. Ce dernier qui ont pourtant mené une large concertation a du plier  devant l’exigence de Macon de modifier l’âge effectif de départ en retraite. Bien que réaffirmée ce  départ à 62 ans constitue une énorme fumisterie.

Macron a cependant engagé le gouvernement mercredi, lors du conseil des ministres de rentrée, sur le chemin de la « transformation du pays » via de « nouvelles méthodes » visant à répondre par la « concertation » aux « craintes » des Français.

Le  chef de l’Etat a appelé le gouvernement à un “devoir de vigilance” face aux inquiétudes des Français qui se sont exprimées lors de la crise des “Gilets jaunes”. Il a réaffirmé sa “détermination à mener les réformes” pour “transformer en profondeur notre pays avec le souci constant du respect des différentes parties prenantes, du dialogue et de la concertation”, a ajouté Sibeth Ndiaye. “Il a souhaité que ces nouvelles méthodes d’action soient emblématiques de la seconde partie de son quinquennat.”

Emmanuel Macron a demandé aux ministres de “se mettre en capacité de répondre aux craintes qui s’expriment” dans certains secteurs, a-t-elle poursuivi, citant les services des urgences dans La porte-parole a confirmé la concertation programmée sur les retraites évoquée plus tôt dans la journée par la ministre de la Santé, Agnès Buzyn.“L’objectif est à la fois de présenter les principes de cette réforme aux Français et les faire réagir”, a-t-elle dit.

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