Croissance mondiale : risque de récession

Croissance  mondiale : risque de   récession

 

 

Depuis maintenant presque un an, certains observateurs qui ne se limitent pas à reprendre bêtement les projections des institutionnels ne cessent d’attirer l’attention sur la phase baissière de l’augmentation du PIB. Cette tendance vaut toutes les économies dans le monde. Plusieurs phénomènes, d’abord la fin d’un cycle classique de croissance qui n’a pu être prolongée que grâce à une politique monétaire très accommodante. Aujourd’hui l’endettement global public et privé atteint des limites qui nécessairement vont peser sur les équilibres. La politique des taux bas voire négatifs accroissent encore le risque d’éclatement des bulles. S’ajoutent à cela des évolutions géo stratégiques qui menacent la paix en tout cas les rapports entre grandes zones. La mode générale est au repli nationaliste, ce qui perturbe de manière sensible le commerce international ; témoin le tassement économique en particulier en Chine. Un tassement qui se répercute sur l’union ‘européenne et en particulier l’Allemagne qui a enregistré  moins  0,1% de croissance au second trimestre.  En raison de sa puissance industrielle et du volume de ses exportations l’Allemagne sans doute le pays européen qui souffre le plus du tassement économique mondial. La banque centrale allemande avait déjà révisé de manière drastique ses prévisions de croissance en espérant plus désormais que 0,6% du produit intérieur brut (PIB) allemand en 2019, soit bien en dessous de sa précédente prévision d’une croissance de 1,6% donnée en décembre. “L’économie allemande connaît actuellement un ralentissement marqué”, a indiqué la banque centrale à l’occasion de l’actualisation biannuelle de ses projections. “C’est principalement dû à un ralentissement dans l’industrie, où la faible croissance des exportations se fait sentir”.

Avec le recul de son PIB au printemps, le pays rejoint la Grande-Bretagne, dont l’économie s’est également contractée d’avril à juin (-0,2%). En zone euro, l’élève modèle de la dernière décennie fait désormais figure de boulet, faisant moins bien que l’Italie (0%) et la France (+0,2%) lors du trimestre écoulé.

Les craintes sur la croissance française se confirment donc aussi  et sont enfin  prises en compte car le Pib n’a gagné que  0,2% au deuxième trimestre 2019.  Même  coup de frein de l’activité chez les autres voisins européens. La Banque de France, qui tablait initialement sur une progression de 0,4%, avait déjà révisé à la baisse ses prévisions de croissance pour la période. Ces projections s’alignent donc avec celles de l’Insee qui a également prévu un ralentissement de l’économie française en fin d’année. Finalement la croissance devrait tourner autour de 1% en 2019.

 

Se pose enfin un problème fondamental à savoir les conditions de répartition de la richesse dans le monde. Aujourd’hui on arrive aux limites raisonnables de la concentration des richesses alors qu’inversement se développe souvent dans les mêmes pays une misère sociale. Mais cette accumulation de richesse est stérile pour la croissance. Les 1 % les plus riches possèdent désormais un peu plus de la moitié (50,1 %) de la fortune mondiale des ménages. 6,4 % La richesse mondiale totale s’est accrue de 6,4 % pour atteindre 28 000 milliards de dollars américains au cours des douze derniers mois.

 

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