• Accueil
  • > Archives pour juillet 2019

Archive mensuelle de juillet 2019

Page 16 sur 17

Juin 2019 : le plus chaud dans le monde

Juin 2019 : le plus chaud dans le monde

Selon les données du service européen Copernicus sur le changement climatique, le mercure est monté au mois de juin 0,1°C plus haut que le précédent record pour un mois de juin (2016), mais c’est surtout l’Europe qui a eu chaud, avec une température d’environ 2°C  Plusieurs records ont été battus la semaine dernière dans plusieurs pays européens étouffés par la chaleur en raison notamment d’un air chaud venu du Sahara. Les températures ont dépassé les normales saisonnières de 10°C en Allemagne, dans le nord de l’Espagne et de l’Italie, et en France, qui a atteint le record absolu de 45,9°C vendredi. L’équipe de Copernicus a noté qu’il était difficile d’attribuer ce record « directement » au changement climatique, mais une équipe de scientifiques qui s’est penchée sur la canicule française a conclu mardi qu’elle était « au moins cinq fois plus probable » que si l’Homme n’avait pas altéré le climat. Combinant des données satellite et des données historiques, le service européen Copernicus a estimé que la température du mois de juin en Europe a été de 3°C supérieure que la moyenne entre 1850 et 1900.

Eau potable : 23 mesurettes de de Rugy contre le gaspillage

Eau potable : 23 mesurettes de de Rugy contre le gaspillage

 

François de Rugy a présenté lundi 23 mesurettes concernant l’usage de l’eau potable. Il  va surtout autoriser l’augmentation des tarifs et de ressortir le fantôme du gaspillage de l’eau pour laver les voitures ; (en fait 20 l suffisent !). Bref on ressort le signal prix cher aux économistes libéraux alors que c’est la régulation qui devrait s’imposer pour l’usage de ce bien précieux qu’est l’eau potable.  Les collectivités pourront faire varier les tarifs en fonction de la consommation, des saisons ou pour les résidences secondaires. En clair, le prix de l’eau augmenterait à partir de certains seuils pour pénaliser les gros consommateurs ayant une piscine ou lavant souvent leurs voitures ! En contrepartie, la mise en place d’une tarification sociale de l’eau pour les ménages les plus modestes, pour l’instant au stade de l’expérimentation, devrait être généralisée. « On propose de faire évoluer la tarification pour tout le monde », aussi les usagers agricoles et industriels, a assuré la secrétaire d’État à la Transition écologique, Emmanuelle Wargon. Une autre piste envisagée est de faciliter les usages des eaux de pluie, des eaux retraitées par les stations d’épuration ou encore les eaux domestiques dites « grises » (douche, lavabo, lave linge…) pour arroser des pelouses. A partir de 2022, les bâtiments neufs devraient intégrer « une exigence en matière d’économie d’eau ».  Des retenues d’eau pourront être créées, mais uniquement si elles répondent à plusieurs besoins. « Il n’y a absolument rien d’obligatoire, de contraignant, les agences de bassin étant seulement « invitées » à prendre en compte les incitations aux économies d’eau dans leurs taux de redevance » pour l’agriculture et l’industrie, regrette Alain Bazot, président d’UFC-Que Choisir. « Le financement de la politique de l’eau (est) actuellement payé à 86% via la facture des consommateurs », rappelle-t-il. L’association demande que les agriculteurs paient pour la dépollution d’eau potable.

Électricité : et encore une hausse

Électricité : et encore une hausse

D’une certaine manière le gouvernement reprend d’une main ce qu’il a accordé de l’autre. En effet si le pouvoir à annoncer à grand renfort de trompettes une certaine diminution des impôts, plus discrètement il a augmenté très fortement les tarifs de l’électricité. Après une hausse de 5,9% entrée en vigueur le 1er juin, les tarifs réglementés de l’électricité pourraient encore augmenter. Mardi 2 juillet, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) a proposé une hausse moyenne de 1,23%, à compter du 1er août. Plus précisément, la hausse serait de 1,26% TTC pour les clients particuliers et de 1,10% TTC pour les clients petits professionnels.  Cette proposition de hausse attendue, proposée aux ministres de l’Energie et de l’Economie, doit ensuite être présentée au Conseil supérieur de l’énergie. Cette hausse est destinée à couvrir notamment l’utilisation des réseaux publics de transport et distribution de l’énergie. Outre le coût du transport, cette proposition tarifaire intègre l’évolution des coûts commerciaux d’EDF et des coûts des certificats d’économie d’énergie, précise la CRE. Le tarif du transport est fixé à l’avance pour quatre ans.

Quelque 76% des usagers sont aujourd’hui concernés par les tarifs réglementés de l’électricité.

Sondage: Macron remonte grâce aux commémorations et aux médailles

Sondage: Macron remonte grâce aux commémorations et aux médailles

 

 

 

Un nouveau bon en avant de Macron d’après un sondage IFOP pour les très complaisants médias Paris-Match et Sud-Radio (toujours en pointe pour souligner les remontées de Macron !). Une remontée due en grande partie à l’omniprésence de Macron dans les médias et qui à dessein a multiplié les commémorations et la distribution de médailles. Des médailles parfois justifiées quand elles concernaient des personnalités qui ont réellement servi l’intérêt général mais plutôt douteux quand il s’agit de gens du showbiz ou de sportifs. Macon a largement distribué les récompenses alors qu’il avait plutôt promis d’être davantage rigoureux en matière de distribution des distinctions Avec 38% de jugements favorables sur son action et 62% (-6) des personnes interrogées d’un avis contraire, le chef de l’Etat gagne au total 9 points depuis le mois d’avril et la fin du grand débat.
L’enquête a été réalisée en ligne du 26 au 27 juin auprès de 1002 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas, avec une marge d’erreur de 1,4 à 3,1 points.

Boris Johnson et l’union économique : le beurre et l’argent du beurre

Boris Johnson et l’union économique : le beurre et l’argent du beurre

 

Le positionnement de Boris Johnson est pour le moins curieux même s’il faut s’attendre à tout de la part de ce provocateur. En fait, il veut un accord avec un libre accès au marché européen sans droit de douane. Bref il veut continuer de profiter des avantages de l’union mais surtout sans ses inconvénients c’est-à-dire ses obligations. S’il devient Premier ministre, Boris Johnson proposera à l’Union européenne (UE) d’ouvrir immédiatement des négociations pour établir un accord de libre-échange et si Bruxelles refuse, le Royaume-Uni optera pour un Brexit sans accord le 31 octobre, a déclaré mardi Iain Duncan Smith le directeur de campagne de l’ancien ministre des Affaires étrangères.« Ce que Boris a dit clairement, c’est cela : ‘Nous n’allons pas revenir en arrière et renégocier (l’accord de Brexit conclu entre Theresa May et l’UE) », a dit Iain Duncan Smith à la chaîne Sky News.« Ce que nous allons faire, c’est mettre sur la table une proposition différente et leur dire: ‘Écoutez, nous voulons un accord de libre-échange. Nous pouvons commencer à en parler dès à présent si vous êtes sérieux et si vous voulez avoir un processus qui signifie que nous ne terminons pas… avec des droits de douane après le 31 octobre. Si c’est ce que vous voulez, nous sommes prêts à discuter », a-t-il poursuivi. L’Union européenne a jusqu’à présent refusé d’entamer des négociations sur ses futures relations avec le Royaume-Uni tant que l’accord de Brexit n’aura pas été ratifié.

Conforama : la conséquence d’Amazon !! (secrétaire d’Etat au commerce)

Conforama : la conséquence d’Amazon !!  (secrétaire d’Etat au commerce)

 

Une  idiotie de plus en provenance du gouvernement, cette fois de la secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances, Agnès Pannier-Runacher. Cette dernière considère en effet que les 1900 suppressions d’emplois à Conforama sont la conséquence de la création de 1800 autres emplois qui vont être créés par Amazon. Première observation les 1900 suppressions d’emplois à Conforama sont effectives  depuis hier alors  que les créations chez Amazon sont encore au stade de projet. La secrétaire d’État oublie aussi que la direction de Conforama est responsable d’erreurs stratégiques fondamentales qui lui ont fait accumuler les déficits. Il y a aussi le fait que la clientèle de Conforama n’est pas le cœur de cible d’Amazon (qui par contre va détruite nombre de secteurs d’autres activités). Il faudrait aussi ajouter que la crise n’est pas pour rien dans les difficultés que traversent certains magasins. En effet face aux incertitudes nombre de Français préfèrent épargner plutôt que d’investir notamment dans les équipements de ménage. “Les magasins traditionnels font face effectivement à une transformation très profonde”, a déclaré Agnès Pannier-Runacher à Sud-Radio. “Et c’est vrai que la coïncidence des deux chiffres, 1.800 recrutements chez Amazon, 1.900 suppressions d’emplois chez Conforama, montre bien cette transformation.” D’une manière aussi de dédouaner la politique gouvernementale. Dans un communiqué publié mardi, Conforama confirme “la fermeture de magasins déficitaires et sans espoir de redressement : 32 magasins Conforama et 10 magasins Maison Dépôt”, assortie de la suppression de 1.900 emplois. L’enseigne ajoute que ses “164 autres magasins permettraient de conserver un fort maillage du territoire français”.

Mercosur : recul provisoire du gouvernement

 

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que l’union économique et la France ont été surpris par le niveau des oppositions au projet d’accord commercial Mercosur entre  l’Europe et l’Amérique du Sud. Du coup le gouvernement essaie maintenant de ramer à contre-courant et déclare que la France ne signera pas « à n’importe quel prix ». Traduction : elle signera sans doute mais avec quelques aménagements de forme concernant la problématique agricole comme l’avait initialement déclaré Macron. Des accommodements de toute façon dérisoires car l’union européenne n’aura jamais les moyens de vérifier les conditions locales de production notamment en matière d’hygiène, de santé ou de prise en compte de l’environnement. “Il n’y aura pas d’accord à n’importe quel prix et l’histoire n’est pas terminée”, a déclaré le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. “Le gouvernement tout entier et moi-même serons vigilants. Je ne serai pas le ministre de l’Agriculture qui aura sacrifié l’agriculture française sur l’autel d’un accord international.”“Cet accord ne pourra pas être signé si, au niveau du boeuf (…), on n’a pas de certitudes sur la traçabilité”, a-t-il poursuivi. Et “déstabiliser la filière sucrière aujourd’hui, tellement elle est en difficulté, ce ne serait pas acceptable». Quelques minutes plus tôt, le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian avait estimé que la précipitation n’était pas “toujours bonne conseillère” et prévenu que la France jugerait “sur pièces”.

“Même si les dispositions que l’on croit connaître de cet accord offrent des opportunités économiques importantes à nos exportateurs, il ne faut pas le négliger, il n’empêche qu’à cet instant, la France demande à voir”, a-t-il poursuivi, faisant écho aux propos tenus dans la matinée par la porte-parole du gouvernement.

Invitée de BFM TV-RMC, Sibeth Ndiaye avait fait savoir que la France “pour l’instant n’[était] pas prête à ratifier” cet accord qui, pour entrer en vigueur, doit encore être ratifié par chaque Etat membre de l’UE et le Parlement européen. La vérité c’est que le gouvernement craint par-dessus tout un mouvement de protestation du milieu agricole dans une période où les tensions sociales sont encore loin d’être apaisées notamment dans la perspective de la réforme de l’ASSEDIC et plus encore en prévision de la réforme des retraites.

Municipales: à Bordeaux, LaREM veut récupérer la dépouille politique de Juppé

Municipales: à Bordeaux, LaREM veut récupérer la dépouille politique de Juppé

 

 

-on comprend aujourd’hui peut-être mieux la signification de la nomination d’Alain Juppé au conseil constitutionnel. Ce dernier s’est dit très honoré par un poste qui  marquera la fin de sa carrière. En réalité il s’agit d’une voie de garage qui satisfait la république en marche. Le parti de Macron s’est ainsi débarrassé de la figure incontournable de Bordeaux pour y ses partisans. Pour preuve,  es investitures dévoilées lundi par République En Marche (LaREM) en vue des élections municipales installent une équation inédite à Bordeaux en plaçant Thomas Cazenave face au successeur d’Alain Juppé, Nicolas Florian (LR), lui-même soutenu localement par le MoDem, membre de la majorité présidentielle. En adoubant Thomas Cazenave, actuel délégué interministériel en charge de la réforme de l’Etat, le parti présidentiel tente de ravir une métropole de 250.000 habitants, symbole de modération politique et a priori “Macron compatible». Ceux qui espéraient une alliance entre les Républicains modérés, héritiers d’Alain Juppé, LaREM, le MoDem et l’UDI en sont pour leurs frais. Haut fonctionnaire de 41 ans, l’oligarque  Thomas Cazenave affirme aussi ne pas partager “un certain nombre de valeurs, un certain nombre de visions” avec Nicolas Florian, son concurrent. Fabien Robert, premier adjoint de Nicolas Florian et président du MoDem Gironde, dédramatise l’événement. “La République en marche est notre allié, mais nous n’avons pas d’allié exclusif. Nous concluons des alliances sur projet”, a-t-il dit à Reuters en écho à François Bayrou. A ses yeux, si LaREM et MoDem ne sont “pas tout à fait alignés” dans certaines grandes villes, cela “n’empêchera pas de continuer à porter un projet cohérent au niveau national.”  Un sondage réalisé en mai par l’Ifop donnait Nicolas Florian en tête au premier tour avec 45% des voix devant le conseiller municipal Europe Ecologie-Les Verts Pierre Hurmic, à 14%. Thomas Cazenave récoltait alors 8% des intentions de vote.

BCE : Christine Lagarde totalement compétente ! (Macron)

BCE : Christine  Lagarde totalement compétente (Macron)

 

Comme c’est un peu à l’arraché qui a été obtenu le poste de présidente de la banque centrale européenne, Macron force un peu le trait en soulignant la compétence de Christine Lagarde. Lagarde est totalement compétente a-t-il déclaré. Sans doute pour dissiper les interrogations dans la mesure où ce poste n’est pas attribué cette fois un banquier central. En réalité la compétence de Christine Lagarde peut être discutée dans la mesure où elle n’est ni banquière centrale, ni même économiste. Elle était avocate d’affaires aux États-Unis et avait surtout le mérite de parler un anglais presque parfait. Pour le reste,  on peut s’interroger. Alain Minc, le conseiller des princes, avait l’habitude de dire que  sa principale qualité était de savoir lire les communiqués de Bercy ! Un exercice qu’elle a aussi pratiqué au FMI qui grouille d’experts, eux, très compétents. Il faut en effet se souvenir des quelques écarts de langage de Christine Lagarde qui face à la crise énergétique conseillait en son temps de prendre son vélo ! Par ailleurs elle n’a pas été trop regardante (sans doute à la demande pressante de Sarkozy) pour les 400 millions accordés à tapie. Pour cela elle a été jugée par la très curieuse cour de justice qui enterre les affaires politico-financières. Une cour qui a seulement considéré qu’elle avait fait preuve « d’un peu de négligence ». Une négligence à 400 millions et dont elle aimerait bien qu’on fasse porter le chapeau à son directeur de cabinet actuellement PDG d’Orange. La vérité c’est que Christine Lagarde n’a ni formation, ni expérience en matière économique. Comme elle est particulièrement prudente elle se contentera de lire les communiqués des experts qui l’entourent. La seule question qui se pose de savoir si elle penchera pour une politique monétaire accommodante comme le souhaite la France au contraire une politique plus rigoureuse pour soutenir l’euro comme le souhaitent les Allemands.

 

 

UE: une allemande présidente de la commission, pourquoi ?

UE: une allemande présidente de la commission, pourquoi ?

 

Evidemment aujourd’hui,  tout le monde se félicité pour la nomination des nouveaux responsables européens. En fait,  les grands médias se contentent de reprendre intégralement les dépêches d’agence et les déclarations des chefs d’État notamment celle de Macron. Macron qui hier attribuait l’échec des négociations à la plupart de ses collègues européens mais qui aujourd’hui déclare être l’acteur principal du compromis qui s’est dégagé. C’est même lui qui aurait eu l’idée de mettre d’Ursula von der Leyen à la présidence de la Commission. Il est vrai que l’Allemagne pensait un autre candidat qui n’a pu recueillir le soutien nécessaire. L’essentiel pour l’Allemagne était cependant de récupérer très stratégique poste de président de la commission européenne. Pourquoi ? Tout simplement parce que c’est la commission qui impulse les négociations pour les accords de libre-échange. l’Allemagne a un impérieux besoin de ces accords pour vendre notamment ses automobiles et ses machines outils. Les exportations allemandes sont aujourd’hui fortement affectées par les tentations protectionnistes notamment des États-Unis et indirectement de la Chine. Ce n’est pas par hasard si l’Allemagne a été très favorable au CETA, accord entre l’union européenne et le Canada entré en vigueur alors qu’il n’a même pas été ratifié par les Etats ! De la même manière,  l’Allemagne est très favorable à l’accord Mercosur passé avec les pays d’Amérique du Sud. Il est vraisemblable aussi que l’Allemagne va militer très fortement pour trouver un accord avec les États-Unis. En effet les menaces de Trump visent surtout  l’Allemagne. Après l’euphorie classique qui suit toute nouvelle nomination, l’Europe risque de se réveiller en constatant que l’Allemagne reprend les commandes de l’Europe. On objectera que la France a obtenu le poste de présidente de la banque centrale européenne. Un poste qui n’est pas dérisoire mais qui n’est pas aussi stratégique que celui de la commission. En outre,  il restera à vérifier si Christine Lagarde est plus proche des thèses françaises que des thèses allemandes concernant la rigueur de gestion de l’euro. En clair si Christine Lagarde favorise une politique accommodante ou un haut niveau de la monnaie.

 

Actu, infos, économie, social, politique : articles les plus lus

 

Municipales : Bordeaux, Clermont-Ferrand, Vannes… le grand parachutage de LREM

Municipales :  Bordeaux, Clermont-Ferrand, Vannes… le grand parachutage de LREM

Il n’est pas étonnant que les responsables locaux de la république en marche n’aient  pas leur mot à dire concernant les candidatures aux municipales car le parti de Macron est en train d’organiser un vaste parachutage de personnalités qui lui sont proches. Les désignations de candidats sont de la responsabilité exclusive d’un comité central qui en quelque sorte attribue les villes aux amis. Depuis la deuxième guerre mondiale, on aura rarement assisté à une telle entreprise de parachutage. On objectera que ce n’est pas la première fois que des partis expédient en province des oligarques en recherche de légitimité. Mais la ou le parti en marche se distingue , c’est qu’il laisse son comité central d’investiture décider seul des têtes de liste pour les élections locales. Bref la nouvelle démocratie inspirée sans doute par les méthodes communistes. Le fameux comité central d’investiture à en effet annoncé ce lundi soir une nouvelle salve de candidats pour les élections de mars 2020, deux semaines après la première . Une nouvelle fois, 19 candidats ont été investis par le bureau exécutif du parti, qui a validé les décisions de la commission nationale d’investiture mise en place début juin.

Réchauffement climatique : 80 millions d’emplois menacés (OIT)

 Réchauffement climatique : 80 millions d’emplois menacés (OIT)

Catherine Saget, cheffe d’équipe au département de la recherche de l’OIT qui vient de sortir un rapport sur les conséquences du réchauffement climatique s’explique dans uen interview à   franceinfo.

 

 Est-ce que le réchauffement climatique va nous coûter cher ?

 

 

Catherine Saget : Il nous coûte déjà cher ! On estime qu’en 1995, la perte des heures travaillées atteignait déjà 1,4%, un chiffre très élevé. En 2030, le réchauffement climatique va engendrer la perte de 80 millions d’emplois. On peut comparer aux 170 millions de chômeurs dans le monde à l’heure actuelle… Sachant que c’est une estimation globale, mais il y a des pays qui sont extrêmement touchés. Or ce sont déjà des pays qui ont un déficit de travail décent, qui n’ont pas de système de sécurité sociale développé. Les pays les plus pauvres vont être aussi les plus impactés.

Comment avez-vous calculé ?

Pour tous les travailleurs, on connaît le secteur d’activité, mais aussi le niveau de température de la localité du travailleur. On sait aussi globalement de combien baisse la productivité pour chaque niveau d’effort et de température. On peut donc agréger les pertes de productivité pour tous les travailleurs. Par exemple, pour un travailleur agricole, la productivité baisse de 50% vers une température de 35°C. Il perd donc une demi-heure de travail toutes les heures. C’est comme cela qu’on arrive à cette estimation mondiale de 2,2% d’heures travaillées en moins en 2030. On commence à ralentir à 24°C et à 39°C, on ne peut tout simplement plus travailler.

Quelles sont les régions du monde qui seront les plus touchées ?

Les deux régions les plus touchées sont l’Asie du Sud et l’Afrique de l’Ouest, où la perte d’heures travaillées atteint 5%. Les pays occidentaux et l’Europe seront beaucoup moins touchés. On a très peu d’impact, sauf peut-être pour un pays comme l’Espagne. En revanche, en ce qui concerne les pics de chaleur ponctuels et les épisodes de canicule, là l’Europe est concernée. Pour un pays comme la France, l’effet resterait assez marginal, mais il y a quand même un effet très désagréable, avec ces vagues de chaleur de plus en plus régulières et intenses.

 

Evacuation musclée des écolos à Paris : enquête confiée à l’IGPN !

Evacuation musclée des écolos  à Paris :   enquête confiée à l’IGPN !

 

Suite à l’évacuation musclée (gaz lacrymogène en plein visage à quelques centimètres) sur le pont de Sully à Paris vendredi 28 juin, la justice a décidé d’une  enquête en la confiant à l’IGPN ! Or l’IGPN dépend directement du ministère de l’intérieur. . Pire, sa dirigeante Brigitte Jullien a toujours déclaré qu’il n’y avait pas de violences policières de la part des forces de l’ordre. Certes les militants écolos ne sont pas des enfants de chœur mais en la circonstance ils étaient simplement assis sur la chaussée (quelques dizaines) et ne constituaient pas vraiment une menace pour la république contrairement à ce qu’a laissé entendre le pseudo ministre de l’environnement De Rugy, toujours prêt à avaler une  couleuvre pour servir sa carrière.

L’enquête a donc été curieusement confiée à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN). Elle devra reconstituer la chaîne de commandement qui a donné le feu vert aux CRS pour utiliser les bombes lacrymogènes sur les visages des militants. Selon les informations de franceinfo, cet ordre vient des responsables de la permanence de la DOPC, direction de la préfecture de police de Paris chargée du maintien de l’ordre et de la circulation. L’enquête de la police des polices devra aussi s’intéresser aux rôles des manifestants présents, sur la vidéo et hors vidéo, dans tout ce quartier situé entre l’Institut du monde arabe et la place de la Bastille.

En 2019, les grandes fortunes s’enrichissent plus que les pauvres

En 2019, les grandes fortunes s’enrichissent plus que les pauvres

 

 

 

Une grande découverte, un grand média constate que les plus riches se sont enrichis davantage que les pauvres depuis le début de l’année, en France en particulier ; merci Macron !  Selon le Bloomberg Billionaires Index, qui classe les 500 plus grandes fortunes mondiales, les 14 ressortissants français du classement ont vu leur fortune cumulée augmenter de 35% sur les six premiers mois de l’année. Cela les place au premier rang mondial des plus fortes progressions, devant les grandes fortunes de Thaïlande (+33%) et de Singapour (+31%). Viennent ensuite les riches Japonais et Danois (+24%).parmi ces milliardaires français  trois personnes dominent: François Pinault, Françoise Bettencourt-Meyers et Bernard Arnault. Ce dernier, patron du groupe LVMH, est devenu en juin la troisième personne dont la fortune dépasse les 100 milliards de dollars, rejoignant ainsi Bill Gates et Jeff Bezos dans cette super élite. C’est la forte progression de l’action LVMH, +45% cette année, qui a permis à la fortune estimée de Bernard Arnault d’atteindre un tel niveau. Et ce cours de l’action LVMH s’explique par les bons résultats effectués par le groupe en 2018, avec des ventes en hausse de 10% dans le monde (à 46,8 milliards d’euros) ainsi que par sa capacité à séduire une clientèle de « millennials », qui représentent à eux-seuls entre 40 et 50% des ventes de Louis Vuitton. Avec 103 milliards de dollars, Bernard Arnault est donc la troisième fortune mondiale. Avec 56,9 milliards, Françoise Bettencourt Meyers se classe huitième alors que François Pinault est pour sa part 22ème avec 38,8 milliards d’euros.

Sommet de l’UE : Macron sermonne les chefs d’Etats européens

Sommet de l’UE : Macron sermonne les chefs d’Etats européens

C’est devenu une habitude, une sorte de réflexe chez Macron ; chaque fois que ses plans sont contrariés, il pique une colère. Cette fois c’est contre tous les chefs d’État européens qui n’ont pas pu encore se mettre d’accord pour distribuer les postes (notamment : la présidence de la Commission, celle du Conseil européen, de la Banque centrale européenne, ou encore de la diplomatie de l’Union). Le plus ridicule dans cette affaire c’est que Macron est lui-même responsable de cette incapacité à se décider. En effet Macron s’est notamment opposé aux nominations d’un Allemand à la tête de la commission, il n’est pas chaud non plus pour mettre un Allemand à la tête de la banque centrale européenne. L’Allemagne porte aussi une responsabilité pour s’être opposée à la nomination de Français. De ce fait,  se rabat sur des seconds couteaux mais même ces seconds couteaux sont contestés. Du coup, on pourrait se mettre d’accord sur des personnalités au profil assez transparent en provenance de petits pays. Ce qui s’est passé déjà lors  de la dernière législature quand on a choisi le sulfureux Luxembourgeois Juncker dont les décisions ont grandement fragilisé l’union économique. En cette fois Macron, encore partisan il y a peu d’un élargissement sans condition de l’union européenne, se rend compte un peu tard que cette Europe là et presque ingérable «On ne peut pas être un club de 28 qui se réunit sans jamais se décider. Il faut une méthode beaucoup plus efficace sur les grands sujets. » Il a par ailleurs taclé les gens continuant à évoquer un « élargissement européen quand on n’arrive pas à se mettre d’accord à 28. » Il a livré quelques éléments des coulisses des négociations. Emmanuel Macron a d’abord glissé: « Il est clair que cet échec est dû aux divisions et à des ambitions personnelles qui n’avaient pas leur place autour de la table. (…) La dynamique collective n’a pas existé, quand on a trop d’agendas cachés on n’y arrive pas. »

Gestion de l’eau : des mesurettes par de Rugy

Gestion de l’eau : des mesurettes   par de Rugy 

Comme pour la prise en charge globale de l’écologie, François de Rugy ministre de l’environnement va se satisfaire de mesurettes  concernant la gestion de l’eau. Un dossier qui ressort curieusement après une période de canicule.

Selon le ministère de la Transition écologique, le débit moyen des cours d’eau français devrait diminuer de 10 à 40% à horizon 2050-2070 comparé à aujourd’hui. Face à la raréfaction attendue de cette précieuse ressource, le gouvernement veut faire baisser les prélèvements de 10% d’ici cinq ans et de 25% d’ici 15 ans, par rapport aux 16 milliards de m3 prélevés annuellement pour l’agriculture et les usages domestiques. L’amalgame entre agriculture et usage domestique témoigne déjà de l’enfumage. En effet, 70 à 80 % de l’eau sont utilisés pour l’agriculture. Mais comme d’habitude dans les solutions on retrouvera l’histoire du lavage des voitures ! Le plus grand scandale dans l’usage de cette ressource précieuse,  c’est l’utilisation d’eau potable aussi bien pour l’agriculture que pour les particuliers (exemple l’utilisation de l’eau potable pour les WC.). Un autre scandale consiste à arroser en pleine chaleur et en plein jour des plantes comme le maïs dont les racines ne reçoivent en fait que de leur de 20 % de l’eau compte tenu de l’évaporation immédiate. Du coup le maïs qui il y a 50 ans était surtout localisé dans le sud-ouest s’est développé partout au détriment des  plantes de substitution beaucoup moins gourmandes en eau. Pour les particuliers la vraie révolution consisterait à mettre en place un double réseau, un réseau pour l’eau potable consommée pour l’alimentation, un réseau pour les autres usages. Les mesures prévues par le ministère pourraient être complétées par une augmentation de la tarification. Une manière de faire rentrer de l’argent dans des collectivités locales en difficultés de financement. Notons qu’on s’attaquera peu à la pollution de l’eau liée notamment aux épandages massifs de produits chimiques de toutes sortes car cela remettrait en cause le modèle industriel de l’agriculture.

Grève dans les Ehpad: pourquoi ?

Grève dans les Ehpad: pourquoi ?

 

 

Il y a de nombreux facteurs explicatifs au mécontentement des personnels des maisons de retraite et des services d’aide à domicile. Le principal, c’est sans doute l’évolution de la démographie caractérisé par un vieillissement de la population et une plus grande dépendance. Dans les EHPAD, il y a une vingtaine d’années le personnel prenait en charge moitié moins de résidents ; des résidents qui entrent désormais de plus en plus tard dans les maisons de retraite (autour de 85 ans pour y demeurer en moyenne autour de deux ans). Le nombre de résidents a évolué, la nature des pathologies et des dépendances également. Se pose aussi un énorme problème de financement global. La solution avancée consiste souvent à favoriser le maintien le plus longtemps possible à domicile. Le problème c’est que les services d’aide à domicile sont aussi en crise et on retrouve le même problème de financement. Il y a un manque chronique aussi de personnel d’aide à domicile. Des difficultés de recrutement aussi liées  à des conditions sociales très mauvaises en particulier pour les ADVF n’ont parfois qu’un quart d’heure pour intervenir sans parler des temps d’attente et des trajets mal ou non rémunérés. Dans les zones peu denses se posent aussi les problèmes liés à la désertification médicale. -PA et l’intersyndicale (CGT, FO, Solidaires, CFE-CGC, CFDT, FSU, CFTC, FA, Unsa, Ufas) qui ont appelé à cette journée de mobilisation, dénoncent un manque de moyens et des «sous-effectifs» au sein des Ehpad ainsi que des services d’aide à domicile. Ils réclament la création immédiate de 40.000 postes, pour moitié à domicile.

 

Conforama : 1.900 postes supprimés

Conforama : 1.900 postes supprimés

Conforama, propriété du groupe sud-africain Steinhoff, va supprimer 1.900 postes en France, où 32 magasins vont fermer, a déclaré lundi à Reuters un membre du syndicat Force ouvrière de l’entreprise. Sur les 32 magasins supprimés, représentant 1.050 emplois, huit se trouvent en région parisienne dont deux à Paris, a déclaré Didier Pienne, représentant FO du comité d’entreprise de Conforama. “C’est un plan dur. On ne s’attendait pas à ce que ça fasse autant de dégâts”, a-t-il souligné, annonçant pour mardi la tenue d’un comité central d’entreprise. Steinhoff est en grandes difficultés financières après avoir admis fin 2017 des irrégularités comptables qui ont provoqué une crise de liquidités et l’ouverture d’enquêtes dans le monde.

Mercosur : le mensonge permanent de Macron

Mercosur : le mensonge permanent de Macron

 

Les revirements et les contradictions de Macron sont devenus tellement courants qu’elles ne sont plus relevées par les médias. Des médias d’autant plus complaisants qu’ils appartiennent presque tous à des financiers qui soutiennent Macron. Le président de la république venait à peine de sermonner l’ensemble des chefs d’État de la planète à propos de l’insuffisante prise en charge des questions climatiques qu’aussitôt il annonçait la conclusion d’un accord de libre-échange.  - entre la Commission européenne et les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay, Uruguay). Pourtant Macron avait bien promis de mettre de côté les questions agricoles. Son ministre de l’agriculture avait même indiqué que la France ne signerait pas un accord qui porterait un tel préjudice à l’agriculture. Pourtant subitement l’accord honteux s’est transformé en accord acceptable. Une nouvelle trahison de Macron qui ne cesse de liquider l’économie française. Après avoir participé à la grande braderie de l’industrie (exemples Alstom ou Alcatel) Macron ouvre largement les portes de la France à l’industrie agricole sud-américaine. Même au sein du gouvernement et de la majorité des voix s’élèvent  pour dénoncer les contradictions de Macron qui une fois encore s’en tire  avec une pirouette en promettant une évaluation de cet accord. Il serait temps !

L chef de l’Etat a donc annoncé samedi le lancement “dans les prochains jours” d’une “évaluation indépendante, complète, transparente de cet accord, notamment sur l’environnement et la biodiversité pour que le suivi soit effectif et partagé avec tous nos concitoyens”.“Je considère que cet accord à ce stade est bon compte tenu du fait que les demandes que nous avions formulées ont été intégralement prises en compte par les négociateurs” mais “nous serons très vigilants sur toutes les rédactions finales”, a-t-il assuré en marge du G20 d’Osaka, au Japon. Si les contours de la mission d’évaluation restent flous, son objectif, lui, est clair – désamorcer les critiques des éleveurs, déjà échaudés par la volonté de l’exécutif de ratifier “dans les meilleurs délais” un autre accord contesté de libre-échange – entre le Canada et l’UE, le CETA.“Cette accumulation de mauvaises décisions ou marques de mépris pour les éleveurs bovins viande et le modèle de production vertueux qu’ils s’efforcent de préserver en France a assez duré”, a dit Bruno Dufayet, président de la fédération nationale bovine (FNB). “Un point de rupture a été atteint”. “Notre exaspération et notre colère, nous allons désormais dans les prochaines semaines et les prochains mois fortement l’exprimer”, a-t-il ajouté ce week-end, sans donner plus de précisions sur la forme que cette exaspération prendrait. Dans le collimateur des éleveurs français, l’arrivée de 99.000 tonnes de viande bovine par an – imposées au taux préférentiel de 7,5% – en provenance d’Amérique du Sud, qui est considérée comme une “concurrence déloyale». Prenant soin de préciser qu’il s’exprimait “à titre personnel”, le député LaREM Jean-Baptiste Moreau lui a emboîté le pas dans une interview au Monde publiée lundi matin. “Cet accord est signé par une Commission européenne en bout de course, sur un mandat de travail qui date d’il y a vingt ans”, fustige-t-il. “On a l’impression d’un passage en force. C’est cette Europe-là que les gens ont repoussée depuis des années. Cette Europe-là a provoqué le Brexit. Est-ce qu’on continue avec les mêmes âneries qu’on a faites depuis vingt ans ?”

1...1314151617



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol