Les cryptomonnaies : menaces pour les banques et les Etats

Les cryptomonnaies : menaces pour les banques et les Etats

 

 

 

Le G7 qui vient de se réunir à Chantilly en France a décidé de bloquer provisoirement le développement des cryptomonnaies  et en particulier le Libra de Facebook tant que les conditions réglementaires n’auront pas été précisées au plan international. Les cryptomonnaies présentent un triple risque : pour les banques dont l’intermédiation n’est plus nécessaire, pour les Etats qui perdent ainsi un des rares instruments qui leur restent pour affirmer leur souveraineté, enfin pour les banques centrales dont l’activité pourrait se réduire à pas grand-chose.  Dans un courrier en date du 19 juin le ministre de l’économie avait demandé  de mettre en place un groupe de travail « de représentants de haut niveau des banques centrales des pays appartenant au G7 [Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni], ainsi que de représentants du FMI et de la Présidence française du G7».Le groupe devra « livrer un rapport d’ici à la fin de la présidence française du G7 » soit d’ici à la fin de l’année, et dresser un premier état des réflexions « oral ou écrit, lors de la réunion du G7 [Finances] à Chantilly à la mi-juillet.». Ce premier bilan a abouti à la décision de geler les projets de développement des crypto menées et d’abord du Libra de  Facebook. Facebook

Le groupe de travails du G7 à pour objet d’examiner dans les prochains mois « les défis soulevés l’émergence des stable coins, notamment sur le front réglementaire». « La taskforce devra examiner les exigences anti-blanchiment, mais aussi celles de protection des consommateurs, de résilience opérationnelle, ainsi que les éventuelles questions de transmission de la politique monétaire » a précisé le gouverneur. Un mois après la présentation du projet Libra par le groupe de Mark Zuckerberg, les participants ont partagé leurs “inquiétudes très fortes” suscitées par ce projet, tant sur le plan technique que sur le plan politique, a déclaré le ministre français de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire à la presse à l’issue de la première demi-journée de discussions.

Au-delà de ces réserves, le ministre, qui s’exprimait en anglais, a aussi fait état de convergences de vues sur la nécessité d’agir très rapidement pour adapter le cadre réglementaire, tout en reconnaissant que des progrès doivent encore être faits sur les systèmes de paiement actuels.“Aujourd’hui, je le dis très clairement, les conditions ne sont pas réunies pour que cette monnaie Libra telle qu’elle a été proposée par Facebook puisse être en fonction”, avait prévenu Bruno Le Maire devant les journalistes à l’ouverture du G7 Finances qu’il préside. Depuis la présentation de cette initiative mi-juin, régulateurs, banquiers centraux et gouvernements à travers le monde ont fait part de leurs réserves, évoquant notamment les risques en matière de lutte contre le blanchiment, de protection des données ou de sécurité des transactions. Mais les responsables politiques craignent également de voir des géants du numérique disposant d’une capitalisation parfois supérieure à la richesse de certains pays empiéter sur les prérogatives des Etats, une inquiétude qui s’est accentuée depuis la présentation du projet Libra.

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