Le bio et le local à toutes les sauces

Le bio et le local à toutes les sauces

 

 

On vient d’apprendre que de façon assez conséquente, des fraises du Lot-et-Garonne venaient en fait d’Espagne. C’est vrai pour de nombreux fruits et légumes. C’est même vrai pour les truffes du Périgord dont une grande partie vient aussi d’Espagne. Les produits français sont-ils pour autant meilleurs ? Sans doute pas forcément, tout dépend de la dose d’engrais et de pesticides qu’avalent les plantes. Il semblerait toutefois que les contrôles sanitaires français soient un peu plus sérieux qu’en Espagne au Maroc ou dans des zones encore plus exotiques. Pour les produits locaux c’est un peu la jungle. On peut très bien produire de la viande locale avec du soja aux OGM. Pas sûr donc que les aliments soient produits à proximité, sans excès chimique. Le bio existe bien sûr et se développe même à un rythme en France qui contraint à en importer massivement. S’agit-il alors vraiment de bio quand le produit justifie des transports et des emballages particulièrement polluants. Comme d’habitude, Leclerc fait très fort avec en première page de sa dernière pub : « on peut manger bio, boire bio, goûter bio, se laver bio sourire bio, s’hydrater bio, presser bio, assaisonner, picorer bio, mélanger bio etc. »  ne manque plus que respirer, penser, pisser bio.  Bref c’est la grande vague un taxe de la mode bio. Notons que sur la photo de la pub figurent des bananes lisses comme du plastique et qui ont dû échapper au traitement de DTT encore en vigueur dans de nombreuses exploitations bananières industrielles. Subitement tout est devenu bio, même les prix qui ont pris un petit coup au passage. Certes on ne peut que ce réjouir sans doute de la tendance à vouloir manger et utiliser des produits plus naturels. Reste que le vrai bio constitue sauf rares exceptions une fumisterie ;  exemple quand des animaux sont élevés avec du soja au OGM provenant du Brésil ou d’ailleurs. Une partie non négligeable des engrais et autres pesticides s’évaporent avec l’eau et viennent arroser toutes les plantes sans distinction. Sans parler de la pollution  des nappes profondes. Peut-on considérer qu’un produit est bio quand,  par exemple, il a effectué des milliers et des milliers de kilomètres, subi aussi des transformations sans parler de ses conditions réelles de production. Le total bio n’existe sans doute pas car tout est plus ou moins contaminé y compris par les l’emballage et les manipulations. Dans le bio encore plus qu’ailleurs les références constituent une véritable jungle et  sont complètement bidons. L’idéal est encore, quand c’est possible, de consommer des produits locaux dont on connaît les producteurs (et ce n’est pas toujours une garantie suffisante). Pour un peu les grandes marques nous vendraient l’amour bio si elles pouvaient ! A quand les capotes bio ?

 

 

 

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