Archive mensuelle de avril 2019

Page 3 sur 17

Macron : Une douzaine de mesures noyées dans une bouillie verbale

Macron : Une douzaine de mesures noyées dans une bouillie verbale

 

Comme souvent,  Macron s’est livré à un exercice interminable de plusieurs heures où finalement les 12 mesures annoncées ont été  noyées  par cette espèce de bouillie verbale, cocktail de considérations pseudo-philosophiques,  de justifications technocratiques et de propos de bistrot. Macron est évidemment victime du fait qu’il confond le rôle du président et du Premier ministre. Dans certains cas,  il demeure dans le vague le plus absolu dans d’autres contraires il s’enfonce dans un niveau de détail qui ne relève pas de sa responsabilité. Bref, une intervention particulièrement mal structurée qui comporte quelques avancées mais qui sont loin d’être à la hauteur de la crise économique, sociale et politique. Par ailleurs, on voit mal comment Macron trouvera les moyens de financer certaines mesures sans accroître les déséquilibres. Par exemple, la volonté de Macron d’augmenter le temps de travail porte surtout sur le report effectif de la retraite. Or cette mesure n’aura des effets qu’à moyen long terme. Cette déclaration de Macron manquait  de hauteur de vue, d’ambition et de stratégie. On sent le bricolage de la com. qui a cherché à donner quelques satisfactions catégorielles dans le cadre d’une stratégie politique qui malgré tout ne veut pas changer. Pas étonnant que 65 % des Français n’aient pas été convaincus par l’exercice du président de la république. Pour parler clair, le grand oral de Macron n’a pas été réussi et son allocution était proche de la bouillie verbale.

 

Actu, infos, économie, social, politique : articles les plus lus

    • Actu, infos, économie, social, politique : articles les plus lus

 

Benalla : Macron ne regrette rien

Benalla : Macron ne regrette rien

 

 

“C’est trop facile de regretter”, a estimé le chef de l’Etat lors d’une conférence de presse à l’Elysée. “Est-ce que je pense qu’au moment où j’ai été élu, connaissant ce jeune garçon, qui avait vraiment du talent, qui s’était engagé dans ma campagne (….), est-ce que je regrette de l’avoir embauché à l’Elysée ? Non”. “Je pense que c’était extrêmement cohérent avec les valeurs que je porte, c’est sans doute pour cela que je lui en veux encore plus”, a-t-il ajouté. “Il a fait des fautes très graves (…) mais il a le droit à la présomption d’innocence”. “Quoique n’ayant jamais été protégé par l’Elysée, qui l’a sanctionné, qui l’a ensuite licencié, qui n’a jamais cherché à le protéger à l’égard de quelque service administratif (…), il n’a pas donné une bonne image”, a poursuivi Emmanuel Macron. “Donc je le regrette pour cela mais je ne regrette pas les choix qui ont été faits à d’autres moments, où je ne savais pas tout”. “Quand vous décidez d’employer quelqu’un, il y a une part de risque”, a-t-il ajouté, estimant qu’”on en avait sans doute trop fait” sur cette affaire. L’affaire Benalla a éclaté en juillet dernier avec la diffusion d’une vidéo dans laquelle l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron apparaît en train de molester des manifestants le 1er-mai 2018 à Paris.

 

Carlos Ghosn effectivement sorti de prison

Carlos Ghosn effectivement sorti de prison

 

 

 

Sans doute une conséquence de la rencontre entre Macron et le premier ministre japonais d’il y a deux jours. Officiellement la question de Carlos Ghosn avait été évoquée. Sans  doute que le problème d’une nouvelle répartition capitalistique entre Nissan et Renault a aussi été l’objet d’une discussion. Cela d’autant plus que Nissan vient de refuser une plus forte intégration dans l’alliance Renault. Il est possible que le gouvernement français ait un peu adouci sa position à propos de cette question des équilibres à trouver entre Nissan et l’alliance Renault. En effet les divergences récurrentes entre les deux sociétés portent un préjudice à l’ensemble de l’alliance et à ses composantes surtout dans une période de tassement de la demande. Ceci étant Carlos Ghosn  devrait rendre des comptes mais la dureté des sanctions juridiques pourrait aussi dépendre de l’évolution des relations franco-japonaises sur le dossier Nissan. Carlos Ghosn dernier avait une nouvelle fois été arrêté le 4 avril en raison de soupçons d’enrichissement personnel au détriment de Nissan. Carlos Ghosn avait auparavant versé une caution de 500 millions de yens (4 millions d’euros environ), selon le tribunal de Tokyo. L’appel du parquet contre la décision de le libérer a été rejeté plus tôt dans la journée. Carlos Ghosn a été inculpé lundi d’un chef d’accusation supplémentaire d’abus de confiance aggravé par le parquet de Tokyo, sa quatrième inculpation depuis le début des procédures judiciaires engagées à son encontre au Japon.

Impôts : cinq milliards en moins pour compenser l’ISF ?

Impôts : cinq milliards  en moins pour compenser l’ISF ?

 

Sans doute pour notamment compenser son refus de revenir sur l’ISF, Macron a annoncé 5 milliards d’impôts en moins essentiellement pour les couches moyennes. Des baisses d’impôts qui concerneront en particulier l’impôt sur le revenu. Elles seront financées par des économies et par la suppression de certaines niches fiscales concernant les entreprises. La réponse n’est pas dans le reniement mais dans la définition plus profonde d’une nouvelle ambition, dans la réponse aux questions que se pose notre pays et d’autre démocraties dans le monde”, a-t-il déclaré. “Face au sentiment d’injustice, nous devons apporter une réponse qui place l’homme au cœur de notre projet.”Les modalités de la baisse de cinq milliards d’euros de l’impôt sur le revenu seront fixées par le gouvernement mais elle ne se sera pas financée à crédit, a-t-il promis. Pour ce faire, les niches fiscales – ces dispositions qui permettent de réduire l’imposition – seront réformées. Mais seulement celles dont bénéficient les entreprises, a-t-il dit. Des économies contribueront en outre à financer cette baisse d’impôts et le gouvernement devra pour cela supprimer de nombreux organismes, a-t-il dit sans citer ces derniers.

Pour éteindre une crise née de revendications liées au pouvoir d’achat, il a également annoncé la réindexation sur l’inflation l’an prochain des pensions de retraites inférieures à 2.000 euros par mois, puis de toutes les pensions à partir de 2021.

Les modalités de la prime exceptionnelle versée fin 2018 par des entreprises seront en outre reconduites cette année.

Sondage Elections européennes : le Rassemblement national devant En Marche

Sondage Elections européennes : le Rassemblement national devant En Marche

 

Les sondeurs font durer le suspens et alimentent surtout leur carnet de commandes. D’un jour sur l’autre (les sondages sont maintenant journaliers ou presque), on  annonce un jour le rassemblement national en tête, et le plus souvent  la république en marche. Quand l’écart est de 0,5%, cela n’a pas beaucoup de signification puisque le résultat se situe dans la marge d’erreur. C’est moins le cas quand on affiche une différence de 3 points.  Le Rassemblement national (24%) est passé en tête des intentions de vote aux élections européennes devant La République en Marche (21%), selon un sondage OpinionWay-Tilder diffusé jeudi 25 avril. Au coude-à-coude jusque-là, le RN gagne 1 point en un mois et la liste macroniste en perd 2. C’est la deuxième fois que le Rassemblement national est donné en tête, après une première percée vendredi à 22,5% dans l’enquête quotidienne de l’Ifop. Faut bien convenir qu’une enquête quotidienne n’a pas beaucoup de sens et qu’il faut prendre ses études d’opinion avec des pincettes selon les médias qui les commandent. De toute manière même avec un écart de 3 points  on se situe encore très près de la marge d’erreur. la marge d’erreur. D’après ce sondage d’Opinion Way, en troisième position, la liste Les Républicains gagne également 1 point à 14%, encore loin devant celle de La France insoumise qui en gagne 2 à 9% et se rapproche de la barre symbolique des 10%, selon cette enquête pour Les Echos et Radio Classique. Les listes EELV (7%) et du Parti socialiste/Place publique (6%) stagnent en revanche et celle de Debout la France perd 2 points à 4%. Générations, le PCF et l’UDI sont crédités de 3% et les autres listes sont à 1%. Au total, 22% des personnes interrogées n’ont pas exprimé d’intention de vote.

 

Cette enquête a été réalisée en ligne du 17 au 18 et du 22 au 23 avril auprès de 1 965 personnes inscrites sur les listes électorales, selon la méthode des quotas. La marge d’erreur est de 1 à 2,2 points. Pour rappel, les intentions de vote ne constituent pas une prévision de résultat mais une indication du rapport de forces au jour de la réalisation du sondage.

ISF, RIC, 80 km/h, vote blanc : c’est non ! (Macron)

ISF, RIC,  80 km/h, vote blanc : c’est non ! (Macron)

Avant d’égrener la douzaine de mesures qu’il entend prendre Macron a tenu à préciser ce qu’il refuse notamment les totems des gilets jaunes. Pour lui c’est d’abord non au rétablissement de l’ISF dont les « gilets jaunes » demandent le rétablissement depuis six mois. Et de justifier encore cette orientation accordée au monde financier qui le soutienne. « L’ISF est paru comme une injustice fiscale », a d’abord expliqué le président, avant de défendre sa mesure : « Je veux rappeler que ce n’était pas une suppression mais une transformation vers le patrimoine immobilier pour encourager l’investissement dans l’économie réelle, puisque, sans ça, il y a une économie qui se vend aux investisseurs étrangers. ». Pour le RIC autre étendard des gilets jaunes, c’est encore totalement non. Tout juste une concession sur des référendums locaux dans un cadre municipal.

« Tel qu’il est proposé, il me semble remettre en cause la démocratie représentative », a jugé le président de la République devant ses ministres et les journalistes.

En revanche, Emmanuel Macron s’est prononcé en faveur de  »plus de place pour la voix référendaire dans notre démocratie ». Comment ? En abaissant à un million le nombre de signatures nécessaires pour un référendum d’initiative partagée (RIP). Jusque-là, il fallait réunir 10% du corps électoral, soit plusieurs millions de personnes, pour permettre aux Français de saisir le Parlement pour qu’il examine leur proposition. Opposition aussi de macro au vote obligatoire et au vote blanc. Le président assure que la question du vote blanc « n’est pas négligeable »« J’ai un moment été tenté par cette option mais je ne la retiendrai pas parce que la crise de notre démocratie est aussi une crise d’efficacité, de capacité à prendre les décisions. » 

On doit choisir. Parfois le moindre mal ou le mieux possible. Quand on vit une période difficile, blanc ça ne suffit pas (…), ça ne résoudra aucun problème. Emmanuel Macron lors de sa conférence de presse

Recalée aussi, la question du vote obligatoire. « Je ne retiendrai pas cette option, parce que je ne crois pas qu’on réponde à la crise démocratique par la contrainte. » Selon le président, il y a aussi un aspect pratique.  »Quand je regarde nos voisins, il est très dur de faire respecter l’obligation. Est-ce qu’on met des amendes ? C’est très dur. Je n’y crois pas. »

Décaler surtout l’âge réel de départ en retraite (Macron)

Décaler surtout l’âge réel de départ en retraite (Macron)

 

Comme il fallait s’y attendre macro, a réaffirmé qu’on ne toucherait pas à l’âge légal de départ à la retraite mais par contre que les mesures d’incitation seraient prises pour que l’âge réel  soit retardé. Pour prétendre à une retraite pleine, les salariés devront donc partir plus tard. En fait progressivement on s’oriente vers une nage de départ réel autour de 65 66 ans. Aujourd’hui, un salarié doit avoir cotisé selon son année de naissance entre 161 et 172 trimestres pour pouvoir partir à 62 ans avec une pension complète. Ainsi, un travailleur né après 1973 devra travailler 43 ans pour toucher sa retraite à taux plein. Il devra donc avoir commencé à travailler à 19 ans pour partir à 62 ans. Ce qui est rarement le cas avec un âge moyen d’entrée dans la vie active qui ne cesse de progresser. Si ce travailleur a fait des études et a commencé à travailler à 23 ans par exemple, c’est à 66 ans qu’il pourra dans les faits toucher sa retraite à taux plein.   La future réforme des retraites annoncée pour l’été va transformer le système des trimestres cotisés en points accumulés. Mais la philosophie d’incitation financière devrait rester la même. Dans un document de travail du haut-commissaire des retraites Jean-Paul Delevoye, la réforme prévoirait un « coefficient majorant » leur pension de 3% à 5% par année de travail supplémentaire. Une sorte de bonus pour travailler plus longtemps. Mais le gouvernement pourrait mettre en place un système de malus pour dissuader les salariés de partir trop tôt.  C’est déjà le cas pour les retraites complémentaires depuis le 1er janvier. L’Argic-Arrco verse 10% de moins durant trois ans aux personnes qui ont choisi de partir à l’âge légal, soit 62 ans.

 » La crise politique va s’amplifier » (opposition)

 » La crise politique va s’amplifier » (opposition)

Il fallait s’y attendre, les réactions de l’opposition sont assez négatives après la conférence de presse de Macron. Globalement,  l’opposition politique estime que les réponses ne sont pas à la hauteur de l’enjeu et que la crise politique ne pourra que s’amplifier.

« Les Français demandent un changement de politique. Le président répond: je continue et j’accélère », a critiqué Fabien Roussel, premier secrétaire du PCF, dans la même veine que Benoît Hamon qui a fustigé un président qui répond « je radicalise, j’intensifie et j’accélère ma politique ».

« Macron sait-il que son discours était censé conclure la crise politique? », s’est demandé Jean-Luc Mélenchon à l’issue de la conférence de presse. « Il vient de la relancer en se défilant comme il vient de le faire », a estimé le leader de la France insoumise.

Optant plutôt pour le commentaire au fil de l’allocution présidentielle, la tête de liste PCF pour les européennes Ian Brossat a jugé dès le début de la séquence: « Pour le moment, il enfile tellement bien les perles qu’il y a de quoi remplir toutes les vitrines de la Place Vendôme… »

« Bref: rien pour les salaires, pas de retour de l’ISF, un système de retraites par points qui va faire baisser les pensions… Macron misait sur un effet waou. En fait, c’est plutôt l’effet oualou », a-t-il taclé en fin d’intervention, après avoir longuement commenté les déclarations d’Emmanuel Macron sur son fil Twitter.

La tête de liste Raphaël Glucksmann a lui dénoncé une absence de « vision à la hauteur de la crise sociale et de l’apocalypse écologique ». « Rien n’est au niveau du moment du moment que nous traversons », a sermonné l’essayiste.

Du côté des écologistes,  »tout ça pour ça ! », a commenté Yannick Jadot, tête de liste EELV pour les européennes.  »On attendait un plan Marshall sur le climat (logement et renouvelables), une sanctuarisation des services publics (gares, maternités…) et des infrastructures vitales (aéroports, barrages…) », et à la fin, « rien ! Ou si peu… », a-t-il regretté.

A droite, Laurent Wauquiez a décrit sur France 2 des « annonces (qui) sont de petites corrections ». « Il y a beaucoup d’oubliés », a dénoncé le président des Républicains, dont « une partie des retraités et ceux qui vont travailler en prenant leur voiture ». Il a par ailleurs estimé qu’il n’y avait « aucune piste sérieuse » et que « les cadeaux d’aujourd’hui (seraient) les impôts de demain ». »Baisse des impôts », « justice sociale », « lutte contre l’immigration clandestine et contre l’insécurité »: Emmanuel Macron « n’a rien dit, rien apporté », et « je crains très honnêtement que la colère des Français a de très beaux jours devant elle », a quant à lui averti la tête de liste du parti d’extrême droite pour les européennes, Jordan Bardella, sur notre antenne.

Fonctionnaires: annulation de la suppression de 120 000 emplois

Fonctionnaires: annulation de la suppression de 120 000 emplois

 

Un renoncement significatif de Macron face à la demande de revitalisation du service public. Le chef de l’État envisage en effet de supprimer des emplois dans les directions centrales à Paris et de transférer ses effectifs sur le terrain. Pour cela il se dit prêt à renoncer à son objectif de suppression de 120 000 emplois (50.000 postes dans la fonction publique d’État et 70.000 dans les collectivités locales).

«Je veux qu’on remette plus de fonctionnaires sur le terrain mais qu’on supprime plus de postes dans l’administration centrale», avait précisé Emmanuel Macron. Pour atteindre cet objectif, le premier ministre Édouard Philippe présentera le mois prochain une réorganisation de l’État pour «mettre plus de fonctionnaires sur les territoires».

La suppression de 120.000 postes de fonctionnaires suscite le débat depuis plusieurs semaines, certains se demandant si le gouvernement sera en mesure de tenir sa promesse. En août 2018, le premier ministre Édouard Philippe avait annoncé «seulement» 4500 suppressions de postes dans la fonction publique d’État en 2019. Un peu plus tard, en septembre 2018, le secrétaire d’État chargé de la fonction publique, Olivier Dussopt, restait optimiste sur la réduction de 120.000 postes de fonctionnaires sur la durée du quinquennat tout en indiquant que le gouvernement n’en faisait pas «l’alpha et l’oméga» de sa politique.

Conférence Macron : 63 % des Français pas convaincus

Conférence Macron : 63 % des Français pas convaincus

 

63% des Français n’ont pas trouvé le chef de l’État convaincant jeudi soir, selon l’enquête Harris Interactive/agence Epoka réalisée en partenariat avec RTL et LCI et le Figaro. Seuls 30 % d’entre eux l’ont trouvé «convaincant» et 7 % «très convaincant». Parmi les mesures annoncées, 65 % des Français sont contre l’augmentation du temps de travail. 58% sont contre l’allongement de la durée de cotisation pour avoir une retraite à taux plein; 59% pensent que le non rétablissement de l’ISF est «une mauvaise chose».

Toutefois, 52 % valident la suppression de l’ENA, 65% se félicitent de la possibilité de renoncer à la suppression de 120.000 postes de fonctionnaires - contrairement à la promesse de campagne d’Emmanuel Macron -; 65 % approuvent l’abaissement du seuil de signatures nécessaires pour un référendum d’initiative partagée; 66 % sont d’accord avec le débat annuel au Parlement sur l’immigration; 69 % valident la mise en place d’un RIC au niveau local; 72 % sont pour la création d’un conseil de défense écologique, 77 % approuvent la pérennisation de la prime exceptionnelle de fin d’année de 1000 euros défiscalisés et sans cotisations sociales; 77 % se félicitent du maintien de l’âge légal de départ à la retraite à 62 ans, 84 % pensent que la réindexation des retraites de moins de 2000 euros sur l’inflation est une bonne chose,… La mesure la plus populaire étant l’absence de fermetures d’écoles et d’hôpitaux jusqu’en 2022 sans accord du maire de la commune (86 % d’approbation).

Si individuellement les mesures annoncées par Emmanuel Macron sont globalement approuvées par les Français, ils sont 61% à penser qu’elles ne constituent pas la marque d’une modification importante par rapport à ce qui a été fait depuis le début du quinquennat. 65% disent qu’elles ne répondent pas à leurs attentes. Surtout, ils sont 80% à juger que ces annonces ne vont pas mettre fin au mouvement des «gilets jaunes».


Enquête Harris Interactive / Agence Epoka pour LCI, RTL et Le Figaro réalisée en ligne le 25 avril 2019 suite aux annonces d’Emmanuel Macron dans le cadre de sa conférence de presse. Échantillon de 807 personnes, représentatif des Français âgés de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes: sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e).

Macron : petit mea culpa

Macron : petit mea culpa

L’introspection ne semble pas ne semble pas constituer  l’exercice favori de Macron qui visiblement à du mal à se remettre réellement en cause. Le président de la république a certes présenté rapidement ses les excuses pour sa dureté mais immédiatement en affirmant qu’il n’y avait rien à remettre en cause depuis deux ans et que le cap serait maintenu.

 « Faudrait tout arrêter de ce qui a été fait depuis deux ans ? », a interrogé Emmanuel Macron devant les médias, jeudi soir. « Je me suis posé la question : est-ce qu’on a fait fausse route ? », a reconnu le chef de l’Etat lors de sa conférence de presse organisée à l’issue du grand débat national. « Je crois tout le contraire », a-t-il poursuivi, avant de reconnaître avoir pu paraître « dur », à titre personnel.  « Je pense très profondément que les orientations prises au cours de ces deux premières années ont été justes », a détaillé le président, estimant que les « transformations » impulsées « ne doivent pas être arrêtées ». « Je crois que ces fondamentaux doivent être préservés, poursuivis et intensifiés », a poursuivi Emmanuel Macron. « Au moment même où nous vivons cette crise, nous créons des emplois », a-t-il souligné. « En ce moment même, notre croissance est supérieure à celle de bien des pays voisins. »(Par parenthèse grâce notamment à l’injection d’une dizaine de milliards dans la consommation suite au mouvement des gilets  jaunes !). Une excuse un peu contradictoire à propos d’une critique trop dure mais qu’il va continuer ; avec toutefois quelques mots pour les gilets jaunes. Emmanuel Macron a cependant salué les « justes revendications » portées par les « gilets jaunes », qui ne doivent pas être « occultées par les violences de quelques-uns ». Pendant les trois mois de grand débat, il a dit avoir entendu « un profond sentiment d’injustice : injustice fiscale, injustices territoriales, injustice sociale », sentiment qui est « installé ». Mais aussi « sentiment de manque de considération », notamment de la part des « élites, toutes les élites », et lui-même « au premier chef », a-t-il dit. À titre personnel, le président de la République a dit « regretter » d’avoir pu paraître « dur ».  « L’impatience, l’exigence que j’ai avec moi-même, que j’ai avec les membres du gouvernement, je l’ai un peu eue avec les Français. Le sentiment que j’ai donné, c’était une forme d’injonction permanente, d’être dur, parfois injuste. Ça, je le regrette. D’abord parce que ce n’est pas ce que je suis profondément et parce que je pense que ça n’a pas aidé à la cause », a déclaré le chef de l’État qui visiblement un rapport ambigu à l’introspection.

Une douzaine de mesures noyées dans une bouillie verbale

Une douzaine de mesures noyées dans une bouillie verbale

 

Comme souvent,  Macron s’est livré à un exercice interminable de plusieurs heures où finalement les 12 mesures annoncées ont été  un peu noyées  par cette espèce de bouillie verbale, cocktail de considération philosophique et de propos de bistrot. Macron est évidemment victime du fait qu’il confond le rôle du président et du Premier ministre. Dans certains cas,  il demeure dans le vague le plus absolu dans d’autres contraires il s’enfonce dans un niveau de détail qui ne relève pas de sa responsabilité. Bref une intervention particulièrement mal structurée qui comporte quelques avancées mais qui sont loin d’être à la hauteur de la crise économique, sociale et politique. Par ailleurs, on voit mal comment Macron trouvera les moyens de financer certaines mesures sans accroître les déséquilibres. Par exemple, la volonté de Macron d’augmenter le temps de travail porte surtout sur le report effectif de la retraite. Or cette mesure n’aura des effets qu’à moyen long terme. Cette déclaration de Macron manquait  de hauteur de vue, d’ambition et de stratégie. On sent le bricolage de la com. qui a cherché à donner quelques satisfactions catégorielles dans le cadre d’une stratégie politique qui malgré tout ne veut pas changer. Pas étonnant que 60 % des Français n’aient pas été convaincus par l’exercice du président de la république. Pour parler clair le grand oral de Macron n’a pas été réussi et son allocution était proche de la bouillie verbale.

Actu, infos, économie, social, politique : articles les plus lus

    • Actu, infos, économie, social, politique : articles les plus lus

 

Intervention de Macron : le catalogue de la Redoute ?

Intervention  de Macron : le catalogue de la Redoute ?

 

 

 

 

 

Nombres de médias vont sans doute s’intéresser aux différentes mesures énumérées par Macron suite au Grand débat. Peu sans doute vont observer que ce discours n’est pas celui d’un président mais d’un Premier ministre. On attend en effet d’un président d’abord un éclairage qui prenne de la hauteur ensuite une vision enfin une dynamique stratégique. Au lieu de cela, Macron va surtout égrener une liste hétéroclite de mesures Ce qui frappe dans le document qui a été  distribué aux médias juste avant le début de l’incendie de Notre-Dame, c’est son caractère un peu anachronique. Une sorte de catalogue de la Redoute  ; pour chaque  catégorie, une petite mesure mais sans cohérence entre elles et surtout sans vision. Ne parlons pas de l’écologie  complètement absente. De fait, cette réponse de Macron n’a pas suscité  un grand enthousiasme dans l’opinion publique et même de la part des médias. En plus, la suppression possible de l’ENA est assez mal passée  dans la mesure où on sait bien qu’elle serait remplacée par un institut supérieur de formation des fonctionnaires. Bref,  une petite manipulation sémantique. Sur la principale question, à savoir le pouvoir d’achat, il n’y a guère de réponse nouvelle sauf concernant l’indexation des petites retraites de moins de 2000 €. Pas non plus de grande révolution en matière de fiscalité. Pas grand-chose concernant les services publics sinon la promesse qu’on ne fermera pas d’autres hôpitaux ou d’autres écoles. Pour tout dire des petits bouts de réponses à chaque catégorie socio professionnelle mais un grand vide concernant la rénovation démocratique, la décentralisation et la stratégie globale notamment la stratégie industrielle. Il est clair que Macron a bénéficié du report de son intervention pour revoir sérieusement sa copie au moins dans la forme. Sur la méthode, le président semble toujours privilégier le lien direct avec les citoyens en ignorant l’intermédiation aussi bien du Parlement que des syndicats ou des associations. Aucune ouverture de discussions nouvelles n’est envisagée et le pouvoir poursuit un cap difficilement lisible. On peut imaginer que ce catalogue ne rencontrera pas d’opposition significative et massive mais il ne faut cependant pas compter qu’il soit supporté par une majorité dans l’opinion publique car tout cela manque sérieusement de souffle et de vision.

 

L’Union de la gauche de Mélenchon ? : De la rigolade » (Gérard Grunberg, politologue)

L’Union de la gauche de Mélenchon ?  : De la rigolade » (Gérard Grunberg, politologue)

Politologue et directeur de recherche émérite au CNRS, Gérard Grunberg, qui fut également membre du cabinet de Michel Rocard et adhérent au Parti socialiste jusqu’en 1995, revient sur la proposition de Mélenchon de reconstituer l’union de la gauche (interview Europe 1)

 

Avec cinq grandes listes, la gauche n’a jamais été divisée avant d’aborder les élections européennes. Pourtant, Jean-Luc Mélenchon espère l’unir ensuite dans une fédération populaire… Qu’est-ce que cela vous inspire ?

« Je pense d’abord qu’il veut commencer à se couvrir car ces européennes vont probablement être un gros échec pour lui : il pourrait tomber de 20% (19,58%) ce qui a été son score au premier tour de la présidentielle en 2017, à 7 ou 9%, ce que sont les intentions de vote pour la liste La France insoumise (LFI). Et je pense même que cette liste peut être dépassée par les écologistes (dont la tête de liste est Yannick Jadot, ndlr). Jean-Luc Mélenchon a raté son coup, qui était d’écraser, comme il l’avait dit, le Parti socialiste. Il veut se donner l’image de quelqu’un qui est pour le rassemblement de la gauche, ce qui est absolument faux, et avoir un langage qui lui permet de dire ‘ce n’est pas moi qui suis le diviseur de la gauche’. Mais je ne vois aucun des leaders de gauche accepter quoi que ce soit de ce genre-là. S’il avait dit ‘on s’est trompé, ce qu’il faut, c’est que toutes les formations de gauche s’allient’, mais il ne dit pas ça… Et une fédération, qu’est-ce que ça veut dire ?

C’est une chose que faisait le Parti communiste il y a 30 ou 40 ans. Quand il avait des difficultés avec les socialistes, entre 1974 et 1978 – à l’époque, c’était pour la rénégociation du programme commun -, le PC disait ‘on va faire l’union du peuple de France pour le changement démocratique’. Jean-Luc Mélenchon aujourd’hui, c’est exactement le langage communiste de l’époque, c’est-à-dire que, selon sa logique, on ne peut pas s’entendre avec les partis et on doit reconstruire une union populaire avec, bien sûr, lui à sa tête. À l’époque, les socialistes avaient refusé, en disant : ‘On discute entre les partis ou on ne discute pas.’ Ce pauvre Mélenchon n’a rien inventé. »

Est-ce que c’est Jean-Luc Mélenchon lui-même qui poserait problème à cette union de la gauche ?

« L’image de Jean-Luc Mélenchon s’est beaucoup dégradée depuis deux-trois ans en jouant tout seul contre tous. Sa personnalité est aujourd’hui rejetée par les partis qui, il faut bien le reconnaître, ont fait beaucoup d’efforts. Mais aujourd’hui, cela semble terminé. Il y a sa personnalité mais il y aussi tout simplement le fait que les gens ne vont pas abandonner leurs partis ou leurs idées pour le rejoindre. La ligne principale n’est pas la même pour tous, que ce soit sur l’Europe, l’euro, le Venezuela, Poutine…

C’est ici une vieille figure de la gauche française, celui qui est le plus à gauche qui dit : ‘on ne va pas discuter entre partis, on va faire une union populaire.’ Et il appelle tout le monde à se regrouper autour de lui, mais comment voulez-vous que les autres acceptent ça ? C’est de la rigolade, de l’habillage, pour donner l’illusion que ce n’est pas lui qui casse l’union de la gauche, et à mon avis, il fait ça en partie parce qu’il sait que c’est très mal parti pour lui. Les européennes vont montrer que sa stratégie d’écrasement va échouer. »

En aucun cas, ce scrutin ne peut être porteur pour la gauche ?

« Sur les cinq grandes listes de gauche, aucune ne fera un gros score. Elles vont toutes se tenir à 7-8%, donc rien ne peut se passer après, rien ! Les deux tronçons du Parti socialiste ne veulent pas se parler, les écologistes ne veulent pas parler aux socialistes… La gauche n’a jamais été aussi divisée, ni aussi faible. Il ne se passera absolument rien après les européennes. Ça fait des années qu’il y a des gens qui disent ‘je vais rassembler’, il y a eu des tas de tentatives de rassemblement de la gauche, ça ne s’est jamais fait, car il y a ceux qui ne voulaient pas le faire il y a des désaccords de fond. Même les communistes et Hamon ne peuvent pas se mettre d’accord. Chacun veut conserver son parti, sa position, etc. Il ne faut pas croire que le nouveau parti créé par le PS (Place publique, dont Raphaël Glucksmann est la tête de liste, ndlr) va faire des merveilles. Tous ces gens prennent la chose par le mauvais bout. Le bon bout, ce serait de voir vraiment ce sur quoi ils sont d’accord et pas d’accord… Parce qu’ils restent quand même en désaccord sur beaucoup de points…

Et puis, il y a toujours le problème de l’identité du leader. (François) Mitterrand avait réussi à l’être après avoir ferraillé avec les communistes (au début des années 1980), mais aujourd’hui, il n’y a aucun de ces hommes politiques de gauche qui a la carrure ou l’opportunité de pouvoir s’imposer, pour l’instant. Il n’y a aucun homme qui peut regrouper la gauche autour de lui ni aucun parti, aucune idée, aucune stratégie, donc cela va rester comme c’est depuis trois, quatre ans… »

Carlos Ghosn : libéré sous caution ?

Carlos Ghosn : libéré sous caution ?

 

 

L’affaire est encore loin d’être faite car si Le tribunal de Tokyo a annoncé jeudi avoir approuvé la libération sous caution de Carlos Ghosn, qui était retourné en prison début avril après une ré-arrestation surprise, le parquet peut toujours s’opposer à cette décision. En outre il pourrait toujours trouver une nouvelle inculpation qui justifierait l’incarcération. Encore une fois Carlos Ghosn n’est sans doute pas complètement blanc dans cette affaire mais le traitement qu’il subit va à l’encontre du droit international. Ainsi si le Japon le veut, Carlos Ghosn pourrait rester des mois en prison avant son jugement et évidemment ensuite des mois voire des années après la diffusion du tribunal. Sans doute est-ce là surtout un moyen pour le Japon de tenter de faire pression sur la France à fin d’obtenir un rééquilibrage capitalistique au sein de l’alliance Nissan Renault. Un enjeu qui n’exonère pas Carlos Ghosn de responsabilité mais qui constitue une entrave évidente au droit de la défense. En effet,  Le parquet va probablement faire appel, mais si ce recours est rejeté, le magnat de l’automobile déchu pourra retrouver rapidement la liberté, peut-être même dès ce jeudi, moyennant le paiement d’une caution de 500 millions de yens (4 millions d’euros).

 

Pourquoi le nombre de journalistes diminue

Pourquoi  le nombre de journalistes diminue

Précarité, faibles salaires et réduction du nombre de salariés caractérisent  la profession de journaliste. En cause, évidemment l’émergence d’innombrables supports sur Internet. Les sources sont d’ailleurs 100 fois plus nombreuses sur le net que sur les médias traditionnels. Cette multiplication de concurrents s’ajoute à la perte de crédibilité des médias classiques comme les journaux, la télé ou encore les sites de ces médias. En cause, surtout le fait que la presque totalité des médias sont aujourd’hui dans les mains des financiers qui n’ont pas investi pour des questions de rentabilité mais surtout pour influencer l’opinion. S’ajoute à cela les problèmes économiques qui freinent le vrai travail d’investigation et d’analyse. les ressources de la vente de journaux ou les ressources de pub diminuent dans nombre de médias classiques et le nombre de journalistes avec. Le pire ennemi c’est sans doute ces lignes éditoriales d’un conformisme déroutant et qui se ressemblent toutes. Pas étonnant, elles sont surtout constituées de reprises quasi intégrales des dépêches d’agence, de celles du gouvernement, des institutions ou des entreprises. L’information est livrée brut de brut sans beaucoup d’approfondissement d’autant qu’on estime qu’un sujet chassant l’autre il est inutile d’affiner l’analyse. Bref partout les mêmes sujets, les mêmes images et les mêmes commentaires avec quand même quelques rares exceptions mais qui ne font que confirmer la règle de l’uniformité. C’est vrai pour la presse écrite mais aussi pour la télévision y compris pour les chaînes d’info continue qui pour à  peu près les mêmes raisons sont plus proche des discussions de bistrot que des fonctions d’information et de débat. L’an dernier, 35.238 cartes de presse ont été attribuées par cette commission, soit un recul de 690 cartes en un an, et de 2.152 depuis le plus haut atteint en 2009. Parmi toutes les cartes attribuées, seules 1.513 étaient des premières demandes de cartes de presse (soit 649 de moins qu’en 2006). Ces jeunes journalistes sont les plus précaires: 72% sont rémunérés à la prestation (pigistes), et seulement 28% sont mensualisés. Certes on objectera juste titre que l’information sur Internet comporte le pire et le meilleur mais avec un peu d’obstination il est toutefois possible d’obtenir des informations autrement plus pertinentes et plus objectives, en tout cas davantage travaillées.

Sondage Gilets jaunes : 60 % pour l’arrêt du mouvement

Sondage Gilets jaunes : 60 % pour l’arrêt du mouvement

 

D’après un sondage Elabe pour BFM, l’opinion publique soutient toujours à hauteur d’environ 50 % des revendications portées par les gilets jaunes. Par contre, ils sont désormais 60 % à souhaiter que s’arrête cette mobilisation caractérisée par des affrontements et des violences

60% des personnes sondées déclarent ainsi qu’elles désirent la fin de la mobilisation. Elles n’étaient que 56%, en février dernier. Corollairement, les partisans de la poursuite du mouvement sont passés de 43% à 40%. Les catégories de Français les plus en faveur d’un arrêt du mouvement sont les personnes de 65 ans et plus (70%, +7 points par rapport au 20 février 2019), les 18-24 ans (59%, +14) et les cadres (75%, -5). Les employés sont très divisés sur la question, avec seulement 53% d’interlocuteurs appelant à une cessation des défilés jaunes. Parmi les ouvriers, on ne trouve qu’une minorité de 43% pour appeler à la fin de la mobilisation.

L’approbation des gilets jaunes est très large parmi les classes populaires, avec 66%, en progression d’un point, et domine toujours parmi les classes moyennes (52%, +3). On observe un bond chez les retraités, à nouveau au centre de l’actualité sociale ces jours-ci, avec 50% d’approbation, après un accroissement de six points.

En revanche, parmi les classes les plus aisées, on n’enregistre plus qu’un taux de 44% et la glissade est lourde du côté des habitants des communes rurales et des petites agglomérations, avec respectivement des scores de 54%, en chute de sept points, et 51%, après une baisse similaire.

Un détour par les prismes politiques indique que l’approbation est toujours vigoureuse parmi les électeurs de Marine Le Pen, stable à 73%, et de Jean-Luc Mélenchon, estimée à 68%, bien que fragilisée par une réduction de cinq points.

Enfin, 68% des Français ont dit à l’institut Elabe que les gilets jaunes s’étaient selon eux éloignés de leurs premières revendications, quand 31% ont soutenu l’inverse.

Une dernière donnée explorée par le sondage ne va pas inciter l’exécutif à l’optimisme. 75% des Français jugent ainsi que le débat national d’Emmanuel Macron ne permettra pas de résoudre la crise, et 60% qu’il ne permettra pas d’améliorer la participation des citoyens aux décisions.

Sondage mené sur un échantillon de 1000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes: sexe, âge et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération. Interrogation par Internet les 23 et 24 avril 2019. 

Hollande contre la fermeture de l’ENA

Hollande contre la fermeture de l’ENA

On comprend évidemment que François Hollande se déclare contre la suppression de l’école nationale d’administration dont il est un produit. En effet, cette posture lui permet d’abord de s’opposer une nouvelle fois à l’orientation de Macron avec lequel il ne cesse de régler des comptes. Ensuite, François Hollande se fait le porte-voix des corpos de l’ENA qui veulent protéger cette élite. François Hollande a été grandement bénéficiaire des avantages de cette école. Grâce à l’ENA François Hollande a pu faire de la politique toute sa vie sans pratiquement jamais travailler et pratiquement sans mettre les pieds à la Cour des Comptes où il avait été affecté ;  ce qui ne l’empêchera pas de toucher une retraite en tant qu’ancien haut fonctionnaire. Une retraite qui s’ajoutera bien sûr aux autres, celles de parlementaire ou encore d’ancien président de la république. Pour se justifier François Hollande développe l’argument social avec le manque d’ouverture de l’école vis-à-vis des couches défavorisées. Interrogé sur la défiance croissante envers les élites et les « grandes écoles », il a estimé que « ce qui est critiquable dans la fabrication des élites, c’est l’étroitesse sociale ».

« Ce sont toujours les mêmes catégories qui se retrouvent, générations après générations, dans ces écoles », a-t-il déploré, même si des « progrès » ont été effectués par certaines d’entre elles, comme Science Po « qui s’est ouvert aux quartiers populaires ».

« On en est loin pour l’ENA », a concédé l’ancien chef d’Etat. « Ce qui est le plus troublant en France, c’est ce qu’on appelle les réseaux, ceux qui se partagent les responsabilités, les postes (…) C’est ça qu’il faut essayer de briser mais ça suppose qu’on démocratise les recrutements dans ces écoles, pas qu’on les supprime », a-t-il poursuivi.

 

Si le problème est effectivement aussi social Hollande omet la question centrale qui est l’objet même de l’ENA ; s’agit-il de former de hauts fonctionnaires, des businessmen ou des oligarques comme lui. Rappelons que quatre  présidents de la Ve République -Emmanuel Macron, François Hollande, Jacques Chirac et Valéry Giscard d’Estaing sont diplômés de l’ENA et que c’est précisément à partir du septennat de Giscard d’Estaing que la France a commencé à s’engager dans une crise financière qui ne fait que s’amplifier depuis presque  50 ans.

12345...17



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol