Archive mensuelle de avril 2019

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Brexit: demande de report…qui peut durer longtemps !

Brexit: demande de  report…qui peut  durer longtemps !

 

 

 

Enfoncé dans ses contradictions, le Royaume-Uni pourrait bien pratiquer la fuite en avant en demandant finalement un report du Brexit  qui pourrait durer longtemps. En effet la véritable question est de savoir si le Royaume-Uni veut ou non rester dans l’union européenne. Or cette question n’est pas tranchée et la seule hypothèse possible set de renvoyer le débat à plus tard en demandant une prolongation de la date de départ. Bref de reporter le débat à plus tard éventuellement après des élections législatives voire un nouveau référendum. On voit mal l’union européenne refuser ce nouveau délai car dans la conjoncture de faible croissance le départ du Royaume-Uni porterait préjudice aux deux partenaires dans des proportions qu’il est difficile d’appréhender tellement les économies sont impliquées. Ce préjudice pourrait même anéantir toute perspective de croissance pour l’année en cours. Par ailleurs il serait peut-être sage d’attendre les résultats des élections européennes qui vont sans doute consacrer une montée des souverainismes et un recadrage respectif du rôle de l’union européenne et des Etats. En attendant, le Parlement britannique et même sa Première ministre dit tout et le contraire. Plus exactement le Royaume uni ne sait pas ce qu’il veut, ce qu’il peut et où il va. “J’ai toujours clairement dit que sur le long terme, nous pourrions transformer en succès un Brexit sans accord. Mais nous retirer dans le cadre d’un accord est la meilleure solution”, a dit Theresa May à la télévision.“Aussi aurons-nous besoin d’une nouvelle extension de l’Article 50 (un nouveau report de la date de départ), qui soit aussi brève que possible, et qui prendra fin lorsque nous entérinerons l’accord”, a-t-elle continué.“Aujourd’hui, je prends une initiative pour sortir de l’impasse: je propose de discuter avec le chef de l’opposition pour tenter de nous accorder sur un plan – auquel nous nous tiendrons l’un et l’autre – pour faire en sorte que nous quittions l’Union européenne et que cela se fasse dans le cadre d’un accord». UN tel, plan, a-t-elle souligné, sera conditionné à une acceptation de l’Accord de retrait, qui a été négocié avec les 27 autres membres de l’UE, lesquels ont dit et répété que la négociation sur l’accord proprement dit ne pourrait être rouverte.“Ce sur quoi nous devons nous concentrer, c’est notre relation future avec l’UE”, a dit Theresa May. Premier à réagir à l’étranger aux déclarations de Theresa May, le président du Conseil européen, Donald Tusk, a appelé à la patience avec le Royaume-Uni. De toute façon l’union économique n’a pas d’autres attitudes à adopter. Il ne peut qu’attendre ou alors mettre à la porte le Royaume-Uni ce qui est évidemment inenvisageable. Pour autant l’union économique n’exclut pour l’instant aucun scénario. “Même si, après cette journée, nous ignorons quelle sera l’issue, restons patients”, a-t-il écrit sur Twitter. En France, le président de la république se montre plus radical ce qui diplomatiquement n’est pas forcément très heureux. Macron risque de se faire un nouvel ennemi en Europe où déjà il n’en manque pas. “Il revient au Royaume-Uni de présenter un plan alternatif crédible soutenu par une majorité d’ici au 10 avril pour l’éviter”, a-t-il ajouté. “Si le Royaume-Uni n’est pas capable, près de trois ans après le référendum, de proposer une solution qui réunit une majorité, il aura de facto choisi de lui-même de sortir sans accord, nous ne pouvons pas éviter l’échec à sa place.”

Le concept de progressisme de Macron : un breuvage idéologique sulfureux

Le concept de  progressisme de Macron : un breuvage idéologique sulfureux 

 

Sur les chaînes info continue, l’ancien conseiller très proche de Macron, Ismaël Émélien, est venu vendre son livre et défendre en même temps la stratégie du président de la république. Le maître mot de l’idéologie est  progressisme, un concept très vaseux qui essaye de récupérer les oripeaux des idées sociales ou marxistes d’il y a 50 ans avec l’individualisme et l’ultralibéralisme. En fait, un curieux breuvage idéologique très sulfureux et qui démontre surtout l’absence de vision et les grandes faiblesses d’analyse du macronisme. Hier sur la chaîne d’information continue, celui qui est considéré comme l’alter ego de Macron affirmait que l’analyse de la société par le président de la république était pertinente, que le cap était bon mais que les résultats étaient pratiquement nuls. Et cette absence de résultats ne semblait créer aucun doute quant à la pertinence de l’analyse pas plus que sur les perspectives. Finalement pas tellement étonnant car Ismaël Émilien, comme la plupart des proches de Macron, n’est pas vraiment un intellectuel. Le seul intellectuel toléré à l’Élysée par le chef de l’État, c’est Macron lui-même ! Or Ismaël Émilien est très représentatif de la sociologie de l’entourage de Macron composée essentiellement de responsables formés aux idées  superficielles  de Sciences-po. Une école où on traite de tout et en même temps de rien tellement l’enseignement est indigent voire surréaliste. À l’Élysée, au gouvernement, au Parlement, les enfants de Sciences-po ont noyauté le pouvoir enivrant le pays de poncifs, de contradictions et d’approximations. Le plus grand danger c’est que les adhérents de cette secte se prennent pour des intellectuels alors qu’ils ne sont que les moines serviles d’une sorte d’évangélisme politique creux, abstrait et d’une nullité confondante. Ce ne sont ni des intellectuels, ni des techniciens mais des bonimenteurs qui se font une spécialité de parler de ce qu’ils ne connaissent pas à savoir les réalités socioéconomiques voir sociétales et qu’ils encore moins capables de théoriser.  On serait évidemment intéressé par la liste des ouvrages théoriques qu’on produit ces intellos de café du commerce.

Actu, infos, économie, social, politique : articles les plus lus

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Le progressisme de Macron : un breuvage idéologique sulfureux

Le progressisme de Macron : un breuvage idéologique sulfureux 

 

Sur les chaînes info continue, l’ancien conseiller très proche de Macron Ismaël Émélien est venu vendre son livre et défendre en même temps la stratégie du président de la république. Le maître mot de l’idéologie est  progressisme, un concept très vaseux qui essaye de récupérer les oripeaux des idées sociales ou marxistes d’il y a 50 ans avec l’individualisme et l’ultralibéralisme. En fait, un curieux breuvage idéologique très sulfureux et qui démontre surtout l’absence de vision et les grandes faiblesses d’analyse du macronisme. Hier sur la chaîne d’information continue, celui qui est considéré comme l’alter ego de Macron affirmait que l’analyse de la société par le président de la république était pertinente, que le cap était bon mais que les résultats étaient pratiquement nuls. Et cette absence de résultats ne semblait créer aucun doute quant à la pertinence de l’analyse pas plus que sur les perspectives. Finalement pas tellement étonnant car Ismaël Émilien comme la plupart des proches de Macron n’est pas vraiment un intellectuel. Le seul intellectuel toléré à l’Élysée par le chef de l’État, c’est Macron lui-même ! Or Ismaël Émilien est très représentatif de la sociologie de l’entourage de Macron composée essentiellement de responsables formés aux idées  superficielles  de Sciences-po. Une école où on traite de tous et en même temps de rien tellement l’enseignement est indigent voire surréaliste. À l’Élysée, au gouvernement, au Parlement, les enfants de Sciences-po ont noyauté le pouvoir enivrant le pays de poncifs, de contradictions et d’approximations. Le plus grand danger c’est que les adhérents de cette secte se prennent pour des intellectuels alors qu’ils ne sont que les moines serviles d’une sorte d’évangélisme politique creux, abstrait et d’une nullité confondante. Ce ne sont ni des intellectuels, ni des techniciens mais des bonimenteurs qui se font une spécialité de parler de ce qu’ils ne connaissent pas à savoir les réalités socioéconomiques voir sociétales et qu’ils encore moins capable de théoriser.  On serait évidemment intéressé par la liste des ouvrages théoriques qu’on produit ses intellos de café du commerce.

 

 

Nouveaux entrants au gouvernement : des courtisans arrivistes

Nouveaux entrants au gouvernement : des courtisans arrivistes

D’une certaine façon, les arrivées au gouvernement constituent un non-événement. On attendait en effet que Macron recrute des politiques chevronnés pour faire face à une crise sociale et économique particulièrement grave. Au lieu de cela,  il a pris des courtisans sans expérience politique dont deux –n’ont  jamais été élus. En fait, il s’est entouré de courtisans choisis dans sa garde rapprochée. La preuve sans doute que Macron concentre à lui tout seul tous les pouvoirs et qu’il entend l’incarner. Mais aussi la conséquence que l’aire d’influence de Macron au lieu de s’élargir à des personnalités compétentes et chevronnées ne cesse de se rétrécir sur un petit cercle de supporters inconditionnels. Cette désignation démontre que Macron est de plus en plus désespérément seul mais qu’en plus il s’isole de plus en plus dans son bunker idéologique coupé des réalités. Macron est  surtout entouré de technocrates et de courtisans qui ne cessent d’encenser le monarque mais en même temps de l’aveugler. Ce ne sont pas ces trois jeunes néophytes qui aideront Macron à sortir du piège du grand débat national. Ces nouveaux ministres ne sont en fait que des collaborateurs de Macron et considérés comme tel.  ils appliqueront ce qu’on leur dit et vanteront les miennes hérite du monarque républicain. Il ne faut guère attendre d’originalité, de charisme de leur part. Comme la plupart des responsables en marche, ce sont des arrivistes, responsable autoproclamés ; la plupart sans aucune expérience politique et sociale qui se serve de la politique comme d’un tremplin dans leur carrière. Finalement le même profil que Macron venu d’on ne sait où qui n’a jamais eu à affronter les difficultés d’un élu local ou national avant d’être président de la république et qui confond monarchie et république. Tout cela finira très mal car dans un contexte de crise aiguë et structurelle le pays aurait besoin d’expérience, de compétence et de sagesse et non d’aventuriers.  

Turquie: grosse défaite grosse défaite pour le dictateur Erdogan

Turquie: grosse défaite grosse défaite pour le dictateur Erdogan

Après avoir perdu le scrutin municipal de la capitale Ankara, Erdogan le dictateur turc serait en passe de perdre d’autres villes importantes comme la symbolique Istanbul. La preuve que nombre de turcs sont avides de démocratie et ne soutiennent pas ce dictateur nationaliste aux visions étriquées et sectaires. Selon les résultats partiels du scrutin municipal de ce week-end, la coalition politique du président islamo-conservateur serait, aussi, en passe de perdre Istanbul. Un véritable camouflet pour le chef de l’État: c’est ici même que l’enfant du quartier populaire de Kasimpasa bâtit sa carrière politique quand il y remporta la mairie en 1994.

Alors que sa coalition avec les ultranationalistes du MHP a également perdu d’autres grandes villes comme Antalya et Adana, le chef de l’État turc a dû se résigner à reconnaître à demi-mot sa défaite. «Même si notre peuple a renoncé à la mairie, il a confié les quartiers à l’AKP», a-t-il déclaré lors d’un discours devant ses sympathisants, tout en ajoutant que son parti ferait appel des résultats si besoin. Une façon de sauver la face: des semaines durant, l’homme fort du pays s’est lancé corps et âme dans ce scrutin en enchaînant les meetings à travers le pays – une centaine en 50 jours! -, et en tentant d’électriser les foules à renfort de tubes sulfureux chantés en direct.  Accusant les adversaires de l’AKP de «liens avec le terrorisme», il a fait de cette campagne particulièrement agressive une affaire personnelle en menaçant par leur nom ses opposants de longue date, tout en promettant de garantir la «survie de la nation». Par crainte d’un vote sanction en pleine récession économique – la première en dix ans -, il s’est également employé, en vain, à masquer la crise en faisant déployer des tentes à Ankara et à Istanbul, pour y faire vendre des fruits et légumes à prix cassés. «Erdogan a pris un risque en transformant ce scrutin en une élection nationale […] Cette défaite va être considérée comme la sienne», confie à l’AFP Berk Esen, professeur associé à l’université Bilkent, à Ankara.

 

 

 

 

Cinq ans de prison pour Tapie: peut-être !

Cinq ans de prison pour  Tapie: peut-être !

 

Une affaire qui dure depuis près de 25 ans grâce aux méandres de la procédure judiciaire dont Tapie a usé et abusé. Notons qu’en dépit de la décision de justice qui le contraint à rembourser les 400 millions indûment encaissés, il n’a toujours pas rembourse et le premier sous

. Il est vraisemblable que de la même manière, le tribunal se montrera clément pour la mise en œuvre des cinq ans de prison requis devant le tribunal correctionnel suite à son escroquerie. D’abord la peine pourrait être réduite ensuite l’intéressé pourra à nouveau solliciter la procédure pour ne pas effectuer la condamnation. Il pourrait en être de même pour tous les autres impliqués. On a déjà exonéré la responsabilité de Christine Lagarde. Très bienveillante,  la cour de justice de la république a seulement considéré qu’elle avait fait preuve de légèreté. Sarkozy, lui, a été complètement oublié par la justice ! Le directeur de cabinet de Christine Lagarde, Stéphane Richard actuellement président d’Orange pourrait aussi écoper d’une peine symbolique. Quant aux membres impliqués dans l’opération truquée d’arbitrage compte tenu de leur âge, ils  pourraient être exonérés concrètement de véritables sanctions. On serait tenté de dire tout ça pour ça ! Ou l’éternelle histoire des relations entre la politique et la finance. En la circonstance tapie n’aurait jamais pu acheter Adidas sans l’intervention de Mitterrand  vis-à-vis du Crédit Lyonnais. Pour le parquet, M. Tapie a braqué le «coffre-fort» dont Stéphane Richard, directeur de cabinet de la ministre de l’Économie Christine Lagarde, qu’il a «trahie», et Jean-François Rocchi, président du CDR (structure chargée d’écouler les actifs toxiques du Crédit lyonnais) qualifié de «cheval de Troie», «détenaient le code». Me Lantourne savait, poursuit le procureur, que M. Estoup, qu’il connaissait très bien en dépit de ses cachotteries, «était prêt à se vendre à Bernard Tapie». Quant à l’homme d’affaires, soucieux de revendre Adidas au meilleur prix afin d’entrer, en 1992, dans le gouvernement Bérégovoy, il était «prêt à tout».

De nombreux éléments plaident en faveur d’un «arbitrage truqué», dont une curieuse réunion à l’Élysée le 30 juillet 2007 à laquelle participe M. Tapie en personne. Mais quatre heures de réquisitoire, c’est encore plus long quand on attend la preuve formelle qui justifierait les demandes de peines très sévères énoncées hier: 5 ans ferme pour Bernard Tapie, 76 ans, atteint d’un double cancer ; trois ans ferme pour M. Estoup, 92 ans, dont l’état de santé a rendu la comparution impossible ; 3 ans dont 18 mois avec sursis, 100.000€ d’amende et cinq ans d’interdiction de fonction publique pour M. Richard, inspecteur général des Finances et actuel PDG d’Orange ; 3 ans de prison dont 18 mois avec sursis, 50.000€ d’amende et 5 ans d’interdiction de fonction publique pour M. Rocchi ; trois ans avec sursis pour Me Lantourne – passible en cas de condamnation de sanctions ordinales. Seul Bernard Scemama, ex-président d’une structure chapeautant le CDR, bénéficie de la clémence du ministère public qui requiert sa relaxe.

 

EUROPEENNES: Hamon, Asselineau et Philippot font condamner France 2

EUROPEENNES: Hamon, Asselineau et Philippot  font condamner  France 2

 

Il est clair que les médias sont aux ordres soit des financiers qui les possèdent, soit du pouvoir en place. Pour preuve lors d’un débat sur France 2 plusieurs responsables avaient été écartés d’une confrontation des leaders politiques sur l’enjeu européen.  Or un exclu comme Benoît Hamon est plus représentatif que certaines personnes invitées par France 2. On peut évidemment contester les orientations de Benoît Hamon mais son audience aujourd’hui dans les sondages est à peu près équivalente à celle du parti socialiste. Benoît Hamon, chef de file du mouvement Génération.s, François Asselineau, fondateur de l’UPR et Florian Philippot, chef du mouvement “Les Patriotes”, tous trois candidats pour les élections européennes et exclues des débats de France 2 ont donc  saisi fin mars le juge des référés, par trois requêtes distinctes, face au refus de France Télévision de les inviter jeudi pour participer au débat sur les élections. Neuf têtes de liste sont actuellement invités sur France 2 dont Manon Aubry (LFI), Jordan Bardella (RN), François-Xavier Bellamy (LR), Nicolas Dupont-Aignan (DLF), Raphaël Glucksmann (liste commune Place publique-PS), Yannick Jadot (EELV), Nathalie Loiseau (LaRem), Ian Brossat (PCF) et Jean-Christophe Lagarde (UDI). “Le tribunal administratif a fait droit à ces demandes en estimant que les décisions de ne pas inviter ces trois candidats au débat du 4 avril sont susceptibles de porter une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale que constitue le respect du principe du caractère pluraliste de l’expression des courants de pensée et d’opinion”, peut-on lire dans un communiqué du tribunal administratif.“Le tribunal a relevé que les autres émissions auxquelles avaient été invités MM. Benoît Hamon, François Asselineau et Florian Philippot n’étaient pas de même nature et n’avaient pas le même objet et la même audience que le débat prévu le 4 avril et qu’aucun autre débat n’était prévu avant le dépôt officiel des candidatures, le 23 avril suivant.” “Il a, en conséquence, enjoint à France Télévisions, sous le contrôle du Conseil supérieur de l’audiovisuel, d’inviter MM. Benoît Hamon, François Asselineau et Florian Philippot au débat organisé le 4 avril sur France 2 ou à un autre grand rendez-vous d’information et de débat avant le 23 avril 2019.”

Richard Ferrand veut réorganiser les territoires : au secours !

Richard Ferrand veut réorganiser les territoires : au secours !

 

Le sulfureux Richard Ferrand actuellement président de l’Assemblée nationale veut réformer l’organisation de la république dans les territoires. Cela avec de nouveaux pouvoirs de commandement pour les préfets et sous-préfets. Bref une sorte de recentralisation locale pour l’État. Pour équilibrer,  Richard Ferrand propose de donner la liberté aux collectivités locales pour leur donner toute liberté de s’organiser. Et de proposer une France à la carte où  les communes pourraient se regrouper si elles en éprouvent l’envie de même pour les départements. Bref, une jolie pagaille en perspective dans un millefeuille administratif et politique déjà complètement incohérent. Pas étonnant de la part heureux Richard Ferrand qui a tendance à confondre l’intérêt général et son intérêt personnel. . On se souvient que le tribunal de Brest avait enterré l’affaire Ferrand  notamment aux motifs de la prescription de certaines infractions. Pas vraiment un blanchiment!  Justement. L’association Anticor conteste la prescription des faits qui ont permis de classer sans suite le dossier. L’association a donc  déposé plainte pour relancer l’enquête sur le chef de file des députés LREM. Elle vise à obtenir la désignation – quasi-automatique – d’un magistrat pour enquêter sur l’affaire du bien immobilier acquis par la compagne de Richard Ferrand et loué aux Mutuelles de Bretagne, dont il était alors le directeur général. La plainte porte sur des faits présumés de « prise illégale d’intérêts », et recel et complicité de ce délit.  Le parquet de Brest avait annoncé le 13 octobre le classement de l’enquête, au regard notamment de la prescription de cette éventuelle infraction. « Nous attendons l’ouverture d’une instruction, pour qu’il y ait un procès, car nous ne sommes pas d’accord avec l’analyse du procureur de la République de Brest », a déclaré Jean-Christophe Picard, président de l’association. Après le classement sans suite, Anticor s’est tourné vers le pôle financier de Paris en raison de sa compétence nationale sur les affaires « d’une grande complexité ». Dans un des volets de l’affaire, un possible délit de prise illégale d’intérêts, le procureur de Brest Jean-Philippe Récappé reconnaissait que le parquet « aurait pu envisager l’ouverture d’une information judiciaire ». Mais il s’est avéré que « l’infraction éventuelle » était « prescrite » depuis le 19 juin 2015, selon les règles de prescription (trois ans) alors en vigueur, avait-il expliqué. Richard Ferrand, soutien de la première heure d’Emmanuel Macron, s’est toujours défendu de tout conflit d’intérêts. Dans l’affaire en question, révélée par le Canard enchaîné, Richard Ferrand, 55 ans, est soupçonné d’avoir profité de sa fonction pour favoriser sa compagne, l’avocate Sandrine Doucen, à l’époque où il était directeur général (1998-2012) des Mutuelles de Bretagne et élu local PS. En 2011, cet organisme à but non lucratif, qui cherchait à louer des locaux pour installer un centre de soins à Brest, avait choisi la proposition d’une société civile immobilière (SCI) appartenant à 99 % à Sandrine Doucen, parmi trois offres. Un bien acquis pour un prix de 375 000 euros, « financé » par les loyers versés par les Mutuelles de Bretagne, selon la plainte d’Anticor. Un petit boni de l’ordre de 800 000 euros pour la compagne de Ferrand qui a sûrement envie aussi de placer la justice sous l’autorité des préfets !

 

Brexit : baisse de croissance grave pour l’union européenne et surtout le Royaume-Uni

Brexit : baisse de croissance grave pour l’union européenne et surtout le Royaume-Uni

D’après le CEPII, les PIB du Royaume-Uni et de l’Union européenne pourraient respectivement reculer de 2,8 % et 0,8 %. Par Vincent Vicard, -(article repris notamment par la Tribune). Extrait :

 

« L’incertitude est totale après le rejet par les députés britanniques de l’accord de sortie de l’Union européenne négocié entre le gouvernement britannique et la Commission européenne. Personne ne sait exactement ce qu’il va se passer dans les 10 semaines qui nous séparent maintenant de l’échéance prévue du Brexit. Une chose est cependant sûre : l’issue du processus aura son importance tant à court qu’à long terme, parce qu’un Brexit sans accord n’est pas du tout la même chose qu’un Brexit avec accord.

D’un point de vue économique, un Brexit sans accord signifie que les relations commerciales entre l’UE et le Royaume-Uni seront régulées par les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Mais ce n’est pas tout : à court terme, l’impréparation du processus de sortie et l’absence d’accord sur un certain nombre de questions cruciales devraient générer des désordres et des coûts supplémentaires. Prenons chacune de ces dimensions dans l’ordre.

Le retour au cadre de l’OMC signifie que le Royaume-Uni sera traité comme tout autre partenaire commercial avec lequel l’UE n’a pas d’accord (et inversement), c’est-à-dire comme les États-Unis par exemple. Cela implique l’instauration de droits de douane sur les importations en provenance du Royaume-Uni ; en moyenne faibles (de l’ordre de 3 % en moyenne), ces taxes à l’importation peuvent être très élevées dans certains secteurs (13 % en moyenne dans l’agriculture par exemple, et près de 40 % pour les produits laitiers).

Plus importante, la sortie de l’UE sans accord signifie la fin de la reconnaissance mutuelle des normes et des standards, qui permet à tout producteur britannique vendant sur son marché domestique de vendre librement aux autres consommateurs européens. Cela implique ce que l’on appelle des barrières non tarifaires au commerce, qui sont aujourd’hui les principales barrières au commerce international : ces barrières comprennent aussi bien les règles sanitaires et phytosanitaires dans l’agriculture visant à protéger les consommateurs que les normes techniques (de la taille des jouets des jeunes enfants à la largeur des pneus des voitures) ou environnementales (les normes fixant les rejets de CO2 ou de particules fines dans l’automobile par exemple).

Concrètement, cela signifie que demain, pour vendre aux consommateurs européens, les exportateurs britanniques devront prouver qu’ils respectent les règles européennes. Ces règles ont beau être similaires aujourd’hui, il faudra demain le prouver, ce qui est coûteux. Elles peuvent aussi diverger dans le futur (c’est d’ailleurs bien là l’un des enjeux du Brexit, pouvoir s’affranchir de certaines règles européennes). Ces barrières non tarifaires sont importantes en moyenne, particulièrement dans certains secteurs - elles atteignent par exemple l’équivalent d’un droit de douane de 74 % pour les produits laitiers, 36 % pour certaines machines et appareils, 20 % pour les produits chimiques et 11 % pour le secteur automobile -, renchérissant d’autant le prix pour le consommateur.

Peut-on estimer l’impact de ces nouvelles barrières au commerce sur les PIB du Royaume-Uni et de l’UE ? C’est ce que nous faisons avec deux collègues, Thierry Mayer et Soledad Zignago, dans un article de recherche récent.

Trois conclusions importantes ressortent de cette étude :

  • D’abord, le coût d’un retour aux règles de l’OMC est substantiel pour le Royaume-Uni : le niveau du PIB baisserait de manière permanente de 2,8 % du PIB, soit annuellement près de 2 000 livres en moyenne par ménage.
  • Ensuite, le coût est beaucoup plus faible côté européen (-0,8 % du PIB en moyenne pondérée, -0,3 % pour la France), à l’exception de l’Irlande pour lequel le coût serait du même ordre de grandeur que celui supporté par le Royaume-Uni.
  • Enfin, et surtout, le coût d’un Brexit sans accord, et donc d’un retour aux règles de l’OMC, est beaucoup plus important que dans le cas d’un Brexit négocié qui déboucherait sur un nouvel accord commercial : les coûts seraient ainsi plus de deux fois moindre dans le cas d’un accord type Norvège (qui implique de conserver la plupart des dimensions du marché unique), inférieurs de près de 40 % dans le cas d’un accord sur le modèle de celui avec la Suisse et de 15 % dans le cas d’une zone de libre échange moins ambitieuse.

La forme du Brexit aura donc bien des conséquences à long terme sur le niveau de richesse des Britanniques, et des Européens dans une moindre mesure. Ces différentes options restent sur la table en cas d’accord sur le retrait ; l’absence d’accord implique de renoncer à ces options de relations commerciales futures dans un avenir proche.

Un Brexit sans accord implique qu’il n’y aura pas de période de transition, qui aurait permis de négocier un nouvel accord et de se préparer au changement de cadre juridique (l’accord de sortie prévoit une période de transition jusqu’au 31 décembre 2020, qui pourrait être étendue, pendant laquelle les règles du marché unique continueraient à s’appliquer). Concrètement, cette sortie brutale du marché unique engendrera non seulement une incertitude juridique sur un grand nombre de sujets mais également des coûts liés à l’impréparation côté européen comme britannique. Il suffit pour cela de regarder les domaines couverts par l’accord de sortie. Les trois principaux concernent le règlement de la « facture » du Brexit, liée aux engagements britanniques dans les programmes européens, le traitement des Européens résidant et/ou travaillant au Royaume-Uni et des Britanniques dans l’UE, qui concerne des millions de citoyens dont le statut juridique dépendra alors des décisions des gouvernements nationaux, et la frontière irlandaise et la préservation de l’accord de paix du Vendredi Saint.

Mais l’accord de retrait couvre également une multitude de domaines, allant de la coopération policière et judiciaire aux questions nucléaires ou au statut de Gibraltar. L’absence d’accord créera dans l’ensemble de ces domaines une forte incertitude juridique puisque leur traitement dépendra des décisions de chaque gouvernement impliqué. Ces questions fondamentales ne disparaîtront pas d’elles même en cas de Brexit sans accord, et devront être négociées d’une manière ou d’une autre dans le futur.

Par ailleurs, les délais sont aujourd’hui tels qu’une sortie sans accord implique un degré d’impréparation des deux côtés. La réinstauration de contrôles aux frontières pour les échanges de biens (inexistants au sein du marché unique) pose des problèmes d’infrastructures dans les ports concernés (notamment Douvres côté britannique et Calais côté français) et de recrutement d’agents des douanes notamment. Des chercheurs de l’Imperial College de Londres ont ainsi calculé que deux minutes supplémentaires de transit pour les (milliers de) camions passant par Douvres entraîneraient des embouteillages de 47 km sur l’autoroute M20 y menant.

Ces délais posent également des questions logistiques pour les productions dépendant de pièces importées, pour lesquelles les capacités de stockage sont limitées aujourd’hui au Royaume-Uni. Plusieurs usines automobiles ont ainsi d’ores et déjà prévu de fermer ou réduire leurs opérations au début du mois d’avril. S’ajoute des problèmes spécifiques à certains secteurs : le secteur aérien par exemple, les autorisations de vol de certaines compagnies pouvant être remises en cause, ou le secteur bancaire pour lequel un certain nombre de questions de supervision se posent (les autorités européennes ont déjà prévu d’autoriser de manière temporaire certaines activités de compensation en euro de Londres mais d’autres questions restent entières). Les conséquences à court terme de ces contingences sont d’autant plus difficiles à prédire que leur impact réel dépendra des mesures prises par les différents gouvernements pour en atténuer le coût.

Les gouvernements britannique comme européens ont clairement affiché leur volonté d’éviter de tels désordres inhérents à un Brexit sans accord. Du côté du parlement britannique également, l’option d’une sortie sans accord ne semble pas emporter la majorité. Cela suffira-t-il à l’éviter pour autant ? La date butoir du 29 mars approchant, les entreprises, qui ont fait preuve d’une étonnante résilience à l’incertitude politique jusqu’à maintenant, vont devoir faire des choix qui pourraient s’avérer irréversibles, mettant ainsi encore plus sous pression le processus politique.

Il est possible de repousser la date effective du Brexit, mais seulement de manière limitée étant donné qu’aller au-delà de fin mai obligerait à tenir des élections européennes au Royaume-Uni, ce que personne ne veut. Par ailleurs, une telle prolongation pose la question de sa finalité : étant donné le blocage au parlement britannique, quelle serait la perspective d’un tel allongement ? La préparation d’un second référendum nécessite d’aller au-delà des élections européennes alors que la perspective de la renégociation de l’accord de retrait apparaît limitée côté européen (reste la possibilité d’un retrait unilatéral de la procédure de sortie par le Royaume-Uni, dont la Cour de justice de l’Union européenne a confirmé la possibilité). L’Union européenne a été claire sur le fait qu’elle ne négociera pas un accord sur les relations futures avant que celui sur le retrait britannique soit ratifié, et que cet accord inclura une clause de « backstop » sur la frontière irlandaise. De telle sorte que l’accord sur la table ne changera pas fondamentalement.

C’est sûrement du côté de la déclaration politique accompagnant l’accord de retrait que des évolutions peuvent se faire jour, mais celle-ci n’a pas la valeur légale de l’accord de retrait. Le refus du parlement britannique n’a donc pas changé fondamentalement l’éventail des choix britanniques. Il ne faut cependant pas oublier que si une sortie sans accord était particulièrement coûteuse pour le Royaume-Uni, la perspective d’avoir un grand pays voisin non coopératif serait désastreuse à terme pour les pays européens. L’Union européenne et ses pays membres ont souvent fait preuve de créativité dans les derniers instants de négociations cruciales tendues ; il faut compter sur une telle créativité aujourd’hui.

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Par Vincent Vicard, Economiste, CEPII

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation

 

Croissance : L’industrie européenne toujours dans le rouge

Croissance : L’industrie européenne  toujours dans le rouge

La situation de l’industrie européenne n’a jamais été aussi grave depuis 2013. Elle enregistre en effet une nette baisse à 47,7. Selon le dernier indice PME Markit. En cause évidemment le ralentissement des échanges internationaux et notamment le conflit commercial entre la Chine et les États-Unis. Une fine dans la croissance se tasse aussi. S’ajoutent à cela des facteurs explicatifs spécifiques à l’Europe avec les incertitudes concernant le break site mais d’une façon générale la montée des populismes dans la plupart des pays de l’union européenne. Pour le premier semestre la tendance devrait être dans l’industrie  Pour l’économiste Chris Wllliamson, « les risques baissiers se sont intensifiés en mars, les indicateurs prospectifs de l’enquête suggérant un renforcement de la contraction au deuxième trimestre». De son côté, l’économiste en chef chez Ostrum Asset Management, Philippe Waechter explique que  »pour la zone Euro, l’indice n’a pas été aussi bas depuis juin 2013 mais à l’époque le mouvement était haussier alors qu’ici, il traduit une détérioration de l’activité [...] L’activité manufacturière ralentit un peu plus vite qu’attendu en zone euro. Le choc externe du commerce mondial est violent et persistant. La politique économique de la zone Euro est insuffisante pour y faire face. Préoccupant pour l’activité à venir ». Ce sont les Allemands qui ont connu la plus faible performance de l’indicateur manufacturier avec un repli qui entraîne un plus bas de plus de six ans et demi. Depuis plusieurs mois, l’industrie automobile outre-Rhin connaît de vraies difficultés liées notamment à la baisse de la demande internationale et au renforcement des normes contre la pollution à l’échelle du Vieux continent. La première puissance économique européenne est suivie de l’Italie. Pour l’économiste de Markit Amritpal Virdee, les dernières données PMI relatives à l’industrie manufacturière en Italie signalent une industrie en mauvaise santé.

« La production, le nombre de nouvelles commandes, les ventes à l’exportation, l’emploi et l’activité des directeurs d’achat sont tous au plus bas, avec pour tous les secteurs une contraction la plus rapide depuis six ans ».

Si l’économie de la péninsule possède de nombreux atouts comme le rappelle une étude de l’OCDE publiée ce lundi, la situation s’est fortement dégradée ces derniers mois. Pour 2019, l’organisation prévoit une récession avec un PIB à -0,2% pour l’année.

« Le PIB par habitant se situe peu ou prou au même niveau qu’il y a 20 ans, et le taux de pauvreté demeure élevé, notamment parmi les jeunes. »

« La faiblesse de la croissance de la productivité et l’ampleur des inégalités sociales et régionales constituent des problèmes de longue date, auxquels il faut s’attaquer vigoureusement. Le niveau de la dette publique demeure élevé, à 134% du PIB, et constitue une source de risques », expliquent les économistes de l’institution internationale.

Les difficultés s’accumulent en France

En France, la conjoncture du secteur industriel s’est également détériorée en mars après avoir connu une période plus favorable en début d’année. De nombreux sites industriels ont traversé de véritables épreuves pendant des mois sans vraiment se relever

D’après les derniers résultats de l’enquête de Markit sur l’économie hexagonale, l’indice PMI des directeurs d’achat s’est replié de 51,5 en février à 49,7. Cet indicateur, qui prend en compte les nouvelles commandes, la production, l’emploi, les délais de livraison des fournisseurs et les stocks des achats, a connu sa première contraction depuis décembre 2018. Un niveau inférieur à 50 signale un repli de l’activité, tandis qu’une valeur supérieure à cette limite traduit une expansion. Le cabinet explique cet infléchissement par « un retour à la baisse de la production et des nouvelles commandes ainsi que du plus fort recul des ventes à l’export depuis trois mois ». Les résultats de l’enquête indiquent que cette baisse de la demande est particulièrement visible dans l’industrie automobile et le commerce de détail.

Ce coup de mou a eu des répercussions sur l’emploi.

« La baisse de la production a incité les fabricants français à limiter les créations de postes en mars, l’emploi ne progressant ainsi que très faiblement, et à son rythme le plus faible des trois derniers mois d’expansion », explique Markit.

Si la baisse de l’inflation a profité aux industriels français, cela n’a pas empêché une hausse des coûts de production avec le niveau encore soutenu des prix des matières premières.

Concernant les perspectives, les entreprises se montrent optimistes pour les douze prochains mois sur l’évolution de l’activité. En revanche, l’enquête de Markit signale une érosion de la confiance qui atteint un plus bas de trois mois en mars.

« Les répondants se disant préoccupés par la faiblesse de la demande sous-jacente. »

Pour Eliot Kerr, « les derniers résultats de l’enquête sont d’autant plus inquiétants que les mouvements sociaux se poursuivent. Les manifestations des gilets jaunes empêchent tout rebond de la demande intérieure tandis que les conditions sur les marchés étrangers restent très difficiles, les nouvelles commandes à l’export diminuant en effet pour le septième mois consécutif. »

La morosité de la croissance du secteur industriel européen s’explique en partie par un net ralentissement des échanges mondiaux. Les répondants à l’enquête se disent « en effet préoccupés par les guerres commerciales, la hausse des droits de douane, l’incertitude politique croissante, le Brexit et -sans doute le facteur le plus important – les prévisions de détérioration de la conjoncture économique tant sur les marchés intérieurs qu’à l’étranger ».

Les dernières prévisions de la direction générale du trésor (DGT) publiées la semaine dernière laissent entrevoir un essoufflement des échanges dans les prochains mois. Ainsi, les économistes de Bercy prévoient que la croissance des échanges commerciaux mondiaux passeraient de 5,8% en 2017 à 4,5% en 2018 et 3% en 2019.

La popularité de Macron : stable pour Europe 1 !!!

La popularité de Macron : stable pour Europe 1  !!!

Europe 1, qui avec Paris-Match s’est fait une spécialité d’assurer la remontada de Macon dans les sondages cette fois encore titre curieusement  « stabilité pour macro » alors que ce dernier recule encore d’un point. Notons que dans le sondage diffusé par Europe 1 Macron bénéficie encore de 38 % de confiance alors que la plupart des autres sondages ne lui accorde que 30 %. Pas vraiment étonnant car Europe 1, propriété de Lagardère comme Paris-Match propriété de Bolloré sont deux médias qui portent Macron à bout de bras depuis le début. D’après Europe 1, les cotes de confiance d’Emmanuel Macron (38%, -1 point) et d’Édouard Philippe (39%, +1 point) sont quasiment stables en mars par rapport au mois précédent, selon un sondage Harris Interactive* pour LCI publié lundi. Et de développer la reconquête de Macron !  Emmanuel Macron regagne de la confiance plus particulièrement auprès des Français de plus de 65 ans (+8 points, 46% d’entre eux) alors qu’elle avait atteint un plus bas à 27% en novembre.  Cette hausse repose en partie sur « l’intention affichée » par Emmanuel Macron « de restauration de l’autorité dans un contexte de violences » lors de récents samedis de mobilisation des « gilets jaunes », indique Jean-Daniel Levy, d’Harris Interactive. La popularité du président fléchit en revanche de 5 points à 33% chez les 35/49 ans.

 

*L’enquête Harris Interactive a été réalisée sur Internet du 26 au 28 mars auprès d’un échantillon représentatif de 933 personnes, selon la méthode des quotas.

Désertification du territoire accentuée avec le câble et la 5G !

Désertification du territoire accentuée avec le câble et la 5G !

 

Alors qu’on avait promis la révolution sur tout le territoire avec les outils numériques et la nouvelle norme de 5G, on  risque en fait  d’accroître encore des distorsions de situation entre les zones agglomérées et les zones plus isolées. Pour preuve déjà nombreux de villages sont peu ou pas couverts par la technologie de téléphonie mobile 3G  et 4G. Quand à la connexion ultrarapide de l’Internet, elle est souvent défectueuse voire totalement absente compte tenu notamment de l’état déplorable des lignes téléphoniques. L’idée était que le câble promis à tous partout pourrait combler ces inégalités. Or le Premier ministre vient d’annoncer clairement que le câble ne sera pas raccordé à la totalité des résidences. 10 à 15 % pourraient en être exclus. Il en sera de même pour la 5G qui  va aussi concerner   en priorité les grandes métropoles puis les zones agglomérées mais pas l’habitat dispersé.  Le mythe de la fibre pour tous est donc en train de s’effondrer. C’était pourtant la promesse tant des élus nationaux que des élus locaux. Mais une promesse qui aurait constitué un véritable gouffre financier et sur lequel est revenu le Premier ministre qui a précisé que nombre de hameaux a fortiori de maisons isolées ne seront pas reliés au câble. Ils seront desservis par Internet via d’autres solutions notamment par satellite, par boucle locale radio ou encore la technique 5G. Ces ruraux devront en fait se débrouiller par eux-mêmes. On leur accordera un chèque de 150 € par foyer. Officiellement il s’agit de 6 % des Français qui ne pourront pas être accordés au haut débit par la fibre. Dans les faits ce pourrait être davantage autour de 10 % à 15% des Français. Pas question de promettre à toutes les communes la fibre (soit un débit de 30 mégabits/seconde) mais plutôt d’y déployer un débit d’environ 8 mégabits/seconde via des solutions alternatives. Deux solutions technologiques sont proposées. La première consiste à installer une antenne pour raccorder une boucle locale radio (THD radio, Wi-Fi, Wimax). Cette alternative est proposée par des sociétés comme la PME toulousaine Alsatis. L’autre solution nécessite le déploiement d’une parabole sur le toit du particulier pour capter Internet par satellite. Ce service est distribué par Europasat et Nordnet (une filiale d’Orange). Édouard Philippe a rappelé lors de son discours qu’Eutelsat va lancer en 2019 et 2020 deux satellites supplémentaires pour renforcer la couverture sur le territoire. 

Actu, infos, économie, social, politique : articles les plus lus

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« Les loyers sont trop chers, même pour les HLM » (Louis Gallois)

« Les loyers sont trop chers, même pour les HLM » (Louis Gallois)

Europe 1 rend compte d’uen interview de Louis Gallois, le président de la Fédération des Acteurs de la Solidarité qui dénonce des loyers toujours trop chers, même dans le secteur du logement social. Et qui met le doigt sans doute sur la bulle financière et sociale qui risque d’éclater.

« Pourquoi y a-t-il autant d’expulsions ? Parce que les loyers sont trop chers et que les habitants ne peuvent plus les payer, même pour les HLM », explique l’ancien PDG de la SNCF et d’Airbus. En 2017, 126.000 décisions d’expulsion ont été prononcées, dont plus de 120.000 pour impayés locatifs (+49% depuis 2001), selon le dernier bilan annuel de la Fondation Abbé Pierre (FAP). La même année, 15.547 ménages ont été expulsés avec le concours de la force publique, dernière étape si aucune solution n’est trouvée. 

Pour le président de la FAS, le problème vient avant tout du parc locatif de logements sociaux. « Le gouvernement s’était engagé à construire 40.000 logements très sociaux en 2018. Or on est à 32.000. Et nous sommes inquiets parce que les lancements de programmes [de construction] ne sont pas très bons. Nous pensons donc que cette cible de 40.000 logements est difficile à atteindre et pourtant, c’est un minimum. Nous en demandons 60.000 pour faire face à cette crise d’hébergement. »

Cette crise du logement concerne en outre toute la France bien qu’elle soit encore plus marquée dans les « zones tendues comme Paris, Toulouse, Lyon, Bordeaux, Nantes… ». 

Louis Gallois dénonce également un certain désengagement de l’État dans le secteur des logements sociaux. Et cela s’illustre en particulier dans la décision de 2017 de baisser le montant de l’Aide personnalisée au Logement (APL) de 5 euros.  »Nous sommes opposés à cette baisse qui s’est traduite par une baisse des loyers des HLM. Cela les a privé de 800 millions d’euros en 2018 et 900 millions en 2019. C’est autant d’argent en moins pour la rénovation des HLM et la construction de logements très sociaux. » S’agit-il d’un désintérêt de l’État pour la question du logement ?  »Le logement très social n’est peut-être pas au niveau de priorité où il devrait être », répond Louis Gallois.

Autre revendication de la FAS : une meilleure dotation du fonds d’indemnisation des bailleurs, qui a diminué de près de deux tiers depuis 2005, passant de 78 millions à 24 millions en 2018. Ces sommes servent à indemniser les bailleurs lorsque les locataires ne peuvent plus payer leur loyer. « L’une des solutions pour lutter contre les expulsions locatives, c’est que pendant que les personnes recherchent un logement moins coûteux, ils puissent rester dans leur logement actuel. L’idéal étant qu’il n’y ait pas d’expulsion sans relogement. »

Macron : » la solitude du coureur de fond »

Macron : » la solitude du coureur de fond »

D’après ses proches, Macron serait particulièrement épuisé et surtout, il se sentirait de plus en plus seul depuis le départ de conseillers et de ministres avec lesquels il entretenait des relations privilégiées. Un peu le syndrome de la solitude du coureur de fond. Macron en effet ne cesse de courir. Le problème c’est qu’il ne sait plus après quoi, ni pourquoi la social démocratie, l’ultra libéralisme ?, bref il tourne en rond dans son impopularité. Le rythme qu’il s’impose relève d’un activisme qui vise sans doute aussi à masquer ses doutes. En plus de ces contraintes présidentielles, Macron se soit se croit obligé chaque semaine de faire une ou deux descente en province avec souvent des réunions interminables qu’il l’épuise en dépit des apparences. La meilleure preuve c’est ce visage émacié et cette propension à larder ses interventions de remarques acerbes voir méprisantes. Le signe d’un homme qui n’a plus le recul nécessaire mais qui continue de manière irraisonnée comme dans le mythe de Sisyphe. La réalité c’est que Macron dans ces réunions décentralisées n’apprend rien d’abord parce qu’il n’écoute pas et que son objectif est surtout comme un évangéliste de délivrer sa vérité politique révélée. En fait, Macron n’a rien compris. D’une certaine manière on pourrait considérer que Macron en dépit ou à cause de son activisme maladif a échoué dans un peu près tous les domaines : en matière d’économie, de chômage, de justice et d’équilibre financier aussi au pan international. Le problème de Macron c’est qu’il manque à la fois d’expérience politique et de maturité et que son entêtement st la haute considération qu’il a de lui-même constituent  son c’est pire ennemi. Après le grand débat la déception sera encore plus grande et le mandat déjà pratiquement terminé. Certes Macron ne renoncera pas, il va continuer d’empiler les réformes plus ou moins bâclées et en même temps les mécontentements. Il n’a plus la lucidité encore moins la sagesse pour mesurer ce qui sépare sa vision ultra libérale des aspirations d’une majorité qui certes ne veut pas renoncer à l’Europe, à l’économie de marché,  à l’euro mais qui aspire tellement à davantage de justice fiscale et sociale aussi d’efficacité et de protection de la part de l’État. La fin du mandat de Macron risque de ressembler à une très lente agonie car l’intéressé avec la maladresse qu’on lui connaît va persister dans ses erreurs d’autant qu’il est très mal entouré et que de toute façon il ne veut rien entendre de son entourage. »Il est dans un état… Il est sous l’eau » explique l’un de ces proches, tandis que d’autres sont plus directs: « rincé », « essoré », lâchent-ils pour évoquer le chef de l’Etat. Ce sentiment de fatigue pourrait, toujours selon le quotidien francilien, être dû à un sentiment d’abandon de plus en plus fort du côté d’Emmanuel Macron, alors que de nombreux soutiens de la première heure désertent. Récemment, c’est son jeune conseiller Ismaël Emeline qui, cité dans l’affaire Benalla, a quitté ses fonctions. « C’est le bordel! Macron est tout en haut, avec Kohler qui a deux balles dans le ventre, au figuré. Tous ceux en qui il avait confiance sont partis », détaille un ministre. Une situation qui risque bien d’être aggravée par la fin du grand débat, qui n’a finalement pas résolu la crise des gilets jaunes. « S’il déçoit, il est mort. Et il va décevoir… », explique l’un de ses proches, toujours au Parisien

Ventes automobile: baisse en mars

Ventes automobile:  baisse en mars

Mauvais signe pour l’économie française, le marché automobile français a baissé de 2,3% sur un an en mars, en raison d’un nombre de jours ouvrés inférieurs à l’an dernier, selon des statistiques publiées lundi. (Notons que pour a première fois depuis 1990 le marché automobiles chute en Chine ;  aussi dans de nombreux pays). Les constructeurs français ont fait un peu mieux que le marché, PSA (avec les marques Peugeot, Citroën, DS, Opel) reculant de 1,5% en mars tandis que le groupe Renault (Avec Dacia et Alpine) était en repli de 1,7%, d’après les chiffres communiqués par le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA).

Croissance Italie : on va tutoyer la récession

 Croissance Italie : on va tutoyer la récession

 

 

 

 

L’Italie subit évidemment les conséquences du ralentissement mondial faisant notamment suite au conflit concernant les échanges commerciaux entre la Chine et les États-Unis. Il faut y ajouter des facteurs explicatifs locaux spécifiques comme les contradictions de la gestion du gouvernement extrémiste (extrême droite et populistes). Comme souvent dans les gouvernements, on  prévoit toujours une croissance supérieure aux perspectives réelles ne serait-ce que pour gonfler artificiellement les recettes budgétaires. Or le ministre de l’économie italien a bien été contraint de reconnaître que la croissance pour l’année 2019 ne serait pas de 1 % mais de zéro. En réalité elle pourrait tutoyer même la récession. L’Italie se dirige vers une croissance nulle pour 2019, a déclaré dimanche le ministre italien de l’Économie, Giovanni Tria, qui ne prévoit pas pour autant de loi de finances rectificative. «Nous sommes devant un ralentissement général de la croissance dans toute l’Europe et en Italie, en 2019, on se dirige vers zéro», a déclaré Giovanni Tria, lors d’un colloque économique à Florence.

«L’Allemagne est à l’arrêt et, en conséquence, la partie la plus productive de l’Italie s’est arrêtée aussi. Et comme l’Italie depuis des années croit de un point (de pourcentage) de moins que les autres pays européens, nous nous dirigeons vers le zéro», a poursuivi M. Tria. «Personne ne nous demande une manœuvre (loi de finances) rectificative, donc je l’exclus.»

Le gouvernement populiste, formé de la Ligue (extrême droite) et du Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème), prévoyait jusqu’ici une croissance de 1% cette année. Il comptait notamment sur une de ses mesures phares, le revenu de citoyenneté promis par le M5S et qui doit entrer en vigueur au premier semestre pour relancer l’activité.

Sondage Paris: Hidalgo, Dati ou Griveaux : le choix entre la peste et choléra

Sondage Paris: Hidalgo, Dati  ou Griveaux : le choix entre la peste et choléra

Il est clair que la ville de Paris, capitale de la France, mérite un grand maire. Ce n’est évidemment plus le cas depuis le départ de Bertrand Delanoë qui avait réussi à dépasser les clivages partisans est largement contribué à l’amélioration de l’image de marque internationale de Paris.  Avec Hidalgo, c’est le retour du gauchisme bobo coupé des réalités. L’intéressée paraît assez menacée pour les prochaines élections municipales de 2020. En fait d’après un sondage délabre Anne Hidalgo, le candidat de la république en marche et celui des républicains seraient dans un mouchoir de poche autour de 20 % chacun. Personne ne semble se détacher vraiment pour l’instant. Pas vraiment étonnant car il n’y a pas de quoi s’enthousiasmer avec la perspective d’un éventuel remplacement d’Hidalgo. En effet le candidat de la république en marche est Benjamin Griveaux qui vient de quitter le gouvernement ;  aussi charismatique qu’un huissier, aussi condescendant voire méprisant que Macron, Côté des républicains c’est la mondaine Rachida Dati qui semble émerger. Ce qu’il y a de pire en matière de superficialité aussi d’arrivisme. Il faut espérer que d’ici ces élections municipales d’autres candidats un peu plus rayonnants, un peu plus visionnaire émergeront. Pour l’instant, dans l’hypothèse où les trois seraient en lice, les scores seraient extrêmement serrés. Avec 22 % des intentions de vote, Anne Hidalgo ne devance que d’une très courte tête le candidat de La République en marche (21 %) et celle des Républicains (19,5 %). La socialiste se retrouve loin, très loin de son score du premier tour des municipales de 2014 où elle avait à l’époque recueilli 34,4 % des voix. Après un mandat marqué par les polémiques et l’apparition du mouvement macroniste, les cartes sont rebattues dans la capitale. Du côté de La République en marche, les résultats du sondage confortent la stature de favori de Benjamin Griveaux pour représenter le mouvement présidentiel. «Il apparaît comme le candidat légitime, soutenu par Emmanuel Macron. De fait, l’électorat macroniste se tourne vers lui», explique Bernard Sananès, PDG d’Elabe. Souvent présenté comme son principal adversaire interne, Mounir Mahjoubi arrive loin derrière. L’ancien secrétaire d’État au Numérique – qui a quitté le gouvernement en même temps que Griveaux – ne recueille que 14 % des intentions de vote face à Anne Hidalgo et Rachida Dati. Soit une perte de six points comparée à son adversaire direct… À LREM, la surprise vient en revanche du député de Paris, Cédric Villani. Le mathématicien, longtemps vu comme l’outsider derrière Mahjoubi et Griveaux, se rapproche du favori. Quand l’ancien porte-parole du gouvernement enregistre 21 % face à Anne Hidalgo et Rachida Dati, Cédric Villani recueille, lui, 20 % des intentions de vote. «Il mord dans l’électorat de gauche et écologiste, ce que ne parvient pas à faire Benjamin Griveaux», note Bernard Sananès.

Gilets jaunes: Le policier de Nice ne veut pas porter le chapeau

Gilets jaunes: Le policier de Nice ne veut pas porter le chapeau

Cette affaire de blessures graves d’une manifestante de 73 ans  à Nice s’inscrit dans un environnement particulièrement mensonger. Il faut en effet se rappeler qu’il y a huit jours sitôt après l’accident, les pouvoirs publics n’ont eu de cesse de répéter que l’intéressée s’était blessée seul et qu’à aucun moment elle n’avait été en contact avec les forces de l’ordre. Le procureur n’a cessé lui aussi de défendre cette thèse jusqu’à ce qu’il soit contredit par des témoignages et des vidéos au cours de des derniers jours. Il a bien fallu reconnaître que la blessée avait été en contact avec un policier. Ce dernier sur ordre de sa hiérarchie bien sûr a d’abord contesté les faits mais devant les preuves a dû les reconnaître. Les pouvoirs publics et le procureur ont alors  changé d’argumentaire en considérant que le policier avec agi de sa propre initiative. Il est clair qu’on veut faire porter le chapeau à ce policier pour isoler l’incident et éviter de le relier à la politique de répression du pouvoir. Cette tentative de déresponsabilisation faite par le pouvoir comme par la justice est assez lamentable. Aujourd’hui le policier se retrouve seul pour expliquer son application. Ce policier “N’a agi que dans le strict respect des ordres” de sa hiérarchie et “n’a commis aucune infraction pénale”, a déclaré samedi son avocat dans un communiqué. Geneviève Legay a été grièvement blessée à la tête après une charge des forces de l’ordre alors qu’elle se trouvait, avec d’autres manifestants, dans un périmètre préfectoral d’interdiction de manifester. “Mon client tient (…) à exprimer ses plus sincères regrets quant aux conséquences de l’intervention des services de police causées sur la personne de Madame Geneviève Legay et aux blessures qu’elle a subies à cette occasion”, a déclaré l’avocat du policier, Me Adrien Verrier. “Il tient cependant à rappeler qu’il n’a agi que dans le strict respect des ordres donnés par sa hiérarchie, lesquels s’inscrivaient dans le cadre d’un rassemblement illégal, après trois sommations faites aux manifestants d’avoir à se disperser, qui leur ont clairement été exprimées et auxquelles ils n’ont pas déféré.” “La charge policière qui s’en est suivie s’est déroulée très rapidement et mon client n’a pas utilisé d’arme”, a ajouté l’avocat.

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