Archive mensuelle de avril 2019

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Médicaments en vente dans la grande distribution

Médicaments en vente dans la grande distribution

 

Alors que la ministre de la santé s’est déclaré sur Europe 1 défavorable à la commercialisation de médicaments sans ordonnance dans la grande distribution, l’organisation de

L’UFC-Que choisir défend au contraire la vente de médicaments sans ordonnance en grandes surfaces, estimant que cela permettrait un gain de pouvoir d’achat pour les Français.

Pas vraiment la fin du monopole  pharmacies mais une ouverture supplémentaire de la concurrence en faveur de la grande distribution. Certes ne sont visés que des médicaments délivrés sans ordonnance et la para pharmacie. Le problème c’est qu’aujourd’hui les marges des pharmaciens sont très étroites sur les médicaments prescrits par un médecin et que les bénéfices de l’activité proviennent essentiellement de la para pharmacie. Il faut donc s’attendre à des réactions assez dures de la part des professionnels qui vont sans doute justifier justement du caractère très professionnel de leur activité, aussi de leur déontologie. Ceci étant, si les conseils des pharmaciens sont utiles voir éventuellement indispensables, ils ne suffisent pas aujourd’hui à justifier l’exclusivité dont ils bénéficient pour la vente des médicaments. Il conviendrait certainement d’enrichir le champ d’intervention des pharmaciens dont les compétences sont bien mal utilisées et qui pourraient utilement prendre une place plus importante dans la chaîne des intervenants médicaux. Pour certaines pathologies il est clair que le pharmacien pourrait intervenir et indiquer les thérapies nécessaires. Ce qui par parenthèse permettrait de combler pour partie la désertification médicale. . Dans un rapport rendu public jeudi, l’Autorité de la concurrence préconise la vente de médicaments sans ordonnance (Doliprane, Fervex…) en grande distribution et en parapharmacies. Un moyen, selon elle, d’offrir plus de choix aux consommateurs mais aussi d’améliorer leur pouvoir d’achat. «Dans les pays de l’Union européenne qui ont ouvert le monopole pharmaceutique, on a vu des baisses de prix de 10 à 15 %, précise Isabelle de Silva, présidente de l’Autorité. Cela semble également dynamiser les conditions d’accueil en officine.».

Autre préconisation du rapport de l’autorité de la concurrence, l’assouplissement des conditions de la vente en ligne. Aujourd’hui, un site Internet doit être adossé à une officine physique. Son entrepôt doit être situé à proximité. Seuls des médicaments sans ordonnance et de la parapharmacie peuvent être vendus via le Web. Des conditions jugées «trop restrictives» début mars par le premier ministre qui avait aussi plaidé pour une «plus grande transparence sur les prix». Aujourd’hui en France, seul 1 % des médicaments sans ordonnance sont vendus en ligne, contre 14 % en Allemagne.

Notons qu’il s’agit de préconisations de l’autorité de la concurrence et qu’on aurait préféré que des propositions viennent d’une autorité sanitaire L’avenir dira d’ailleurs si le gouvernement, qui veut replacer les pharmaciens au cœur du parcours de soins, est prêt à aller plus loin dans la libéralisation de cette profession. Les représentants des pharmaciens seront reçus dans dix jours au ministère de la Santé.

Sécurité routière : contrôle médical seulement pour les conducteurs âgés

Sécurité routière : contrôle médical seulement pour les  conducteurs âgés

Il est indéniable que les capacités cognitives-et les reflexes- nécessaires à la conduite d’un véhicule diminuent avec le grand âge. Du coup je repose la question du contrôle de capacité des seniors. Un contrôle sans doute indispensable à partir d’un certain âge. Ceci étend la nécessité de cet examen pourrait être étendu pour des conducteurs plus jeunes et peut-être même pour l’ensemble des conducteurs. Un contrôle des compétences physiques,  et psychologiques pourrait être utile car la conduite constitue un exercice relativement complexe dont pour l’instant la sécurité repose uniquement sur l’attention des conducteurs tant qu’on n’aura pas mis au point des véhicules autonomes et guidés. De ce point de vue le contenu même du permis de conduire pourrait intégrer ses dimensions.

Une jeune femme qui a perdu une jambe lors d’un accident causé par un sénior  a lancé, avec son père, une pétition en ligne qui vient de dépasser les 100.000 signatures. Les dernières enquêtes sur le sujet montrent d’ailleurs que les Français sont très largement favorables à cette mesure, à plus de 80 %. Plusieurs parlementaires ont déposé des projets de loi en ce sens. Et pourtant, pour le gouvernement, ce n’est pas du tout à l’ordre du jour.

En l’absence d’un texte de loi clair, certains conducteurs ont aujourd’hui bien du mal à s’auto-évaluer. Pour cela, certains font appel à la Prévention routière qui organise des stages de remise à niveau. C’est le cas par exemple à Manosque, dans les Alpes-de-Haute-Provence.

Réflexes sur simulateurs, tests auditifs, les exercices s’enchaînent. Si ces stages se font sur la base du volontariat, d’autres pays, eux, font déjà passer des tests. C’est le cas en Angleterre où les conducteurs doivent répondre à un questionnaire médical tous les trois ans à partir de 70 ans. En Espagne, le permis de conduire est renouvelé tous les cinq ans à partir de 65 ans. En Italie, les contrôles s’accélèrent avec l’âge. Un certificat médical est donné tous les trois ans à partir de 70 ans et tous les deux ans au-delà de 80 ans. Au Portugal, les conducteurs doivent carrément faire revalider leur permis tous les deux ans après le cap des 70 printemps. La France est donc très en retard dans ce domaine.

Pollution : record de CO2 depuis 3 millions d’années

Pollution : record de  CO2 depuis 3 millions d’années

En s’appuyant sur une nouvelle simulation informatique, les chercheurs de l’Institut de recherche de Potsdam sur les effets du changement climatique ont établi que les niveaux de CO2 dans l’atmosphère n’ont jamais été aussi élevés depuis trois millions d’années, rapporte CNN. Ce n’est pas la première fois qu’une étude suggère un tel résultat depuis le Pliocène, une période comprise entre 5,5 et 1,8 millions d’années. Mais les chercheurs affirment que leur simulation est la première à correspondre aux données sur l’évolution du climat tirées de l’analyse des sédiments des fonds marins. Aujourd’hui, la quantité de CO2 dans l’atmosphère est « anormale », affirme auprès de CNN Matteo Willeit, auteur principal de cette étude publiée dans Sciences Advances. Selon lui, les niveaux de CO2 n’atteindraient pas 280 parties par million (ppm) en l’absence d’activité humaine. Actuellement, ils dépassent les 400 ppm et sont en augmentation. »Il semble que nous poussions maintenant notre planète d’origine au-delà des conditions climatiques de toute la période géologique actuelle, le Quaternaire », s’inquiète Matteo Willeit. L’étude montre que les températures moyennes mondiales n’ont jamais dépassé les niveaux préindustriels de plus de 2 degrés Celsius au cours des 3 derniers millions d’années. Selon les prévisions, si aucune mesure drastique n’est prise pour lutter contre le réchauffement climatique, elles pourraient augmenter de 2 degrés dans les cinquante prochaines années.

« Nos résultats impliquent une forte sensibilité du système terrestre à des variations relativement faibles du CO2 dans l’atmosphère. Aussi fascinant que cela soit, c’est aussi inquiétant », écrivent les auteurs de l’étude. « Le changement climatique moderne que nous observons est donc énorme, même selon les normes de l’histoire de la Terre. »

Electricité : une dépense d’environ 1000 euros par an

Electricité : une dépense d’environ 1000 euros par an

Depuis les années 1960, la consommation d’électricité des Français n’a cessé globalement de progresser, de façon plus ou moins forte selon les périodes, selon l’Insee, qui a passé au crible l’évolution de la consommation d’électricité et ses tarifs depuis six décennies. Depuis le milieu des années 1980, nous consommons en moyenne 2% d’électricité de plus par an.

Or, depuis une dizaine d’années, ces augmentations pèsent davantage dans le portefeuille des Français. «Depuis 2007, les prix à la consommation de l’électricité ont augmenté d’environ 50 %», selon l’étude. Et depuis 2009, «les prix de l’électricité augmentent plus rapidement que l’inflation» (+ 4,3 % contre + 0,5 %) observe encore l’Insee qui explique cette envolée par la forte hausse de la Contribution au service public de l’électricité (CSPE), multipliée par cinq entre 2009 et 2016. Il s’agit d’une des quatre taxes sur l’électricité, avec la TVA, la taxe sur la consommation finale d’électricité (TCFE) et la contribution tarifaire d’acheminement électricité (CTA). La part des taxes et prélèvements dans le prix total de l’électricité en France atteint 35 % en 2016, contre 26 % en 2010.

Ainsi, selon l’Insee, en 2016, les ménages ont dépensé en moyenne 960 euros en consommation d’électricité. Dans leur «budget énergie», cela représente tout de même 57 % des dépenses (sans compter les carburants).

Malgré tout, cette facture reste parmi les plus basses d’Europe: inférieure de 20 % de moins que la moyenne dans l’Union européenne du fait du choix du nucléaire.

Brexit : Un nouveau report…qui peut durer longtemps !

Brexit : Un nouveau  report…qui peut  durer longtemps !

 

 

Enfoncé dans ses contradictions, le Royaume-Uni pourrait bien pratiquer la fuite en avant en demandant finalement un report du Brexit  qui pourrait durer longtemps. En effet la véritable question est de savoir si le Royaume-Uni veut ou non rester dans l’union européenne. Or cette question n’est pas tranchée et la seule hypothèse possible set de renvoyer le débat à plus tard en demandant une prolongation de la date de départ. Bref de reporter le débat à plus tard éventuellement après des élections législatives voire un nouveau référendum. On voit mal l’union européenne refuser ce nouveau délai car dans la conjoncture de faible croissance le départ du Royaume-Uni porterait préjudice aux deux partenaires dans des proportions qu’il est difficile d’appréhender tellement les économies sont impliquées. Ce préjudice pourrait même anéantir toute perspective de croissance pour l’année en cours. Par ailleurs il serait peut-être sage d’attendre les résultats des élections européennes qui vont sans doute consacrer une montée des souverainismes et un recadrage respectif du rôle de l’union européenne et des Etats. En attendant, le Parlement britannique et même sa Première ministre dit tout et le contraire. Plus exactement le Royaume uni ne sait pas ce qu’il veut, ce qu’il peut et où il va. “J’ai toujours clairement dit que sur le long terme, nous pourrions transformer en succès un Brexit sans accord. Mais nous retirer dans le cadre d’un accord est la meilleure solution”, a dit Theresa May à la télévision.“Aussi aurons-nous besoin d’une nouvelle extension de l’Article 50 (un nouveau report de la date de départ), qui soit aussi brève que possible, et qui prendra fin lorsque nous entérinerons l’accord”, a-t-elle continué.“Aujourd’hui, je prends une initiative pour sortir de l’impasse: je propose de discuter avec le chef de l’opposition pour tenter de nous accorder sur un plan – auquel nous nous tiendrons l’un et l’autre – pour faire en sorte que nous quittions l’Union européenne et que cela se fasse dans le cadre d’un accord». UN tel, plan, a-t-elle souligné, sera conditionné à une acceptation de l’Accord de retrait, qui a été négocié avec les 27 autres membres de l’UE, lesquels ont dit et répété que la négociation sur l’accord proprement dit ne pourrait être rouverte.“Ce sur quoi nous devons nous concentrer, c’est notre relation future avec l’UE”, a dit Theresa May. Premier à réagir à l’étranger aux déclarations de Theresa May, le président du Conseil européen, Donald Tusk, a appelé à la patience avec le Royaume-Uni. De toute façon l’union économique n’a pas d’autres attitudes à adopter. Il ne peut qu’attendre ou alors mettre à la porte le Royaume-Uni ce qui est évidemment inenvisageable. Pour autant l’union économique n’exclut pour l’instant aucun scénario. “Même si, après cette journée, nous ignorons quelle sera l’issue, restons patients”, a-t-il écrit sur Twitter. En France, le président de la république se montre plus radical ce qui diplomatiquement n’est pas forcément très heureux. Macron risque de se faire un nouvel ennemi en Europe où déjà il n’en manque pas. “Il revient au Royaume-Uni de présenter un plan alternatif crédible soutenu par une majorité d’ici au 10 avril pour l’éviter”, a-t-il ajouté. “Si le Royaume-Uni n’est pas capable, près de trois ans après le référendum, de proposer une solution qui réunit une majorité, il aura de facto choisi de lui-même de sortir sans accord, nous ne pouvons pas éviter l’échec à sa place.”

Macron de plus en plus isolé ou : « la solitude du coureur de fond »

Macron de plus en plus isolé ou : «  la solitude du coureur de fond »

D’après ses proches, Macron serait particulièrement épuisé et surtout, il se sentirait de plus en plus seul depuis le départ de conseillers et de ministres avec lesquels il entretenait des relations privilégiées. Un peu le syndrome de la solitude du coureur de fond. Macron en effet ne cesse de courir. Le problème c’est qu’il ne sait plus après quoi, ni pourquoi la social démocratie, l’ultra libéralisme ?, bref il tourne en rond dans son impopularité. Le rythme qu’il s’impose relève d’un activisme qui vise sans doute aussi à masquer ses doutes. En plus de ces contraintes présidentielles, Macron se soit se croit obligé chaque semaine de faire une ou deux descente en province avec souvent des réunions interminables qu’il l’épuise en dépit des apparences. La meilleure preuve c’est ce visage émacié et cette propension à larder ses interventions de remarques acerbes voir méprisantes. Le signe d’un homme qui n’a plus le recul nécessaire mais qui continue de manière irraisonnée comme dans le mythe de Sisyphe. La réalité c’est que Macron dans ces réunions décentralisées n’apprend rien d’abord parce qu’il n’écoute pas et que son objectif est surtout comme un évangéliste de délivrer sa vérité politique révélée. En fait, Macron n’a rien compris. D’une certaine manière on pourrait considérer que Macron en dépit ou à cause de son activisme maladif a échoué dans un peu près tous les domaines : en matière d’économie, de chômage, de justice et d’équilibre financier aussi au pan international. Le problème de Macron c’est qu’il manque à la fois d’expérience politique et de maturité et que son entêtement st la haute considération qu’il a de lui-même constituent  son c’est pire ennemi. Après le grand débat la déception sera encore plus grande et le mandat déjà pratiquement terminé. Certes Macron ne renoncera pas, il va continuer d’empiler les réformes plus ou moins bâclées et en même temps les mécontentements. Il n’a plus la lucidité encore moins la sagesse pour mesurer ce qui sépare sa vision ultra libérale des aspirations d’une majorité qui certes ne veut pas renoncer à l’Europe, à l’économie de marché,  à l’euro mais qui aspire tellement à davantage de justice fiscale et sociale aussi d’efficacité et de protection de la part de l’État. La fin du mandat de Macron risque de ressembler à une très lente agonie car l’intéressé avec la maladresse qu’on lui connaît va persister dans ses erreurs d’autant qu’il est très mal entouré et que de toute façon il ne veut rien entendre de son entourage. »Il est dans un état… Il est sous l’eau » explique l’un de ces proches, tandis que d’autres sont plus directs: « rincé », « essoré », lâchent-ils pour évoquer le chef de l’Etat. Ce sentiment de fatigue pourrait, toujours selon le quotidien francilien, être dû à un sentiment d’abandon de plus en plus fort du côté d’Emmanuel Macron, alors que de nombreux soutiens de la première heure désertent. Récemment, c’est son jeune conseiller Ismaël Emeline qui, cité dans l’affaire Benalla, a quitté ses fonctions. « C’est le bordel! Macron est tout en haut, avec Kohler qui a deux balles dans le ventre, au figuré. Tous ceux en qui il avait confiance sont partis », détaille un ministre. Une situation qui risque bien d’être aggravée par la fin du grand débat, qui n’a finalement pas résolu la crise des gilets jaunes. « S’il déçoit, il est mort. Et il va décevoir… », explique l’un de ses proches, toujours au Parisien.

 

Grand débat : l’énorme fiasco qui se prépare

Grand débat : l’énorme fiasco qui se prépare

 

 

Les conclusions du grand débat risquent d’aboutir à un énorme fiasco. Même les responsables du gouvernement s’y préparent en prévenant qu’il ne faut pas s’attendre à une révolution et qu’il y aura même de grandes désillusions .Normalement le grand débat devrait être terminé, on devrait d’ailleurs connaître ce qui en est sorti et commencer  à énumérer les orientations. Force est de constater que Macron continue de s’inviter ici ou là dans le cadre juridique du grand débat, histoire de continuer à gagner du temps ou plutôt à en perdre. En effet,  les français commencent à être fatigués de cette opération à laquelle ils ne croient pas beaucoup puisqu’un récent sondage Elabe monde que 70 % des Français considèrent que le grand débat ne débouchera sur aucune solution pour résoudre la crise politique. La vérité, c’est que Macron ne pourra apporter aucune solution significative et crédible au mécontentement des Français qui porte surtout sur le pouvoir d’achat, la justice sociale et la justice fiscale aussi sur la réduction des dépenses publiques. Macron ne dispose d’ailleurs d’aucune marge de manœuvre coincée qu’il est d’une part par les critères de gestion publique imposés par l’Europe,  =par une croissance anémique et par des mesures fiscales en faveur des plus favorisés sur lesquels il ne veut pas revenir. Les conclusions de Macron suite à ce grand débat seront forcément cosmétiques ne prendront pas en charge les enjeux majeurs relatifs notamment au renouvellement du projet politique. Macron a cru piéger les gilets jaunes avec un grand débat dont il pensait qu’il allait complètement étouffer ce mouvement social voir le faire oublier. Aujourd’hui c’est lui qui est prisonnier de ce piège dont il ne pourra pas sortir indemne. On peut s’attendre de sa part à un discours fleuve embrassant la totalité des facteurs explicatifs mais sans projet clair et encore moins de décisions significatives. Pourtant l’exercice n’était pas forcément inutile. Il pouvait permettre à davantage de français de s’approprier la problématique du pays sur les enjeux majeurs. Mais il ne fallait pas promettre un débouché politique concret à ce débat à la fois beaucoup trop large également trop vague dans sa problématique. La déception risque d’être immense sans parler de l’hypothèse d’un réveil social qui n’est pas à exclure. Macron pourrait bien avoir fusillé la fin de son mandat avec cette opération politique finalement réduite à une manœuvre de communication permettant au président de justifier sa politique. Mais une sorte de fuite en avant !

Popularité Macron : chute de 3 points

Popularité Macron : chute  de 3 points 

D’après certains sondages des médias soutenant ostensiblement Macron comme Europe 1, Paris-Match, ou le JDD, la popularité du chef de l’État serait remontée en début d’année… curieux car c’est médias  au lectorat plutôt populaire servent les intérêts des financiers qui les possèdent (Bolloré et Lagardère) ;  on objectera qu’aujourd’hui la plupart des médias sont soit sous la coupe du pouvoir, soit dans les mains des financiers. Même les médias dits de gauche sont devenus d’un rose très pâle. Quand on examine la totalité des autres sondages on vérifie que  sa popularité n’a guère bougé et qu’il se situe toujours autour de 30 %. Peut-être pour rectifier leur emballement sondagiers, certains médias corrigent le tir. Ainsi Dans le baromètre Elabe pour « Les Echos » et Radio Classique de ce mois-ci, la cote de confiance d’Emmanuel Macron reperd 3 points pour s’établir à 28 %. . De toute façon ce des évolutions qui se souvent se situent dans la marge d’erreur. Ce qui est certain c’est que le grand débat qui s’éternise commence à lasser les Français puisqu’un autre sondage délabre montre que 80 % considèrent que ce grand débat n’aboutira pas à des solutions susceptibles de régler la crise politique. La vérité sans doute ce que Macron a usé jusqu’à la corde ce grand débat qui lui a permis de faire chaque semaine sa campagne électorale et qui se trouve maintenant pris au piège de sa propre opération de communication. 70 % des Français pensent d’ailleurs que Macron ne tiendra pas compte des propositions qui pourront sortir du grand débat « Emmanuel Macron aborde la sortie du grand débat sous le seuil symbolique des 30 %, ce qui traduit, après trois mois dynamiques, de l’impatience et du scepticisme », décrypte Bernard Sananès, le président d’Elabe. La cote de confiance du Premier ministre, Edouard Philippe, suit exactement la même trajectoire, puisqu’elle recule elle aussi de 3 points pour s’établir à 26 % de confiance. Plus en détail, le baromètre fait ressortir une baisse de 5 points du chef de l’Etat chez les employés et ouvriers, à 20 %. Au sein des classes populaires, le président est encore très loin d’avoir convaincu. « Les Français doutent de sa capacité à sortir de la crise sociale », souligne le président d’Elabe. Entre les cadres - 51 % de confiance - et les employés/ouvriers - 20 % - l’écart est au plus large depuis quasiment un an. Les questions ouvertes posées par Elabe aux sondés font ressortir un président lointain, qui, selon les verbatims, « écoute sans écouter » ou « ne s’intéresse pas aux fins de mois difficiles ». Le grand débat a été un succès et a permis aux Français - ils sont 1,5 million à y avoir participé - de s’investir dans le débat politique. Emmanuel Macron n’a pas ménagé sa peine puisqu’il clôture cette semaine - mercredi en Bretagne , jeudi en Corse - sa tournée des élus qui lui a permis de rencontrer 2.400 maires. Après cet exercice de démocratie inédit, les Français sont passés à l’étape suivante et attendent ce qui en découlera. Après la restitution et la synthèse du grand débat qui seront faites la semaine prochaine par Edouard Philippe, Emmanuel Macron est attendu mi-avril. La défiance ne concerne pas seulement le duo de l’exécutif. La réforme de l’école en cours d’examen au Parlement fait aussi chuter Jean-Michel Blanquer. Jusque-là révélation et valeur sûre du macronisme, le ministre de l’Education chute de 7 points, soit la plus forte baisse parmi les personnalités testées, pour s’établir à 17 %. Jean-Michel Blanquer perd du terrain à gauche (-3), mais surtout à droite (-12) et chez les sympathisants de LREM et du Modem (-14). Comme nombre de ses prédécesseurs, le ministre se heurte à l’hostilité de nombreux enseignants. La pédagogie de sa réforme n’a apparemment pas été efficace.

Sondage réalisé par Internet les 2 et 3 avril 2019, auprès d’un échantillon de 1.004 personnes, selon la méthode des quotas. 

Le « progressisme » de Macron : une idéologie sulfureuse.

Le « progressisme » de Macron : une idéologie sulfureuse.

 

 

On a du mal à théoriser l’idéologie de Macon tellement ses propos sont confus et contradictoires. La philosophie politique du président de la république ressemble à une sorte de cocktail mélange d’ultra libéralisme, d’étatisme qui prône l’individualisme sur fond de socialisme désuet et très rose pâle. Sur les chaînes info continue, l’ancien conseiller très proche de Macron Ismaël Émélien est venu vendre son livre et défendre en même temps la stratégie du président de la république.

 

Le maître mot de l’idéologie est  progressisme, un concept très vaseux qui essaye de récupérer les oripeaux des idées sociales ou marxistes d’il y a 50 ans avec l’individualisme et l’ultralibéralisme. En fait, un curieux breuvage idéologique très sulfureux et qui démontre surtout l’absence de vision et les grandes faiblesses d’analyse du macronisme. Hier sur la chaîne d’information continue, celui qui est considéré comme l’alter ego de Macron affirmait que l’analyse de la société par le président de la république était pertinente, que le cap était bon mais que les résultats étaient pratiquement nuls. Et cette absence de résultats ne semblait créer aucun doute quant à la pertinence de l’analyse pas plus que sur les perspectives. Finalement pas tellement étonnant car Ismaël Émilien comme la plupart des proches de Macron n’est pas vraiment un intellectuel. Le seul intellectuel toléré à l’Élysée par le chef de l’État, c’est Macron lui-même ! Or Ismaël Émilien est très représentatif de la sociologie de l’entourage de Macron composée essentiellement de responsables formés aux idées  superficielles  de Sciences-po. Une école où on traite de tous et en même temps de rien tellement l’enseignement est indigent voire surréaliste. À l’Élysée, au gouvernement, au Parlement, les enfants de Sciences-po ont noyauté le pouvoir enivrant le pays de poncifs, de contradictions et d’approximations. Le plus grand danger c’est que les adhérents de cette secte se prennent pour des intellectuels alors qu’ils ne sont que les moines serviles d’une sorte d’évangélisme politique creux, abstrait et d’une nullité confondante. Ce ne sont ni des intellectuels, ni des techniciens mais des bonimenteurs qui se font une spécialité de parler de ce qu’ils ne connaissent pas à savoir les réalités socioéconomiques voir sociétales et qu’ils encore moins capable de théoriser.  On serait évidemment intéressé par la liste des ouvrages théoriques qu’on produit ses intellos de café du commerce.

 

Actu, infos, économie, social, politique : articles les plus lus

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Sondage Europe : 29% y croient encore

Sondage Europe : 29% y croient encore

Un sondage qui devrait inciter à une sérieuse remise en cause de l’Europe, ses champs d’activité et ses liens avec les Etats. Une Europe  qui apparaît relativement technocratique et inefficace sur des sujets fondamentaux comme sur l’emploi, l’immigration, l’environnement ou la fiscalité. En outre, l’élément le plus déterminant pour ce scrutin européen sera la question du pouvoir d’achat. Ce n’est sans doute pas globalement une condamnation de l’Europe mais plutôt une prise de distance avec une institution qui semble lointaine par rapport aux préoccupations concrètes nationales, lointaines politiquement et géographiquement. Il est donc probable qu’on assistera lors des prochaines élections présidentielles à une sorte de renationalisation de l’Europe .L’Europe ne fait donc plus rêver les Français, selon un sondage Odoxa-Dentsu consulting pour franceinfo et Le Figaro publié jeudi 4 avril. Ils sont en effet 29% à estimer que la construction européenne constitue « une source d’espoir ». Ils étaient 61% à penser cela en 2003 lors d’une enquête similaire. Pour autant, l’Europe ne constitue pas non plus une source de crainte, avec 31% des personnes interrogées qui pensent cela (- 4 points par rapport à l’enquête publiée en juin 2016).

Il ressort donc de ce sondage que l’Europe laisse désormais les Français relativement indifférents. Une majorité relative des personnes interrogées, 40%, trouve que l’Europe ne constitue ni une source d’espoir, ni une source de crainte. (+ 7 points par rapport à 2016).

L’Europe est par ailleurs jugée inefficace dans tous les domaines testés dans cette enquête d’opinion. Inefficace dans la lutte contre le terrorisme pour 56% des personnes interrogées, pour l’environnement (71%), pour l’emploi (80%), pour l’immigration (82%) et pour la fiscalité (82%).

D’ailleurs, la construction européenne ne comptera que peu dans le vote du 26 mai prochain. 19% seulement des personnes interrogées en tiendront compte au moment de glisser un bulletin dans l’urne. Sans surprise, c’est le pouvoir d’achat qui est mis en avant avec 36% des sondés qui estiment que ce critère comptera le plus dans leur vote pour les élections européennes. Suivent l’immigration (27%) et la sécurité et la lutte contre le terrorisme (24%). (Les sondés pouvaient donner deux réponses).

Fin du monopole des pharmacies,

Fin du monopole des pharmacies,

 

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Pas vraiment la fin du monopole  pharmacies mais une ouverture supplémentaire de la concurrence en faveur de la grande distribution. Certes ne sont visés que des médicaments délivrés sans ordonnance et la para pharmacie. Le problème c’est qu’aujourd’hui les marges des pharmaciens sont très étroites sur les médicaments prescrits par un médecin et que les bénéfices de l’activité proviennent essentiellement de la para pharmacie. Il faut donc s’attendre à des réactions assez dures de la part des professionnels qui vont sans doute justifier justement du caractère très professionnel de leur activité, aussi de leur déontologie. Ceci étant, si les conseils des pharmaciens sont utiles voir éventuellement indispensables, ils ne suffisent pas aujourd’hui à justifier l’exclusivité dont ils bénéficient pour la vente des médicaments. Il conviendrait certainement d’enrichir le champ d’intervention des pharmaciens dont les compétences sont bien mal utilisées et qui pourraient utilement prendre une place plus importante dans la chaîne des intervenants médicaux. Pour certaines pathologies il est clair que le pharmacien pourrait intervenir et indiquer les thérapies nécessaires. Ce qui par parenthèse permettrait de combler pour partie la désertification médicale. . Dans un rapport rendu public jeudi, l’Autorité de la concurrence préconise la vente de médicaments sans ordonnance (Doliprane, Fervex…) en grande distribution et en parapharmacies. Un moyen, selon elle, d’offrir plus de choix aux consommateurs mais aussi d’améliorer leur pouvoir d’achat. «Dans les pays de l’Union européenne qui ont ouvert le monopole pharmaceutique, on a vu des baisses de prix de 10 à 15 %, précise Isabelle de Silva, présidente de l’Autorité. Cela semble également dynamiser les conditions d’accueil en officine.».

Autre préconisation du rapport de l’autorité de la concurrence, l’assouplissement des conditions de la vente en ligne. Aujourd’hui, un site Internet doit être adossé à une officine physique. Son entrepôt doit être situé à proximité. Seuls des médicaments sans ordonnance et de la parapharmacie peuvent être vendus via le Web. Des conditions jugées «trop restrictives» début mars par le premier ministre qui avait aussi plaidé pour une «plus grande transparence sur les prix». Aujourd’hui en France, seul 1 % des médicaments sans ordonnance sont vendus en ligne, contre 14 % en Allemagne.

Notons qu’il s’agit de préconisations de l’autorité de la concurrence et qu’on aurait préféré que des propositions viennent d’une autorité sanitaire L’avenir dira d’ailleurs si le gouvernement, qui veut replacer les pharmaciens au cœur du parcours de soins, est prêt à aller plus loin dans la libéralisation de cette profession. Les représentants des pharmaciens seront reçus dans dix jours au ministère de la Santé.

Pour protester contre le sort des SDF, l’humoriste Blanche Gardin, refuse la décoration de Macron

Pour protester contre le sort des SDF, l’humoriste Blanche Gardin, refuse la décoration de Macron

 

 

L’humoriste Blanche Gardin refuse la décoration de Macron au titre des arts et lettres et répond ouvertement au président concernant son renoncement à traiter la question des SDF. La lettre de blanche Gardin :

« Monsieur le Président,

Je suis flattée. Merci. Mais je ne pourrai accepter une récompense que sous un gouvernement qui tient ses promesses et qui met tout en œuvre pour sortir les personnes sans domicile de la rue.
En Juillet 2017, vous avez déclaré « La première bataille c’est de loger tout le monde dignement. Je ne veux plus, d’ici la fin de l’année, avoir des hommes et des femmes dans la rue, dans les bois ou perdus ». Et, vous avez annoncé le lancement d’une politique du « logement d’abord », qui a laissé planer l’espoir d’une plus grande attention portée aux personnes mal-logées.

Mais simultanément vous avez baissé durement les APL qui aident les plus pauvres à se loger, vous avez réduit les budgets des centres d’hébergement d’insertion pour les sans domicile, vous avez coupé une part importante des moyens dédiés à la construction de logements sociaux, coupé drastiquement dans les emplois aidés, supprimé l’ISF, ce qui a eu, entre autres conséquences, de faire chuter les dons aux associations qui luttent en faveur des plus démunis. Vous n’avez pris aucune mesure ambitieuse qui permettrait d’encadrer les loyers dans toutes les villes ou le coût du logement étouffe le budget des plus fragiles. A une période où notre pays bat des records d’expulsions parce que les familles n’arrivent plus à payer leurs loyers. Et la liste serait encore longue…

Où comptiez vous les mettre, ces gens que vous ne vouliez plus voir dans la rue Monsieur le président, alors que vous preniez toutes ces mesures qui allaient provoquer l’effet inverse ? Il y en a de plus en plus tous les jours, des femmes, des hommes, et des enfants qui vivent, dorment et meurent dans les rues de France. Mais peut-être votre absence de vision vous a aussi ôté la vue.
Les solutions existent. Vous le savez.
Il ne vous a peut-être pas échappé que j’ai donné une représentation de mon spectacle « Bonne nuit Blanche » au Zenith de Paris le 31 mars dernier. Les bénéfices de cette soirée ont été reversés à la fondation Abbé Pierre et à l’association Les enfants du Canal.
Vous comprendrez qu’il y aurait quelque chose d’illogique d’accepter votre proposition.
Merci quand même. »

La loi anticasseurs retoquée par le conseil constitutionnel

La loi anticasseurs retoquée par le conseil constitutionnel

 

 

Si l’une des principales dispositions de la loi casseur a été retoquée, c’est en raison d’un biais juridique prévisible. En effet le conseil constitutionnel n’admet pas que le préfet se substitue à la justice pour interdire de manifester  “L’article 3 de la loi visant à renforcer et garantir le maintien de l’ordre public lors des manifestations est contraire à la Constitution”, déclare le conseil constitutionnel.  Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, et son secrétaire d’Etat Laurent Nunez, ont pris “acte” de “l’analyse du Conseil constitutionnel, qui en a jugé les conditions insuffisamment précises et encadrées”. “Ils étudieront, en lien avec les parlementaires, les suites à donner à cette décision”, ajoutent-ils dans un communiqué. Adopté début février à l’Assemblée malgré une fronde de la gauche et les doutes d’une partie de la majorité, puis voté conforme début mars au Sénat, la proposition de loi a fait l’objet d’un recours devant les “Sages” de la part de députés et de sénateurs de l’opposition, mais aussi d’Emmanuel Macron lui-même pour vérifier sa conformité avec la Loi fondamentale. Le 5 février, un nombre record de 50 députés La République en marche s’étaient abstenus sur cette loi dans l’espoir d’améliorations en deuxième lecture, notamment en ce qui concerne le respect du droit de manifester. Ajoutant au malaise, un député abstentionniste, Matthieu Orphelin, avait ensuite annoncé son départ du groupe majoritaire au Palais-Bourbon.

Cotisation obligatoire pour financer la dépendance (Sénat)

Cotisation obligatoire pour financer la dépendance (Sénat)

 

Le concours d’ingénierie fiscale est lancé pour financer la dépendance. Parmi les solutions possibles on a cité le prolongement de la CRDS dont l’objet est d’apurer la dette sociale antérieure. L’objectif devrait être atteint en 2024 d’où l’idée de prolonger cette CRDS pour le financement de la dépendance. Le produit financier de la CRDS et de l’ordre en moyenne de 10 milliards par an soit à peu près le coût de la dépendance. Le Sénat vient d’apporter sa pierre aux propositions fiscales en proposant un système d’assurance obligatoire. Les sénateurs Bernard Bonne (Les Républicains) et Michelle Meunier (groupe socialiste) proposent de mettre en place un système d’assurance obligatoire par répartition, avec, par exemple, une cotisation moyenne de 12 euros par mois dès l’entrée dans la vie active pour toucher une rente viagère mensuelle de 500 euros en cas de perte d’autonomie. Il est possible de toucher ce même montant avec une cotisation de 28 euros à partir de 40 ans, et 58 euros à partir de 60 ans, selon la fédération française des sociétés d’assurances (FFSA) consultée sur le projet. Pour Bernard Bonne, cette cotisation devrait être prise en charge par des assurances privées “avec un cahier des charges très précis” pour éviter que l’Etat ne soit tenté de puiser dans ces ressources. Pour Michelle Meunier, elle doit être gérée par la Sécurité sociale afin d’éviter de tomber dans une logique de profits aux dépens des plus fragiles. Le montant de la cotisation pourrait varier en fonction des revenus des contributeurs, précisent les deux sénateurs, dans la limite d’un plafond de 20 euros environ pour les plus aisés. L’objectif de cette proposition est de réduire le reste à charge qui est en moyenne de 80 euros pour les personnes suivies à domiciles et de 950 euros pour celles qui sont en Ehpad (la médiane du reste à charge en Ehpad est de 1.850 euros par mois).Soutenus par la commission des Affaires sociales, les deux élus rejettent la proposition “pas assez réaliste”, selon eux, du Haut conseil de financement de la Sécurité sociale Dominique Libault de pérenniser la Contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS) qui servait à combler le déficit de la sécurité sociale et devait être supprimée en 2024. “C’est faire un pari dangereusement optimiste que de gager le financement d’une dépense aussi stratégique et pérenne que la dépendance sur une source financière dont la fin programmée a connu depuis sa création plus d’un prolongement”, a dit Bernard Bonne en conférence de presse.

Sondage âge de la retraite : 80 % des Français pour le maintien à 62 ans

Sondage âge de la retraite : 80 % des Français pour le maintien à 62 ans

Un sondage très ambigu d’Elabe puisqu’une majorité soutient la réforme d’un régime de retraite par points mais qu’en même temps 80 % refusent l’allongement de la durée du travail au-delà de 62 ans. Notons qu’il y a toujours cette hypocrite confusion entre l’âge légal fixé aujourd’hui à 62 ans et le départ effectif. Un départ effectif qui aujourd’hui se situe autour de 65 ans et qui pourrait progressivement aller jusqu’à 65 ans. Quant au système par points, ou encore au slogan « un euro versé égal un euro », tout cela ne signifie pas grand-chose car ce qui compte ce ne sont pas tellement les modalités de calcul de la retraite mais leur niveau et leur indexation. En réalité, pour éviter des remous sociaux, le gouvernement risque de maintenir l’âge légal à 62 ans mais incités à aller progressivement jusqu’à 65 ans pour toucher une retraite pleine étant entendu que ceux qui ont connu des conditions de travail pénible pourraient eux être exemptés de cet incitation à travailler plus longtemps.

Sondage Macron : chute de 3 points ?

Sondage Macron : chute  de 3 points ?

D’après certains sondages des médias soutenant clairement Macron comme Europe 1, Paris-Match, ou le JDD, la popularité du chef de l’État serait remontée en début d’année… Quand on examine la totalité des autres sondages on vérifie que  sa popularité n’a guère bougé et qu’il se situe toujours autour de 30 %. Peut-être pour rectifier leur emballement sondagiers, certains médias corrigent le tir. Ainsi Dans le baromètre Elabe pour « Les Echos » et Radio Classique de ce mois-ci, la cote de confiance d’Emmanuel Macron reperd 3 points pour s’établir à 28 %. . De toute façon ce des évolutions qui se souvent se situent dans la marge d’erreur. Ce qui est certain c’est que le grand débat qui s’éternise commence à lasser les Français puisqu’un autre sondage délabre montre que 80 % considèrent que ce grand débat n’aboutira pas à des solutions susceptibles de régler la crise politique. La vérité sans doute ce que Macron a usé jusqu’à la corde ce grand débat qui lui a permis de faire chaque semaine sa campagne électorale et qui se trouve maintenant pris au piège de sa propre opération de communication. 70 % des Français pensent d’ailleurs que Macron ne tiendra pas compte des propositions qui pourront sortir du grand débat « Emmanuel Macron aborde la sortie du grand débat sous le seuil symbolique des 30 %, ce qui traduit, après trois mois dynamiques, de l’impatience et du scepticisme », décrypte Bernard Sananès, le président d’Elabe. La cote de confiance du Premier ministre, Edouard Philippe, suit exactement la même trajectoire, puisqu’elle recule elle aussi de 3 points pour s’établir à 26 % de confiance. Plus en détail, le baromètre fait ressortir une baisse de 5 points du chef de l’Etat chez les employés et ouvriers, à 20 %. Au sein des classes populaires, le président est encore très loin d’avoir convaincu. « Les Français doutent de sa capacité à sortir de la crise sociale », souligne le président d’Elabe. Entre les cadres - 51 % de confiance - et les employés/ouvriers - 20 % - l’écart est au plus large depuis quasiment un an. Les questions ouvertes posées par Elabe aux sondés font ressortir un président lointain, qui, selon les verbatims, « écoute sans écouter » ou « ne s’intéresse pas aux fins de mois difficiles ». Le grand débat a été un succès et a permis aux Français - ils sont 1,5 million à y avoir participé - de s’investir dans le débat politique. Emmanuel Macron n’a pas ménagé sa peine puisqu’il clôture cette semaine - mercredi en Bretagne , jeudi en Corse - sa tournée des élus qui lui a permis de rencontrer 2.400 maires. Après cet exercice de démocratie inédit, les Français sont passés à l’étape suivante et attendent ce qui en découlera. Après la restitution et la synthèse du grand débat qui seront faites la semaine prochaine par Edouard Philippe, Emmanuel Macron est attendu mi-avril. La défiance ne concerne pas seulement le duo de l’exécutif. La réforme de l’école en cours d’examen au Parlement fait aussi chuter Jean-Michel Blanquer. Jusque-là révélation et valeur sûre du macronisme, le ministre de l’Education chute de 7 points, soit la plus forte baisse parmi les personnalités testées, pour s’établir à 17 %. Jean-Michel Blanquer perd du terrain à gauche (-3), mais surtout à droite (-12) et chez les sympathisants de LREM et du Modem (-14). Comme nombre de ses prédécesseurs, le ministre se heurte à l’hostilité de nombreux enseignants. La pédagogie de sa réforme n’a apparemment pas été efficace.

Sondage réalisé par Internet les 2 et 3 avril 2019, auprès d’un échantillon de 1.004 personnes, selon la méthode des quotas. 

 

Un clavier d’ordinateur français pour remplacer, le clavier AZERTY …pourquoi pas un breton ou un corse !

Un clavier français pour remplacer, le clavier AZERTY …pourquoi  pas un breton ou un corse !

Il aura fallu  3 ans à : l’Association française de normalisation (Afnor), pour définir de nouveaux claviers spécifiques aux Français qui viserait à se substituer au  clavier international AZERTY. Une proposition surréaliste car évidemment les ordinateurs sont conçus sur des normes internationales. Par ailleurs il n’existe même plus un fabricant d’ordinateurs français. Parmi les incongruités, il faut signaler que les utilisateurs devront faire un nouvel apprentissage du clavier Bleu-Blanc-Rouge alors que beaucoup ont déjà eu d’énormes difficultés à apprendre à se servir du vivier classique AZERTY. On se demande si certaines institutions ne sont pas tombées sur la tête ;  cela d’autant plus qu’avec le temps de plus en plus de textes seront rédigés en anglais. On peut évidemment le regretter mais c’est ainsi. En outre la proposition déjà surprenante vient un peu tard avec le développement des logiciels à reconnaissance vocale. Bref l’AFNOR à une génération technologique en retard ! L’organisme qui définit les normes des objets que nous utilisons, a donc évoilé, après trois ans de réflexion, deux nouveaux claviers, deux nouvelles organisations des touches pour être précis. Sur demande du ministère de la Culture, l’Afnor a consulté des spécialistes français et internationaux de l’informatique, des fabricants, des scientifiques et des citoyens pour finalement aboutir à une nouvelle norme, joliment baptisée NF Z71-300. Le besoin de changer l’organisation des touches des claviers français peut ne pas sembler évident de prime abord. Mais le constat fait par l’Afnor est très sévère. Dans un rapport, elle estime ainsi qu’il est « presque impossible d’écrire en français correctement avec un clavier commercialisé en France ». Il faut savoir que le clavier AZERTY tel qu’on le connaît est un héritage du 19ème siècle. Il a été conçu pour les machines à écrire, de façon à ce que les marteaux des caractères ne se bloquent pas les uns les autres. La conséquence, c’est que les lettres les plus courantes se sont retrouvées très éloignées. Les deux imperfections observées en matière de Français sont certainement à imputer à bien d’autres facteurs explicatifs qu’au clavier AZERTY ! Pourquoi ne pas aussi envisager un clavier pour les Bretons ou les Alsaciens ?

 

Contre le secrétaire général de l’Elysée : troisième plainte

Contre le secrétaire général de l’Elysée : troisième plainte

 

Une probité exemplaire avait déclaré Macron à propos des soupçons de corruption de son secrétaire général. Pourtant l’association Anticor a déposé une troisième plainte à Paris contre le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, cette fois pour  »faux et usage de faux » et d’ »omission substantielle de ses intérêts ».   «Probité exemplaire », c’est  qu’on dit en général des responsables politiques quand leur affaire n’en est qu’au stade du soupçon. Pour l’instant, rien n’est démontré vis à vis d’une éventuelle culpabilité du bras droit de Macron mais l’inverse non plus. Il y a soupçon d’ingérence parce que le principal collaborateur de Macron qui a occupé des fonctions dans les ministères qui gérait la construction navale, chez le constructeur STX comme administrateur et comme directeur financier de MSC, le croisiériste client de STX ; En outre et surtout, l’intéressé n’a pas explicité la nature de ses relations familiales avec les dirigeants de MSC. Emmanuel Macron, qui avait refusé dans un premier temps de s’exprimer sur l’enquête pour prise illégale d’intérêt et trafic d’influence visant le secrétaire général de l’Elysée Alexis Kohler, était sorti de son silence pour saluer la “probité exemplaire” de son conseiller. Reste à savoir si Kohler a effectivement joué de son influence pour par exemple avantager MSC.la défense globale de Macron concernant son équipe n’apporte pas d’éléments pertinents de ce point de vue.  Mon équipe “a toute ma confiance”, avait  dit le chef de l’Etat. “Je connais chacun de ses membres, ce sont des gens d’une probité exemplaire et lui au premier chef l’origine de cette enquête, une plainte de l’association de lutte anticorruption Anticor pour prise illégale d’intérêt et trafic d’influence contre ce proche conseiller d’Emmanuel Macron qui a notamment représenté à partir de 2010 l’APE auprès des Chantiers de l’Atlantique/STX France, dont MSC est un client. ”. Au lendemain de perquisitions au ministère de l’Economie et des Finances, notamment à l’Agence des participations de l’Etat, dans le cadre de cette enquête, le gouvernement a fait front autour d’Alexis Kohler. “Aujourd’hui, on cherche à tout prix à chercher des problèmes quand il n’y en a pas”, avait  estimé sur LCI le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer qui évidemment n’en sait strictement rien ! “Je le connais bien Alexis Kohler, il est droit, c’est un homme intègre, c’est l’intérêt général personnifié, je sais très bien qu’il n’y a rien derrière ça”, a-t-il dit. le Premier ministre Edouard Philippe, a aussi apporté un soutien appuyé à l’ex secrétaire général de l’Elysée, tout en refusant de commenter la procédure en cours. “Je connais bien Alexis Kohler, depuis longtemps, et je travaille avec lui quasiment tous les jours. Je ne peux en dire que du bien”, a-t-il déclaré à LCI. “Il fait partie de ceux qui incarnent pour moi le mieux ce qu’est le sens de l’Etat”.  Mais  Alexis Kohler est visé par une troisième plainte. Anticor l’a déposée à Paris, rapporte l’AFP qui précise que cette plainte a été rédigée le 18 mars. L’association anticorruption accuse cette fois le secrétaire général de l’Elysée de « faux et usage de faux » et d’ »omission substantielle de ses intérêts », en l’occurrence d’avoir dissimulé deux choses dans différentes déclarations sur l’honneur : ses liens familiaux avec l’armateur et le fait d’avoir été impliqué, comme fonctionnaire, dans des décisions concernant l’armateur italo-suisse MSC.  Anticor avait déposé une première plainte contre le bras droit du président peu après mai 2018 et l’ouverture de l’enquête, en qualifiant les faits de « prise illégale d’intérêt », « trafic d’influence » et « corruption passive ». Puis une seconde plainte est intervenue en août après de nouvelles révélations.  »En ciblant cette fois ces omissions, on remonte peu à peu aux racines d’un système qui a sa logique », a commenté l’avocat d’Anticor, Me Jean-Baptiste Soufron. Alexis Kohler est déjà l’un des personnages clé de l’affaire Benalla. L’ex secrétaire général de l’Elysée fait partie des trois hauts responsables de la présidence dont les déclarations sous serment au ont été transmises au parquet de Paris en vue d’éventuelles poursuites judiciaires.

Age de la retraite à 62 ans : un débat de faux-culs

Age de la retraite à 62 ans : un débat de faux-culs

 

 

Ce n’est pas la déclaration d’hier de la nouvelle ministre porte-parole du gouvernement qui va beaucoup éclairer la question. Celle-ci en effet indiqué qu’on pouvait se poser des questions sur le financement des retraites et de la dépendance et que rien n’était tranché. Pourtant au sein même du gouvernement des voies discordantes se font entendre. Si on comprend bien la position du gouvernement : l’interrogation sur le financement est incontournable, mais rien ne changera sur l’âge légal. Une position qui évidemment ne répond pas à la question qui est celle de l’âge effectif de départ en retraite. Aujourd’hui l’âge légal est de 62 ans mais en réalité les retraités partent déjà à près de 63 ans. Pour l’avenir compte tenu de l’allongement de la vie, il sera forcément nécessaire de prendre de nouvelles mesures pour assurer l’équilibre financier. Sauf évidemment pour ceux  qui ont été soumis à des conditions de travail difficiles (notons que l’espérance de vie entre les plus favorisés et ceux qui le sont moins est de l’ordre  de 10 ans !). Pour assurer l’équilibre financier des retraites différentes solutions sont envisagées : en augmentant les cotisations, en diminuant le montant des pensions comme en ce moment avec la désindexation et la CSG et où en décalant dans le temps la réelle date  de départ en retraite (ou la combinaison des trois). Dans les faits,  il paraît vraisemblable qu’on ne fera pas à l’âge légal mais celui qui partira en retraite à 62 ans ne touchera qu’une retraite partielle. Cette question des retraites s’inscrit donc dans un véritable débat de faux-culs avec des arguments type éléments de langage politique pour masquer le flou des mesures qui vont forcément affecter le pouvoir d’achat des retraités . Pour Sibeth Ndiaye : «Rien n’est arbitré» sur les retraites ». Compte tenu des divergences aussi des maladresses de certains membres du gouvernement, la porte-parole du gouvernement s’est réfugié dans la langue de bois. Le Haut-commissaire Jean-Paul Delevoye, a réalisé «un travail considérable» a déclaré la porte-parole du gouvernement, mais «ce travail doit encore se poursuivre», a-t-elle ajouté. «On n’est pas au bout de la discussion sur le contenu de cette réforme. La cohérence de cette réforme veut qu’il n’y ait pas forcément de nécessité à allonger la durée de cotisation. «C’est une chose», a-t-elle dit, mais, a-t-elle nuancé, il faut aussi se poser la question du financement des conditions de vie des personnes âgées dépendantes dont le nombre devrait augmenter. Notons que les questions peuvent être liées mais qu’il s’agit quand même de deux aspects différents. En effet il y a la retraite en tant que tel qui n’est pas toujours liée à des questions de dépendance, d’autre part la dépendance qui peut affecter une partie des retraités. Le mélange des genres ne clarifie pas l’analyse et les solutions d’autant que les sources de financement peuvent être différentes. Par exemple la dépendance pourrait être financée par la CRDS dont le rendement fiscal est de l’ordre de 10 milliards par an et qui théoriquement devrait être supprimé en 2024. Ces recettes de la  CRDS étaient destinées à la caisse d’amortissement de la dette sociale qui devrait être apurée en 2024.

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