Archive mensuelle de avril 2019

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Les «requins de l’immobilier» (Allemagne…. Et ailleurs)

Les «requins de l’immobilier» (Allemagne…. Et ailleurs)

Les manifestations dans plusieurs villes d’Allemagne contre la spéculation immobilière qui rend l’accession au logement de plus en plus difficile. «La folie des loyers» et la spéculation immobilière, dont sont responsables les requins de la l’immobilier. Des manifestations à Berlin ce samedi mais aussi à Munich, Cologne, Francfort, Göttingen, Fribourg ou encore Mannheim. Le problème c’est que cette question n’est pas seulement allemande mais qu’elle affecte nombreux grandes villes dans le monde et particulièrement aussi Paris, Londres ou encore Barcelone. Cela dans ces villes fréquentées aussi par les touristes, où les logements sont vidés de leurs résidents habituels en raison de coûts d’accès au logement tout à fait excessif. À Berlin, le prix du logement à la location a ainsi doublé en dix ans. Cette évolution des prix est portée par la popularité des grandes villes, où Allemands et Européens viennent s’installer par dizaines de milliers chaque année sans que l’offre ne suive. À Berlin, parmi les solutions figure le rachat d’immeubles par la ville, qui est dirigée par une coalition gauche-extrême-gauche-Verts, et ainsi arrêter l’envolée des loyers.  Les organisateurs ont aussi lancé samedi un appel à signatures pour que soit organisé un référendum local sur l’expropriation par la mairie de Berlin des sociétés immobilières détenant plus de trois mille logements.

 

 

Européennes: LREM et RN nettement en tête

Européennes: LREM et RN nettement en tête

Selon le  sondage Harris Interactive et Agence Epoka pour TF1, RTL et Le Figaro, la liste LREM et celle du Rassemblement national restent toutes les deux nettement en tête des intentions de vote. À 23 %, le mouvement présidentiel devance d’une courte tête le parti de Marine Le Pen, crédité à 21 % (20 % dans l’hypothèse d’une liste «gilets jaunes»). Des résultats qui bougent peu depuis le début de l’année. Preuve que le match semble installé. Derrière, c’est d’ailleurs toujours le même ordre. Les Républicains se placent à la troisième marche du podium avec 13 % des intentions de vote. Jaugée sous la barre des 10 % fin 2018, la liste LR avait pourtant fait une belle percée au début de l’année avant de se stabiliser.

Arrive ensuite le peloton de la gauche éclatée. À sa tête, la liste de La France insoumise portée par Manon Aubry est créditée à 8,5 %. Mauvais signal à moins de deux mois du scrutin pour le mouvement de Jean-Luc Mélenchon qui espère encore décrocher la «troisième place». Les Insoumis se rassureront sans doute avec leurs propres sondages internes qui leur attribuent un score «à deux chiffres», comme le révélait Le Figaro fin mars. LFI est suivie de près par Europe Écologie-Les Verts. La liste de Yannick Jadot – qui se revendique comme la seule écologiste - recueille 8 % des intentions de vote. À gauche, la désillusion se trouve surtout au Parti socialiste. L’essayiste Raphaël Glucksmann, qui mène l’alliance PS-Place publique, peine à se démarquer. Sa liste perd même des points dans les intentions de vote. Créditée à 7 % fin mars, elle s’écroule aujourd’hui à 5,5 %.

. Benoît Hamon, tête de liste de son propre mouvement Génération.s, prend lui un point, passant de 2,5 % à 3,5 %. Un résultat très bas mais qui lui permettrait cependant de rembourser ses frais de campagne (le seuil étant fixé à 3 %). S’il a réussi l’exercice du débat télévisé, le communiste Ian Brossat voit sa liste toujours clouée à 2 % des intentions de vote.

À moins de deux mois du scrutin, beaucoup de formations politiques estiment qu’il est encore «trop tôt» pour tirer des conclusions. Et se rassurent en pensant que les Français ne se décideront que dans les «deux ou trois dernières semaines».

Déficit public Italie : relevé à 2,1%

Déficit public Italie : relevé à 2,1%

 

Le relèvement du déficit public de l’Italie à 2,1 % peut a priori paraître acceptable mais c’est sans compter sans une dette qui dépasse et de loin toutes celles des pays de la zone euro. En plus de cette question de dette à amortir, l’Italie doit prendre en compte la forte dégradation de son économie qui devrait être très proche de la dépression cette année. L’Italie, dont la dette publique est proportionnellement la plus élevée de la zone euro après celle de la Grèce, peine à maîtriser ses finances tout en tenant les promesses sociales de la coalition de l’extrême droite et des antisystèmes au pouvoir. Ces nouvelles prévisions seront présentées dans le Document économique et financier (DEF), dont la publication est prévue d’ici mercredi et qui servira de base à l’élaboration du projet de budget 2020.L’objectif actuel pour le déficit en 2020, fixé en décembre, est de 1,8% du PIB, contre 2,04% en 2019, mais ces chiffres pour ces deux années devraient être revus à la hausse en raison du ralentissement économique. La croissance du PIB l’année prochaine sera ramenée à un peu moins de 1% par rapport aux prévisions actuelles de 1,1%, selon deux des sources, des prévisions toutefois assez illusoires pour 2019Les chiffres du DEF ne seront pas arrêtés avant la fin des discussions en cours entre les deux composantes de la coalition, la Ligue (extrême droite) et le Mouvement 5 étoiles (M5S), anti-système. Le gouvernement actualisera ses objectifs à nouveau en septembre, lorsqu’il devra trouver un moyen d’éviter une hausse de la TVA prévue en 2020, hausse représentant 23 milliards d’euros et que les partis au pouvoir ont promis d’annuler. Claudio Borghi, porte-parole de la Ligue pour les questions économiques, a suggéré le mois dernier que le gouvernement annule les augmentations de TVA en augmentant l’emprunt public, ce qui ferait passer le déficit au-dessus du plafond de 3% du PIB fixé par l’Union européenne. Une solution à laquelle devrait s’opposer le ministre de l’Economie Giovanni Tria, qui n’appartient à aucun des deux partis au pouvoir. Quant aux réductions d’impôt promises, soutenues en particulier par la Ligue, le gouvernement a prévu de réduire progressivement l’impôt sur le revenu et de simplifier son barème en ramenant le nombre de tranches d’imposition de cinq à deux et le taux d’imposition des sociétés à 20%, selon un projet du Programme national de réforme consulté par Reuters, qui sera publié aux en même temps que le DEF. La prévision de croissance du PIB pour cette année sera probablement ramenée de 1,0% à 0,3% ou 0,4%, et l’objectif de déficit sera porté à environ 2,3%, a rapporté Reuters le 3 avril, citant des sources gouvernementales. Le DEF visera à réduire la dette publique, qui a atteint l’an dernier le record de 132,1% du PIB, a déclaré la semaine dernière Giovanni Tria, bien que le ralentissement économique rende cette tâche plus ardue.

France:un service national ratatiné

France:un service national ratatiné

 

Le service national universel (SNU), était une promesse de Macron. Mais ce dernier en raison des contraintes budgétaires notamment est bien incapable de la tenir. Du coup, on envisage un service ratatiné, qui ne sera même pas militaire, d’un mois. Un service qui pourrait éventuellement devenir obligatoire. Il pourrait être suivi d’un service volontaire de trois mois mais toujours pas militaire mais d’intérêt général. En fait une sorte de colonie de vacances pour un public très “Dès l’an prochain en 2020, l’ensemble des départements français participeront au service national universel et (…) on pourrait accueillir autour de 40.000 jeunes”, a déclaré Gabriel Attal, secrétaire d’État auprès du ministre de l’éducation nationale sur France 3. “On va mettre les moyens pour que ce soit possible”, a-t-il ajouté. Le secrétaire d’Etat a salué un “vrai engouement” autour de cette phase de préfiguration, précisant que les candidatures continuaient d’affluer alors même que l’objectif des 3.000 volontaires dans les 13 départements pilotes a déjà été atteint, avec “autant de garçons que de filles». Appelé à devenir obligatoire à terme, le SNU devrait comporter une première phase “de cohésion” d’une durée d’un mois maximum dont une quinzaine de jours en hébergement collectif et une “période d’engagement” prenant la forme d’une mission d’intérêt général. La seconde phase, d’”engagement volontaire”, permettra la poursuite de cette mission pendant au moins trois mois auprès d’associations, de collectivités ou de services publics, par exemple auprès de l’armée, la police ou les services des pompiers par exemple. Gabriel Attal a confirmé que “les jeunes qui feront la phase de cohésion du service national universel auront une prise en charge du code de la route” et précisé qu’une éventuelle intégration du permis de conduire pendant le SNU faisait “partie des sujets sur lesquels on travaille (…) dans le cadre du grand débat” (au moins une mesure qui serait utile et qu’il était d’ailleurs à l’époque du service militaire obligatoire).

Brexit: May propose un arrangement douanier

Brexit: May propose un arrangement douanier

 

Theresa May tente de convaincre les travaillistes de la soutenir en promettant un arrangement douanier avec l’union européenne Reste que la question douanière demeure le cœur de la problématique du Brexit  et qu’il n’est pas du tout certain que l’union économique veuille s’engager dans des négociations qui aboutiraient au fait que le Royaume uni conserverait un pied dans l’Europe et un pied en dehors. Un pied dans l’UE pour les échanges et un pied hors de l’Europe pour tout ce qui concerne les autres dispositions européennes-La proposition de Theresa May est sans doute plus à usage interne qu’externe. On voit mal en effet l’union européenne engagée dans un marathon de négociations qui a déjà échoué après trois ans de discussions. Par contre devant les contradictions de la chambre des communes et notamment de celles au sein des conservateurs, l’union européenne finira peut-être par consentir un délai supplémentaire pour permettre à la situation politique britannique de se clarifier y compris avec de nouvelles élections et un nouveau premier ministre. E attendant, e gouvernement de Theresa May envisage d’inscrire dans la loi un accord douanier avec l’Union européenne dans le but de convaincre le Parti travailliste de soutenir un accord sur le Brexit, rapporte le Sunday Times.

“Dans le cadre de ce nouveau plan, la Première ministre proposera de réécrire le projet de loi du gouvernement sur le retrait pour inscrire dans la loi un arrangement douanier”, a écrit le journal dominical;

Theresa May tente de convaincre le Labour après trois rejets par le Parlement de son projet de Brexit négocié avec l’Union européenne.

Restitution du grand débat : s’attendre au pire !

Restitution du grand débat : s’attendre au pire !

Pourquoi faut-il s’attendre au pire. D’abord parce que la complexité et la grande confusion de ce débat ne permettront  pas de tirer des priorités claires. En gros les préoccupations tournent autour du pouvoir d’achat, de la justice fiscale et sociale. Les autres préoccupations viennent derrière assez nettement. Ensuite parce que c’est au Premier ministre Édouard Philippe qui doit conclure l’épisode du grand débat auquel il a apporté une adhésion assez timide. Enfin parce qu’en réalité les Français ne croient pas du tout dans leur énorme majorité que ce grand débat pourra apporter une solution à la crise sociale et politique. Les conclusions du grand débat risquent donc  d’aboutir à un énorme fiasco. Même les responsables du gouvernement s’y préparent en prévenant qu’il ne faut pas s’attendre à une révolution et qu’il y aura même de grandes désillusions .Normalement le grand débat devrait être terminé, on devrait d’ailleurs connaître ce qui en est sorti et commencer  à énumérer les orientations. Force est de constater que Macron continue de s’inviter ici ou là dans le cadre juridique du grand débat, histoire de continuer à gagner du temps ou plutôt à en perdre. En effet,  les français commencent à être fatigués de cette opération à laquelle ils ne croient pas beaucoup puisqu’un récent sondage Elabe monde que 70 % des Français considèrent que le grand débat ne débouchera sur aucune solution pour résoudre la crise politique. La vérité, c’est que Macron ne pourra apporter aucune solution significative et crédible au mécontentement des Français qui porte surtout sur le pouvoir d’achat, la justice sociale et la justice fiscale aussi sur la réduction des dépenses publiques. Macron ne dispose d’ailleurs d’aucune marge de manœuvre coincée qu’il est d’une part par les critères de gestion publique imposés par l’Europe,  =par une croissance anémique et par des mesures fiscales en faveur des plus favorisés sur lesquels il ne veut pas revenir. Les conclusions de Macron suite à ce grand débat seront forcément cosmétiques ne prendront pas en charge les enjeux majeurs relatifs notamment au renouvellement du projet politique. Macron a cru piéger les gilets jaunes avec un grand débat dont il pensait qu’il allait complètement étouffer ce mouvement social voir le faire oublier. Aujourd’hui c’est lui qui est prisonnier de ce piège dont il ne pourra pas sortir indemne. On peut s’attendre de sa part à un discours fleuve embrassant la totalité des facteurs explicatifs mais sans projet clair et encore moins de décisions significatives. Pourtant l’exercice n’était pas forcément inutile. Il pouvait permettre à davantage de français de s’approprier la problématique du pays sur les enjeux majeurs. Mais il ne fallait pas promettre un débouché politique concret à ce débat à la fois beaucoup trop large également trop vague dans sa problématique. La déception risque d’être immense sans parler de l’hypothèse d’un réveil social qui n’est pas à exclure. Macron pourrait bien avoir fusillé la fin de son mandat avec cette opération politique finalement réduite à une manœuvre de communication permettant au président de justifier sa politique. Mais une sorte de fuite en avant !

Retraites : Jean-Paul Delevoye confirme l’âge légal de départ à 62 ans.

Retraites : Jean-Paul Delevoye confirme  l’âge légal de départ  à 62 ans.

Pris à contre-pied par des déclarations un peu irresponsable de certains membres du gouvernement, « le Haut Commissaire à la réforme des retraitesJean-Paul Delevoye, a réaffirmé dimanche que l’âge légal de départ serait toujours, fixé à 62 ans. Pour lui, c’est « très clair » :  »Les engagements pris devant les partenaires sociaux en octobre dernier maintiennent la possibilité de partir à la retraite à partir de 62 ans dans le nouveau système universel », a-t-il assuré dans un entretien au quotidien Midi libre. Une position qui évidemment ne répond pas à la question qui est celle de l’âge effectif de départ en retraite. Aujourd’hui l’âge légal est de 62 ans mais en réalité les retraités partent déjà à près de 63 ans. Pour l’avenir compte tenu de l’allongement de la vie, il sera forcément nécessaire de prendre de nouvelles mesures pour assurer l’équilibre financier. Sauf évidemment pour ceux  qui ont été soumis à des conditions de travail difficiles (notons que l’espérance de vie entre les plus favorisés et ceux qui le sont moins est de l’ordre  de 10 ans !). Pour assurer l’équilibre financier des retraites différentes solutions sont envisagées : en augmentant les cotisations, en diminuant le montant des pensions comme en ce moment avec la désindexation et la CSG et où en décalant dans le temps la réelle date  de départ en retraite (ou la combinaison des trois). Dans les faits,  il paraît vraisemblable qu’on ne fera pas à l’âge légal mais celui qui partira en retraite à 62 ans ne touchera qu’une retraite partielle. Cette question des retraites s’inscrit donc dans un véritable débat de faux-culs avec des arguments type éléments de langage politique pour masquer le flou des mesures qui vont forcément affecter le pouvoir d’achat des retraités . Pour Sibeth Ndiaye : «Rien n’est arbitré» sur les retraites ». Compte tenu des divergences aussi des maladresses de certains membres du gouvernement, la porte-parole du gouvernement s’est réfugié dans la langue de bois. Le Haut-commissaire Jean-Paul Delevoye, a réalisé «un travail considérable» a déclaré la porte-parole du gouvernement, mais «ce travail doit encore se poursuivre», a-t-elle ajouté. «On n’est pas au bout de la discussion sur le contenu de cette réforme. La cohérence de cette réforme veut qu’il n’y ait pas forcément de nécessité à allonger la durée de cotisation. «C’est une chose», a-t-elle dit, mais, a-t-elle nuancé, il faut aussi se poser la question du financement des conditions de vie des personnes âgées dépendantes dont le nombre devrait augmenter. Notons que les questions peuvent être liées mais qu’il s’agit quand même de deux aspects différents. En effet il y a la retraite en tant que tel qui n’est pas toujours liée à des questions de dépendance, d’autre part la dépendance qui peut affecter une partie des retraités. Le mélange des genres ne clarifie pas l’analyse et les solutions d’autant que les sources de financement peuvent être différentes. Par exemple la dépendance pourrait être financée par la CRDS dont le rendement fiscal est de l’ordre de 10 milliards par an et qui théoriquement devrait être supprimé en 2024. Ces recettes de la  CRDS étaient destinées à la caisse d’amortissement de la dette sociale qui devrait être apurée en 2024.

 

 

Comment supprimer le périphérique (Gaspard Gantzer, candidat à la mairie de Paris)

Comment supprimer le périphérique  (Gaspard Gantzer, candidat à la mairie de Paris)

A priori le projet de destruction du périphérique parisien paraît assez loufoque. Ceci étant, à long terme, il est probable que l’usage individuel de la voiture sera fortement réglementé et même interdit dans de nombreuses zones. À la place comme dans d’autres grandes métropoles internationales, les transports collectifs et les transports individuels mutualisés se seront imposés non seulement pour des questions environnementales mais aussi d’aménagement de l’espace. Gantzer en a fait son cheval de bataille dans la course à la mairie de Paris. S’il est élu en aux élections municipales de 202, Gaspard Gantzer, ancien conseiller communication de François Hollande, entend détruire le boulevard périphérique qui encercle la capitale, utilisé chaque jour par un million de véhicules. À la place le candidat à la mairie de Paris propose de récupérer les terrains pour un vaste plan de réaménagement concernant en particulier le logement. Un projet qui apparaît sans doute très irréaliste pour les 10 à 20 ans à venir mais qui pourrait bien devenir crédible autour de  2050 ne serait-ce qu’en raison d’une crise immobilière qui risquait de vider complètement Paris de ces habitants, régulier « Nous proposons d’en aménager entre 300 et 400 hectares: un tiers d’espaces verts, un tiers de logements (environ 50.000 appartements, répartis équitablement entre habitat social, intermédiaire et libre) et un tiers d’équipements publics, de commerces et de bureaux », explique-t-il. Pour penser ce projet, Gaspard Gantzer indique qu’il a travaillé avec le géographe Cédrick Allmang ainsi que des architectes-urbanistes comme les collectifs Jigen et Rescubika. Gaspard Gantzer assure que la destruction suivie de la transformation du boulevard périphérique « ne coûtera rien aux Parisiens »: “En cédant du foncier à des promoteurs [...] nous pouvons encaisser au moins trois milliards d’euros pour les logements et 1,5 milliard pour les commerces et les bureaux. Largement de quoi financer les démolitions et aménagements paysagers, chiffrés à près de deux milliards d’euros”, selon lui. Reste à savoir quoi faire du million de véhicules qui emprunte tous les jours cette voie qui sépare la capitale de sa proche banlieue. Gaspard Gantzer estime que le trafic national et international devrait tout d’abord « être rabattu sur la Francilienne » (l’ensemble d’autoroutes permettant de contourner Paris à environ 30 kilomètres, NDLR), qui devrait donc être agrandie pour passer de deux à quatre voies de circulation. Concernant le trafic local des Parisiens et des habitants d’Île-de-France, le candidat de 39 ans mise tout sur les transports en commun. « Il y aura le Grand Paris Express, le CDG-Express jusqu’à Roissy, le prolongement de la ligne 10 du métro jusqu’à Ivry, détaille-t-il. Il faudra aussi boucler l’A86. Je souhaite également boucler le tramway T3 sur les Maréchaux et créer un vaporetto du Grand Paris sur la Seine entre les Hauts-de-Seine et le Val-de-Marne. C’est ambitieux de chasser un million de véhicules. Mais on ne peut plus attendre face à l’urgence de santé publique.” Gaspard Gantzer précise cependant que « la destruction du périphérique ne se fera pas en quinze jours mais en quinze ans », tronçon par tronçon, après une période de concertation de trois ans, de 2020 à 2023. Il affirme que son projet, qui s’étendrait sur trois mandatures, serait terminé d’ici 2038. Une échéance peut-être un peu rapproché mais qui ne discréditent pas forcément l’idée à terme.

Immigration : les propos de voyou de Castaner sur les O.N.G.

Immigration : les propos de voyou de Castaner sur les O.N.G.

Castaner, le ministre de l’intérieur, a conservé de son passé certaines attitudes du milieu avec ses caricatures indignes. Ainsi quand il a considéré que tous les gilets jaunes venaient dans des manifestations « pour tuer ». Cette fois il s’attaque aux O.N.G. considérant qu’elles  ou un rôle essentiel pour aider les passeurs. S’il est exact que les passeurs, eux, tiennent compte des services de secours des états ou des O.N.G., il est tout à fait honteux d’assurer que les O.N.G. sont complices. Les passeurs savent que les migrants lâchés en pleine mer pourront éventuellement être secourus, c’est une évidence notamment lorsqu’il ne fournisse même pas le carburant nécessaire à la totalité du voyage. Inversement les O.N.G. ne sont coupables de rien, elles assument simplement l’objet social de leur organisation en portant secours comme le font d’ailleurs les Etats eux-mêmes. Dans la crise des gilets jaunes on a déjà mesuré l’incapacité de Castaner  à prendre la hauteur nécessaire et les mesures adaptées. En permanence il s’est davantage situé comme un militant que comme un gestionnaire de l’ordre public. Le problème avec Castaner,  c’est qu’il ne parvient pas à maîtriser sa fonction et se réfugie en permanence dans la provocation pour masquer son insuffisance. Cette fois évidemment Castaner  essaye de séduire les électeurs de l’extrême droite sans doute pour sauver la liste en marche menacée par la liste rassemblement national. La déclaration de Castaner  a d’ailleurs été récupérée par le rassemblement national « .  La tête de liste du RN pour les élections européennes Jordan Bardella s’est attribué l’antériorité de ces propos, en ironisant sur le fait que son parti avait « eu raison un peu tôt ».

« Les responsables des morts de la Méditerranée sont tous ceux qui incitent à l’immigration massive dans notre pays et qui font croire à ces populations qu’en venant sur le territoire européen, ils y trouveront un eldorado », a affirmé Jordan Bardella, au « Grand rendez-vous » d’Europe 1 / CNews / Les Echos.

Le député LR Eric Ciotti avait salué vendredi « le courage des mots » de Christophe Castaner, mais fustigé « la faiblesse de (son) action » en rappelant que la France avait accueilli « 42 migrants débarqués par l’ONG SeaWatch et autorisé l’Aquarius de SOS Méditerranée à faire escale à Marseille ».

À l’inverse, Yannick Jadot, tête de liste EELV aux Européennes, s’est dit « profondément choqué » par les propos de Christophe Castaner, qui met « le doigt sur les associations qui sauvent les vies » et « en même temps (…) organise le maintien des migrants dans le désert libyen avec les milices libyennes ». Le Premier secrétaire du PS Olivier Faure a exprimé sur France Inter sa « honte », en expliquant que « le grand défi n’est pas là »: « S’il y a un réchauffement climatique ce n’est pas 300 (personnes) avec l’Aquarius qui vont arriver mais des centaines de millions, (…) parce qu’il y aura des guerres climatiques ».
Tête de liste LFI, Manon Aubry a estimé sur Twitter que la cheffe du RN Marine Le Pen, Jordan Bardella ainsi que le ministre italien de l’Intérieur et chef de la Ligue (extrême droite) Matteo Salvini « n’auraient pas dit mieux » que Christophe Castaner. Pour Castaner, secourir des naufragés sur le point de se noyer et sauver l’honneur d’une Europe incapable d’assurer l’accueil coordonné des exilés, c’est être complice des passeurs. Le Pen, Bardella et Salvini n’auraient pas dit mieux.  La veille à Toulouse, la tête de liste de Place publique-PS Raphaël Glucksmann avait aussi dit sa « honte » d’entendre Christophe Castaner reprendre des mots de Matteo Salvini. L’association SOS Méditerranée a récusé à plusieurs reprises être « complice de réseaux de passeurs, de trafic d’êtres humains », promettant d’attaquer en diffamation ceux qui « criminalisaient » ses actions.  Le président Emmanuel Macron avait aussi critiqué en juin dernier à Rome le rôle des ONG qui « (font) le jeu des passeurs en réduisant le coût du passage ».

Nissan : Carlos Ghosn révoqué par le conseil d’administration

Nissan : Carlos Ghosn révoqué par le conseil d’administration

 

 

Juridiquement les actionnaires de Nissan ont soldé l’affaire Carlos Ghosn en mettant fin à  son mandat. Fort logiquement le patron de Renault Jean Dominique Senna a intégré le conseil d’administration. Reste que les problèmes de Nissan sont loin d’être réglés. D’abord ce conseil d’administration a été très houleux quant à la manière dont la direction de Nissan avait géré la communication sur ce point. En clair la gestion de l’affaire Carlos Ghosn est apparue comme une sorte de règlement de comptes entre le directeur général de Nissan est le président. Reste aussi maintenant à désigner un président. Or Renault est toujours l’actionnaire de référence et voudra sans doute nommé un président proche des intérêts du groupe et non un président susceptible de rejoindre les thèses visant à rejaponiser Nissan comme le souhaite le gouvernement japonais et certains haut cadres de Nissan dont le directeur général : par ailleurs : sera sans doute intégré dans ce processus de désignation des futurs responsables de Nissan le fait que l’entreprise a affiché de très piètres résultats. En attendant, Les actionnaires de Nissan, réunis lundi à Tokyo, ont voté la révocation du mandat d’administrateur de Carlos Ghosn, déjà limogé de la présidence après son arrestation initiale en novembre. L’assemblée générale a par ailleurs entériné l’élection comme membre du conseil d’administration du président de Renault, Jean-Dominique Senard, qui s’est dit « très honoré ».

Grand débat : le piège se referme sur Macron

Grand débat : le piège se referme  sur Macron

 

 

Normalement le grand débat devrait être terminé, on devrait d’ailleurs connaître ce qui en est sorti et commencer  à énumérer les orientations. Force est de constater que Macron continue de s’inviter ici ou là dans le cadre juridique du grand débat, histoire de continuer à gagner du temps ou plutôt à en perdre. En effet,  les français commencent à être fatigués de cette opération à laquelle ils ne croient pas beaucoup puisqu’un récent sondage Elabe monde que 70 % des Français considèrent que le grand débat ne débouchera sur aucune solution pour résoudre la crise politique. La vérité, c’est que Macron ne pourra apporter aucune solution significative et crédible au mécontentement des Français qui porte surtout sur le pouvoir d’achat, la justice sociale et la justice fiscale aussi sur la réduction des dépenses publiques. Macron ne dispose d’ailleurs d’aucune marge de manœuvre coincé qu’il est d’une part par les critères de gestion publique imposés par l’Europe,  par une croissance anémique et par des mesures fiscales en faveur des plus favorisés sur lesquels il ne veut pas revenir. Les conclusions de Macron suite à ce grand débat seront forcément cosmétiques ne prendront pas en charge les enjeux majeurs relatifs notamment au renouvellement du projet politique. Macron a cru piéger les gilets jaunes avec un grand débat dont il pensait qu’il allait complètement étouffer ce mouvement social voir le faire oublier. Aujourd’hui, c’est lui qui est prisonnier de ce piège dont il ne pourra pas sortir indemne. On peut s’attendre de sa part à un discours fleuve embrassant la totalité des facteurs explicatifs mais sans projet clair et encore moins de décisions significatives. Pourtant l’exercice n’était pas forcément inutile. Il pouvait permettre à davantage de français de s’approprier la problématique du pays sur les enjeux majeurs. Mais il ne fallait pas promettre un débouché politique concret à ce débat à la fois beaucoup trop large également trop vague dans sa problématique. La déception risque d’être immense sans parler de l’hypothèse d’un réveil social qui n’est pas à exclure. Macron pourrait bien avoir fusillé la fin de son mandat avec cette opération politique finalement réduite à une manœuvre de communication permettant au président de justifier sa politique. Mais une sorte de fuite en avant !

Pollution CO2 : record depuis 3 millions d’années

 Pollution CO2 : record depuis 3 millions d’années

En s’appuyant sur une nouvelle simulation informatique, les chercheurs de l’Institut de recherche de Potsdam sur les effets du changement climatique ont établi que les niveaux de CO2 dans l’atmosphère n’ont jamais été aussi élevés depuis trois millions d’années, rapporte CNN. Ce n’est pas la première fois qu’une étude suggère un tel résultat depuis le Pliocène, une période comprise entre 5,5 et 1,8 millions d’années. Mais les chercheurs affirment que leur simulation est la première à correspondre aux données sur l’évolution du climat tirées de l’analyse des sédiments des fonds marins. Aujourd’hui, la quantité de CO2 dans l’atmosphère est « anormale », affirme auprès de CNN Matteo Willeit, auteur principal de cette étude publiée dans Sciences Advances. Selon lui, les niveaux de CO2 n’atteindraient pas 280 parties par million (ppm) en l’absence d’activité humaine. Actuellement, ils dépassent les 400 ppm et sont en augmentation. »Il semble que nous poussions maintenant notre planète d’origine au-delà des conditions climatiques de toute la période géologique actuelle, le Quaternaire », s’inquiète Matteo Willeit. L’étude montre que les températures moyennes mondiales n’ont jamais dépassé les niveaux préindustriels de plus de 2 degrés Celsius au cours des 3 derniers millions d’années. Selon les prévisions, si aucune mesure drastique n’est prise pour lutter contre le réchauffement climatique, elles pourraient augmenter de 2 degrés dans les cinquante prochaines années.

« Nos résultats impliquent une forte sensibilité du système terrestre à des variations relativement faibles du CO2 dans l’atmosphère. Aussi fascinant que cela soit, c’est aussi inquiétant », écrivent les auteurs de l’étude. « Le changement climatique moderne que nous observons est donc énorme, même selon les normes de l’histoire de la Terre. »

Des élites ignorant le sens de l’intérêt général (Aeron Davis)

Des élites ignorant le  sens de l’intérêt général (Aeron Davis)

 

Professeur de communication politique, Aeron Davis dénonce la perte de sens de l’intérêt général des élites britanniques et au-delà. son. Son livre, « Reckless opportunists : Elites at the end of the Establishment » montre l’effondrement de l’Establishement qu’entraîne la faillite de ces élites, ainsi que leur déconnexion avec la réalité. Interview Atlantico, extraits

«  Votre livre, Reckless opportunists : Elites at the end of the Establishment, a été publié en 2018 après plusieurs années de travail sur le thème des élites britanniques et la conduite de près 350 entretiens. Quelles sont vos conclusions sur les élites britanniques?

Aeron Davis

, le constat évident est que nos élites se sont déconnectées du public, qu’ils se sentent plus concernés par leurs intérêts personnels, et qu’ils se sont précarisés. Ils sont plus enclins à atteindre le résultat escompté le plus rapidement possible avant de bouger pour prendre un autre poste, et laisser les problèmes derrière eux. Les études classiques qui analysaient les classes supérieures du passé montraient que celles-ci se pensaient elles mêmes stables alors que les classes populaires étaient considérées comme précaires. Pour diverses raisons, les élites sont devenues aussi précaires que le reste de la population. Evidemment, ils gagnent bien plus d’argent, mais ce qui apparaît, c’est qu’ils ont un très faible sentiment de sécurité, et perçoivent leur niveau de risque comme étant très élevé. Selon moi, cette perte du sentiment de sécurité explique une grande part de leurs comportements et de leurs actions.

 

Quel lien faites-vous avec cette situation et le Brexit ?

Ce constat de recherche de l’intérêt personnel fonctionne plutôt bien avec le Brexit. Du point de vue des élites, et notamment pour les membres du parti conservateurs-  mais en réalité cela est vrai pour tous les grands partis – on constate une moindre cohérence idéologique, ils ne sont plus en accord pour ce qui est de leurs intérêts. Les points de vue sont de plus en plus divergents. Tout ce qui est lié au Brexit embrasse la question des intérêts et des aspirations personnels. La décision de David Cameron de mettre en place le référendum était liée à sa volonté d’affaiblir ses opposants au sein du parti conservateur. Puis, ceux qui sont devenus les figures du Brexit, comme Michael Gove, étaient en réalité plus intéressés par le fait de devenir premier ministre que par le Brexit lui-même. Avant le Brexit, Boris Johnson était considéré comme plus pro-européen qu’anti-européen. Mais il a vu ici une opportunité personnelle pour essayer de diriger le parti. Et depuis ce moment, toutes les manœuvres auxquelles nous avons assisté ont toutes eu pour objectif d’obtenir plus de pouvoir, mais ces personnes n’ont aucune idée quand il s’agit de savoir ce qui est le mieux pour le pays. Ainsi, toute la stratégie de Theresa May a consisté à se maintenir en position et de faire en sorte de que le parti conservateur garde le pouvoir, et non pas la recherche de l’intérêt supérieur du pays.

Du point de vue de la population, et des classes populaires en particulier, on pouvait observer un désenchantement grandissant et une perte de confiance généralisée envers les élites au sens global. Et cette défiance concerne l’ensemble des élites, que ce soient les élites politiques, économiques, ou médiatiques. Le Brexit n’a pas inversé cette tendance, et la défiance envers les élites a continué de se renforcer au fil des négociations avec l’Union européenne.

 

Après le référendum britannique, que les élites européennes ont fermement condamné, un esprit de punition envers le Royaume-Uni s’est dressé sur le continent. Ne pourrions-nous pas voir, dans l’action des élites européennes, incapables de tirer les leçons du désenchantement qui existe en Europe, pour avancer vers une Union plus conforme aux aspirations des populations, le même processus à l’œuvre?

Oui. Mon livre concerne les élites britanniques, et mon prochain livre concerne les relations entre dirigeants politiques et les médias, et il apparaît clairement que les autres pays européens souffrent des mêmes problèmes. Des élites plus intéressées par leurs intérêts personnels que par la recherche de l’intérêt général, des élites plus mobiles et plus précaires, et cette situation s’articule avec un fort désenchantement de la population. Cela est également visible en France, en Allemagne ou en Italie par exemple avec des anciens partis qui se délitent et de nouveaux partis qui émergent. Ce phénomène se produit également pour les élites des institutions européennes, peut-être à un moindre niveau que les élites nationales, mais elles sont particulièrement déconnectées des personnes ordinaires, des Etats, et des processus démocratiques. Cela a également un impact. Si le Royaume Uni est confronté à des problèmes sérieux, les autres pays européens, tout comme le projet européen, le sont tout autant.

 

Comment votre approche des élites britanniques peut-elle être pertinente pour les autres démocraties occidentales, notamment en France?

Il y a beaucoup de parallèles. La France dispose aussi d’un système d’écoles pour élites, d’une haute fonction publique, et on peut constater ce même problème lié à la mobilité et à la précarité de l’Establishment en France. De l’extérieur, on voit que les grands partis qui ont dominé la vie politique française pendant des décennies ont été marginalisés au moment où Emmanuel Macron est apparu. Mais le résultat est qu’Emmanuel Macron propose les mêmes politiques que Tony Blair, Barack Obama, ou Angela Merkel. Ce sont des centristes qui n’arrivent pas à se représenter les problèmes posés par l’économie et par la mondialisation, aux personnes ordinaires. Pourtant, la mondialisation et le libre échange affectent directement les classes populaires de ces pays. Mais ces dirigeants considèrent la mondialisation et le libre échange comme des étapes positives d’un processus politique, tout comme le seraient les baisses d’impôts ou la dérégulation. En proposant les mêmes politiques, ils sont logiquement confrontés aux mêmes problèmes de concentration des richesses et d’augmentation des inégalités, de précarisation du bas de la société, et de déconnexion sociale. Il est intéressant de noter qu’Emmanuel Macron a été perçu comme un sauveur de l’Europe, apparu après le Brexit, et que le même sentiment anti-élites que nous avons au Royaume Uni est très clairement apparu en France avec le mouvement des Gilets jaunes. Cela est arrivé parce que les propositions d’Emmanuel Macron découlaient de la même logique : plus de libre échange, plus de mondialisation, plus d’Europe, plus de dérégulation, plus d’harmonisation etc.… Ce dernier point, l’harmonisation, pourrait être un bon projet en soi, mais le problème est que les dirigeants ont l’air de ne pas vouloir voir les effets de ces politiques.

 

Quel lien faites vous entre le constat que vous dressez concernant les élites avec ce qui est appelé le “néolibéralisme” ?

En menant de nombreux entretiens, je me suis rendu compte que certaines idées, des idées très simples, comme le libre échange, la dérégulation, la concurrence, sont assez consensuelles parmi les élites. Mais quand vous parlez avec des économistes, ou avec des hommes politiques qui ont été des économistes, ils admettent que la théorie est bien différente de la pratique. Quand vous regardez la tendance historique, vous voyez que le néolibéralisme faisait par exemple la promotion de la concurrence, de l’investissement, mais le résultat a été une plus grande concentration, la création de géants de la finance ou du secteur numérique, une importante financiarisation de l’économie. Nous avons créé des monopoles privés qui accumulent la richesse pour les riches tandis que les autres catégories ont vu leurs revenus stagner ou baisser.

On voit qu’il existe un consensus autour de quelques vagues idées, par exemple que le libre échange et la concurrence profitent à tous, mais cela n’est pas ce qui est arrivé dans la pratique. Cela a pu se produire dans quelques secteurs, mais le résultat que nous avons obtenu est la financiarisation d’une part et le capitalisme de plateformes d’autre part. Dans les deux cas, nous observons de grands monopoles qui font d’immenses profits sans qu’ils soient liés aux personnes ordinaires. C’est le résultat. Il y a certaines idées concernant le néolibéralisme auxquelles les élites s’accrochent, mais les résultats qui étaient escomptés de ces politiques ne sont simplement pas arrivés. L’idée était de faire la promotion de la concurrence, et nous avons des monopoles. L’idée est de permettre l’investissement et l’innovation, mais ces entreprises sont plus préoccupées par leurs profits à court terme que l’investissement à long terme. Et cela s’est empiré depuis la crise financière. Si je pense que les économistes ont une part de responsabilité, on voit que les dirigeants politiques consultent davantage les dirigeants d’entreprises et les financiers sur ces questions, et non pas les économistes. Cela explique aussi cette confusion.

Brexit : un accord ou rien ! (Theresa May)

Brexit : un accord ou rien !  (Theresa May)

D’une certaine manière, Theresa May fait maintenant du chantage auprès de la chambre des communes et notamment sur les conservateurs. Pour-elle en effet il n’y a que deux solutions ou bien accepter l’accord qu’elle a passé avec l’union européenne pour la transition ou alors pas de Brexit  du tout. Une sorte de menace adressée aux Brexiters durs. En effet de prolongation en prolongation, le Brexit  pourrait s’enliser dans les procédures et finalement ne pas avoir lieu. D’où l’argument de Theresa May qui consiste à dire mieux vaut un Brexit  avec accord que pas de Brexit du tout. Un discours surtout à usage interne des conservateurs. Il semble en effet que Theresa May soit désormais en capacité de trouver un accord avec les travaillistes sur ce terrain Dans l’espoir de sortir in extremis de cette impasse au Parlement, elle s’est ainsi tournée vers le Labour, le parti d’opposition.« Il y a des domaines sur lesquels les deux principaux partis sont d’accord : nous voulons tous deux la fin de la liberté de circulation, quitter l’UE avec un bon accord et protéger nos emplois », a déclaré Theresa May, selon un communiqué diffusé par ses services. « C’est la base pour un compromis qui peut obtenir la majorité au Parlement, le seul moyen de tenir la promesse du Brexit. Plus cela prendra du temps, plus grand sera le risque que le Royaume-Uni ne parte jamais », a-t-elle ajouté.

Samedi, le chef de file Jeremy Corbyn a déclaré qu’il attendait de voir bouger les lignes rouges fixées par la dirigeante conservatrice. Selon le Sunday Times, le gouvernement britannique envisage d’inscrire dans la loi un accord douanier avec l’UE dans le but de convaincre les travaillistes de soutenir un accord sur le Brexit, et les conseillers de May ont discuté de la possibilité d’offrir au Labour une place dans la délégation qui prendra part mercredi au sommet extraordinaire de l’UE.

Le commerce extérieur français : du mieux

Le commerce extérieur français : du mieux

Un tout petit mieux pour le commerce extérieur français dont  le déficit s’est réduit à 4 milliards en février au lieu de 4,21 en janvier. En réalité le commerce extérieur est toujours sur une aussi mauvaise tendance. Globalement bon an mal an le déficit annuel tourne autour de 50 milliards quand les excédents allemands rapportent 200 milliards par an. En cause évidemment le manque de compétitivité et l’écroulement d’une grande partie du secteur industriel. Malgré tout Le déficit commercial de la France s’est légèrement réduit en février, à 4 milliards d’euros après 4,21 milliards en janvier, sous l’effet notamment d’un pic exceptionnel d’exportations de navires et bateaux, selon les statistiques publiées ce vendredi 5 avril par les douanes.

Selon les derniers chiffres des douanes publiés ce vendredi 4 avril, le déficit s’est réduit de 200 millions d’euros pour s’établir à 4 milliards d’euros en février, après 4,2 milliards d’euros en janvier. Les exportations ont été bien meilleures qu’en début d’année (0,9% contre -1,1%) pour atteindre 42,9 milliards d’euros. Dans le même temps, les importations, qui ont atteint 46,9 milliards d’euros, ont progressé plus légèrement, après avoir connu une stabilisation durant le premier mois de l’année (+0,4% après 0% en janvier). Selon les dernières prévisions économiques de l’Insee, la contribution du commerce extérieur à la croissance pourrait redevenir négative au cours du premier semestre 2019 (-0,1 point) après avoir été positive au cours du dernier semestre 2018. Lors de leurs dernières projections, les économistes de l’Insee ont rappelé que « l’économie française est moins exposée que d’autres aux turbulences du commerce mondial ». Une mauvaise nouvelle toutefois avec le déficit de la balance des paiements. Les chiffres communiqués par la banque de France ce vendredi indiquent que la balance des transactions courantes est devenue déficitaire (-800 millions d’euros) en février après avoir connu un excédent (300 millions d’euros). « Cette dégradation provient principalement de la baisse du solde des services, qui s’établit à 1,4 milliard d’euros en février après 2,7 milliards d’euros le mois précédent. »

Carole Ghosn : « ils ont tous lâché Carlos » (Carole Ghosn)

Carole Ghosn : « ils ont tous   lâché Carlos » (Carole Ghosn)

 

 

L’épouse de Carlos Ghosn résume assez bien l’affaire dans une interview au JDD entre parenthèse extrait)

 

« : Il s’agit d’un coup monté par Nissan et tout le monde en France a laissé tomber Carlos Ghosn Je me suis sentie en danger. J’ai attendu de savoir si Carlos allait rester en prison ou s’il pouvait sortir vite. Quand j’ai compris et que les avocats m’ont dit que je ne pourrais plus communiquer avec lui pendant des jours, j’ai pris ma décision. Jeudi soir, j’ai dormi chez des voisins, sur un sofa. La police japonaise m’avait pris mon passeport libanais mais il me restait mon passeport américain. Vendredi soir, l’ambassadeur de France m’a accompagnée à l’aéroport, il ne m’a pas lâchée jusque dans l’avion. J’ai cru revivre la scène du film Argo, jusqu’à la dernière seconde je ne savais pas si on me laisserait décoller. C’était irréel.

Comment a réagi Carlos Ghosn?
Il est resté fier, la tête haute, digne et calme. Mais je voyais de la peine dans ses yeux. Il s’inquiétait pour moi plus que pour lui. Il est d’une force incroyable. Au moment de partir, il a voulu emporter un livre, ils ont dit non ; il a essayé de prendre du chocolat, ils ont dit non. Moi j’étais indignée, je demandais pourquoi. Ils répondaient : « This is Japan, this is our law [nous sommes au Japon, c’est la loi]. » Il m’a embrassée, il m’a dit « je t’aime » et ils l’ont emmené. Moi, j’étais paniquée, j’arrivais à peine à respirer.

Vous sentez-vous soutenue par la France?
Non. Je ne veux pas que mon mari soit au-dessus des lois mais qu’il soit jugé de façon équitable. Je sais qu’il est innocent. Je demande solennellement qu’on lui laisse la présomption d’innocence comme à tout citoyen français et j’en appelle au président de la République. Dans les médias, Carlos est déjà coupable. On oublie ce qu’il a fait pour Renault et Nissan ; il a redressé ces entreprises, sauvé des emplois, contribué à la grandeur de la France. Tout ça, on l’oublie. On ne parle plus que de son salaire, on le décrit comme un homme assoiffé d’argent. Au Liban, où je suis née, on admire les hommes d’exception. Carlos est parti de rien, sa famille n’était pas riche. Je suis choquée par les réactions en France. Tout le monde l’a laissé tomber, par lâcheté, y compris les patrons. Ça me dégoûte. »

 

 

Un « petit » geste de Paris pour Carlos Ghosn

Un petit geste de Paris pour Carlos  Ghosn

Dans l’affaire Carlos Ghosn, il est clair que le gouvernement a fait preuve d’une grande lâcheté. En effet si l’intéressé n’est pas exempt de critiques et qu’il a pu comme nombre d’autres grands patrons confondre la caisse de l’entreprise avec son propre portefeuille, il n’empêche que le traitement dont est victime au Japon constitue un scandale au regard des critères normaux de la justice. Sans doute faut-il voir la le résultat de relations qui ont toujours été exécrables entre Carlos Ghosn et Macon. Cependant l’enjeu n’est pas la. En effet pour le Japon il ne s’agit d’une entreprise d’une opération pour japonais et Nissan dont Renault et l’actionnaire principal. Devant cette attitude assez indigne du gouvernement français, le ministre des affaires étrangères vient de faire le minimum syndical ou plutôt en l’occurrence le minimum diplomatique en rappelant à son collègue japonais que la France était attachée au respect de la présomption d’innocence. On ne pouvait évidemment faire moins. “J’ai évidemment évoqué le cas de M. Carlos Ghosn avec mon collègue Taro Kono”, a-t-il dit lors de la conférence de presse de clôture de la réunion des ministres des Affaires étrangères du G7 à Dinard (Ille-et-Vilaine).“Je lui ai dit deux choses : d’abord que la France respectait totalement la souveraineté et l’indépendance de la justice japonaise et j’ai rappelé aussi notre attachement au respect de la présomption et à la pleine application de la protection consulaire”, a-t-il ajouté. Quelques heures avant son arrestation, Carlos Ghosn a demandé l’aide du gouvernement français lors d’une interview à TF1 et LCI. Le patron déchu, qui clame son innocence, avait été remis en liberté le 6 mars contre le versement d’une caution de neuf millions de dollars après 108 jours passés en détention. Les procureurs japonais soupçonnent l’ex-dirigeant franco-libano-brésilien d’avoir violé ses obligations professionnelles et d’avoir causé à Nissan des pertes financières de cinq millions de dollars (4,45 millions d’euros) entre décembre 2015 et juillet 2018.

Gilets jaunes : Manifestations dans le calme

Gilets jaunes : Manifestations dans le calme

Pour le 21e épisode, le mouvement des gilets jaunes, s’est déroulé pratiquement sans incident. La mobilisation a encore concerné de l’ordre  22 000 personnes d’après le ministère de l’intérieur contre 30 000 la semaine précédente.- La baisse de participation peut peut-être s’expliquer par le fait que le pays est dans l’attente des conclusions du grand débat national. Il se pourrait que la mobilisation reprenne de la vigueur si la désillusion est grande par rapport aux mesures et orientations qui vont être décidées par le pouvoir, sans doute à partir cette semaine. A Bordeaux, qui fut certaines semaines un foyer de la contestation, 2.500 à 3.000 personnes ont manifesté, contre environ 5.000 la semaine dernière, selon les estimations de Reuters. Ce 21e épisode est le dernier avant la restitution du “grand débat national”, qui s’est traduit, de la mi-janvier à la mi-mars, par près de deux millions de contributions recueillies sur Internet, 10.000 réunions locales et 16.000 cahiers de doléances, selon les organisateurs. Le Premier ministre, Edouard Philippe, doit présenter lundi son bilan du débat puis l’exécutif dévoilera à une date inconnue les mesures qu’il compte en tirer afin d’apaiser le malaise social dont les “Gilets jaunes” se sont fait les interprètes.

Brexit : ça suffit (Le Drian)

Brexit : ça suffit (Le Drian)

 

Une mise en garde de Jean-Yves Le Drian, ministre des affaires étrangères qui reflète sans doute le sentiment du gouvernement mais finalement qui ne sert pas à grand-chose. L’union européenne comme Theresa May sont évidemment conscients des contradictions et de l’impasse de la position britannique. Pour autant une menace ne sert pas à grand-chose ou alors il faut dire clairement que la France souhaite un Brexit immédiat et sans accord. Or  il n’est pas certain que ce soit le souhait profond du gouvernement français qui en réalité essaye de mettre la pression pour que les Britanniques adoptent un Brexit  doux c’est-à-dire assorti de l’accord de transition négocié entre l’union européenne et Theresa May. Peut-être y aurait-il une diplomatie plus discrète à engager pour aller en direction de cet objectif. Les mises en garde tapageuse de Macron et de son entourage n’ont pour l’instant réussi qu’à faire croître le nombre de pays hostiles à la France ou qui s’en méfient. Comme c’est probable l’union économique et risque d’être beaucoup plus tempérée vis-à-vis du Royaume-Uni et va probablement accepter une prolongation assez longue de la date de mise en œuvre du Brexit. Le temps que la clarification politique s’effectue au Royaume-Uni y compris éventuellement avec des élections législatives et un nouveau premier ministre. “Il est temps que cette situation s’arrête” et que les Britanniques “nous indiquent très rapidement comment ils comptent sortir de cette crise”, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à Dinard (Ille-et-Vilaine), à l’issue d’une réunion des ministres des Affaires étrangères du G7 dont le Royaume-Uni fait partie.“S’il y a une nouvelle extension (…), il faut que le Royaume-Uni présente un plan qui justifie cette demande de prolongation et il faut aussi que dans ce plan il y ait une anticipation d’un soutien politique clair et crédible”, a-t-il souligné.“Il faut vraiment que les autorités britanniques, le Parlement britannique, se rendent compte que l’Union européenne ne va pas pouvoir en permanence s’épuiser sur les aléas de la politique intérieure britannique”, a-t-il ajouté, à quatre jours d’un conseil européen extraordinaire convoqué à Bruxelles.

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