Archive mensuelle de mars 2019

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Gouvernement : départ de Griveaux et Mahjoubi : ça sent déjà le roussi ?

Gouvernement : départ de Griveaux et Mahjoubi : ça sent déjà le roussi ?

 

Si on comprend le départ de Nathalie Loiseau du gouvernement qui prend la tête de la liste république en marche par contre on peut s’étonner que Griveaux et Mahjoubi  quittent aussi leurs fonctions. Les deux sont candidats à la mairie de Paris en 2020-un seul évidemment pourra être élu. Pour les intéressés, c’est donc prendre un grand risque de ne pas être élu et ne de ne plus occuper aucune fonction ministérielle. À moins que certains doutent déjà de la possibilité de réélection de Macron en 2022 et recherchent déjà des terrains d’atterrissage pour se mettre à l’abri d’une défaite aux présidentielles. Cette défaite n’est plus exclue comme hypothèse dans le parti en marche. Ismaël Emelien, ex conseiller spécial de Macron, est très proche du président de la république a même évoqué l’éventuel impossibilité pour Macron de se représenter si le quinquennat est un échec. P rien que de d’évoquer l’hypothèse témoigne déjà de certaines interrogations. En effet après une vingtaine de mois d’exercice du pouvoir force de constater que les résultats obtenus par le président de la république ne sont pas particulièrement enthousiasmants. La croissance est toujours anémique et très insuffisante pour résoudre la question d’un chômage qui n’évolue qu’à la marge, le déficit et la dette ne font que s’amplifier, la balance commerciale qui témoigne de la compétitivité est toujours très lourdement dans le rouge (entre 50 et 60 milliards de déficits par an). Par ailleurs les réformes structurelles annoncées à grand renfort de tambours sont loin de donner les effets escomptés. Ne parlons pas de l’accroissement des inégalités et du climat social délétère. Les enquêtes d’opinion montrent que 70 % de la population condamnent globalement la politique économique et sociale du chef de l’État. Le seul véritable atout de Macon c’est l’avoir en face de lui Marine Le Pen qui suscite un rejet permettant à son adversaire d’être élu. Mais ici 2022, l’environnement politique pourrait avoir changé et un duel Le Pen Macron n’est pas forcément incontournable. Il y a aussi cette malédiction qui pèse maintenant sur des présidents de la république lors de leur réélection lorsque leur mandat n’est pas jugé suffisamment positif. Ainsi après Sarkozy, c’est Hollande qui a fait les frais de cette malédiction. Or en l’état des sondages Macron n’est pas certain d’être en état de se présenter. D’où peut-être déjà l’envie de ce recaser pour certains.

Le Conseil d’Etat annule la décision de nommer l’écrivain Philippe Besson consul à Los Angeles

Le Conseil d’Etat annule la décision de nommer l’écrivain Philippe Besson consul à Los Angeles

 

Un revers pour Macron concernant sa décision très monarchique de nommer le très complaisant écrivain Philippe Besson consul général de Los Angeles. L’écrivain et scénariste, réputé proche du couple présidentiel et dont le livre Un personnage de roman narre la conquête de l’Élysée par Emmanuel Macron, avait été nommé fin août 2018 consul général de France à Los Angeles. Face à la polémique suscitée, le chef de l’État s’était alors défendu de « tout copinage pour services rendus ». Cependant, la CFDT du ministère des Affaires étrangères avait immédiatement annoncé qu’elle demanderait l’annulation du décret de nomination, qui nommait 22 consuls. Le Conseil d’Etat annule la décision de nommer l’écrivain Philippe Besson consul à Los Angeles (Etats-Unis), a révélé France Inter, qui s’est procuré la décision du Conseil, mercredi 27 mars, avant qu’elle soit rendue publique.

« Le décret du 3 août 2018 est annulé en tant qu’il ajoute à la liste des emplois supérieurs pour lesquels la nomination est laissée à la décision du gouvernement les emplois de consul général de France à Barcelone, Bombay, Boston, au Cap, à Djeddah, Dubaï, Edimbourg, Erbil, Francfort, Hong-Kong, Istanbul, Kyoto, Los Angeles, Marrakech, Milan, Munich, Québec, Saint-Pétersbourg, Sao Paulo, Shanghaï et Sydney », écrit la plus haute juridiction administrative dans l’article 1er de sa décision.

Brexit : les députés britanniques votent contre tout !

Brexit : les députés britanniques votent contre tout !

La situation politique au Royaume-Uni devient complètement inextricable. En effet, les députés britanniques ont pris l’habitude de voter une chose et son contraire. Ainsi ils se sont opposés à un Brexit mou en rejetant l’accord de transition passée entre Theresa May et l’union économique. Mais ils se sont  opposés tout autant à un Brexit dur c’est-à-dire sans accord de transition. Cette fois ils ont voté contre leurs propres propositions, contre les huit options destinées à trouver une solution alternative à l’accord de retrait de l’Union européenne négocié par la Première ministre Theresa May et déjà rejeté à deux reprises par le Parlement. Parmi ces scénarios, qu’ils ont eux-mêmes proposés, figuraient une sortie sans accord, une union douanière avec l’Union européenne ou encore une renonciation au Brexit dans le cas où aucun accord n’était approuvé par les députés. Autant dire que la situation est complètement bloquée et qu’on voit mal les Britanniques en capacité de décider d’une orientation qui serait susceptible de recueillir l’adhésion de l’union européenne. À bout d’arguments la première ministre Theresa May a même mis son départ dans la balance en indiquant qu’elle quitterait ses fonctions si le principe d’un accord pour quitter l’union européenne était adopté par le Parlement. D’abord une proposition qui n’est pas certaine de trouver une majorité Royaume-Uni ensuite une orientation qui pourrait recevoir un refus de l’union européenne agacée de ces tergiversations et de ses contradictions permanentes. Aujourd’hui personne n’est en capacité au Royaume-Uni de dégager une ligne majoritaire et cohérente pour trouver une issue au Brexit. Même la première ministre paraît sans solution. Du coup sa démission paraît de plus en plus vraisemblable. Au-delà de nouvelles élections pourraient être décidées. Une situation qui contraindrait l’union européenne a accepté un report beaucoup plus long de la date d’application du Brexit mais qui nécessairement compliquerait la tâche européenne compte tenu de la proximité des élections. Mais le paradoxe c’est que la chambre des communes pourrait bien revenir sur sa décision de refuser l’accord de transition en échange du départ de Theresa May. Ce qui démontrerait à l’évidence que la question des oppositions n’est pas liée à un problème de fond mais un problème de pouvoir entre les différentes tendances des conservateurs

Les smartphones : OnePlus le plus fiable l’UFC Que Choisir)

 Les smartphones : OnePlus le plus fiable l’UFC Que Choisir)

Selon l’UFC-Que choisir. les smartphones vendus par les marques leaders des ventes AppleSamsung ou encore Huawei ne sont pas jugés comme les plus fiables du marché. Dans l’ensemble, les fabricants de smartphones écopent d’un indice de fiabilité plutôt rassurant pour les consommateurs, puisque quatorze marques sur dix-huit obtiennent un score supérieur à 90 points sur 100. Les marques chinoises One Plus, Lenovo, Motorola ou encore Xiaomi occupent avec Microsoft, qui ne commercialise désormais plus de smartphone, la tête du classement des marques les plus fiables. La firme One Plus créée en 2013 vient concurrencer les géants Samsung et Apple avec des appareils haut de gamme vendus à des prix plus abordables. Mais tous les modèles chinois ne sont pas, selon l’UFC-que choisir, toujours gage de qualité, puisque ZTE, Alcatel et Wiko sont jugés comme les smartphones les moins fiables.

Selon l’enquête de l’UFC-Que choisir, les pannes les plus souvent relevées par les consommateurs concernent la batterie de leur smartphone, avec d’une part des problèmes liés au chargeur du téléphone et d’autre part une charge de batterie qui décroît de façon fulgurante. S’en suivent alors les déconvenues liées aux pannes d’écran, aux difficultés liées aux boutons et aux haut-parleurs ainsi qu’à l’appareil photo du smartphone. Huawei est «plus touchée que la moyenne par les problèmes de chargeur de batterie, de GPS, de lecteur de carte mémoire et de Bluetooth» souligne l’UFC-Que choisir au sujet de le marque qui vend, en France, plus de téléphones qu’Apple.

Macron absent 2022:une hypothèse mais qui vient déjà gangrener sa candidature

Macron absent  2022:une  hypothèse mais qui vient déjà gangrener sa candidature

 

Il est difficile de savoir quel est l’objectif que poursuivait Ismaël Emelien, ex conseiller spécial de Macron, et très proche du président de la république,  quand il a déclaré que la candidature d’Emmanuel Macron serait impossible si le quinquennat n’est pas réussi. Ce  à quoi il ne croit pas. Pour autant, en émettant cette possibilité, Ismaël Emelien pose une hypothèque sur un nouveau mandat. L’intéressé qui soutient la candidature de Macron pour 2022 voulait sans doute par ses propos évoquer une hypothèse impossible parce qu’il croit en la réussite de la politique du chef de l’Etat. Toutefois l’évocation de cette hypothèse pourrait agir comme une sorte de venin très lent pour à terme tuer la possibilité d’une prolongation du mandat de Macron. Aujourd’hui dans les circonstances politiques actuelles, les experts de l’opinion imaginent un nouvel affrontement entre Macron et Le Pen en 2022. Un nouvel affrontement qui sans doute tournerait à l’avantage de Macron moins en raison du succès de sa politique qu’en raison des faiblesses et du rejet de Marine Le Pen. Mais l’échéance de 2022 est à la fois proche et lointaine. Beaucoup de choses peuvent se passer d’ici la. Pour preuve au cours des 20 mois de mandat de Macron, l’image du président de la république à qui  tout réussissait au départ s’est très fortement détériorée tant au plan international qu’au plan national. Il n’est plus soutenu que par environ 30 % des Français et sa politique économique et sociale est clairement rejetée par 70 % de la population depuis plusieurs mois. Les Français pourraient être fatigués d’un remake de 2018 qui permettraient un nouvel affrontement entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. En outre, il faut prendre en considération que si la réélection de Macron est envisageable par contre il n’est pas certain qu’il obtienne une majorité à l’assemblée nationale tellement les députés de la république en marche se sont montrés absents, transparents autant que godillots. Tout dépendra aussi de la situation économique et sociale. Or dans ce domaine, les prévisions sont bien seraient bien hasardeuses tellement la conjoncture est incertaine. Rappelons-nous qu’après une bonne année 2017 tous les experts voyaient la croissance encore plus dynamique en 2018 et 2019. Aujourd’hui les mêmes experts espèrent un redressement en 2020 après une année 2019 très maussade qui pourrait même tutoyer la récession dans plusieurs pays. L’hypothèse d’un redressement économique à partir de 2020 est possible mais l’inverse aussi car il se pourrait bien qu’on s’installe désormais et pour une longue période dans une croissance molle qui viendrait bousculer  les déséquilibres économiques financiers et sociaux.

Réforme fonction publique : réforme à l’envers

Réforme fonction publique : réforme à l’envers

 

C’est évidemment une réforme à l’envers qui est engagée. D’abord parce qu’on décide de supprimer 120 000 postes d’ici 2022 avant de réfléchir au contenu ensuite parce qu’on discute du statut avant de préciser les tâches et missions régaliennes, donc aussi les spécialités, profils  et conditions sociales.  Comme il fallait s’y attendre, l’État procède donc à une réforme à l’envers de la fonction publique et  transformation publique va accoucher d’une souris. En gros, on va essayer de mieux gérer les personnels et introduire du numérique la gestion des tâches qui s’y prêtent. Une fausse réforme, en plus à l’envers ! Pourquoi en effet traiter d’abord du personnel et les conditions de leur gestion alors qu’on n’a pas défini les champs de l’intervention régalienne. Or ce sont ces champs d’intérêt général qui doivent  être précisés de manière prioritaire afin d’éviter ce qui caractérise la France à la fois un étatisme débordant dans tous les champs de la société.  Ce n’est qu’une fois précisées les vrais missions d’intérêt général qu’on peut se poser la question des moyens et non l’inverse. En effet dans certains cas, l’État n’a pas intervenir, il n’y a donc pas besoin de moyens humains. Dans d’autres cas une activité peut justifier la tutelle publique mais sans nécessairement justifier le recours à des organismes publics et donc à des fonctionnaires (cas du transport urbain en général). Enfin certains champs d’intérêt général peuvent légitimer voir exiger l’intervention publique mais il faut distinguer les métiers qui peuvent justifier du statut de fonctionnaire et ceux  qui peuvent justifier d’un statut privé (exemple on peut admettre que les infirmières dans un hôpital public soit fonctionnaires mais pourquoi les menuisiers, les cantinières voir certains personnels administratifs).  Le Premier ministre veut « adapter le statut de la fonction publique, l’assouplir pour qu’il redevienne un cadre efficace pour l’action publique ». Quatre axes de travail sont ouverts. D’une part le dialogue social doit être rénové, en diminuant le nombre d’instances de concertation, et en les recentrant sur les questions les plus importantes, sur le modèle de ce qui a été fait avec les ordonnances « Travail ».  Le volet de la rémunération va aussi être travaillé, « nous ne sommes pas contre l’automaticité de la rémunération, mais on peut la compléter par des mesures plus incitatives », a résumé le Premier ministre, qui a aussi évoqué la possibilité de mécanismes d’intéressement collectif. A voir comment le dispositif s’articulerait avec le mécanisme du RIFSEEP (régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel)  Le troisième chantier vise à  réorienter les métiers des agents vers les politiques prioritaires du gouvernement, et à  accompagner leur évolution liée  aux nouvelles technologies. « Nous voulons accompagner les transformations, les reconversions, les mobilités dans la fonction publique, les départs vers le secteur privé », a résumé Edouard Philippe, qui a rappelé que 1,5  milliards ont été budgétés à  cet effet. Gérald Darmanin, le ministre de l’Action des comptes publics, a même évoqué la possibilité d’un plan de départs volontaires pour les agents. Enfin, le gouvernement veut faciliter le recours au contrat.  Aujourd’hui, un fonctionnaire sur cinq est en réalité un contractuel, c’est-à-dire un agent en CDD ou CDI. Un chiffre qui devrait augmenter avec cette réforme, puisque, comme l’a expliqué mercredi le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, elle prépare la « généralisation du contrat, qui n’est pas la fin du statut, mais qui peut être une souplesse, une alternative au statut ». Il sera désormais possible de recruter par voie de contrat « sur les emplois de toute catégorie hiérarchique, et non plus seulement de catégorie A », explique l’exécutif dans son exposé des motifs du projet de loi. Par ailleurs, le projet de loi crée un nouveau « contrat de projet », dédié à des « missions spécifiques » d’une durée comprise entre un et six ans. S’il est ouvert à toutes les catégories hiérarchiques, ce « contrat de projet » ne peut aboutir ni à un CDI ni à une titularisation. Aujourd’hui, un fonctionnaire sur cinq est en réalité un contractuel, c’est-à-dire un agent en CDD ou CDI. Un chiffre qui devrait augmenter avec cette réforme, puisque, comme l’a expliqué mercredi le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, elle prépare la « généralisation du contrat, qui n’est pas la fin du statut, mais qui peut être une souplesse, une alternative au statut ». Il sera désormais possible de recruter par voie de contrat « sur les emplois de toute catégorie hiérarchique, et non plus seulement de catégorie A », explique l’exécutif dans son exposé des motifs du projet de loi. Par ailleurs, le projet de loi crée un nouveau « contrat de projet », dédié à des « missions spécifiques » d’une durée comprise entre un et six ans. S’il est ouvert à toutes les catégories hiérarchiques, ce « contrat de projet » ne peut aboutir ni à un CDI ni à une titularisation.

Actu, infos, économie, social, politique : articles les plus lus

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Pollution : surtout en ville, aussi à la campagne

Pollution : surtout en ville, aussi à la campagne

 

D’après Jean-Christophe Brisard, auteur du livre Irrespirable, le scandale de la qualité de l’air en France la qualité de l’air affecterait l’espérance de vie de 15 mois dans les villes mais aussi de neuf mois dans les campagnes. Le risque dans les campagnes dépend de la proximité avec des rotations utilisant plus ou moins de produits chimiques notamment des pesticides.  Les problèmes de qualité de l’air sont souvent liés à la proximité géographique des sources d’émissions. Autrement dit, on n’est pas pollué ni exposé aux polluants atmosphériques, surtout les micro-particules et les HAP,  identiquement selon où l’on vit.

Ceci étant les  grandes villes françaises sont plus polluées que les campagnes et  la situation est-elle meilleure dans les campagnes. Une étude de l’ADEME  sur la pollution en zone rurale montre que globalement la situation est satisfaisante quand m^me :

  • les polluants réglementés, les PM10, les PM2,5, le benzopyrène cancérigène, et les métaux lourds ont des concentrations en -dessous des valeurs-limites fixées par l’Union européenne.
  • Ces fortes émissions sont causées par la combustion du bois, c’est-à-dire par le chauffage domestique au bois et le brûlage des déchets verts (par les particuliers ou les artisans).

On peut expliquer les variations des émissions de polluants et de la qualité de l’air par l’impact de la biomasse sur le territoire. En fait, la filière bois est aujourd’hui la principale source de biomasse consommée en France. Donc, l’utilisation de la biomasse, la combustion du bois pour le chauffage, a un fort impact sur le plan national : en effet 21 % des émissions totales de particules PM10, 34 % des PM2.5 et 66 % des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) sont causés par la biomasse) L’Ademe recommande donc aux municipalités de mettre en place des programmes d’action adaptés afin d’y améliorer la qualité de l’air. Et rappelle aux particuliers que le brûlage des déchets à l’air libre est interdit en France depuis la circulaire du 18 novembre 2011. Dans les villes, le dérèglement de la biodiversité et la concentration des émissions polluantes génère notamment des pics de pollution particulièrement dangereux pour la santé. Les principaux polluants : Les polluants primaires sont directement issus des sources de pollution (trafic routier, industries, chauffage, agriculture…).

Il s’agit par exemple :

  • Des oxydes de carbone.
  • Des oxydes de soufre.
  • Des oxydes d’azote.
  • Des hydrocarbures légers.
  • Des composés organiques volatils (COV).
  • Des particules (PM10 et PM2.5).
  • Des métaux (plomb, mercure, cadmium…).

En revanche, les polluants secondaires ne sont pas directement rejetés dans l’atmosphère mais proviennent de réactions chimiques de gaz entre eux. C’est le cas notamment :

  • Des particules secondaires.
  • De l’ozone.
  • Du dioxyde d’azote…

L’ozone (O3) résulte ainsi de la transformation chimique de l’oxygène au contact d’oxydes d’azote et d’hydrocarbures, en présence de rayonnement ultra-violet solaire et d’une température élevée. L’ozone ainsi que d’autres polluants photochimiques (les PAN ou nitrates de peroxyacétyle, aldéhydes, cétones…) constituent le smog, ce nuage brunâtre qui stagne parfois au-dessus des grandes villes comme Paris.

Certains polluants comme le dioxyde d’azote et les particules sont à la fois des polluants primaires et secondaires.

 

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Des fonctionnaires qui travaillent moins de 35 heures !

Des fonctionnaires qui travaillent moins de 35 heures !

 

30 % environ des fonctionnaires d’Etat travailleraient moins de 35 heures et environ 20 % sans aucune justification. Pas vraiment une surprise, ni une nouveauté dans la mesure où dans la plupart des administrations il n’y a aucun outil d’évaluation du rapport au travail, encore moins de la compétence et de la compétitivité. Bref, si on alignait les fonctionnaires sur le régime du privé en matière de durée du travail on pourraiat supprimer des milliers d’emplois sans dommage. . On objectera sans doute que certains fonctionnaires ne sont pas regardants sur leur temps de travail et dépasse la durée prévue. Mais cet arbre ne doit pas cacher la forêt d’agents qui n’ont pour référence que le rapport de la plupart des fonctionnaires au travail et qui se conforte dans une culture corporatiste très laxiste en matière de rendement.  Il y a des fonctionnaires dont on peut comprendre la durée légale plus faible. Par exemple, ceux qui ont des horaires atypiques (travail de nuit, travail le week-end…) ou avec une pénibilité élevée. Mais ce que le rapport de l’IGF cible, c’est la situation de ces fonctionnaires qui n’endurent pas ces contraintes et qui profitent malgré tout du même régime. Pas sous la forme d’une durée légale réduite mais via toute une série d’avantages qui se sont sédimentés au fil des décennies. . Par exemple, ces « jours ministre » comme il existe des jours du maire dans certaines communes. Mais aussi ces sept jours de congé en plus au ministère de la Culture au titre de la « semaine Malraux », une semaine aussi au ministère des Affaires sociales, deux jours au ministère de l’Intérieur. A l’Education nationale, ce sont les jours de fractionnement qui permettent aux fonctionnaires du secondaire d’allonger leurs congés pour compenser le fait qu’ils ne peuvent pas choisir leurs vacances. Il y a aussi, dans l’administration pénitentiaire, les personnels administratifs qui bénéficient des cinq jours de repos compensateurs de leurs collègues surveillants alors qu’ils n’ont pas, eux, les contraintes horaires des surveillants. Au total, conclut le rapport de l’IGF, si on faisait revenir aux 35 heures les quelque 190.000 agents de l’Etat pour lesquels les dérogations n’ont pas de justification, ça permettrait de réduire les effectifs de 30.000 postes.

Domicile travail : 3 Français sur 4 en voiture

Domicile travail : 3 Français sur 4 en voiture

Compte tenu de l’évolution de la géographie de l’habitat et des emplois les Français travaillent  de plus en plus loin entre parenthèses 80 % à plus de 20 km. Ils sont donc massivement contraints d’utiliser leur voiture. En cause surtout, le phénomène de Métropolisation qui concentre sur une douzaine de villes l’essentiel de l’emploi en France. Du coup le prix des logements à explosé dans ces villes et il devient inaccessible financièrement. Les salariés dans leur majorité non d’autre solution  que de résider de plus en plus loin pour des raisons financières. À 20 km de son emploi on peut trouver des logements dont le prix d’acquisition varie de 150 000 à 200 000 € alors qu’il faut compter le double en moyenne dans les grandes métropoles ; sans parler de Paris qui se vide de sa population au profit des touristes. Un vrai problème de société. Il y a d’abord cette bulle immobilière dans les grandes métropoles, aussi le phénomène de désertification de la plus grande partie du territoire ;  les emplois ont été transférés dans les zones sur urbanisées. Notons qu’à l’inverse le prix de l’immobilier s’écroule dans les zones peu denses et le patrimoine des intéressés avec Selon une étude Ispos 75% des Français prennent donc  la voiture pour aller travailler. Suivent ensuite les transports en commun sur route comme le bus ou le car (9%), le métro (7%), le vélo ou la trottinette (6%) ou encore le RER (5%) et le train (4%).  Dans le détail, les chiffres varient également en fonction de la situation géographique des interrogés.  »64 % des Parisiens utilisent les transports en commun, 58 % des banlieusards de petite couronne alors que le taux tombe à 15 % dans les villes de province « , relève ainsi Amandine Lama qui a piloté l’étude chez Ipsos.

Autre enseignement de cette étude : l’évolution des dépenses sur les déplacements domicile-travail a augmenté durant les cinq dernières années pour 65% des interrogés. Parmi ces derniers, 82% ont leur lieu de travail à plus de 20km de leur domicile, 70% sont des ouvriers, 70% ont des difficultés à utiliser les transports en commun pour se rendre au travail et 69% roulent au diesel.  Lorsqu’on demande aux sondés s’ils souhaiteraient utiliser un autre moyen de transport principal que leur voiture, ils sont 48% à répondre par l’affirmative mais ils précisent que cela n’est pas du tout possible.

 

 

>> Etude « Les fractures de la mobilité dans les territoires » d’Ispos pour Vinci autoroute réalisée sur 4 000 personnes constituant un échantillon représentatif des actifs français. 

Réforme européenne du droit d’auteur

Réforme européenne du droit d’auteur

 

En gros  la réforme du droit d’auteur établit la notion de droits voisins qui fera payer l’hébergeur qui diffuse textes, photos, musique etc. l’autre disposition qui indispose les géants du numérique, c’est de les rendre responsable des contenus publiés par les milliards d’utilisateurs et de vérifier qu’ils respectent bien le droit d’auteur. Un texte européen plein de bonnes intentions qui visent à protéger les auteurs mais qui pourrait bien se retourner contre eux de deux manières. Pour se mettre à l’abri, les grands du numérique pourraient en effet supprimer 90 % au moins des productions, ce qui handicapera surtout les auteurs peu ou pas connus. Une sorte de censure opérée pour  se mettre à l’abri encore de non-respect des droits d’auteur. Autre risque, c’est de voir les grands du numérique produire eux-mêmes l’information, les textes et les images. Comme le craignent  dans  une tribune au « Monde » le juriste Cyrille Dalmont et l’historien Jean-Thomas Lesueur qui  prévoient ‘l’affaiblissement des médias classiques du fait du recours à l’IA par les GAFA pour produire l’information et au passage détourner la question des droits d’auteur. (Extraits)

«  Le long et pénible processus d’adoption de la directive « droits d’auteur » à Bruxelles arrive-t-il à son terme ? Mardi 26 mars, le Parlement européen devra se prononcer sur un texte de compromis obtenu de haute lutte entre la Commission, le Conseil et le Parlement. Il vise notamment à créer un « droit voisin » du droit d’auteur pour les éditeurs de presse, permettant ainsi aux médias de se faire rémunérer par les agrégateurs d’informations (Google) ou les réseaux sociaux (Facebook). Il a pour autre objectif de renforcer la position de négociation des créateurs et ayants droit face aux plates-formes comme YouTube ou Tumblr, qui utilisent leurs contenus. Si médias, journalistes, artistes, et plus globalement créateurs en tout genre, peuvent se réjouir de ce compromis, ils ne devraient le faire ni trop fort ni trop longtemps. C’est une bataille qu’ils sont en passe de remporter, selon toute vraisemblance, mais pas la guerre. Car la guerre des « droits d’auteur » est devant eux.

D’abord parce que les GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple) visés par la directive, vont s’empresser d’accroître le développement de leurs propres médias et chercher ainsi à se passer des médias traditionnels et de leurs contenus.

Ensuite parce qu’il est bien possible que la notion de « droits d’auteur » elle-même soit bientôt obsolète, avec la généralisation de la création automatique de contenus par des intelligences artificielles (IA).

On sait que c’est déjà le cas dans bien des rédactions de quotidiens, de magazines, d’émissions de télévision à travers le monde, qui utilisent de plus en plus d’outils autonomes, sans que leurs lecteurs ou leurs téléspectateurs en soient informés. En Chine a été lancé, en novembre 2018, un journal télévisé dont le présentateur est une IA. »

Bref un texte européen difficilement applicable qui pourrait se traduire par une atteinte à la liberté d’expression.

Élections européennes : la liste LREM, surtout des cadres

Élections européennes : la  liste LREM, surtout des cadres

 

Personne ne sera étonné de ne pas trouver de gilet jaune dans la liste de la république en marche ! Par contre on trouve essentiellement des cadres avec à la tête de la liste une supère techno aussi charismatique qu’une limande mais surdiplômée. Elle a même été directrice de l’ENA, une référence pour Macron. Une décision curieuse  car c’est au moment où l’Europe a besoin de politique pour retrouver une légitimité que Macron décide de faire diriger sa liste par une supère techno. Pas vraiment de quoi emballer sur des perspectives de vraies réformes de l’Europe et surtout de prise en compte des préoccupations légitimes et concrètes des Européens. Sans doute pour compenser les insuffisances de la tête de liste, la république en marche présente une sorte de liste en forme d’auberge espagnole où tous les secteurs d’activité ou de pensée, voire d’absence de pensée sont représentées. Il n’y a pas beaucoup de cohérence dans la vision commune. Un peu finalement comme la composition du gouvernement ou mieux celle de l’assemblée nationale. Sorte de cocktail sans ancrage politique ou social et sans vision. Bref le type de profil qui plaît à Macron qui demeure le seul chef d’orchestre de cette formation composite. Une formation qui évitera toutefois les fausses notes comme à l’Assemblée nationale parce que nous n’autoriser à penser et à s’exprimer. Bref des godillots. Des opportunistes en plus qui seront bien au chaud en Europe pendant que vraisemblablement la France connaîtra des soubresauts politiques d’ici 2022. Ce qui caractérise le plus cette liste c’est sa composition sociologique. Non seulement on ne trouve pas de gilet jaune mais pratiquement pas de représentants des couches moyennes et populaires.

 

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La liste complète des 30 premiers candidats

  • 1. Nathalie Loiseau, tête de liste Renaissance pour les élections européennes. (Île-de-France)
  • 2. Pascal Canfin, ancien président de WWF. (Île-de-France)
  • 3. Marie-Pierre Vedrenne, juriste et directrice de la Maison de l’Europe à Rennes. (Bretagne)
  • 4. Jérémy Decerle, exploitant agricole et président des Jeunes Agriculteurs. (Bourgogne-Franche-Comté)
  • 5. Catherine Chabaud, navigatrice et journaliste. (Pays de la Loire)
  • 6. Stéphane Séjourné, directeur de campagne. (Nouvelle-Aquitaine)
  • 7. Fabienne Keller, sénatrice. (Grand-Est)
  • 8. Bernard Guetta, spécialiste de géopolitique internationale. (Île-de-France)
  • 9. Irène Tolleret, vigneronne et conseillère départementale. (Occitanie)
  • 10. Stéphane Bijoux, directeur des rédactions des télés Outre-mer chez France Télévision. (Réunion)
  • 11. Sylvie Brunet, juriste et présidente de la section Travail et Emploi du Conseil économique social et environnemental. (Provence-Alpes-Côte d’Azur)
  • 12. Gilles Boyer, ancien conseiller du Premier ministre. (Île-de-France)
  • 13. Stéphanie Yon-Courtin, maire de la commune Saint-Contest dans le Calvados. (Normandie)
  • 14. Pierre Karleskind, vice-président du Conseil régional de Bretagne, en charge de la mer et des infrastructures portuaires. (Bretagne)
  • 15. Laurence Farreng, directrice de communication à Pau. (Nouvelle-Aquitaine)
  • 16. Dominique Riquet, député européen. (Hauts-De-France)
  • 17. Véronique Trillet-Lenoir, chef de service d’oncologie médicale du Centre Hospitalier Lyon Sud. (Rhônes-Alpes)
  • 18. Pascal Durand, député européen. (Île-de-France)
  • 19. Valérie Hayer, vice-présidente du Conseil départemental de la Mayenne. (Pays de la Loire)
  • 20. Christophe Grudler, conseiller départemental du Territoire de Belfort. (Bourgogne-Franche-Comté)
  • 21. Chrysoula Zacharopoulou, gynécologue-chirurgienne et co-fondatrice de l’association Info-endométriose. (Grèce)
  • 22. Sandro Gozi, ancien secrétaire d’État italien aux affaires européennes. (Italie)
  • 23. Ilana Cicurel, avocate. (Île-de-France)
  • 24. Max Orville, directeur d’école. (Martinique)
  • 25. Catherine Amalric, médecin et adjointe au Maire à Aurillac. (Auvergne-Rhône-Alpes)
  • 26. Guy Lavocat, référent du département Puy-de-Dôme et spécialiste des questions de défense. (Auvergne-Rhône-Alpes)
  • 27. Charline Mathiaut, gestionnaire immobilier. (Auvergne-Rhône-Alpes)
  • 28. Xavier Fournier, conseiller municipal de Nantes. (Pays de la Loire)
  • 29. Nawel Rafik-Elmrini, avocate et adjointe aux affaires européennes à Strasbourg. (Grand Est)
  • 30. Mao Péninou, ancien adjoint à la Mairie de Paris. (Île-de-France)

 

 

Engie -PPE : trop de nucléaire !

Engie -PPE : trop de nucléaire !

Engie ( anciennement GDF Suez,) le troisième producteur d’énergie au monde critique durement- le projet de programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) qui manque d’ambitions en matière d’économies d’énergie, de biogaz et d’éolien en mer et doit donc être amendé,. En fait, il s’agit une d’une critique qui vise la politique énergétique du pouvoir mais surtout  le concurrent EDF et ses centrales nucléaires. Bref une Engie reprend à son compte les slogans écolos pour attaquer son concurrent EDF et défendre sa filière gaz. Et de déclarer que les TPE constituent un assassinat de la filière biogaz. Une déclaration globale un  peu excessive car si la défense des énergies alternatives se comprend on ne saurait donner l’illusion que ces énergies pourront prendre la place du nucléaire. Pour preuve le gouvernement a reculé la réduction de l’électricité à 50 % à 2035 au lieu de 2025. En outre ,certaines énergies alternatives sont loin d’avoir fait la preuve de leur rendement énergétique et son largement subventionné es sans parler de leur caractère intermittent comme les éoliennes.Ce projet de programmation, présenté fin janvier et actuellement soumis à consultation, met l’accent sur l’électrification des usages et prévoit que la France diminue en priorité ses besoins d’énergies les plus carbonées mais, dans sa version actuelle, abaisse aussi à 17% l’objectif global de réduction de la consommation finale en 2030 par rapport à 2012, contre 20% visés précédemment. Le texte, qui prendra la forme d’un décret, réduit en outre les ambitions de la France en matière de biogaz en fixant un objectif de référence de 7% dans la consommation de gaz en 2030 au lieu de 10% auparavant, tout en demandant à la filière des baisses de coûts qu’elle juge irréalistes. Didier Holleaux, directeur général adjoint d’Engie chargé notamment des réseaux gaziers, a critiqué lors d’une conférence de presse une PPE “très insuffisamment ambitieuse” et un projet “en trompe-l’œil”, avec “une partie où l’on peut craindre, si les choses restent en l’état, que rien ne se passe”.Engie souhaite ainsi que le gouvernement rétablisse les objectifs prévus dans la loi de transition énergétique de 2015 en matière de baisse des consommations – l’Elysée ayant d’ores-et-déjà laissé entendre que tel serait le cas – mais aussi de développement du “gaz vert”.“Il s’agit (aujourd’hui) d’une tentative d’assassinat de la filière biogaz”, selon Didier Holleaux, qui propose de favoriser l’émergence de sites de production de tailles petites et moyennes à travers un relèvement du seuil à partir duquel des appels d’offres seraient lancés et une baisse progressive des tarifs de rachat. Engie juge en outre insuffisant le rythme d’appels d’offres prévu pour développer l’éolien en mer et estime qu’au moins 1 à 1,5 gigawatt (GW) de capacités devraient être attribués chaque année à partir de 2021 – contre quelque 0,5 GW projeté actuellement – pour renforcer la compétitivité de l’éolien posé et assurer une place de leader à la France dans l’éolien flottant. Didier Holleaux a également indiqué que le projet actuel de PPE incluait une disposition qui pourrait conduire à réintroduire massivement le chauffage électrique dans les bâtiments neufs, ce qui fragiliserait la sécurité d’approvisionnement de la France dans les périodes de pointe de consommation.“La concertation sur la réglementation environnementale 2020 est en cours et donc on se demande quel besoin il y a d’en préempter les conclusions (…) en les fixant dans un texte qui n’a rien à voir. Malheureusement, il apparaît que la seule justification serait d’augmenter globalement la consommation électrique pour justifier le maintien d’un certain nombre de réacteurs nucléaires.”Fournisseur historique du gaz en France, l’ex-GDF Suez est détenu à 23,6% par l’Etat français, dont le désengagement au moins partiel pourra intervenir après le vote de la loi Pacte.

Le duo Loiseau-Canfin à la tête d’une liste auberge espagnole

Le duo Loiseau-Canfin à la tête d’une liste auberge espagnole

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Une  liste “polyphonique”, selon la majorité, auberge espagnole selon l’opposition. Une sorte de formation comportant plusieurs voix mais qui n’ont pas grand-chose en commun. Une liste surtout composée pour faire plaisir à chacune des catégories de Français mais pas une liste réellement politique. De toute manière comme à l’Assemblée nationale, les futurs députés devront obéir à Macron, le doigt sur la couture du pantalon. Par contre ce qui caractérise cette liste c’est que pour la plupart ils représentent surtout les cadres. Une liste qui veut représenter tous les champs de la société mais à travers les bac+5 ou + 7. Bref une vision très hiérarchique de la France avec beaucoup d’opportunistes qui vont trouver avec leur portefeuille européen un refuge aux inévitables soubresauts politiques qui vont affecter le pays d’ici 2022. La société civile est présente dès le haut de la liste avec deux candidats soutenus par le MoDem, l’ancien éditorialiste qui sucre vraiment les fraises, Bernard Guetta (8e) et la navigatrice Catherine Chabaud (5e), première femme à avoir terminé un tour du monde à la voile en solitaire dans le cadre du Vendée Globe, en 1996-1997 et qui navigue la en eau trouble. Stéphane Séjourné, ex-conseiller d’Emmanuel Macron ayant quitté l’Elysée pour s’occuper de la campagne des européennes, prend la sixième position de la liste où l’on trouve aussi, à la 12e place, un collaborateur du Premier ministre Edouard Philippe et ancien directeur de campagne d’Alain Juppé, Gilles Boyer. Côté droite modérée, l’ancienne maire de Strasbourg Fabienne Keller, aujourd’hui sénatrice du groupe Agir, figure parmi les dix premiers noms. Elle a dit à Reuters voir chez ses colistiers “de belles énergies, des forces vives, des personnes engagées sur leur thématique, un équilibre entre une diversité de parcours et d’engagement mais des convictions partagées.” Des personnalités inconnues du grand public sont en position éligible, telle une viticultrice et conseillère départementale (divers gauche) de l’Hérault Irène Tolleret, un conseiller municipal (LaRem) de Brest, Pierre Karleskind, ou encore une élue (LaRem) de Mayenne, Valérie Hayer. Un éclectisme raillé par le premier secrétaire du PS, Olivier Faure. “Les marcheurs, s’ils marchent, c’est dans le sens du vent !”, a-t-il ironisé sur Twitter.

Loi santé : pas d’effet avant 2030, au moins

Loi santé : pas d’effet avant 2030, au moins

 

Théoriquement la loi santé qui vient d’être adoptée en première lecture par l’assemblée nationale vise à régler le problème des déserts médicaux. En réalité,  cette loi n’aura pas d’effet avant 2030au  moins puisque pour l’essentiel elle concerne la suppression du numerus clausus qui permettra d’augmenter le nombre de médecins dans une douzaine d’années. Le reste relève de l’anecdotique voire de l’illusion. Par exemple ces réseaux, appelés communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS), qui intégreront tous les professionnels d’un territoire donné (médecins, pharmaciens, kinés, infirmières, etc.). Comme les maisons de santé, ces réseaux n’augmenteront pas le nombre de thérapeutes. Il s’agit de construction virtuelle pour donner l’impression du nombre. Les maisons de santé par exemple sont essentiellement du béton où l’on regroupe des praticiens, généralement ceux qui exercent déjà, rarement de nouveaux. Compte tenu de la démographie le nombre d’intervenants ne cesse de diminuer. Autres gadgets la création d’un assistant médical y compris pour les généralistes. Afin de libérer du “temps médical”, la loi crée le métier d’assistant médical. Le contour de cette nouvelle profession doit être défini par la négociation entre les syndicats de médecins libéraux et la Sécurité sociale. L’objectif est de créer 4.000 postes d’assistants médicaux d’ici à 2022. Si l’on calcule bien cela fait environ 40 postes par département pour environ 60 000 médecins ! Et seuls les médecins travaillant en coordination avec d’autres professionnels de santé auront le droit d’avoir un assistant médical, signale Stéphanie Rist. Travailler en réseau “fait gagner du temps” et permet de mieux prendre en charge les patients, souligne cette rhumatologue. Ne parlons pas du  système permettant de rémunérer au smic (1.200 euros par mois) des étudiants en médecine qui acceptent de travailler en zone tendue une fois diplômés. Un système qui a été étendu aux Praticiens à diplômes hors Union européenne (PADHUE) et qui lui est réellement efficace si l’on en juge par le nombre croissant d’étrangers pratiquants en FranceToujours pour alléger les tâches des médecins, les pharmaciens seront habilités à délivrer sans ordonnance des médicaments qui en nécessitent une. Les infirmiers pourront pour leur part modifier certaines posologies de traitement. Très controversés, les hôpitaux dits de proximité ne pratiqueront pas d’accouchements ni de chirurgie lourde, mais pourront offrir des services d’urgence, de gériatrie, de radiologie et de biologie. En gros des maisons de convalescence ! Le gouvernement veut “labelliser” 500 à 600 hôpitaux de proximité, en lieu et place des 250 hôpitaux locaux actuels. Dans un but de rationalisation, la loi officialise la création de l’espace numérique de santé qui contient le dossier médical du patient, un accès à son compte Assurance-maladie, d’éventuelles applications santé, ainsi que ses ordonnances. Le soin à distance, jusqu’ici autorisé pour les médecins (télémédecine) sera ouvert aux autres professionnels de santé. Ainsi, en l’absence d’un orthophoniste près de chez lui, un patient pourra consulter à distance celui d’une grande ville.

Enquête sur les relations tordues entre distribution et fournisseurs

Enquête sur les relations tordues entre distribution et fournisseurs

 

Dans la grande distribution, c’est un peu le monde à l’envers. En effet, d’une manière ou d’une autre il faut que les fournisseurs payent le distributeur pour être présents dans les rayons du supermarché. Du coup, les députés ont décidé de mettre en place une commission pour enquêter sur les relations particulièrement tordues des distributeurs avec leurs fournisseurs. Pendant longtemps on a même exigé de la part des fournisseurs un chèque préalable, sorte de ticket d’accès à l’entrée du magasin. Le plus souvent, on exige des fournisseurs des ristournes complémentaires non conformes au code de commerce. Ainsi Leclerc vient d’être prie la main dans le sac  Le patron de Leclerc qui il y a quelque temps critiquait  à juste titre les effets de la loi alimentation pour les producteurs cette fois est pris la main dans le sac des illégalités vis-à-vis de ses fournisseurs. Il s’agit du procédé qui était bien connu de la grande distribution qui consiste à demander des remises pour avoir le droit d’être distribuée. Des procédés qui sont interdites par le code de commerce Le ministère de l’Economie réclame une sanction de 108 millions d’euros contre le distributeur indépendant Leclerc pour avoir imposé à ses fournisseurs des remises contraires aux dispositions du code de commerce. Selon une enquête de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) entre 2015 et 2017 q la centrale d’achat de Leclerc, Galec, avait imposé à des fournisseurs de grandes marques une remise additionnelle de 10% “Cette demande de remise additionnelle était exigée sans aucune contrepartie commerciale, ce qui est contraire aux dispositions du code du commerce”, affirme la DGCCRF. Le ministère demande au tribunal de Commerce de Paris la nullité de ces remises dans les conventions entre Galec et ses fournisseurs, la cessation de ces pratiques et la condamnation de Galec à une amende civile de 25 millions d’euros ainsi que la restitution aux fournisseurs des sommes indûment perçues à hauteur de 83 millions, ajoute-t-elle. Le gouvernement a certes fait voter une loi pour rééquilibrer les relations entre producteurs agricoles et distributeurs au bénéfice des premiers, la loi Egalim du 30 octobre dernier, mais force est de constater que les distributeurs restent en position de force dans leurs négociations avec leurs fournisseurs pour imposer leurs prix, ont souligné les députés qui sont intervenus mardi pour prôner la constitution de la commission d’enquête. Lors des négociations commerciales en cours entre producteurs et distributeurs, il semble que, mis à part les producteurs du secteur laitier, les autres agriculteurs ont du mal à obtenir une revalorisation de leurs prix de vente. Quant au relèvement de 10% du seuil de revente à perte des grandes surfaces prévu par la loi Egalim, il augmente le prix de vente au consommateur, mais n’oblige pas les grandes surfaces à reverser la marge gagnée aux producteurs, a souligné la députée non inscrite Emmanuelle Ménard.

Européennes : pas plus de 2 verts par jour et encore pas tous les jours !

Européennes : pas plus de 2 verts par jour et encore pas tous les jours !

 

Pas  plus de deux verres d’alcool par jour et encore pas tous les jours : c’est le nouveau slogan de France Santé Publique pour préserver la santé des Français. De la même manière, on pourrait dire « pas plus de deux Verts par jour et encore pas tous les jours » pour les listes européennes. En effet pratiquement chaque jour les différents listes politiques annoncent le recrutement d’écolos qui ont ainsi l’occasion de se recycler politiquement. Il faut dire que l’écologie est à la mode. Chacun va donc afficher un candidat verdoyant en position éligible aux élections européennes. On peut le vérifier dans pratiquement tous les partis politiques. Il est clair que le thème environnemental prend une importance de plus en plus grande dans les préoccupations des citoyens et qu’à défaut de conviction les organisations politiques se doivent d’afficher un candidat en livrée verte. Pas trop non plus car il ne faut pas quand même effrayer les productivistes qui militent pour le recours à des procédés de production aux émissions polluantes dangereuses. On va donc équilibrer les listes par exemple avec la présence d’un agriculteur ou d’un rural. Certaines listes vont aussi se doter d’un ou deux gilets jaunes pour satisfaire les couches populistes. Finalement les listes politiques constituent un savant cocktail d’éléments très divers mais qui produit est rarement un breuvage politique très buvable. Tout cela aboutit à une sorte de gris comme lorsqu’on mélange de manière excessive les couleurs de la palette. Et pour ce breuvage là, même un verre par jour c’est déjà beaucoup !

Actu, infos, économie, social, politique : articles les plus lus

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Croissance Allemagne : baisse du moral en avril

Croissance Allemagne : baisse du moral en avril

Le moral des consommateurs allemands devrait légèrement retomber en avril et ce malgré un regain des perspectives sur la croissance, prévoit l’étude mensuelle de l’institut GfK publiée ce mardi. Le baromètre GfK, qui repose sur un sondage auprès d’environ 2.000 personnes, devrait ressortir à 10,4 points en avril, après 10,7 points en mars. L’écart s’est de nouveau resserré entre les attentes en hausse des consommateurs concernant l’évolution de la conjoncture et celles en baisse se rattachant à leurs revenus, même si elles restent élevées sur fond d’excellente tenue du marché du travail, note le GfK. L’indicateur sur les attentes conjoncturelles, affichant 11,2 points, a gagné 7 points en mars et mis ainsi un terme à cinq mois de recul d’affilée. Le moral des entrepreneurs allemands s’est aussi repris en mars après avoir baissé six mois d’affilée, a indiqué ce lundi l’IFO. Les consommateurs n’attendent eux pas de récession mais un net ralentissement en Allemagne, comme le comité des sages qui conseille le gouvernement et table sur 0,8% d’augmentation du PIB cette année. L’ombre au tableau vient de la baisse tant des attentes sur les revenus que de la propension à consommer, cette dernière retombant à son niveau d’il y a deux ans.

Mais les Allemands gardent une envie importante de consommer, en craignant peu pour la sécurité de leur emploi tandis que la phase prolongée des taux bas les incite moins à épargner. Aussi, la consommation privée devrait continuer à soutenir la croissance allemande, mais à condition que l’inquiétude des consommateurs ne grimpe pas sur fond d’impasse sur le Brexit et de tensions commerciales latentes entre l’UE et les Etats-Unis, conclut le GfK.

La fin des médias classiques avec les GAFA ? (Cyrille Dalmont et Jean-Thomas Lesueur.)

La fin des médias classiques avec les GAFA ? (Cyrille Dalmont et  Jean-Thomas Lesueur.)

Dans une tribune au « Monde » le juriste Cyrille Dalmont et l’historien Jean-Thomas Lesueur prévoient ‘l’affaiblissement des médias classiques du fait du recours à l’IA par les GAFA pour produire l’information et au passage détourner la question des droits d’auteur. (Extraits

«  Le long et pénible processus d’adoption de la directive « droits d’auteur » à Bruxelles arrive-t-il à son terme ? Mardi 26 mars, le Parlement européen devra se prononcer sur un texte de compromis obtenu de haute lutte entre la Commission, le Conseil et le Parlement. Il vise notamment à créer un « droit voisin » du droit d’auteur pour les éditeurs de presse, permettant ainsi aux médias de se faire rémunérer par les agrégateurs d’informations (Google) ou les réseaux sociaux (Facebook). Il a pour autre objectif de renforcer la position de négociation des créateurs et ayants droit face aux plates-formes comme YouTube ou Tumblr, qui utilisent leurs contenus. Si médias, journalistes, artistes, et plus globalement créateurs en tout genre, peuvent se réjouir de ce compromis, ils ne devraient le faire ni trop fort ni trop longtemps. C’est une bataille qu’ils sont en passe de remporter, selon toute vraisemblance, mais pas la guerre. Car la guerre des « droits d’auteur » est devant eux.

D’abord parce que les GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple) visés par la directive, vont s’empresser d’accroître le développement de leurs propres médias et chercher ainsi à se passer des médias traditionnels et de leurs contenus.

Ensuite parce qu’il est bien possible que la notion de « droits d’auteur » elle-même soit bientôt obsolète, avec la généralisation de la création automatique de contenus par des intelligences artificielles (IA).

On sait que c’est déjà le cas dans bien des rédactions de quotidiens, de magazines, d’émissions de télévision à travers le monde, qui utilisent de plus en plus d’outils autonomes, sans que leurs lecteurs ou leurs téléspectateurs en soient informés. En Chine a été lancé, en novembre 2018, un journal télévisé dont le présentateur est une IA. »

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