Archive mensuelle de mars 2019

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Inaction Climatique : Action juridique contre l’Etat (ONG) contre l’État

Inaction Climatique  : Action juridique contre l’Etat (ONG) contre l’État

 

Une action juridique originale de quatre O.N.G. qui attaquent l’État pour « inaction climatique ». Une action qui fait suite à une pétition qui a recueilli plus de 2 millions de signatures. La question est de savoir si cette plainte a des chances d’aboutir et sur quoi. Notons d’abord que la justice en France est moins indépendante que dans beaucoup d’autres pays développés du fait de notre système politique et administratif très hiérarchisé. Théoriquement cette justice jouit de l’indépendance mais le parquet bien sûr -mais aussi le siège- est soumis à des pressions qui expliquent que sur certains sujets sensibles, on se range souvent du côté du pouvoir et où de l’argent. Comment en effet expliquer par exemple que la plupart des affaires politiques ou financières finissent  la plupart du temps en eau de boudin après des années voir des décades d’enquête, les recours procéduriers ne peuvent expliquer cet enterrement par le temps. La seconde raison est liée à la nature même de la plainte, sans doute insuffisamment motivée. Il conviendrait sans doute d’expliquer en quoi il y a faute de l’État avec un argumentaire étoffé notamment de sa politique énergétique. Il faudrait aussi dire en quoi il y a un préjudice, enfin comment il peut être réparé. Or les organisations écologistes ont un peu trop tendance à simplifier la problématique, c’est-à-dire à ne prendre en compte que certains des facteurs explicatifs d’une situation qu’il dénonce. La question se posera aussi concernant la compétence du tribunal compte tenu de la complexité de la problématique climatique. On pourra certes faire appel à des experts mais on pourra aussi vérifier que les experts appelés sont loin d’être d’accord entre eux.   »On fait appel au juge pour que celui-ci enjoigne l’État à agir » et à respecter ses « engagements », a déclaré à BFMTV Marie Pochon, coordinatrice de l’association Notre Affaire à Tous. Mais l’État aura beau jeu d’indiquer qu’il agit par exemple en développant le nucléaire, voir quelques énergies renouvelables anecdotiques,  que les résultats sont proches et que la dégradation par exemple des émissions polluantes est liée à des phénomènes conjoncturels et non structurels. Néanmoins il s’agira d’une procédure complexe, sans garantie de résultats. Selon l’ancienne ministre de l’Environnement Corine Lepage, l’État pourrait – au pire ou au mieux, selon les points de vue – n’être condamné qu’à un euro au titre de « préjudice moral ».  « Si c’est le préjudice écologique de toute la France, je doute fort qu’un tribunal donne à quatre associations (…) la totalité du préjudice », explique-t-elle auprès de BFMTV. En effet, certains juristes prédisent un échec du recours sur le terrain purement écologique. « Le juge n’est pas non plus climatologue », rappelle l’avocat Arnaud Gossement auprès de France Inter.

 

L’interdiction de la production de certains pesticides repoussée de trois ans

L’interdiction de la production de certains pesticides repoussée  de trois ans

 

 

L’interdiction en 2022 de la production, du stockage et de la vente de produits phytopharmaceutiques destinés à des pays tiers et contenant des substances prohibées par l’UE figurait dans la loi agriculture et alimentation (Egalim), promulguée en novembre. Mais à la faveur de Pacte, le Sénat à majorité de droite avait voté sa suppression pure et simple, en première lecture. L’Assemblée a repoussé vendredi de trois ans l’interdiction.

 

Après de vifs débats, l’Assemblée a finalement voté par 27 voix contre 3 et 7 abstentions ce que le rapporteur Roland Lescure (LREM) a qualifié de «compromis», salué par la secrétaire d’État à l’Économie Agnès Pannier-Runacher.

L’ex-secrétaire d’État à la Biodiversité et députée LREM Barbara Pompili, qui s’est abstenue, ainsi que les socialistes et Insoumis, ont réclamé en vain de revenir à 2022. «On ne peut pas défaire ce que l’on a fait», a défendu Mme Pompili, en s’insurgeant contre «le chantage à l’emploi» de certaines entreprises «cyniques».

«Si on supprime du jour au lendemain la production», le danger c’est que celle-ci «se déplace de quelques centaines de kilomètres et que l’impact pour l’environnement soit nul», a plaidé M. Lescure. Un argument également défendu par Bercy, pour qui cette nouvelle mouture du texte permet «de donner une échéance claire aux industriels» afin de faire «en sorte qu’il n’y ait pas un effet couperet brutal».

 

 

L’interdiction de la production de certains pesticides repousée  de trois ans

 

 

L’interdiction en 2022 de la production, du stockage et de la vente de produits phytopharmaceutiques destinés à des pays tiers et contenant des substances prohibées par l’UE figurait dans la loi agriculture et alimentation (Egalim), promulguée en novembre. Mais à la faveur de Pacte, le Sénat à majorité de droite avait voté sa suppression pure et simple, en première lecture. L’Assemblée a repoussé vendredi de trois ans l’interdiction.

 

Après de vifs débats, l’Assemblée a finalement voté par 27 voix contre 3 et 7 abstentions ce que le rapporteur Roland Lescure (LREM) a qualifié de «compromis», salué par la secrétaire d’État à l’Économie Agnès Pannier-Runacher.

L’ex-secrétaire d’État à la Biodiversité et députée LREM Barbara Pompili, qui s’est abstenue, ainsi que les socialistes et Insoumis, ont réclamé en vain de revenir à 2022. «On ne peut pas défaire ce que l’on a fait», a défendu Mme Pompili, en s’insurgeant contre «le chantage à l’emploi» de certaines entreprises «cyniques».

«Si on supprime du jour au lendemain la production», le danger c’est que celle-ci «se déplace de quelques centaines de kilomètres et que l’impact pour l’environnement soit nul», a plaidé M. Lescure. Un argument également défendu par Bercy, pour qui cette nouvelle mouture du texte permet «de donner une échéance claire aux industriels» afin de faire «en sorte qu’il n’y ait pas un effet couperet brutal».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’interdiction de la production de certains pesticides repousée  de trois ans

 

 

L’interdiction en 2022 de la production, du stockage et de la vente de produits phytopharmaceutiques destinés à des pays tiers et contenant des substances prohibées par l’UE figurait dans la loi agriculture et alimentation (Egalim), promulguée en novembre. Mais à la faveur de Pacte, le Sénat à majorité de droite avait voté sa suppression pure et simple, en première lecture. L’Assemblée a repoussé vendredi de trois ans l’interdiction.

 

Après de vifs débats, l’Assemblée a finalement voté par 27 voix contre 3 et 7 abstentions ce que le rapporteur Roland Lescure (LREM) a qualifié de «compromis», salué par la secrétaire d’État à l’Économie Agnès Pannier-Runacher.

L’ex-secrétaire d’État à la Biodiversité et députée LREM Barbara Pompili, qui s’est abstenue, ainsi que les socialistes et Insoumis, ont réclamé en vain de revenir à 2022. «On ne peut pas défaire ce que l’on a fait», a défendu Mme Pompili, en s’insurgeant contre «le chantage à l’emploi» de certaines entreprises «cyniques».

«Si on supprime du jour au lendemain la production», le danger c’est que celle-ci «se déplace de quelques centaines de kilomètres et que l’impact pour l’environnement soit nul», a plaidé M. Lescure. Un argument également défendu par Bercy, pour qui cette nouvelle mouture du texte permet «de donner une échéance claire aux industriels» afin de faire «en sorte qu’il n’y ait pas un effet couperet brutal».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sécu en 2018 : diminution net du déficit

Sécu en 2018 : diminution net du déficit

1,2 milliard d’euros en 2018 au lieu de 2,2 milliards prévus. Soit son meilleur niveau depuis 2001,  soit  d 3,9 milliards de moins par rapport au déficit cumulé de 5,1 milliards enregistré en 2017. “En dépit d’une croissance moins forte que prévu en 2018, les comptes de la Sécurité sociale se traduisent par un redressement très net, qui ramène le solde à un niveau proche de l’équilibre et constitue le meilleur résultat depuis 18 ans”, déclarent les ministres Agnès Buzyn et Gérald Darmanin. Le seul déficit du Fonds de solidarité vieillesse a diminué à 1,8 milliard d’euros en 2018 contre 2,9 milliards en 2017.S’agissant des branches du régime général, qui redeviennent globalement excédentaires pour la première fois depuis 16 ans, l’essentiel de l’amélioration est à mettre au compte de l’assurance maladie, dont le déficit est revenu à 0,7 milliard après 4,9 milliards en 2017.L’Objectif national des dépenses d’assurance maladie (Ondam), avec une progression des dépenses inférieure à la cible de +2,3%, a été respecté, relèvent encore les ministères. La branche retraite, revenue dans le vert en 2016 pour la première fois depuis onze ans, a vu son excédent diminuer à 0,2 milliard après 1,8 milliard d’euro en 2017.La branche famille est excédentaire à hauteur de 500 millions après son déficit de 200 millions en 2017 et l’excédent de la branche accidents du travail et maladies professionnelles a légèrement diminué d’une année sur l’autre, à 800 millions après 1,1 milliard.

Européennes: une liste de plus à gauche !

Européennes: une liste de plus à gauche ! 

 

Le nombre de listes aux européennes en provenance de la gauche risque d’être inversement proportionnel aux chances de l’emporter. Du coup avec la dernière liste de L’essayiste Raphaël Glucksmann, toutes les listes de gauche pourraient se trouver en dessous de 10 % des suffrages. Un véritable éclatement. Le problème à gauche c’est que les quatre ou cinq listes présentes ont toutes la prétention de rassembler alors qu’en fait  elles ne sont que diviser un peu plus. L’aventure dans laquelle se lance l’intellectuel, cofondateur du jeune mouvement Place publique, ressemble à un pari tant elle suscite de scepticisme, voire de rejet parmi les autres formations de gauche, y compris au Parti socialiste, son allié le plus probable. Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, est favorable à une liste commune emmenée par Raphaël Glucksmann mais il doit encore faire accepter cette option aux autres cadres socialistes lors d’un conseil national, prévu samedi.“On va lever un espoir, une dynamique, on va créer un effet boule de neige et ça va fonctionner”, a déclaré Raphaël Glucksmann sur France Inter.“On est prêt à prendre la tête de cette campagne et ensuite on demande aux forces politiques de nous rejoindre et chacune des forces politiques qui nous rejoint vient avec ses projets, son identité, ses militants, ses candidats”, a-t-il précisé. Lui-même se propose d’être tête de liste lors du scrutin du 26 mai, en tandem avec la militante écologiste Claire Nouvian. Olivier Faure mais aussi la maire de Paris, Anne Hidalgo, et celle de Lille, Martine Aubry, ont publié dans la foulée, sur Twitter, des messages de soutien à cette démarche, qui est toutefois loin de susciter un enthousiasme unanime parmi les troupes socialistes. La perspective d’une liste menée par une personnalité extérieure au PS – ce serait une première dans l’histoire du scrutin européen – rebute certaines figures influentes comme l’ex-ministre Stéphane Le Foll et le sénateur Rachid Temal. “Si je comprends bien les choses, Raphaël Glucksmann et Place publique déploraient l’explosion de la gauche (…) pour au final ajouter une nouvelle liste”, a ironisé ce dernier sur Twitter. Dans un entretien au Figaro, Stéphane Le Foll qualifie le schéma proposé de “mauvaise plaisanterie” et annonce son départ avec “d’autres”, du bureau national, l’instance dirigeante du PS, mais pas du parti, ni du conseil national.“Les écologistes restent écologistes, Benoît Hamon reste Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon reste Jean-Luc Mélenchon et nous, les socialistes, nous devrions nous effacer derrière Raphaël Glucksmann sans débat interne, sans aucune base idéologique et politique, sans ligne stratégique ?” s’étonne l’ancien ministre de l’Agriculture, qui avait brigué l’an dernier la tête du PS face à Olivier Faure.

Débat Marine Le Pen Nathalie Loiseau : ennuyeux et conventionnel

Débat Marine Le Pen Nathalie Loiseau : ennuyeux et conventionnel 

 

Il aura fallu du courage aux téléspectateurs pour assister jusqu’au bout au débat entre Marine Le Pen et Nathalie Loiseau à propos des élections  européennes. En fait, on a assisté à une discussion entre une technocrate sans beaucoup de charisme et une populiste sans beaucoup de connaissances. Certes, la future tête de liste de la république en marche et sans doute bardée de diplômes (elle a même été la patronne de l’ENA) mais elle manque sérieusement de charisme et de dynamisme. Elle a plutôt le profil de quelqu’un qui travaille dans un cabinet ministériel pour préparer les dossiers. Son propos est sans doute pertinent mais sa vision manque sérieusement de projets mobilisateurs. On a d’ailleurs noté que dans la lettre diffusée dans tous les pays de l’union européenne les propositions de Macron ne soulevaient pas l’enthousiasme. Pour tout dire cette lettre set même tombée à plat y compris sur le plan de l’environnement où sa solution apparaît vraiment technocratique avec la création d’une banque de l’environnement ! Marine Le Pen a été égale à elle-même. Une sorte d’intervention intemporelle, la même qui aurait pu être faite il y a (ou 10 ans. Une sorte de réquisitoire en règle sur toutes les tares de l’Europe quitte à manipuler avec une grande approximation les éléments chiffrés. Marine Le Pen ne manque pas punch on le sait mais elle donne vraiment l’impression de ne pas connaître ses sujets et de ne pas réellement travailler. D’ailleurs le sondage démontre que Marine Le Pen n’est jamais aussi populaire que lorsqu’elle se tait. En effet son discours stéréotypé depuis des années est attendu et surtout assez approximatif. Si la république en marche veut faire un meilleur score que celui que lui donnent actuellement les sondages à savoir autour de 20 % comme pour le rassemblement national, il faudra un autre enthousiasme, un autre dynamisme et un contenu autrement plus mobilisateur aux orientations européennes. De son côté Marine Le Pen devra mettre davantage le nez dans les dossiers pour ne pas se limiter à des slogans. Mais peut-être que sa meilleure arme c’est encore de se taire comme l’indiquent  les sondages depuis le début du mouvement des gilets jaunes où elle a surtout montré sa très grande discrétion.

 

Climat : passer de la parole aux actes, comment ?

Climat : passer de la parole aux actes, comment ?

 

 

Il n’est pas étonnant que les jeunes manifestent de façon aussi massive contre l’inertie des différents pouvoirs politiques vis-à-vis du dérèglement climatique. En effet en dépit des conférences et des grandes annonces médiatiques, le monde fait presque du surplace même si on peut constater ici ou là quelques actions positives. Mais globalement des actions qui ne sont pas à la hauteur des enjeux. Ce que réclament les jeunes qui ne sont pas encore prisonniers des contingences politiciennes, c’est de traduire les paroles en actes. Or la problématique est complexe car elle remet en cause le mode de production, le mode de consommation et même le type de civilisation. Ce que ne souhaitent pas évidemment les lobbys internationaux qui détiennent le vrai pouvoir et qui souhaitent continuer de transformer le citoyen en simples consommateurs. Pas question de changer le mode de production source pourtant de gâchis énorme de matières premières, de logistique, de transport ; source aussi d’émissions polluantes. Ainsi le moindre produit de base effectue des milliers de kilomètres pour sa production, sa commercialisation et sa distribution. Ceci vaut pour un produit un peu sophistiqué comme l’automobile mais aussi comme un produit élémentaire comme un simple yaourt. En outre nombre d’objets de consommation vivent une obsolescence programmée. À dessein ils ne sont pas réparables. Parfois quand ils le sont aucune organisation ne permet de les remettre en état. En outre la fiscalité qui pèse sur les systèmes de remise en état rend l’opération financièrement non rentable. Or il y aurait sans doute là d’énormes gisements d’emploi qui par ailleurs pourraient contribuer à la préservation de la planète. La responsabilité incombe à ces grandes sociétés multinationales qui ne voient que le consommateur dans le citoyen et développe une culture de consumérisme. . Elle incombe aussi aux pouvoirs politiques trop souvent sous la tutelle des grands lobbys financiers. On doit aussi mettre en évidence la responsabilité du consommateur qui peut et doit changer son mode de vie et n’est pas forcément contraint d’acheter des produits rapidement obsolètes ou encore des produits inutiles. Pour être cohérent, il convient évidemment de tenir et d’articuler les éléments économiques, environnementaux, sociaux voire culturels. L’exemple le plus caricatural est sans doute celui de l’automobile conçue pour transporter au moins cinq personnes en moyenne ou 500 kg alors que le taux d’occupation d’une voiture est en moyenne de 1,2 personne. Des voitures conçues toutes pour circuler 250 à 200 km/h voire davantage alors que la vitesse est limitée à 80 et 130 sur autoroute. On pourrait prendre bien d’autres exemples comme le business scandaleux de la commercialisation de l’eau en bouteille. Les jeunes en raison d’interpeller fortement les responsables du monde entier car en vérité rien ne change fondamentalement. Ajoutons à cela la folie de la métropolisation qui détruit les équilibres naturels et augmente  largement des émissions polluantes. Certes on ne transformera pas du jour au lendemain le mode de production et le mode de consommation mais c’est maintenant qu’il convient de commencer pour obtenir des effets significatifs d’ici 10, 20 ou 30 ans.

 

Climat : grosses manifs des jeunes en France et dans le monde

Climat : grosses manifs des jeunes en France et dans le monde

 

Grosses manifestations partout dans le monde pour  inciter les dirigeants à lutter contre le dérèglement climatique. En France à Paris et dans de nombreuses villes de province, la participation a également été très important : autour de 150 000 participants. À Nantes, quelque 10.500 jeunes, selon la police, sont descendus dans la rue. . À Lille, ils étaient 6.200 selon la préfecture du Nord, à partir de la Grand-Place, pour défiler dans le centre-ville pendant près de deux heures. À Montpellier, environ 5.500 jeunes ont défilé, alors qu’ils étaient un millier à Rouen et Saint-Étienne, 1.800 à Saint-Brieuc, plus de 2.000 à Clermont-Ferrand, 2.800 à Tours. Plus de 3.000 jeunes ont défilé à Bordeaux, tandis qu’ils étaient 5.000 à Strasbourg. À Marseille, la police a compté 1.300 manifestants, les organisateurs 5.000.  Les organisateurs font état de 168.000 manifestants dans toute la France, dont 50.000 à Paris. Ces mobilisations interviennent à la veille d’une “marche du siècle” pour le climat et contre les injustices, à Paris et d’autres villes françaises, à laquelle appellent de nombreuses organisations non gouvernementales. Le site collectif ilestencoretemps.fr annonçait 226 grèves pour ce vendredi et 209 événements prévus samedi. “Nous sommes aujourd’hui des millions, prêt·es à résister, à déployer les alternatives, à demander des comptes au gouvernement, aux multinationales, aux banques et aux institutions financières”, écrivent ces ONG dans un appel unitaire. “Nous devons réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre dès maintenant pour limiter le réchauffement global à 1,5°C. Nous devons préserver la biodiversité, alors que nous vivons une sixième extinction de masse. Nous devons renouveler la démocratie (…). Nous devons répartir les richesses pour obtenir la justice sociale”, ajoutent-elles. Malgré son titre de “champion de la Terre” reçu à l’Onu en septembre et son slogan “Make our planet great again”, le président français affiche un bilan mitigé en matière de lutte contre le changement climatique. Objet de vives critiques des ONG et épinglé par le Conseil économique, social et environnemental (Cese), le projet de loi relatif à l’énergie et au climat, qui devait être présenté lundi, a été “renforcé” pour lever “toute ambiguïté sur l’ambition de la France”, selon l’Elysée.

 

Vente de l’aéroport de Paris : un énorme cadeau de Macron à Vinci, pourquoi ?

Vente de l’aéroport de Paris : un énorme cadeau de Macron à Vinci, pourquoi ?

Difficile de comprendre pourquoi l’État se sépare d’un tel bijou de famille. Il y a sans nul doute des raisons politiques dans la mesure où Vinci comme d’autres grandes entreprises ont largement permis l’élection de Macron qui d’une certaine façon renvoie l’ascenseur. C’est aussi une grosse compensation de l’annulation du projet de Notre-Dame des Landes qui devait aussi être confié à Vinci. Pour parler simplement, on voit mal pourquoi l’État n’affecterait pas les dividendes importants de sa participation dans ADP au fonds de modernisation qu’il envisage notamment pour les nouvelles technologies. Au lieu de cela,  il va vendre ADP pour une dizaine de milliards, placer le fond en obligation et ce sont les intérêts de ce fonds qui seront affectés au développement des entreprises. L’argument du pouvoir est de dire que les dividendes d’ADP peuvent être fluctuants et ne rapporteront pas toujours une centaine de millions par an. Une erreur car les aéroports d’une façon générale sont d’extraordinaires machines à cash du fait de la taxation qui frappe les opérateurs aériens, aussi des recettes accessoires. Ce que ne dit pas le gouvernement c’est  que cette opération va permettre de manière assez artificielle de diminuer l’endettement de l’État qui sinon serait susceptible de franchir la barre des 100 % du PIB. Un seuil symbolique qui affecterait l’image de gestion publique de la France. Dernier détail : Vinci est un formidable réservoir de décideurs de l’administration. Vinci recrute sans arrêt les ingénieurs des ponts du ministère en les rémunérant 10 fois plus que ce qu’il touchait dans l’administration. La plupart des fonctionnaires espèrent être embauchés par  Vinci qui offrent des perspectives de carrière autrement plus généreuse que celle de l’État. Ces ingénieurs des ponts sont présents partout dans l’administration bien sûr, mais aussi dans les cabinets et en masse chez Vinci (qui recrutent aussi des énarques pour les mêmes raisons). Vinci est sans doute une très belle entreprise mais aussi un formidable lobby qui se nourrit pour partie des crédits publics (français et étrangers). Certes la vente de la participation de l’État n’est pas encore réalisée mais on voit mal comment elle pourrait échapper à Vinci pour les raisons évoquées. L’autre incongruité concerne la durée de la concession de 70 ans ! Pourquoi pas aussi deux siècles. Après avoir bradé des autoroutes à Vinci, autoroutes aujourd’hui particulièrement juteuses sur le plan financier, on va donc brader les aéroports  de Paris autant pour des motifs politiques que corporatistes. Une politique à court terme pour boucher le trou de la dette et renvoyer l’ascenseur à un lobby. Même la Cour des Comptes est critique. « Les aéroports métropolitains se sont révélés être des actifs profitables pour les court, moyen et long termes, et des investissements peu risqués, compte tenu de la conjoncture et des perspectives favorables du trafic aérien », estime la Cour des comptes. D’autant que le marché est porteur : selon l’Association internationale du transport aérien, le nombre de passagers dans le monde devrait doubler d’ici 2037. « On va céder les bijoux de famille », a également lancé Arnaud Viala, du parti Les Républicains. France Culture rappelle aussi les échanges lors l’audition d’Augustin de Romanet, le patron d’Aéroports de Paris : Lors de l’examen du texte devant la commission spéciale de l’Assemblée nationale sur la loi Pacte, les opposants de droite et de gauche ont dénoncé «un mauvais projet »« une faute stratégique »« une aberration économique », voire  »un abandon de souveraineté nationale », les aéroports représentant des frontières du pays. « Vous jouez les apprentis sorciers », a dénoncé le socialiste Boris Vallaud, évoquant  »un énorme gâchis »« Combien de fois Vinci a rendu visite au président Macron ? Combien de fois pour qu’on en soit aujourd’hui à décider la privatisation d’Aéroports de Paris ? », a interrogé le député de La France insoumise François Ruffin. « On s’apprête peut-être à faire un cadeau à des copains. Si c’est Vinci qui bénéficie d’ADP, ce sera un scandale d’Etat », a-t-il poursuivi. Le ministre de l’Economie,  Autre argument avancé en défaveur de la privatisation d’ADP, la perte de souveraineté pour gérer les enjeux liés à un aéroport international et au contrôle des frontières. « On s’aperçoit que l’Etat est le seul acteur capable de faire converger des intérêts sociaux, environnementaux et économiques. Pendant longtemps, on a pensé que ces intérêts contradictoires seraient régulés par le marché, par la magie de l’offre et de la demande », explique Franck Dedieu, professeur d’économie et de culture générale à l’Ipag Business School, à France Culture. Dans une tribune au Monde (article payant), d’autres experts s’inquiètent de la future gestion de Roissy et Orly, portes d’entrée en France métropolitaine et « première frontière de la France avec l’étranger, un enjeu vital et quotidien de sécurité nationale ».

 

Un grand débat….de surface

Un grand débat….de surface 

 

Le gouvernement se flatte notamment des éléments quantitatifs : 10.300 réunions locales et entre 400.000 et 500.000 participants. 1,4 millions de contributions sur la plateforme numérique et 16.000 « cahiers citoyens » déposés en mairie. La vérité, c’est surtout qu’on a traité les enjeux de manière très superficielle ; ce qui n’est guère étonnant comptes tenu du document introductif du gouvernement. Pour parler plus clairement, les thèmes n’étaient pas problèmatisés. Les questions étaient trop fermées et trop simplistes. Ajoutons que la plupart des réunions ont été tenue par des responsables politiques et que ces réunions tenaient davantage du meeting que du débat. Pour s’en persuader il suffit d’avoir vu à la télévision les réunions tenues par Macron et d’avoir participé à quelques réunions locales. La conclusion c’est que la France a beaucoup à progresser en matière de débat démocratique. De toute manière, 70 % des Français pensent que ce grand débat ne servira pas à grand-chose pour résoudre la crise et que ce débat a été noyauté par le pouvoir. Ce que confirme les d’ailleurs bien tardivement les « garants », les sages en charge de la déontologie, qui estiment que le pouvoir était trop présent dans les manifestations très médiatisées et que la présence de Macron en particulier était excessive. Ceci étant,  les Français en redemandent  sans doute parce qu’ils veulent être attentifs aux suites du grand débat aussi parce qu’ils considèrent  à juste titre que les discussions sur les grands enjeux manquaient sérieusement d’approfondissement. En clair les grandes questions n’ont été abordées qu’en surface. Tout ce qu’on pourra tirer se limitera sans doute à une sorte de catalogue hiérarchisé des revendications mais il sera difficile d’en extraire  des éléments cohérents dans les différents domaines de la politique publique. En outre, les marges de manœuvre sont particulièrement étroites pour le gouvernement qui est d’une certaine façon a déjà utilisé ses principales cartouches. L’État est même coincé par la perspective qui se rapproche dangereusement d’un endettement proche de 100 % du PIB. On risque donc de faire du cosmétique avec quelques décisions partielles sur la réindexation des retraites, sur la réduction de la TVA sur quelques produits de nécessité, sur la réduction des prélèvements obligatoires et sur le mandat des élus. Bref des mesures bien insuffisantes au regard des enjeux apparus lors des discussions. Plus des deux tiers des Français (68%) estiment que tout cela ne débouchera pas sur des mesures utiles pour le pays. Sept sondés sur dix (71%) estiment même que le grand débat national n’a pas été mené de façon indépendante du pouvoir et autant qu’il n’a pas permis d’appréhender tous les sujets. À noter qu’à l’heure du bilan, 18% des Français disent avoir contribué d’une façon ou d’une autre à cette initiative ou envisagent de le faire avant sa clôture. Au moment du lancement au mois de janvier, un tiers des Français (32%) avait envie d’y contribuer.

 

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Les Péchés capitaux de la politique racontés dans un livre (Olivier Beaumont)

Les Péchés capitaux de la politique racontés dans un livre (Olivier Beaumont)

Un livre- dont le Figaro fait à juste titre la promo-  qui n’apprend pas grand chose des manies et autres comportements de la classe politique mais qui les confirme plutôt.  Le livre d’Olivier,  grand reporter du Parisien dresse un portrait détaillé, truffé d’anecdotes des Péchés capitaux de la politique (Flammarion). «Tout nouveau monde qu’il est, celui d’Emmanuel Macron et des siens n’échappe pas à la règle», souligne Olivier Beaumont. «Orgueil, colère, envie, avarice… Les femmes et les hommes politiques qui nous gouvernent ont tous leurs parts d’ombre», écrit l’auteur. Comme le premier ministre Édouard Philippe, pourtant d’apparence décontracté. Si les colères de Philippe Séguin étaient légendaires, et celles de Nicolas Sarkozy comme Jean-Luc Mélenchon très visible, celles de l’actuel chef du gouvernement, sont «rentrées, intériorisées, pas du tout exprimées», raconte son ami Thierry Solère. Comme lorsqu’Édouard Philippe apprend le départ de son ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, dans Le Figaro . «Quand il est en colère, il ne verbalise pas, ne s’énerve pas», raconte un collaborateur, mais «la température de son bureau peut alors baisser de dix degrés d’un coup». Propos cassants avec son interlocuteur, lunettes mâchouillées, le premier ministre sait manifester son mécontentement. «En fait, je pense que si je me lâchais un peu, j’en collerais une à tout le monde, et toutes les cinq minutes», plaisantait Édouard Philippe à l’Assemblée il y a quelques années. «Ce type est très susceptible. Donc comme tous les susceptibles et ces mecs qui gardent leur colère à l’intérieur, il faut toujours s’en méfier», raconte une habituée de l’Élysée dans le livre.

«Plusieurs fois, Emmanuel Macron a même été alerté sur le tempérament de son premier ministre», poursuit l’auteur. Jusqu’à François Hollande, le jour de la passation de pouvoir à l’Élysée et cette scène racontée dans le livre. «Faites attention à lui tout de même. Il vient de la droite. À un moment donné, il finira par s’affranchir», met en garde François Hollande. «Pas du tout! Il me doit tout. Je l’ai sorti du ruisseau», répond Emmanuel Macron. «Mais, parfois, le fait de tout devoir à quelqu’un n’empêche pas de le trahir…» rétorque François Hollande, dans une allusion à son ancien ministre de l’Économie devenu chef de l’État. Entre gourmandise et boulimie, les hommes politiques ont parfois un bon coup de fourchette pour compenser ou décompresser. À l’image de Sébastien Lecornu, «un gros mangeur au sens propre comme au sens figuré». «Je fais partie de ces mecs qui en déplacement font systématiquement demander à la préfecture ce qu’on va manger. J’aime bien savoir avant, ça me rassure. La nourriture, c’est clairement un élément structurant dans ma façon d’être», confie-t-il dans le livre. «C’est beaucoup de plaisir, mais aussi beaucoup de souffrance. J’ai un rapport à la bouffe qui n’est pas clair», admet sans détour Sébastien Lecornu, obligé, raconte l’auteur, de jouer en permanence au yo-yo avec son poids. Jusqu’à 106 kilos pour 1,74 m. «Mon poids, c’est un sujet de préoccupation permanente», concède-t-il. De même, alors qu’Emmanuel Macron savoure sa victoire au soir de la présidentielle et découvre les résultats, une poignée de fidèles de la première heure entoure celui qui est en train de passer du statut de candidat à président. «Quand soudain une voix surgit plus haut que les autres», raconte Olivier Beaumont. «“Pu-tain!”, s’emballe un convive en tapant le chef de l’État sur l’épaule». Un geste qu’Emmanuel Macron juge manifestement déplacé. «Macron n’a rien dit. Il a juste regardé le type, froidement et sans un sourire, puis fixé son épaule, et à nouveau le gars. Manière de dire: “Tu fais quoi là?” Ça a glacé tout le monde», raconte un témoin de la scène dans le livre. «Une chose est sûre, on a compris ce soir-là que les familiarités n’étaient plus permises maintenant qu’il était devenu président».

Le président n’hésite pas à recadrer publiquement ceux dont il n’apprécie pas les propos ou les gestes. À commencer par les journalistes. «Avec les gens qui sont bas de plafond, je passe généralement à autre chose. J’ai une limite à l’intelligence», lâche-t-il un jour à propos de cette «caste». Les petites phrases publiques vont ensuite se multiplier et amener à l’image d’un président jugé «arrogant» par les Français.

Croissance France : en baisse (Banque de France)

Croissance France : en baisse (Banque de France)

 

Toujours en retard sur les autres instituts, la Banque de France révise à son tour mais très modérément les perspectives de croissance pour 2019. En fait, les instituts internationaux ne croient plus un objectif de croissance de 1,5 % définis par le gouvernement et qui par parenthèse repose la question de la sincérité du budget dont comme d’habitude on a surestimé les recettes en sous-estimant les dépenses. C’est un peu contraint que La Banque de France a abaissé légèrement sa prévision de croissance de la France pour cette année, estimant que les mesures prises en faveur du pouvoir d’achat fin 2018 et sa dépendance moindre à l’environnement international lui épargnent les révisions plus drastiques qui touchent ses grands partenaires de la zone euro. L’institution n’attend ainsi plus que 1,4% de croissance en 2019, soit 0,1 point de moins que dans ses précédentes prévisions trimestrielles, qui remontent à la mi-décembre, puis 1,5% en 2020.L’économie française évoluerait cette année ainsi au-dessus de la moyenne de la zone euro, pour laquelle les anticipations de croissance 2019 viennent d’être coup sur coup révisées en forte baisse par l’OCDE (à 1,0% contre 1,8% précédemment) comme par la Banque centrale européenne (à 1,1% contre 1,7%.  Le plus curieux c’est que la Banque de France argumente sur la baisse des prix du pétrole observé fin  2018. Une constatation qui n’a pas été faite par les automobilistes qui ont fait le plein ces jours derniers.  Dans le même temps, elle voit l’inflation en norme IPCH ralentir à 1,3% cette année, soit 0,3 point de moins que dans ses précédentes estimations, contre 2,1% en 2018. Sur le marché du travail, la Banque anticipe une poursuite de la hausse de l’emploi total, quoique qu’à un rythme nettement inférieur à 2017 et 2018. Le taux de chômage au sens du Bureau international du travail reviendrait à 8,7% cette année, puis 8,3% en 2020 dans la France entière, soit 0,2 point de moins dans les deux cas par rapport aux précédentes estimations.

Report du Brexit : jusqu’à quand, pour quoi faire ?

Report du Brexit : jusqu’à quand, pour quoi faire ?

 

Il y a maintenant trois ans que les responsables britanniques s’écharpent sur la question du Brexit sans parvenir à se mettre d’accord sur une issue possible. Pour preuve les députés britanniques ont voté à la fois contre le Brexit doux  faisant suite à l’accord passé entre Theresa May et l’union économique. Mais ’ils ont voté de la même manière contre la prospective d’un Brexit dur, c’est-à-dire sans accord avec l’union économique. Bref la classe politique britannique s’enfonce de plus en plus dans le marécage de ses contradictions. Du coup, les députés britanniques ont voté massivement jeudi en faveur d’un report du Brexit, actuellement fixé au 29 mars,  Les élus ont approuvé par 412 voix contre 202 une motion gouvernementale prévoyant un report de courte durée, au plus tard au 30 juin, en cas d’adoption d’un traité de divorce d’ici mercredi, ou un report de longue durée – sans aucune limitation – en cas de rejet. Des prises de position complètement incompréhensible et qui témoignent que beaucoup de députés britanniques sont complètement hors sol par rapport aux enjeux économiques, sociaux et politiques. En fait, on voit mal ce que pourrait apporter une nouvelle discussion d’un accord de transition entre le Royaume-Uni et l’union économique. Il n’est pas certain que la commission européenne apprécie vraiment l’hypocrisie britannique qui envisage y compris un report de la date de longue durée. Les Brexiters et les unionistes nord-irlandais jugent le texte de transition conclue entre Theresa May et la commission économique inacceptable en l’état, car il prévoit le maintien du Royaume-Uni dans une union douanière avec l’UE – dans l’attente du résultat des négociations sur les relations futures entre les deux entités – afin d’empêcher le rétablissement d’une frontière entre les deux Irlande. Le plus grave dans l’affaire c’est que ce tissu de contradictions britanniques va créer une incertitude supplémentaire sur les conditions juridiques futures des échanges de biens, de capitaux et de personnes. Juste à un moment ou la croissance se tasse dangereusement dans l’union économique : sans doute pas plus de 1 % en 2019 et des perspectives de récession pour le Royaume-Uni

Un grand débat pour rien ?

Un grand débat pour rien ?

C’est en tout cas le sentiment des Français dont 70 % pensent qu’il ne servira pas à grand-chose pour résoudre la crise et que ce débat a été noyauté par le pouvoir. Ce que confirme les d’ailleurs bien tardivement les « garants », les sages en charge de la déontologie, qui estiment que le pouvoir était trop présent dans les manifestations très médiatisées et que la présence de Macron en particulier était excessive. Ceci étant,  les Français en redemandent  sans doute parce qu’ils veulent être attentifs aux suites du grand débat aussi parce qu’ils considèrent  à juste titre que les discussions sur les grands enjeux manquaient sérieusement d’approfondissement. En clair les grandes questions n’ont été abordées qu’en surface. Tout ce qu’on pourra tirer se limitera sans doute à une sorte de catalogue hiérarchisé des revendications mais il sera difficile d’en extraire  des éléments cohérents dans les différents domaines de la politique publique. En outre, les marges de manœuvre sont particulièrement étroites pour le gouvernement qui est d’une certaine façon a déjà utilisé ses principales cartouches. L’État est même coincé par la perspective qui se rapproche dangereusement d’un endettement proche de 100 % du PIB. On risque donc de faire du cosmétique avec quelques décisions partielles sur la réindexation des retraites, sur la réduction de la TVA sur quelques produits de nécessité, sur la réduction des prélèvements obligatoires et sur le mandat des élus. Bref des mesures bien insuffisantes au regard des enjeux apparus lors des discussions. Plus des deux tiers des Français (68%) estiment que tout cela ne débouchera pas sur des mesures utiles pour le pays. Sept sondés sur dix (71%) estiment même que le grand débat national n’a pas été mené de façon indépendante du pouvoir et autant qu’il n’a pas permis d’appréhender tous les sujets. À noter qu’à l’heure du bilan, 18% des Français disent avoir contribué d’une façon ou d’une autre à cette initiative ou envisagent de le faire avant sa clôture. Au moment du lancement au mois de janvier, un tiers des Français (32%) avait envie d’y contribuer.

Le grand débat doit se poursuivre pour 80 % des Français

 Le grand débat doit se poursuivre pour 80 % des Français

Ceux qui ont participé aux réunions du grand débat ont évidemment observé qu’on ne pouvait procéder qu’à un survol des problématiques et qu’on ne pouvait traiter des grands enjeux de la France au cours d’une seule réunion de quelques heures. Cela d’autant plus que les thèmes étaient particulièrement mal problématisés  et. Par exemple, on a juste oublié la question du financement aussi les effets systémiques entre les différents enjeux. Ce qu’on a appelé le grand débat ressemblait davantage à des conférences voire à des meetings concernant Macron. Il y a donc une demande forte pour poursuivre la démarche de consultation. Huit Français sur dix (79%) veulent que la démarche de grands débats nationaux se poursuive à l’avenir, selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro publié jeudi 14 mars, à la veille de la fin des débats en régions et à quatre jours de la clôture des contributions en ligne. Un peu moins de la moitié des personnes interrogées (45%) voudrait cependant que le processus soit plus léger à l’avenir. Un tiers (34%) souhaite en revanche que les futures consultations se déroulent à l’identique. La démarche de grands débats nationaux est plébiscitée toutes tendances politiques confondues. Sept sympathisants LR sur dix (71%) et autant du côté du Rassemblement national en redemandent. Du côté des sondés se disant proches de LREM, 78% d’entre eux sont favorables à la poursuite de la démarche. A gauche, huit PS sur dix (82%) et même près de neuf Insoumis sur dix (87%) y ont pris goût et veulent poursuivre.

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