Violences « Gilets jaunes »: une réponse ambigüe

Violences « Gilets jaunes »: une réponse ambigüe

La réponse du gouvernement après les violences qui se sont produites notamment Champs-Élysées apparaît à la fois molle et ambiguë. Ambiguë d’abord, parce qu’elle désigne Le préfet de Paris Michel Delpuech comme principal responsable des dysfonctionnements. Cela pour le remplacer par le préfet d’Aquitaine qui il faut bien le constater n’a pas mieux réussi à endiguer les débordements à Bordeaux. La seconde ambiguïté tient à l’interdiction des manifestations sur certaines artères en cas de présence de casseurs. Le risque est de déplacer géographiquement les violences sans pour autant pouvoir les empêcher. Enfin on va augmenter l’amende pour participation à des manifestations interdites Dès samedi prochain, les manifestations dans les quartiers les plus touchés par les violences, comme les Champs-Elysées à Paris, la place Pey-Berland à Bordeaux et la place du Capitole à Toulouse, seront donc interdites si des éléments radicaux sont présents. Les forces de l’ordre “procéderont à la dispersion immédiate de tous les attroupements”, a dit Edouard Philippe. Le montant de la contravention encourue pour participation à une manifestation interdite, 38 euros actuellement, sera quant à lui “nettement augmenté”. Concernant la doctrine de maintien de l’ordre, qui avait déjà été modifiée après les violences du 1er décembre sur les Champs-Elysées, elle n’a “pas été correctement exécutée”, a reconnu Edouard Philippe, et sera donc renforcée. “Pour obtenir l’efficacité sur le terrain que nous n’avons pas obtenue samedi”, le maintien de l’ordre va être “réorganisé en accordant une plus grande autonomie aux forces sur le terrain qui seront à Paris “placées sous un commandement unifié et dotées d’une large capacité d’initiative”, a-t-il précisé.

Les détachements d’action rapide vont être transformés en unités anticasseurs “dotées d’une capacité de dispersion et d’interpellation” susceptible d’intervenir rapidement. Les annonces du Premier ministre, notamment le limogeage du préfet de Paris, ont été accueillies avec scepticisme par l’opposition de droite. Pour Damien Abad, vice-président des Républicains, “celui dont la responsabilité doit être engagée, c’est le ministre de l’Intérieur, ce n’est pas le préfet de police de Paris, qui est fusible idéal, un lampiste”.

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