Aéroport de Toulouse : encore des Chinois candidats

Aéroport de Toulouse : encore des Chinois candidats

Pendant que la France continue de faire du capitalisme à la papa, c’est-à-dire sur des conceptions du siècle dernier les grandes zones économiques, elles, pratiquent une nouvelle forme de régulation qui allie certes le capitalisme mais en préservant l’intérêt national. Quitte parfois  à entraver l’importation de biens ou de capitaux. Ainsi la France s’apprête à renouveler la privatisation de l’aéroport de Toulouse avant d’engager  celles d’ADP. Un nouveau chinois a manifesté son intérêt pour une prise de participation. On notera que ni en Chine ni aux États-Unis il n’est possible de laisser des capitaux privés étrangers prendre le contrôle des infrastructures. Pour des motifs stratégiques évidemment. D’une certaine manière, les orientations du gouvernement actuel, comme des précédents, consistent  à laisser le marché arbitrer les grands choix économiques du pays. C’est vrai pour les infrastructures (exemple les autoroutes ont été privatisées en grande partie)  mais c’est vrai également de la politique industrielle dont des pans entiers ont été bradés voir tout simplement abandonnés. La philosophie économique française a bien une quarantaine d’années de retard. Elle se réfère surtout au courant qu’on appelle l’école de Chicago, une vision libérale de l’économie qui s’appuie sur la théorie du libre marché et de la théorie classique des prix et du monétarisme. C’est un peu le laisser-faire de Guizot  (dans les années 1840) qui considère que l’efficacité des marchés coïncide avec l’intérêt général En opposition au keynésianisme et à l     peste socialisante. Du coup les chinois ne se gênent pas pour prendre des positions en France, ce qui est interdit en chine sauf avec un partenaire chinois.  L’émergence d’un groupe chinois parmi les candidats attise d’ailleurs  l’inquiétude des actionnaires locaux. « On a l’impression que les groupes français ont servi de lièvres pour faire monter les enchères. Ce n’est pas rassurant », fait remarquer Bernard Keller, vice-président de la Métropole qui siège au conseil de surveillance de l’aéroport. De son côté, Jean-Louis Chauzy, président du Ceser Occitanie, affirme :« C’est une surprise sans en être une. La Chine veut étendre son influence dans le monde en rachetant des infrastructures comme les ports et les aéroports pour construire de nouvelles routes de la soie. Elle n’est pas prête à renoncer à l’aéroport de Toulouse, car c’est là qu’est implanté Airbus, c’est une opportunité d’être au coeur de l’industrie aéronautique française. »

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