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Archive mensuelle de janvier 2019

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Sondage européenne : la liste LaREM en tête ?

Sondage européenne : la liste LaREM en tête ?

 

On peut légitimement s’interroger sur la crédibilité des derniers sondages qui se caractérisent d’une part par la remontée de la république en marche pour les européennes ainsi que l’amélioration de la popularité de Macon. Concernant ce dernier point, il faut noter que les journaux que possède Lagardère entre (JDD, Paris-Match notamment), ont été particulièrement actifs pour diffuser une remontée de Macron dans l’opinion publique. Or on sait que la plupart des grands médias possédés par les financiers se sont fortement inquiets de la descente aux enfers de Macron, aussi des conséquences sur l’évolution de l’activité générale. De la même manière,  on constaterait dans les derniers sondages une remontée de la république en marche pour les européennes. Il y a seulement encore quelques semaines le rassemblement national semblait en tête avec un score proche de 24 % tandis que la république en marche stagnait à 20 %. D’un coup dans un sondage Elabe BFM on constate exactement le contraire à savoir que la république en marche serait proche des 24 % et le rassemblement national à peine un peu au-dessus de 20 %. Par ailleurs ce sondage indiquerait qu’une liste éventuelle des gilets jaunes obtiendrait autour de 13 % et porterait surtout atteintes au rassemblement national. Dans la période il convient sans doute de se méfier particulièrement de ses sondages qui tendent à prouver que le pouvoir remonte dans l’estime de l’opinion publique. En effet la perspective de déstabilisation de Macron, voire la perspective notamment d’élections législatives qui modifieraient la majorité sont source de grandes inquiétudes dans les milieux financiers qui évidemment ne souhaitent pas que soit remise en cause une politique fiscale qui leur est favorable. Selon le dernier sondage Elabe, la liste emmenée par la majorité se détache en tête des projections pour les européennes dans quatre mois. Avec 23,5% des intentions de vote, elle devance la liste du Rassemblement national, créditée de 20,5%. Pour les européennes, la liste LaRem/MoDem est ainsi créditée de 23,5% des projections, en hausse de quatre points par rapport à la précédente mesure, en novembre dernier. Derrière elle, vient le cortège du Rassemblement national, et ses 20,5%, comme il y a deux mois. Loin, très loin derrière ce duo dépareillé, on note la troisième position de la liste des Républicains: 12,5% des intentions de vote, après une chute de 2,5 points. : La France insoumise, obtiendrait 9,5%, les Verts 9%, le Parti socialiste 6%. , de Génération.s de Benoît Hamon, et de la liste communiste chacun 2% cent. Debout la France, 5%, la liste UDI 3%. 

Sondage réalisé sur Internet les 22 et 23 janvier 2019 sur un échantillon de 1.000 personnes représentatif de la population française de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes: sexe, âge et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération.

Dépenses sociales : la France championne du monde

Dépenses sociales : la France championne du monde

 

 

 

 

 

 

La France est déjà championne du monde des prélèvements globaux (autour de 48 % du PIB) et à l’intérieur de cette performance,  elle est aussi la championne du monde des dépenses sociales (31 % du PIB). Un autre titre aussi, celui de la championne du monde du niveau de dépenses publiques (57 % du PIB.)

 

Total des prélèvements obligatoires, en % du PIB, dans quelques pays de l’OCDE,

 

Allemagne 37

Canada 31,9

Danemark 46,6

Espagne 33,8

États-Unis 26,4

France 45,5 (48% pour Eurostat)

Italie 43,3

.

Mexique 17,4

Royaume-Uni 32,5

Suède 43,3

Suisse 27,9

 

Moyenne OCDE 34,3

 

Pour 1000 € de dépenses publiques en France 575 € sont consacrés à la protection sociale dont 268 € pour les retraites, 191 € pour l’assurance maladie, 42 € pour les allocation familiales, 35 € pour le chômage, 17 € pour l’aide au logement et 22 € pour d’autres (par exemple RSA) viennent ensuite les dépenses sectorielles qui représentent 143 € dont 53 € pour les affaires économiques ( crédits d’impôts etc.), 43 € pour le transport et les équipements collectifs, 22 € pour la culture, 16 € pour l’environnement, 9€ comme l’éclairage public. Concernant les autres services publics régaliens le total est de 60 € dont 31 € pour la défense, 25 € pour la sécurité, 4 euros pour la justice. L’éducation compte 96 €. La recherche 23 €. Le fonctionnement (partiel)  des administrations publiques 66 €. Enfin la charge de la dette 37 €. On note évidemment que la principale dépense concerne les retraites suivie de l’assurance maladie. Ce que n’indique pas par contre la  note évoquée, c’est le rendement des dépenses. En effet les 1000 € ne sont pas entièrement redistribués et une partie disparaît dans les frais de fonctionnement qui pourraient atteindre presque 400 €. Pour les dépenses sociales, avec  31,2% du PIB, la France arrive nettement en tête du classement des pays les plus généreux établi par l’OCDE. Elle devance sur le podium la Belgique (28,9%) et la Finlande (28,7%). À l’autre bout de l’échelle, la Corée (11,1%), le Chili (10,9%) et le Mexique (7,5%) ferment la marche. Même si le taux français de dépenses sociales publiques est en recul par rapport au niveau record de 32% atteint en 2015 et 2016, il reste largement supérieur à la moyenne des 36 pays développés membres de l’OCDE, qui était de 20,1% l’an dernier. Il y a sans doute une évaluation générale à effectuer sur chaque nature de dépenses pour en diminuer le volume supportable par rapport à la richesse nationale. Mais il faudrait sans doute réduire de manière significative les coûts de fonctionnement de la gestion des dépenses qui encore une fois pourrait atteindre de l’ordre de 400 € pour 1000 € de dépenses publiques.

 

Sondage : les enseignants mal payés pour 54 % des Français

Sondage : les enseignants mal payés pour 54 % des Français

 

 

Il est clair que le salaire des enseignants est scandaleusement insuffisant au regard de la qualification et des résultats attendus. En gros, pour un instituteur le salaire net est voisin de celui d’un ouvrier qualifié Les montants indiqués correspondent aux salaires mensuels bruts.

Salaire d’un instituteur

Ancienneté Salaires mensuels bruts
Stagiaire 1795 euros
Année de titularisation 2067 euros
10 ans 2306 euros
20 ans 2765 euros
30 ans 3777 euros

 

Salaire d’un professeur certifié

Ancienneté Salaires mensuels bruts
Stagiaire 1795 euros
Année de titularisation 2067 euros
10 ans 2306 euros
20 ans 2765 euros
30 ans 3777 euros

 

Salaire d’un professeur agrégé

Ancienneté Salaires mensuels bruts
Stagiaire 2076 euros
Année de titularisation 2334 euros
10 ans 2896 euros
20 ans 3547 euros
30 ans 4555 euros

 

 

D’une manière générale, les salariés de l’enseignement subissent le sort de l’ensemble de la fonction publique qui se caractérise par une faible productivité mais par des salaires assez dérisoires au regard du privé. Cependant cette question reste relativement taboue du fait du corporatisme un peu aveugle des syndicats qui réclament en même temps l’augmentation des effectifs et l’amélioration du niveau de rémunération. Il ne serait pas indécent d’augmenter les salaires de 30 à 50 % en quelques années mais cela supposerait à la fois un changement de stratégie syndicale et un autre management de la part de l’État. D’après le sondage Odoxa/Dentsu Consulting pour Le Figaro et France Info, 70 % des Français jugent les enseignants «compétents», 62 % «travailleurs» et 55 % «efficaces». Et les difficultés de leur métier sont bel et bien reconnues: on estime assez unanimement (86 %) qu’ils sont «confrontés à des élèves et des parents de plus en plus durs» et que face à cela, ils ne «sont pas assez soutenus par l’administration» (69 %).

Par ailleurs, cette difficulté dans l’exercice de leur travail se doublerait, selon les Français, d’un manque de reconnaissance: 54 % considèrent aussi qu’ils sont «mal payés». Pour une majorité de l’opinion, ce ne sont pas des privilégiés malgré les congés et autres avantages.  La réforme des lycées et du baccalauréat est plutôt soutenue par l’opinion: 50 % estiment que c’est une bonne réforme, contre 28 % qui jugent que c’est une mauvaise réforme (1 sur 5 ne la connaît pas)… Pourtant, les Français sont pourtant 59 % à soutenir la grève des enseignants de ce jeudi.

 

Européennes : liste gilets jaunes, l’erreur fatale qui va tuer le mouvement

Européennes : liste gilets jaunes, l’erreur fatale qui va tuer le mouvement

 

Les gilets jaunes viennent sans doute de commettre l’erreur fatale en décidant de se transformer en parti politique avec présentation de candidats aux élections européennes. Ce mouvement appelé RIC (ralliement d’initiative citoyenne)  se présente comme apolitique comme s’il était possible de faire de la politique en déclarant ne pas en faire. La première conséquence de cette politisation d’une partie du mouvement sera de le diviser. Nombre de gilets jaunes ne souhaitaient justement pas cette évolution politique. Ainsi à Marseille des gilets jaunes avaient-ils protesté lorsque se préparait la politisation du mouvement. De nombreuses contradictions traversent les gilets jaunes mais en gros on peut tenter de faire un essai de typologie avec d’un côté les radicaux de type à anarcho gauchiste, des radicaux penchant plutôt à droite, des apolitiques qui refusent justement la transformation du mouvement en parti et des réformistes comme ceux qui veulent se présenter aux européennes. La plus grande partie du mouvement initial est opposée à cette évolution politique. Le mélange des genres est en effet toujours fatal. Les gilets jaunes fondamentalement constituent une sorte de syndicat de citoyens qui veulent à la fois contester la politique actuelle et l’influencer mais non mettre les doigts dans la gestion. En effet la gestion implique toujours des compromis, des alliances voir des compromissions sans parler des déviances personnelles que connaissent tous les partis. Les syndicats qui ont voulu monter sur le terrain politique en ont payé lourdement le prix. La CGT en particulier qui dominait et de loin le paysage syndical a vu son audience se rétrécir du fait de sa proximité avec le parti communiste. C’est  le même sort pour l’extrême gauche politique qui anime le syndicat Sud. On ne peut pas à la fois être en situation de contestation, de contrôle de la vie publique et en même temps se situer dans la gestion. Dernier élément de la fragilité du mouvement des gilets jaunes : l’absence de responsables ayant à la fois les compétences et l’expérience. On le voit bien dans les émissions télévisées, la plupart ne tiennent pas le choc face aux politiques chevronnées, aux journalistes ou aux experts. Le dernier élément qui pourrait tuer définitivement le mouvement des gilets jaunes serait la présentation d’autres listes qui confirmeraient ainsi les contradictions internes. Notons aussi que finalement cette liste est fortement encouragée par le pouvoir pour affaiblir le rassemblement national.«L’idée est que cette liste soit portée par des gens qui ont fait cette mobilisation depuis le début sur les ronds-points, pas des technocrates. On a déjà refusé plusieurs grandes personnalités, assure au Figaro Hayc Shahinyan, autre figure du mouvement qui assurera la fonction de directeur de campagne.  «Il y a beaucoup de positions différentes au sein du mouvement des “gilets jaunes” sur cette question des élections, mais rien qui ne puisse faire l’objet d’un dialogue. À partir du moment où l’on refuse les partis traditionnels, il y avait trois options, détaille le jeune homme. Soit faire la politique de la chaise vide aux européennes, ce qui à terme aurait permis aux partis de faire leur jeu habituel. Soit rejoindre une liste existante, ce qui revient à soutenir un parti. Où, troisième solution, rester indépendant, assumer nos différences pour porter notre message sur le long terme», plaide Hayc Shahinyan, qui verrait bien le «RIC» présenter également des candidats aux prochaines élections locales comme aux législatives.

Grand Paris: Enquête sur l’attribution de l’énorme fromage

Grand Paris: Enquête sur l’attribution de l’énorme fromage

 

 

Il n’est guère étonnant que la justice s’intéresse aux conditions d’attribution des marchés du Grand Paris. Ce projet pharaonique est de près de 40 milliards attise évidemment les convoitises et renforce les liens déjà sulfureux entre élus, entreprises et milieux financiers. La société du Grand Paris a déjà passé 770 marchés mais 164 ont été passés sans appel d’offres. Sans doute la conséquence du copinage habituel entre certains élus et certaines entreprises notamment du BTP. « Tu me soutiens pendant ma campagne   et je te renvoie l’ascenseur par le biais de marchés ». Le parquet national financier (PNF), saisi par la Cour des comptes, a ouvert une enquête préliminaire sur les conditions dans lesquelles la Société du Grand Paris (SGP) a passé nombre de marchés. Cette enquête vise notamment des soupçons de favoritisme, a-t-on précisé de même source. Elle intervient un an après le rapport dans lequel la Cour des comptes dénonçait un dérapage massif du coût prévisionnel du métro en rocade autour de la capitale, dont la réalisation est pilotée par la SGP, créée par l’État en 2010.La Cour alertait notamment dans ce rapport les pouvoirs publics sur les risques financiers résultant de ce dérapage et sur la fragilité de la situation de la SGP. “La maîtrise des délais et des coûts semble à ce jour très compromise”, écrivait-elle dès la page de présentation sur son site internet.

 

Sondages –les medias de moins en mois crédibles

Sondages –les medias de moins en mois crédibles

Une majorité de Français ne fait  pas confiance aux médias traditionnels et la crédibilité ne cesse de se dégrader. Pas vraiment étonnant quand on sait que la plupart des médias importants sont  possédés par des financiers dont le seul objectif est d’influencer l’opinion publique. Ce n’est pas par philanthropie ou par intérêt économique que les financiers ont investi la plupart des médias mais pour peser et orienter l’information. La plupart ont d’ailleurs permis à Macron d’accéder au pouvoir et appuie sans réserve sa politique. Exemple de sornette, la croissance du pouvoir d’achat des ménages. Cette croissance atteindrait 1 % en 2018 comme en 2019. Évidemment tout cela calculé à partir du servile instrument de mesure de l’INSEE concernant les prix. On sait en effet que la structure de consommation ne cesse de se déformés. Pour parler simplement les dépenses contraintes ne cessent d’augmenter entre parenthèses logement, transport, chauffage, assurance, abonnement etc.) Tandis que les dépenses ajustables ce réduisent. Or ce sont justement ces dépenses ajustables qui monétairement évoluent peu alors que le prix des autres s’envole. Cette évolution positive du pouvoir d’achat n’a guère de sens d’où le scepticisme quasi général quant à l’objectivité des médias. Ainsi la confiance des Français dans les médias atteint son plus bas niveau depuis le premier sondage, en 1987, selon cette étude dévoilée jeudi, réalisée début janvier par l’institut Kantar Sofres auprès d’un millier de personnes.  La télévision, média préféré des Français pour s’informer, recueille paradoxalement un niveau de confiance de seulement 38% (-10 points en un an). La radio, le média auquel ils font traditionnellement le plus confiance, en recueille 50% (-6 points). La presse écrite s’effondre aussi à 44% (-8 points), tandis que la confiance des Français dans les informations trouvées sur internet reste à un niveau très bas (25%), proche des niveaux observés en 2005 et 2006. Autre signe de défiance : près de trois-quarts des sondés jugent toujours que les journalistes ne sont indépendants ni du pouvoir politique ni des pressions de l’argent.  »Ce sondage fait apparaître un grand esprit critique », a résumé le directeur de La Croix, Guillaume Goubert, lors d’une table ronde pour analyser ces résultats organisée mercredi. « Ça nous dérange, ça nous secoue, mais ce n’est pas une mauvaise nouvelle. ».Car paradoxalement, s’ils s’en méfient de plus en plus, les Français s’intéressent aussi de plus en plus à l’information. Après un pic enregistré à la suite des attentats de 2015, l’intérêt porté à l’actualité avait chuté dramatiquement. Il remonte début 2019, en plein mouvement des « gilets jaunes ». Les deux-tiers (67%) des personnes interrogées déclarent « suivre les nouvelles avec grand intérêt », contre 62% en 2018.L’institut Kantar constate cependant une double fracture, générationnelle et sociale : d’un côté, 74% des plus de 65 ans témoignent d’une appétence moyenne voire grande pour l’actualité ; de l’autre, moins de la moitié des 15-24 ans s’intéresse à l’actualité (50%), tout comme les moins diplômés (51%).Alors que les « gilets jaunes » occupent la une de l’actualité depuis novembre, seul un tiers des Français interrogés se déclarent satisfaits de la couverture médiatique de cet inédit mouvement de contestation. Près de la moitié la juge mauvaise. Les sondés reprochent notamment aux médias en général d’avoir « dramatisé les événements » (67%) et laissé trop de place « à des gens qui expriment un point de vue extrême » (52%).

Les limites d’une politique monétaire (Mathieu Mucherie, économiste de marché)

Les limites d’une politique monétaire (Mathieu Mucherie, économiste de marché)

 

Extrait d’une interview dans Atlantico à propos du rôle de la politique monétaire dans la redistribution des richesses.

Comment résoudre une telle situation et obtenir un résultat plus satisfaisant dans la distribution des revenus et du patrimoine, pour ce qui relève de la politique monétaire ?

« …..nous vivons dans un pays où les décideurs n’ont pas la moindre idée de ce qui se passera après juin prochain, qui ne savent même pas s’ils doivent être rawlsiens ou nozickiens ou autre chose quand ils prétendent agir au nom de la « justice sociale », qui n’ont pas la moindre méthode pour savoir où se situent dans les inégalités nées de la révolution numérique les inégalités justes et/ou incitatives et où se situent les inégalités génératrices de rentes injustes (voilà qu’ils taxent les GAFA au pifomètre et… sur leur chiffre d’affaires !!), qui veulent le « plein emploi » dans le cadre d’un régime monétaire qui singe l’étalon-or (le système monétaire le plus adapté à la maximisation des écarts de richesse, puisqu’il entrave l’apurement des créances et favorise la rente, et le statu quo), et le tout avec des mécanismes d’intervention qui mixent joyeusement la redistribution au moment du prélèvement des impôts et la redistribution (parfois aux mêmes) au moment de la dépense publique (bravo la transparence), avec bien entendu cinq strates administratives pour rajouter un peu de fumée et quelques doublons, et saint Piketty en lecture pour tous. Un travail d’amateur dans une boite noire en double aveugle, en toute bonne conscience !! Avec le risque de voir tous ces « efforts » de redistribution annihilés par trois réunions de la BCE, par un nouveau dégazage bancaire ou une nouvelle provoc’ déflationniste de l’axe franco-allemand du mal.

La politique monétaire ne peut pas trop différencier si une dispersion des revenus est juste ou injuste, elle n’est pas l’instrument DE 1er rang pour lutter contre, le cas échéant, c’est simplement l’instrument AU premier rang, chronologiquement, pour éviter que la déflation ne s’installe avec son cortège de malheurs, de dettes qui s’accumulent et de chômeurs conjoncturels qui deviennent structurels. Le QE peut faire office de pare-feux et de facilitateur, ce n’est pas un outil de redistribution dans un sens ou dans un autre, à moins de prouver qu’il ne transite que par les effets richesse (en zone euro, bon courage) ou qu’à l’inverse il pourrait chambouler l‘ordre social bourgeois par une inflation à 10% (re-bon courage).

La politique monétaire en zone euro ne peut hélas rentrer dans les détails : elle est homogène, au mieux elle peut être un peu mieux orientée vers les maillons les plus faibles du Sud, et mieux orientée en direction de la prévention des crises de la demande agrégée, mais elle ne peut pas (et ne doit pas) rentrer dans les secteurs, les firmes, les ménages. La plus jolie fille du monde ne peut donner que ce qu’elle a : même un néo-monétariste comme moi, très attaché à la notion de surpuissance de la politique monétaire, doit reconnaitre que le banquier central ne peut directement s’occuper ni de l’éducation, ni de l’aménagement du territoire, ni de l’immigration, ni de la libération du foncier, ni des statuts, ni de la fiscalité, c’est-à-dire des sources parmi les plus essentielles des inégalités concrètes. L’entrée de mexicains dans les Etats du Sud des USA dans les années 70, 80 et 90 n’est pas pour rien dans l’élargissement du spectre des salaires : oui, mais que pouvait y faire Alan Greenspan ?

En zone euro, la BCE a déjà un job à temps plein : son rôle est crucial pour les taux de changes, les taux d’intérêt, la survie supervision de 128 grandes banques, et une partie des marchés via les règles de collatéral notamment : ça fait déjà beaucoup pour un acteur non-élu, et pas toujours compétent, qui passe déjà trop de temps sur des missions annexes ou illégales (régulation des bonus des traders, symposiums sur les réformes structurelles pour tout le monde sauf pour lui, chantages vis-à-vis de certains gouvernements en pleine crise, et pendant les vacances : organisation de bank run et de corralito en Grèce ou à Chypre). Et maintenant les inégalités ? et demain le trafic aérien, et après demain la relance de la natalité en Europe ? Attention au surmenage, au syndrome « Gosbank », et aux conflits d’intérêts… »

 

Macron-grand débat : le show politique continue dans la Drôme

 

Les grands médias se sont extasiés  à propos de la performance de Macron lors des réunions sur le grand débat. Une performance « exceptionnelle » qui finalement aurait réussi à convaincre la plupart des élus. Pas vraiment étonnant quand on connaît le niveau de compétence générale de ces maires. Faut-il rappeler que ces maires de petites communes comme d’ailleurs ceux des plus grandes se caractérisent surtout par leur capacité à jeter l’argent par les fenêtres pour des investissements inutiles le plus souvent et pour un fonctionnement de moins en moins contrôlé. Pas difficile dans ces conditions de convaincre ces élus- la plupart incompétents- de la pertinence de la politique du pouvoir. Soyons clairs dans la plupart des communes les maires constituent une caste de petits barons qui à leur échelle reproduisent l’organisation monarchique du pouvoir central. Avec aussi des groupes de pressions qui profitent de la manne financière, avec aussi des ségrégations entre les centres et les zones périphériques avec aussi des rémunérations et autres accessoires de revenus dans les innombrables organismes et syndicats intercommunaux qui sont loin d’être en adéquation avec un travail réel. Il n’y a guère que dans les toutes petites communes que le maire se comporte comme un vrai militant, un humaniste puisque parfois pour toute structure logistique il dispose d’un seul secrétaire de mairie voire d’un quart ou d’un tiers. Sitôt que les communes atteignent une certaine dimension les superstructures grossissent et se substituent aux élus pour les décisions essentielles. Compte tenu du niveau de compétence,  il n’est pas étonnant que l’évangéliste Macron ait  réussi à les convaincre avec du bla-bla : « La période que nous sommes en train de venir pose beaucoup de défi à notre pays »« Mais plus profondément, je pense que nous pouvons faire du moment que traverse la France une chance », a lancé le président lors de ses  rencontres avec les maires, évoquant une quadruple « fracture » dans le pays, « sociale », « territoriale », économique » et « démocratique ».« Toutes ces fractures, on les a devant nous et d’un seul coup les choses s’effritent, a-t-il poursuivi. Je pense qu’il ne faut pas en avoir peur. Il faut refuser la violence car rien ne sort de la violence. Il faut refuser la démagogie, car l’addition des colères n’a jamais fait une solution. Mais il nous faut construire des solutions pour le pays. » Penser qu’en rétablissant l’impôt de solidarité sur la fortune, « la situation d’un seul ’gilet jaune’ s’améliorera, c’est de la pipe ». Devant les maires, Emmanuel Macron a encore une fois défendu sa réforme de la fiscalité« Beaucoup de gens disent : il faut remettre l’ISF, comme ça on serait justes, a-t-il dit. D’abord, je leur demande : est-ce qu’on vivait mieux avant ? Ben non. Beaucoup de problèmes dont ils nous parlent, pardon de le dire, y compris quand il y avait un ISF très important, n’étaient pas réglés. »

Une espèce d’argumentaire à la Prévert où on mélange tout pour enterrer en même temps toute perspective de justice fiscale.

Thèmes Grand débat : des enjeux majeurs oubliés !

Thèmes Grand débat : des enjeux majeurs oubliés !

 

Il est évident que les thèmes proposés dans le grand débat ont un peu été rédigés dans la précipitation ; pour preuve ; la problématique posée est souvent parcellaire voir contradictoire avec d’autres thèmes. On a surtout oublié les enjeux majeurs que constituent la croissance, l’emploi, la politique industrielle et l’Europe. Pourtant des enjeux qui conditionnent le reste. La question de la croissance est en effet le problème majeur en cette fin d’année et va occuper l’actualité en 2019 voir en 2020. Cette croissance subit actuellement un atterrissage assez brutal puisqu’on va atteindre à peine 1,5 % en 2018 pour 2,3 % espérés par les experts au début de l’année. Pour 2019, on  prévoit au mieux 1,3 % mais tout dépendra de la dynamique de la consommation des ménages actuellement relativement atone. De nombreux facteurs nuisent à cette croissance, certains sont d’ordre quantitatifs mais d’autres qualitatifs. La seconde question qui est en grande partie liée est celle de l’emploi dont la situation devrait se dégrader mécaniquement en 2019 alors que nous avons déjà près de 6 millions de chômeurs. La dégradation de la situation économique française depuis des décennies tient beaucoup à l’écroulement de notre industrie. Malheureusement depuis des années toute réflexion sur un secteur industriel est absente au motif qu’il ne faut pas parler de stratégie et encore moins de plan.  Autre thème important celui de l’Europe, cadre pourtant déterminant sur le plan institutionnel bien sûr mais aussi économique, social et même sociétal. Ces thèmes devraient précéder presque tous les autres car ce sont eux qui vont conditionner les moyens, l’évolution du volume et de la nature de la fiscalité, une grande partie des services publics et même la transition écologique (exemple évolution des normes concernant l’automobile). En fait,  le grand débat a surtout repris les thématiques développées par les gilets jaunes, des thématiques limitées en oubliant sans doute les rapports systémiques entre les grands enjeux économiques et sociaux et environnementaux.

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Pour les Français, un monde de plus en plus anxiogène (Brice Teinturier, IPSOS)

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Brice Teinturier, politologue d’Ipsos souligne le caractère anxiogène du monde pour les Français dans une interview au Monde.

 

La crise des « gilets jaunes » confirme la défiance des Français à l’égard des élites en général et des politiques en particulier, sentiment que les sondages d’opinion mettent en évidence depuis des années. Vous n’êtes donc pas surpris par ce qui s’est passé ces dernières semaines ?

Brice Teinturier : La défiance ne suffit pas à rendre compte de ce que nous vivons aujourd’hui. Les politiques sont convaincus que, pour regagner la confiance des Français, il faut « obtenir des résultats », et que la défiance se dissipera lorsque ces résultats seront visibles : c’est pourquoi ils s’acharnent à « poursuivre les réformes ».

Mais ce manque de confiance vient de bien plus loin : nos concitoyens ont de plus en plus le sentiment de vivre dans un monde angoissant, menaçant, complexe, sans que quiconque puisse en traduire le sens et en tracer l’avenir. C’est ce sentiment qui oriente de plus en plus notre rapport au monde, notre rapport aux autres.

Il y a dix ans, lorsqu’on interrogeait les Français sur les menaces qu’ils ressentaient, le chômage venait en tête, loin devant les autres items. Aujourd’hui, tous sont en hausse et quasiment à égalité, les anciens – le chômage, la perte de pouvoir d’achat, l’immigration – comme les nouveaux qui s’y sont ajoutés – le terrorisme, le climat, l’accès à la santé, à une nourriture saine… Le monde est perçu comme plus inquiétant, les menaces comme plus nombreuses.

Cette angoisse est-elle spécifique aux Français ?

Non. Ipsos réalise en continu chaque mois depuis des années l’enquête « What worries the world ? » (« Qu’est-ce qui inquiète le monde ? ») Dans vingt-huit pays, les plus grands de la planète, auprès de plus de 20 000 personnes de 16 à 64 ans interrogées en ligne. Or, 60 % des répondants considèrent que leur pays « va dans la mauvaise direction » ! Mais ce chiffre varie beaucoup selon les pays. Ainsi, 94 % des Chinois disent que leur pays « va dans la bonne direction », contre seulement 12 % de Brésiliens, 19 % des Espagnols ou des Sud-Africains, et 24 % des Français.

Pourtant, la durée de vie s’allonge, le nombre de guerres et de morts violentes diminue, la pauvreté dans le monde également…

Oui, le monde va beaucoup mieux aujourd’hui qu’hier, mais cela n’empêche pas l’appréhension de monter régulièrement. Il y avait 15 000 morts par intoxication alimentaire en France il y a trente ans, et pourtant la crainte de manger des aliments mauvais pour la santé est depuis plusieurs années en forte hausse. C’est le paradoxe de la « désillusion du progrès » soulignée par Raymond Aron : notre notion de « ce que devrait être la vie » change plus rapidement que notre vie réelle.

 

Et nous nous trouvons ainsi confrontés à des apories qui renforcent notre angoisse. L’espérance de vie s’accroît, fort bien : mais comment nourrir tout le monde ? Et quand vais-je enfin hériter du patrimoine de mes parents ? Comment vais-je financer leurs dépendances ? Le monde est plus tolérant, plus divers, plus respectueux des différences, fort bien : mais les frontières sont-elles sûres ? Et peut-on accueillir toute la misère du monde ? Nous savons que le climat se réchauffe et qu’il faut agir, fort bien : mais comment faire ? Et qui paiera ? Nous voulons plus d’égalité et de solidarité : mais comment ne pas décourager l’initiative des plus dynamiques ? Etc., etc.

Si les opinions des Français sur ces sujets se répartissaient le long de barrières d’âge, d’opinion politique, de classe sociale, d’idéologie, il pourrait y avoir des regroupements autour de trois ou quatre projets, trois ou quatre visions de l’avenir, dont l’une pourrait finir par rallier une majorité. Mais le problème est que nous sommes tous plus ou moins traversés individuellement par ces contradictions. Cette fragmentation des individus et entre individus crée une granularité tellement forte, renforcée par l’idée, promue par la société de consommation, que l’individu est source de toute valeur, qu’elle empêche tout rassemblement, sauf par petits groupes, autour de normes partagées et d’un projet collectif.

Mais n’est-ce pas justement le rôle des politiques, des intellectuels, de proposer de tels projets ?

Une autre caractéristique de ce monde est l’absence de « traducteurs », c’est-à-dire de personnes ou d’institutions capables de comprendre la complexité et de se projeter dans l’avenir. Les médias, comme les politiques, souffrent d’une crise de légitimité, on le sait, mais aussi d’une crise du statut de la vérité. Les intellectuels ont explosé en chapelles concurrentes, incapables de rassembler.

Les religions ne sont plus non plus légitimes pour proposer un rapport au monde, une projection dans le futur – en ce sens, il n’y a donc pas de « retour du religieux » : la flambée actuelle de l’islam comme d’autres religions est en réalité un retour de la religiosité, ce qui n’est pas la même chose. La science elle-même, l’expertise, qui savait articuler la connaissance et le progrès, ne jouent plus ce rôle : depuis une dizaine d’années, l’opinion selon laquelle « la science fait plus de mal que de bien » est en progression constante.

Les Français seraient-ils donc devenus dépressifs ?

Non, ils sont pessimistes, mais pas dépressifs. Un dépressif est quelqu’un qui n’a plus aucune envie ni capacité d’action. Alors qu’il y a de l’énergie, de la capacité créatrice, de l’envie d’agir – parfois violemment, on l’a vu –, de trouver des solutions en contournant ce qui bloque au-dessus de soi.

Je distingue pour ma part six façons d’agir contre ce sentiment d’angoisse face au monde où nous vivons.

La première, que je qualifierais d’optimiste, est de reconnaître la complexité du monde et de travailler aux solutions qui la prennent en compte. Mais c’est loin d’être le scénario dominant…

La deuxième, à l’inverse, entend simplifier à outrance ce monde complexe. C’est la désignation du complot, du bouc émissaire, le triomphe du populisme et du « y a qu’à ». Et, malheureusement, l’histoire montre que les régimes populistes durent plus longtemps que les autres…

La troisième, face à un futur inquiétant, est de retourner au passé : « Avant c’était mieux. » Cette vague du néoconservatisme a connu en France son apogée il y a environ dix ans, lorsque la phrase de nos enquêtes « Rien n’est plus beau que mon enfance » recueillait jusqu’à 52 % de suffrages… Cela a un peu diminué depuis.

La quatrième est celle de la purification. Pour éviter que les choses soient complexes, retournons à une pureté originelle plus ou moins mythique : sans sel, sans gluten, ou bien… sans étrangers. C’est malheureusement un scénario que l’on a déjà vu à l’œuvre dans l’histoire, et qui a de nouveau le vent en poupe…

La cinquième est de changer l’individu lui-même. Plutôt que de changer un monde trop compliqué, changeons-nous nous-mêmes, augmentons nos capacités personnelles, notre corps, mais aussi, pourquoi pas, notre cerveau : c’est l’homme augmenté.

La sixième est ce que j’appelle les « réalliances », c’est-à-dire le fait de se constituer en petits groupes partageant une communauté de valeurs et d’opinions pour atteindre des objectifs identifiés, à défaut de pouvoir « changer le monde » ou le « système » dans son entier : manger bio, consommer localement, manifester contre une taxe jugée injuste, boycotter une entreprise qui pollue, empêcher la fermeture d’une classe ou d’un bureau de poste, etc. Mais il s’agit de communautés fugaces, en recomposition permanente, incapables de proposer au plus grand nombre un projet global, une vision de l’avenir.

Là encore, ces réponses peuvent cohabiter et varier selon les moments et les circonstances chez les mêmes individus. Elles ne sont pas incompatibles et peuvent se combiner selon des proportions variables : on peut manger bio et regretter le bon vieux temps, se mobiliser pour le pouvoir d’achat et être raciste, dénoncer un complot et rêver de l’homme bionique… D’où la difficulté à tirer de tout cela un projet commun mobilisateur qui trouverait enfin le chemin de la majorité dans les urnes. Ce qui reste malgré tout le meilleur moyen d’exprimer la volonté générale de parvenir à une société meilleure.

 

Sondage Grand débat : 67% des Français mais Macron n’en tiendra pas compte pour 62 %

Sondage Grand débat : 67% des Français mais Macron  n’en tiendra pas compte pour 62 %

Les Français sont convaincus de la nécessité du grand débat national. 67% pensent que c’est une « bonne chose ». Mais ils sont également une majorité (62%) à penser qu’Emmanuel Macron n’en tiendra pas compte, selon un sondage Opinion Way pour LCI, Le Figaro et RTL publié ce mardi 22 janvier.  Le chef de l’État part donc avec un handicap de taille sans compter que plus des deux tiers des Français espèrent une seule et même conclusion : que l’exécutif revienne sur certaines mesures prises depuis le début du quinquennat, notamment la réforme de l’impôt sur la fortune, et plus largement qu’il modifie sa politique économique. Tout l’inverse à priori des intentions d’Emmanuel Macron. Si le président entend mettre en avant l’écologie pour remettre à plat les impôts et les taxes, il pourrait avoir du mal à convaincre les Français : en effet seulement 11% d’entre eux jugent que le thème de la transition écologique est prioritaire. Loin, très loin de la fiscalité et des dépenses publiques qui restent en tête de leurs préoccupations.

*Enquête réalisée auprès d’un échantillon de Français recrutés par téléphone puis interrogés par Internet du 21 au 22 janvier 2019. Échantillon de 1.007 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. L’échantillon a été constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle, de catégorie d’agglomération et de région de résidence.

Sondage élus : trop payés pour 77 % des Français (OpinionWay)

Sondage élus : trop payés pour 77 % des Français (OpinionWay)

Les élus trop payés pour  77 %, selon un sondage OpinionWay pour LCI diffusé mardi. 14 % des personnes interrogées estiment toutefois que la rémunération des élus est la bonne mais seulement 8 % des sondés jugent que leur salaire n’est pas assez élevé. La défiance est un peu moins importante chez les personnes appartenant à une catégorie socio-professionnelle (CSP) supérieure. Ils sont 71 % à estimer que les élus perçoivent une rémunération trop haute contre 85 % des CSP -, détaille LCI. Le ressentiment envers les élus et leur rémunération est également plus fort en régions qu’à Paris et ses alentours. 19 % des Franciliens disent ainsi avoir confiance en leurs élus, contre 11 % des habitants du Nord-Est de la France.. Le sondage montre également que les sympathisants de Marine Le Pen sont les plus critiques envers la rémunération des élus. 93 % de ceux qui ont voté pour la présidente du Rassemblement national (ex-FN) au premier tour de la présidentielle en 2017 estiment que les élus sont trop payés. En comparaison, les partisans de Benoit Hamon sont 74 % à le penser et ceux de François Fillon 73 %, note LCI.  La rémunération des élus fait partie des sujets évoqué par les « gilets jaunes ». Certains appellent à une baisse des salaires. La semaine dernière, le porte-parole du gouvernement Benjamin avait affirmé que ce sujet était très « démago ».  »A la question de savoir s’il faut moins les payer (les élus) pour régler les problèmes, je ne tomberai pas là-dedans. Pour moi, c’est très démago. Je gagne très bien ma vie. Je travaille 100 heures par semaine, c’est un choix et je suis très heureux comme ça. Ce n’est pas anormal, quand on investit beaucoup de son temps, qu’on puisse donner des indemnités conséquentes aux élus », avait estimé le porte-parole du gouvernement.

Ce sondage a été réalisé en ligne au mois de janvier 2019 sur un échantillon de 1042 personnes majeures.

Intelligence artificielle : L’analyse prédictive la nouvelle mode

Intelligence artificielle : L’analyse prédictive la nouvelle mode

 

 

  • Dans un papier (sponsorisé par Orange !) l’intelligence artificielle est encore mise à toutes les sauces ; cette fois au service de l’analyse prédictive, la nouvelle mode. Une mode pourtant ancienne puisqu’il s’agit ni plus ni moins que d’exploiter des statistiques. L’analyse prédictive utilise en effet différentes méthodologies statistiquse à partir de données et de la théorie des jeux qui analysent des faits présents et passés pour faire des hypothèses prédictives. En faite une analyse de données passées en tenant compte des comportements pour faire de la prospective au service par exemple d’études de marché, de suivi d’installation ou encore de suivi de la santé. Un mélange de technologies nouvelles de l’information articulée avec une analyse des statistiques et des comportements. Pas vraiment un exploit de l’intelligence artificielle car ces techniques statistiques sont connues depuis au moins 30 ans.
  • (Extrait de l’article de l’article)

 

« Les avancées de l’intelligence artificielle (IA) conjuguées au big data ouvrent sans cesse de nouvelles perspectives. Parmi elles : l’analyse prédictive. De plus en plus performante grâce au machine learning, cette dernière est capable, en croisant des données de différentes sources, de prédire l’impact de phénomènes ou d’inventer de nouveaux services. Portrait d’une technologie de prédiction qui ne laisse rien au hasard.

Des progrès époustouflants… fondés sur la confiance des clients

Les progrès des modèles prédictifs s’accélèrent et génèrent sans cesse de nouvelles applications dans de nombreux secteurs économiques. En matière d’agriculture, il est ainsi possible d’anticiper les dépenses énergétiques des machines et d’être alerté en cas de besoin d’une maintenance préventive. Citons aussi le compteur intelligent Linky qui permet de fournir des recommandations pour optimiser la consommation grâce aux données collectées. Sans oublier l’industrie automobile et les véhicules connectés, qui marient intelligence artificielle et data science pour toujours plus d’autonomie. L’analyse prédictive repose sur l’exploitation de la data en échange d’un service facilitateur à valeur ajoutée pour les clients. La question de la confiance est donc primordiale. Un environnement où les utilisateurs peuvent partager leurs données en toute sécurité et confidentialité est crucial pour la réussite des modèles prédictifs. Le RGPD* va dans ce sens.

E-santé : quand l’IA aide à la prévention

L’IA et ses capacités prédictives améliorent la qualité des soins, la prévention ou l’aide au diagnostic du médecin. Un exemple ? La prévention de crises de certaines maladies et la télémédecine. Les poussées de rhumatismes inflammatoires peuvent ainsi être détectées grâce à un capteur d’activité sur le patient, couplé au machine learning. Les data scientists des Orange Labs, en partenariat avec l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière et Sanoïa, ont développé un modèle repérant ces poussées avec une fiabilité de 96 %.

Maintenance prédictive : vers une industrie et une énergie intelligentes

Dans le secteur industriel, l’IA permet également, grâce aux modèles prédictifs, de prévoir les pannes avant qu’elles ne se produisent. L’ascensoriste ThyssenKrupp peut ainsi remplacer les pièces avant leur usure.

Autre exemple : le fabricant de chaudières et chauffe-eau à gaz, e.l.m. leblanc, propose grâce à l’IoT et l’IA un service de contrôle à distance et de maintenance curative et prédictive de ses chaudières. La solution déployée collecte les données de la chaudière et alerte les techniciens en cas de problème. Leurs interventions sont plus efficaces, car l’IA permet de cibler les causes probables du dysfonctionnement en analysant les données en temps réel. La plateforme génère aussi elle-même des alertes par anticipation, via des algorithmes de maintenance prédictive.

Smart city : l’IA au service des citoyens

L’IA permet aussi aux collectivités d’optimiser la performance énergétique des bâtiments publics et de simplifier l’usage des services de la collectivité, comme les transports. Un exemple : la commune de Cenon, près de Bordeaux, a installé des capteurs connectés dans les chaudières des bâtiments municipaux les plus énergivores pour améliorer leur performance énergétique.

Ressources humaines : quand le recrutement passe au 4.0

En matière de gestion des ressources humaines, l’analyse prédictive peut aider à prévoir les évolutions du marché de l’emploi, comme chez Adecco. Mais aussi à recruter les candidats possédant les comportements et soft skills adéquats pour un poste, grâce notamment à l’analyse de données et des tests de personnalité.

Autre application RH : anticiper des risques d’absentéisme en croisant des données épidémiologiques, de santé et de transports pour faire de la prévention.

Retail : prédire pour toujours plus personnaliser

Connaître le parcours client est la clé du succès dans le domaine du retail. Les modèles prédictifs par l’analyse et le croisement des données permet aux acteurs du secteur de pousser automatiquement des produits potentiellement pertinents aux consommateurs. Une société de l’agroalimentaire pourrait ainsi suggérer des listes de courses en fonction des données remontées par un réfrigérateur connecté par exemple. Avec l’accord et la confiance du client, il est aussi possible de croiser des données de l’entreprise avec des informations disponibles en open data. Résultats : des recommandations personnalisées, de loisirs, de sports, de vêtements, de voyages… ». Finalement surtout des études de marché ! »

Baisse de la croissance : la faute aux gilets jaunes ?

Baisse de la croissance : la faute aux gilets jaunes ?

 

Il fallait trouver uen bouc émissaire : les gilets jaunes ! Les gilets jaunes vont donc devoir porter le chapeau de la nette diminution de la croissance (qui cependant a débuté au cours du premier semestre 2018 !). Ce que tente de démontrer le FMI. Un FMI qui reprend les arguments  de Natixis filiale de BPCE contrôlé par l’Etat), bref les arguments du gouvernement.  Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé lundi 21 janvier, à Davos, en Suisse, avoir abaissé légèrement – de 0,1% – la prévision de croissance 2019 pour la France, conséquence de la fronde des « gilets jaunes » qui dure depuis plus de deux mois. Le Fonds a également abaissé la prévision d’expansion pour l’économie mondiale et de la zone euro, avec des baisses encore plus marquées pour l’Allemagne (-0,6 point) et pour l’Italie (-0,4 point). La faute aux gilets jaunes ? En France, nous avons d’ailleurs abaissé légèrement la prévision de croissance, en raison des manifestations des gilets jaunes. Gita Gopinath, cheffe économiste du FMI.  « Ce sont de vraies préoccupations qui doivent être traitées », a-t-elle ajoutée, en réponse à une question sur les risques politiques et, notamment, le mouvement des « gilets jaunes ».  Les gilets jaunes sont supposés être en grande partie responsables de l’écroulement de la croissance. Pourtant  Les instituts économiques de l’État ont mis du temps pour s’apercevoir du net tassement économique de la France en 2018, bien avant le mouvement des gilets jaunes. . Ce n’est qu’il y a quelques jours que la Banque de France a enfin convenu que l’objectif de 1,7 % d’augmentation du PIB en 2018 était illusoire. De même que les objectifs de 2019. La perspective de 2018 est ramenée à 1,5 %., celle de 2019 à 1.3%.  Pari perdu donc pour Macron concernant la croissance. Les experts attendaient en début d’année autour de 2,3 % pour la croissance du PIB. Le gouvernement avait retenu 2 % puis a revu à la baisse ses prévisions avec une perspective de 1,7 %. En réalité,  on parviendra péniblement à un niveau de croissance de 1,5 %. Un niveau qui fait redémarrer la hausse du chômage et menace les équilibres financiers déjà fragiles.  La croissance s’est écoulée à 0,2% au quatrième trimestre. la croissance a été un peu plus soutenue au troisième trimestre par la demande intérieure, avec une consommation des ménages qui s’est redressée de 0,5% – après une rare baisse de 0,1% au 2e trimestre – et un investissement des entreprises qui continue de croître de plus de 4% en glissement annuel. Les achats de logements neufs, reculent ; depuis le début de l’année après son bond de 5,6% en 2017 ; C’est un atterrissage brutal. Ce tassement de la croissance ne peut s’expliquer à lui seul par un environnement international plus morose. En effet la France fait moins bien que la moyenne de l’union européenne. La vérité c’est que Macron s’est trompé de stratégie en assommant la consommation des ménages par une hausse de fiscalité alors que parallèlement il accordait aux  plus nantis et aux entreprises des cadeaux fiscaux sans la moindre contrainte. Résultat quand la croissance se tasse, l’emploi aussi. Selon les données de l’Insee publiées en décembre, les créations d’emplois s’élèvent seulement à 15.000 sur les trois derniers mois contre 15.900 au trimestre précédent. Une progression insignifiante qui n’est pas de nature à absorber l’évolution démographique. Notons que les perspectives sont particulièrement mauvaises partout en Europe y compris en Allemagne qui verrait sa croissance diminuer de 0.6%. La faute aux gilets jaunes ? En fait c’est surtout le commerce qui a été affecté. Les hyper notamment ont perdu 2% de chiffres d’affaires au dernier trimestre mais pas de quoi expliquer la baisse de croissance de 2018.

 

Schiappa chez Hanouna : le grand débat dans le caniveau

Schiappa chez Hanouna : le grand débat dans le caniveau

 

On sait que Marlène Schiappa en mal existentiel au sein du gouvernement multiplie les coups de gueule médiatique pour prouver son utilité. Cette fois elle a décidé de co animer avec Cyril Hanouna  «  balance ton pote » sur C8 autant dire que le grand débat va tomber dans la vulgarité habituelle de l’émission et finalement finir  dans le caniveau ou le simplisme. La première question qui se pose est de savoir si c’est bien le rôle d’une ministre d’aller co animer une émission non seulement aussi vulgaire mais également très grossière. Une émission composée essentiellement de téléspectateurs au profil de beaufs. La sémantique de Schiappa traduit clairement qu’elle recherche le buzz « La partie animation du show restera la prérogative de Cyril Hanouna. Je vais animer le débat, «  il s’agit en effet l’avantage d’un show que véritablement d’un débat démocratique. La venue de Schiappa  dans une émission qui utilise en permanence la provocation pour alimenter sa ligne éditoriale a suscité évidemment de nombreuses réactions très négatives.

« Twitter s’est indigné, mais Twitter s’indigne et s’enflamme extrêmement facilement, dès lors qu’on sort des codes de la politique traditionnelle. J’ai l’habitude c’était la même chose quand j’ai joué les « Monologues du Vagins » ou quand j’ai délocalisé mon cabinet à Trappes. Il y a un a priori d’indignation et puis finalement, on réalise que faire de la politique en dehors des codes c’est aussi une manière de ramener des gens vers le débat public. »

Avec cette émission, Marlène Schiappa espère « promouvoir ce grand débat » et montrer aux Français que « ça peut être ludique et pas forcément ennuyeux et qu’on peut tous ensemble se poser des questions pour amener des propositions ». Le problème évidemment c’est que Marlène Schiappa est bien peu armée pour intervenir sur les problèmes complexes des thèmes du grand débat sauf à caricaturer pour vendre comme un bateleur de foire la politique du gouvernement.

Scandale Alstom-General Electric : 470 suppressions de postes en France

Scandale Alstom-General Electric : 470 suppressions de postes en France

Un double scandale d’abord parce que la branche électrique d’Alstom (dont certaines activités très stratégiques) a été littéralement bradée à l’américain General Electric. Ensuite maintenant parce que comme c’était prévisible certaines activités en France vont se réduire avec comme conséquence la suppression d’environ de 500 emplois sont en cause. Interrogée par l’AFP, la direction de la communication de GE à Belfort a confirmé l’ouverture de ces négociations, se refusant à tout autre commentaire. « GE procède actuellement à une revue de ses activités pour s’assurer qu’elles sont les mieux à même de répondre aux réalités du marché et permettre leur succès à long terme », a-t-elle déclaré. « Dans cet esprit, GE a entamé des discussions avec les représentants du personnel d’APS (Alstom Power Systems) sur la faisabilité d’un plan de départs volontaires dans le cadre d’une rupture conventionnelle collective », a-t-elle poursuivi, précisant ne pas être « en mesure de partager plus d’informations à ce stade ».

Dans un tract commun, la CFDT et la CFE-CGC d’Alstom Power System s’inquiètent des « conséquences des réductions d’effectifs sur la continuité des activités, sur le maintien des compétences et des expertises » et demandent des embauches pour compenser ces éventuelles pertes de compétences.

. Olivier Marleix, L’ex-président de la commission d’enquête parlementaire sur les décisions de politique industrielle de l’État, lui, a décidé de saisir la justice au titre de l’article 40 du code de procédure pénale, selon une source judiciaire au Figaro. La confirmation que la gestion d’Alstom aurait été calamiteuse. L’erreur stratégique aura d’abord été de vendre la branche énergie d’Alstom. Ce que rappelle Wikipédia « Au début de 2015, Jean-Michel Quatrepoint, journaliste économique, dénonce les conditions de vente de l’entreprise Alstom au groupe General Electric (GE) soulignant que contrairement aux promesses d’Arnaud Montebourg, assurant que le secteur nucléaire resterait sous contrôle français, le protocole d’accord approuvé par Emmanuel Macron en novembre et voté par l’assemblée générale, a pour conséquence de placer sous la coupe du groupe américain les turbines produites par Alstom et de cette manière la maintenance des centrales françaises. « Nous avons donc délibérément confié à un groupe américain l’avenir de l’ensemble de notre filière nucléaire… ». Il met en garde également sur le fait que cette vente « donne à GE le monopole de la fourniture de turbines de l’ensemble de notre flotte de guerre ». Il évoque également la vente d’une filiale d’Alstom, Alstom Satellite Tracking Systems, spécialisée dans les systèmes de repérage par satellite, dont les produits équipent l’armée française ainsi que des entreprises du secteur de la défense et de l’espace qui tombe dans le giron de General Electric. Il évoque « la cupidité et l’incompétence de certains dirigeants d’entreprise qui ont fait passer leurs intérêts personnels avant ceux de la collectivité ». Certains analystes voient un lien direct entre la cession du pôle énergie du groupe à General Electric et l’enquête américaine pour des faits de corruption ayant débouché sur une amende de 720 millions d’euros et présentant des risques judiciaires pour plusieurs cadres d’Alstom dont Patrick Kron » ».De fait Patrick Tron aura été le fossoyeur d’Alstom.   Autre critique  Anticor reproche au gouvernement d‘avoir renoncé à lever des options qui lui auraient permis d‘acheter des actions Alstom au groupe Bouygues. Manque à gagner pour les caisses de l‘Etat, estime Anticor, qui dénonce une forme de détournement d‘argent public “par négligence” : 350 millions d‘euros. L‘opération à laquelle le ministre de l‘Economie et des Finances Bruno Le Maire a renoncé 26 septembre 2017, lors de l‘annonce de la fusion entre Alstom et Siemens, découlait d‘un accord conclu avec Bouygues le 22 juin 2014.Pour Anticor, l‘abandon par l‘Etat de ces options “constitue une infraction pénale de la plus grande gravité”, car il a ainsi “renoncé à encaisser au bénéfice des caisses publiques dont il a la charge la somme de 350 millions d‘euros”.  Dans cette missive, dont l’existence a été révélée par Le Monde , Olivier Marleix s’étonne que les autorités françaises n’aient «jamais ouvert d’enquête» sur ce rachat alors qu’Alstom a reconnu des faits de corruption dans plusieurs pays entre 2000 et 2011. L’entreprise a également versé une amende à la justice américaine en 2014. Pour étayer son argumentaire, Olivier Marleix s’appuie sur les travaux de la commission d’enquête qui «ont mis en évidence» la façon dont la procédure de contrôle des investissements étrangers en France «a été détournée». L’ex-maire d’Anet note qu’Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie, a «formellement donné l’autorisation» de la vente d’Alstom énergie et a «également autorisé» d’autres cessions d’actifs «d’entreprises stratégiques françaises». En cause, les rachats d‘Alcatel-Lucent au groupe finlandais Nokia ou de Technologies. Dans sa missive, le député ajoute que le candidat Macron a bénéficié d’un «montant de dons records pour sa campagne» et estime que «le fait que l’on puisse retrouver dans la liste des donateurs ou des organisateurs de dîners de levée de fonds des personnes qui auraient été intéressées aux ventes précitées ne peut qu’interroger». Olivier Marleix émet l’hypothèse que le «système» mis en place dans le cadre de ces cessions aurait pu bénéficier à l’actuel président de la République pendant sa campagne. Emmanuel Macron a levé en un an, sans parti politique, environ 15 millions d’euros de dons, souligne-t-il. «Puisqu’une enquête préliminaire a été ouverte en novembre dernier sur les dons reçus par le parti En marche! (…) il m’a paru nécessaire de vous signaler ces éléments», ajoute-t-il. Ce signalement est en cours d’analyse au parquet de Paris, confirme une source judiciaire au Figaro. «S’il était vérifié, un tel système pourrait être interprété comme un pacte de corruption», avance le député. Ce signalement intervient alors qu’un ex-dirigeant d’Alstom, Frédéric Pierucci, a livré un témoignage sur les dessous de ce rachat par General Electric dans un ouvrage («Le Piège américain», JC Lattès) paru mercredi. Selon lui, l’entreprise a été contrainte de vendre sous la pression des États-Unis, où il a été arrêté le 14 avril 2013 à New York, à sa descente d’avion, dans ce qu’il décrit comme une «guerre économique souterraine» livrée à l’Europe.

 

«La nuit jaune», la proposition de Drouet qui va discréditer le mouvement

«La nuit jaune», la proposition de Drouet qui va discréditer le mouvement

De  toute évidence le médiatique leader des gilets jaunes Éric Drouet  utilise la provocation pour s’imposer comme le principal responsable du mouvement. La lettre qu’il vient d’adresser au président est particulièrement incohérente puisque qu’elle se fixe pour objet d’obtenir une rencontre avec le chef de l’État mais qu’en même temps Drouet  menace de sortir des règles républicaines pour durcir l’action. En clair il annonce une plus grande radicalité et conseille  même aux gilets jaunes un peu mous de s’abstenir de venir. Il propose maintenant des manifestations de nuit qui pourraient n’être pas déclarées. Cette lettre officiellement adressée au président est surtout destinée aux gilets jaunes les plus radicaux pour qu’ils se rallient à Éric Drouet. Il est clair que se joue actuellement chez les gilets jaunes une bataille de leadership entre ceux  qui veulent politiser et durcir le mouvement et ceux plus réformistes qui souhaitent des résultats. La lettre d’Éric Drouet  assez maladroite sur la forme démontre à l’évidence un manque d’expérience politique et sociale avec un mélange de rouerie et de naïveté. Éric Drouet  se sert aussi des gilets jaunes en colère pour assurer sa propre promotion médiatique. Politiquement Éric Drouet se situe sur une ligne à anarcho  gauchiste et soigne son image de marque pour s’imposer personnellement. Une attitude que dénoncent nombre d’autres leaders des gilets jaunes qui ont critiqué les initiatives provocatrices de l’intéressé. Sa demande d’audience auprès du président de la république n’est cependant pas sans arrière-pensée. Il n’en espère sans doute pas grand-chose mais ce serait une manière de le consacrer comme leader indiscutable du mouvement. La proposition radicale d’organiser des manifestations non déclarées de nuit relève d’une grande irresponsabilité et pourrait porter un coup fatal au mouvement par suite des violences inévitables qui pourraient être favorisées la nuit. Il est probable cependant qu’Éric Drouet ne mettra pas sa menace à exécution. En effet déjà poursuivi judiciairement, certes pour des motifs plus ou moins clairs, il pourrait cette fois être lourdement condamné. Une fois encore on constate que ce mouvement des gilets jaunes manque cruellement de coordination et de responsables à la hauteur des enjeux je. Le pire ennemi des gilets jaunes pourrait bien venir désormais de l’intérieur, des contradictions idéologiques mais aussi des déviances personnelles.

Croissance Japon baisse des exportations

Croissance Japon baisse des exportations

Comme en Chine les exportations japonaises ont assez nettement diminué en décembre en conformité avec le tassement économique international. Les exportations japonaises sont notamment affectées par le ralentissement chinois- Les exportations japonaises ont en effet chuté de 3,8% en décembre, montrent les données publiées mercredi par le ministère des Finances, après une progression de 0,1% en novembre. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une baisse de 1,9%.Selon les données du ministère des Finances, les exportations vers la Chine, principal partenaire commercial du Japon, ont chuté de 7,0% en rythme annuel. Les exportations vers les Etats-Unis ont pour leur part progressé de 1,6% le mois dernier. Les importations globales du Japon ont augmenté de 1,9% sur un an en décembre, une progression inférieure à la hausse de 3,7% attendue par les économistes. La balance commerciale japonaise affiche un déficit de 55,3 milliards de yens (442 millions d’euros), nettement supérieur aux 29,5 milliards attendus. À noter aussi peut-être une influence de la dégradation de l’image du Japon dans l’affaire Renault et de la chasse à la baleine qui démontre une forme de nationalisme peu compatible avec une ouverture mondiale

Coopération économique franco allemande : chacun pour soi !

Coopération économique franco allemande : chacun pour soi !

 

En dépit de la signature d’un traité de convergence franco-allemand, à Aix-la-Chapelle, la coopération entre la France et l’Allemagne sur le plan économique n’a jamais été aussi mauvaise. En cause peut-être, d’abord la situation particulièrement fragile de Merkel mais aussi de Macron qui leur interdit de prendre des initiatives significatives. La seconde raison est liée à la divergence qu’il y a en matière de politiques macro-économique dans chacun des pays. L’Allemagne a choisi depuis longtemps et de manière délibérée de soutenir son industrie tandis que la France a confiée l’avenir industriel au marché. Résultat l’industrie française s’est complètement écroulée. La différence la plus fondamentale tient à la compétitivité de l’Allemagne qui se vérifie avec l’État de la balance commerciale. Le solde des échanges commerciaux rapporte bon an mal an 250 milliards à l’Allemagne tandis que la France enregistre un bilan négatif avec de leur de 50 milliards par un. Autre point fondamental la gestion budgétaire ; l’Allemagne parvient pratiquement à l’équilibre tandis que les finances de la France ne cessent de dériver faisant gonfler la dette jusqu’à presque 100 % du PIB. Dernière différence, l’attachement des Allemands à la défense de leurs propres intérêts par aux autres pays de l’Europe. Un seul exemple, la  réticence allemande pour taxer les GAFA pro  crainte de représailles américaines concernant les exportations d’automobiles. Macron au début de son mandat entendait engager une réforme assez fondamentale de l’union européenne et surtout de la zone euro avec un budget, un ministre de ce budget, une enveloppe significative d’investissement aussi un processus de mutualisation des dettes. Autant de mesures totalement rejetées par l’Allemagne qui considère que la France parle beaucoup mais agit peut. Macron en est réduit à espérer une amélioration des relations peu probable pour le court terme surtout avec le ralentissement économique international qui touche aussi l’Allemagne. “On doit réussir à mieux articuler nos politiques macroéconomiques. Ça, ça va être très difficile, mais c’est un vrai débat qu’on doit avoir parce que nos politiques macroéconomiques ont en fait été très divergentes”, a dit le président français au côté de la chancelière, Angela Merkel, lors d’un débat avec des citoyens, à Aix-la-Chapelle.“Il va nous falloir construire le consensus entre nos deux pays dans le rapport à ce qu’est la dépense publique, le bon niveau de dépense publique et la bonne stratégie macroéconomique”, a-t-il ajouté. En schématisant les choses, a poursuivi Emmanuel Macron, “sans doute la France a-t-elle eu un goût immodéré pour l’augmentation de la dépense publique et une très faible sensibilité à la notion de déficit public”. “De l’autre côté, l’Allemagne a un goût immodéré pour la consolidation budgétaire et une faible sensibilité à la relance par la dépense.”

“Si on se coordonne mieux, on peut beaucoup plus lisser nos cycles économiques et faire des choses qui sont intelligentes pour nous deux (…). C’est absolument pertinent au sein d’une zone monétaire et ça fait partie de ce qu’on veut mettre en place”, a encore déclaré Emmanuel Macron.

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