Pétrole: les cours au plus bas, la contradiction de Macron

Pétrole: les cours au plus bas, la contradiction de Macron

 

Paradoxalement les cours du pétrole sont au plus bas depuis un an et les prix du carburant suivent même si c’est avec retard. Pourtant c’est l’augmentation des taxes sur le carburant qui est à l’origine du mouvement des gilets jaunes. Des taxes qui ensuite ont été annulées par le gouvernement. La preuve d’une gestion très approximative. On aurait pu en effet mettre en œuvre la TICPE (ancienne TIPP)) flottante qui avait déjà été appliquée sous Jospin. Cette taxe qui augmente quand les cours sont bas, qui diminue quand les cours sont élevés et qui permet donc de lisser l’évolution des prix du carburant auprès du consommateur ; avec ce dispositif l’augmentation fiscale ne se serait pas (ou moins) fait sentir. Certes les prix peuvent repartir à la hausse et le risque pour Bercy était de voir diminuer les recettes. Mais cette hausse n’est pas certaine dans la mesure où on constate un assez net ralentissement de la croissance mondiale. La preuve qu’il y a encore de sérieux progrès à faire en matière de gestion économique et en particulier dans le domaine énergétique. Les cours du pétrole peinaient en effet à rebondir mercredi en Asie dans un climat d’incertitudes sur l’économie américaine et l’excès d’offre mondiale. Vers 4h30, le baril de « light sweet crude » (WTI), référence américaine du brut, pour livraison en février, prenait 24 cents à 42,77 dollars dans les échanges électroniques en Asie. Le baril de Brent, référence européenne, pour livraison en février, perdait 12 cents à 50,35 dollars. Les cours ont perdu plus de 6% lundi, à leurs plus bas niveaux depuis plus d’un an et à l’unisson d’un plongeon à Wall Street.

« Les craintes de ralentissement de la croissance mondiale et les incertitudes politiques en provenance de la Maison Blanche concernant le commerce et sa politique aux frontières sont facteur de risques », a commenté Margaret Yang Yan, analyste chez CMC Markets. Le marché du brut est miné par la surabondance de l’offre, l’affaiblissement de la demande du aux perspectives de ralentissement économique mondial, Etats-Unis en tête. Les cours pourraient encore descendre malgré les efforts de l’Opep et de ses partenaires pour les soutenir par des coupes dans leur production. Le cartel et ses alliés menés par la Russie ont décidé d’une baisse de leur production de 1,2 million de barils par jour pour les six prochains mois mais les analystes doutent que cela suffira à retourner la situation.  »Sauf à ce que l’OPEP sorte un lapin de son chapeau et rassure les marchés sur la viabilité de ses coupes, y compris en en imposant de plus importantes comme l’ont suggéré certains membres, les craintes macroéconomiques vont continuer de peser comme une enclume au cou des marchés », a déclaré Stephen Innes, analyste chez Oanda. Lundi, à la veille de Noël, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le WTI a abandonné 3,06 dollars ou 6,7% pour finir à 42,53 dollars, son plus bas niveau depuis juin 2017. Le Brent a perdu 3,35 dollars ou 6,2% pour terminer à 50,47 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, un niveau plus vu depuis août 2017.

 

0 Réponses à “Pétrole: les cours au plus bas, la contradiction de Macron”


  • Aucun commentaire

Laisser un Commentaire




L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol