Gilets jaunes : changement des lignes éditoriales

Gilets jaunes : changement des lignes éditoriales

 

 

Jusque-là les gilets jaunes ont bénéficié d’un soutien bienveillant des grands médias mêmes si c’était souvent avec une certaine condescendance. Un soutien d’une certaine manière un peu contraint par l’audience dans la mesure où l’opinion publique approuvait  le mouvement des gilets jaunes à hauteur de 70 %. Depuis samedi dernier toutefois, on assiste à un net  changement de la tonalité des lignes éditoriales. Un changement qui se caractérise par un focus sur les violences et les mots d’ordre de certains manifestants d’extrême droite. On y ajoute aussi les conséquences de ce mouvement sur l’évolution de l’activité économique. Bref l’intelligentsia commence à être agacée par ce populo qui non seulement revendique sur le plan social mais se mêle aussi de réforme démocratique. Les gilets jaunes qui défilent sur les plateaux sont souvent mis à la question, ils ont bien du mal à se dépêtrer des attaques des représentants de l’élite. Cela d’autant plus qu’ils n’ont guère d’expérience médiatique, sociale ou politique. Dans les jours à venir il est vraisemblable que les lignes éditoriales vont encore se durcir pour tenter de discréditer un mouvement qui évidemment s’effrite avec le temps et surtout durant la trêve des confiseurs. Les gilets jaunes s’ils veulent perpétuer leur mouvement auraient intérêt à se structurer rapidement sur une ligne idéologique un peu claire qui d’une part condamne sans équivoque les violences, d’autre part qui dénonce les propos racistes. Certes e ces propos racistes sont le plus souvent le fait d’extrémistes qui instrumentalisent  à leur profit la colère sociale des délais jaunes, cependant la condamnation de ces excès est insuffisante pour éviter le procès en populisme des gilets jaunes. En outre il serait sans doute aussi utile de  ne pas revendiquer l’exclusivité de la représentation du peuple français. Certes les gilets  jaunes représentent indiscutablement des couches moyennes et populaires mais pas toutes. D’autres qui approuvent la colère sociale ne se retrouvent pas forcément dans les gilets jaunes qui mettent dans le même sac toutes les organisations intermédiaires comme si la pureté et la représentativité ne pouvait découler que des ronds-points occupés. En clair, il faudra une plus grande cohérence idéologique, une structuration, une tarification des revendications y compris sur le RIC enfin un peu de réalisme sur la représentativité. Aujourd’hui ,le mouvement est encore soutenu par environ 70 % de la population mais les moyens d’action commencent à être de plus en plus contestés et seulement 20 % de la population se considère comme gilets jaunes. Ce mouvement doit développer doit évoluer qualitativement s’il ne veut pas sombrer dans les contradictions du populisme. Et pour prendre un exemple concret la plupart  des porte-paroles actuels du mouvement des gilets jaunes ne sont pas à la hauteur des enjeux. Là aussi il faut un peu de réalisme quand on se laisse embarquer sur les plateaux de télé ou dans les ministères.

 

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