Renationaliser Vinci et les autoroutes

Renationaliser Vinci et les autoroutes

 

On ne peut pas dire que Vinci ait fait preuve de grande intelligence en s’immisçant dans le conflit des gilets jaunes. Sa proposition initiale de faire payer aux automobilistes mobilistes les péages dont ils ont été dispensés par les gilets jaunes était grotesque. Sans doute Vinci a voulu faire du zèle vis-à-vis d’un État au crochet duquel il vit. Vinci est en effet spécialisé dans la gestion des infrastructures, les travaux publics et autres équipements dont la plupart sont financés par l’État français où les états étrangers. Vinci non seulement gère des autoroutes par exemple mais aussi les aéroports. Vinci est candidat pour une reprise d’une partie du capital des aéroports de Paris. Autant de secteurs très juteux financés pour l’essentiel par le contribuable et ou l’usager.  Notons que Vinci entreprises françaises est cependant contrôlée à hauteur de près de 58 % par des institutionnels étrangers et que la pudeur imposerait que cet entreprise se taise sur des questions d’orientation de politique française Vinci, comme d’autres concessionnaires d’autoroutes réalisent des bénéfices invraisemblables. Au point que la question de la renationalisation se pose. En effet, l’Etat  a vendu des bijoux de famille qui rapportent gros aux sociétés concessionnaires. Preuve, les profits ont augmenté de 25 % en 2016 et les dividendes de 41 %. Tout cela grâce aux petits arrangements avec l’État pour prolonger  la durée des concessions, modifier l’amortissement et permettre l’augmentation des tarifs. Exemple Vinci réseau concessionnaire avec ASF, Cofiroute, Escota et Arcour affiche des bénéfices en hausse sur un an de 28,5% (1,75 milliard d’euros) et des dividendes en progression de 88,5% (près de 4 milliards d’euros), souligne le magazine Autoplus. Cette forte croissance s’explique notamment par le versement en une seule année, par Cofiroute, d’un dividende élevé correspondant à une trésorerie thésaurisée lors des deux exercices précédents.  « Comment les bénéfices du secteur autoroutier ont-ils pu progresser de 25%. En moyenne alors que les péages, qui constituent 97% des rentrées d’argent, n’ont augmenté en 2016 que de 1,2% ? » S’interroge la revue automobile alors qu’une nouvelle hausse des tarifs s’applique depuis 1er février 2018. Une partie de la réponse tient à la hausse du trafic en 2016 (+3,3%), plus dynamique pour les poids lourds (+4,2%) que pour les voitures (+3,2%) et par les baisses des charges de personnels due à l’automatisation des péages. De plus, « les frais financiers des autoroutes liés aux intérêts diminuent au fil du temps comme pour l’emprunt immobilier d’une particulier » explique Pascal Pennec, rédacteur en chef adjoint d’Autoplus, sur l’antenne de RMC. Pour les particuliers, les hausses de tarifs ne vont pas diminuer, au contraire. « À partir de 2019, des augmentations de péages sont directement liées aux engagements de travaux signés en 2016 par les sociétés concessionnaires avec l’État dans le cadre d’un plan autoroutier » souligne Autoplus. Une entreprise qui vit pour l’essentiel au crochet de l’État devrait pour le moins se montrer prudente dans sa politique de communication. Cela offre au moins l’avantage de reposer la problématique de la renationalisation des autoroutes dont les profits difficilement admissibles mais comprendre avec la consanguinité entre les conseillers des ministres et les cadres et dirigeants de Vinci dont beaucoup sont issus de l’école nationale des ponts ou de l’ENA. Notons enfin que les prix des autoroutes devraient augmenter d’environ 1,8% au 1er février prochain, soit davantage que cette année.

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