Affaire Renault- Nissan pour un boycott des produits japonais

Affaire Renault- Nissan pour un boycott des produits japonais

Il est clair que Nissan avec le soutien des autorités japonaises a engagé un bras de fer avec Renault et la France. Il ne s’agit pas ici de dédouaner Carlos Ghosn qui sans doute a un peu trop confondu le tiroir-caisse de la société avec son propre porte-monnaie, d’abord avec un salaire exorbitant ensuite avec sans doute des rémunérations accessoires contestables. Ceci étant,  la plupart des grands patrons se comporte de la même manière en pratiquant d’une part l’évasion fiscale massive et en s’accordant des davantage excessifs. Mais les reproches qui peuvent être adressés à Carlos Ghosn n’enlève rien au fait que l’intéressé est un des plus grands patrons du monde. Il a réussi à sauver d’abord Renault puis a constitué le premier groupe automobile mondial. Le traitement que lui inflige le Japon avec une garde à vue dans des conditions insupportables constitue évidemment un élément rapport de force engagée par Nissan qui veut se  libérer  de Renault voire racheter l’entreprise française. Certains objectent que le type de garde à vue très prolongée est conforme au droit japonais ; curieux quand même quand on constate que pas un seul grand patron japonais n’a été impliqué après la terrible catastrophe de Fukushima. Il est tout aussi inadmissible que Carlos Ghosn ait  été démis de ses fonctions alors que la procédure commence à peine. Le nationalisme économique japonais est bien connu, ce qui ne l’empêche pas de faire des exportations le moteur de sa croissance. L’attitude du Japon- et de Nissan en particulier- est inadmissible et la réponse du gouvernement français n’est pas à la hauteur de l’attaque. La seule réponse qui s’impose serait un boycott des produits du Japon en attendant que ce pays veuille bien transmettre à la France le dossier d’accusation de Carlos Ghosn. Pour l’instant le ministre de l’économie français se borne à dire qu’il n’a aucune information ! L’Etat français, avec 15% du capital, est le principal actionnaire de Renault, qui est lui-même le principal actionnaire de Nissan avec 43,4% des parts. Nissan détient quant à lui 15% de Renault. Un dirigeant de longue date de Nissan, sous le sceau de l’anonymat, a bien évoqué ce qui se autour de Carlos Ghosn , il a déclaré mercredi dans la presse japonaise qu’il fallait réfléchir à une réduction de la participation de Renault dans Nissan. “Nous devenons revenir à l’idée originelle d’une relation gagnant-gagnant (…) une relation plus équitable qu’auparavant”, a-t-il dit.

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