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Archive mensuelle de septembre 2018

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Actu, infos, économie, social, politique : articles les plus lus

Qualité de l’air : en France : ça s’améliore légèrement mais c’est encore très mauvais

Qualité de l’air : en France : ça s’améliore légèrement mais c’est encore très mauvais

: Ça s’améliore légèrement mais c’est encore très mauvais, c’est le constat en particulier à paris. . En début d’année  la Commission européenne avait convoqué neuf pays, dont la France, l’Allemagne et l’Italie pour leur demander de faire le nécessaire pour se conformer à la directive européenne sur la qualité de l’air, faute de quoi elle saisirait la justice avec une amende à la clé. C’est dans le nord de l’Italie que l’air est le moins respirable, d’après le dernier rapport de l’Agence européenne pour l’environnement (AEE) qui se base sur des données datant de 2015.A Milan, Turin et Padoue, la concentration en particules fines, l’un des principaux polluants atmosphériques, dépasse de loin les limites fixées par la directive européenne sur la qualité de l’air. Même chose dans les pays de l’Est, en Pologne et en Bulgarie notamment. La situation n’est guère meilleure à Marseille, Lyon ou Paris. Si on prend en compte le dioxyde d’azote, dont les émissions proviennent principalement du trafic routier et des véhicules diesel en particulier, là aussi les grandes villes françaises ne se conforment pas aux règles.  « Le véritable problème, ça n’est pas l’ozone, indique  Jean-Baptiste Bernard, directeur de recherche au CNRS, mais le dioxyde d’azote (NO2) et les particules fines. » Ces polluants sont produits par l’industrie, le chauffage au bois et le trafic routier. Ce dernier est, selon Airparif, en Ile-de-France, responsable à 75% des émissions de NO2.

Le professeur Sauvet confirme et  cite l’exemple de Tokyo. La capitale japonaise, qui fait la chasse aux particules fines (donc au diesel) depuis 2003, a obtenu des résultats « phénoménaux ». « Une baisse de 44% du taux de particules fines, de 11% de la mortalité cardiaque et de 22% de la mortalité pulmonaire », souligne-t-il. il reste encore à Paris un peu de chemin à parcourir. Selon un classement des capitales européennes établi au printemps dernier par l’ONG Greenpeace, Copenhague, Amsterdam et Oslo sont sur le podium et Paris émerge en milieu de tableau, à la 7e place, derrière Zurich, Vienne et Madrid.

Bilan de la qualité de l’air – Année 2017 – Surveillance et information en Île-de-France (Airparif, rapport de 110 p., fichier pdf de 12 Mo, mars 2018)

Benalla : « pour préciser », un enfumage !

Benalla :  « pour préciser », un enfumage !

 

 

 

C’est en substance ce que dit Florian Silnicki, expert en communication  à propos de l’audition de Benalla au sénat. (Interview du Figaro)

 

Qu’avez-vous pensé de la prestation d’Alexandre Benalla devant les sénateurs?

FLORIAN SILNICKI. - Je l’ai trouvé très intéressante. C’est un cas d’école à montrer à tous les étudiants. Dès le début, on sent l’empreinte de la communication de crise. M. Benalla sait que les personnes en face de lui sont hostiles. De fait, il fait immédiatement un acte de contrition en s’excusant auprès des sénateurs. Il apparaît, durant les premières minutes, comme empathique et transparent. C’était le but recherché, et ça a marché. D’autant qu’il se présente seul, sans avocat, pour prouver qu’il n’a rien à cacher. Mais cette stratégie s’est rapidement enrayée au moment où il a dit: «J’ai été bien élevé». C’est assez grossier, selon moi. Cela n’a pas sa place dans un discours institutionnel où il est censé être précis sur les faits qui lui sont reprochés. Au final, il n’est pas apparu suffisamment transparent et efficace. Il a été davantage arrogant, même si une bonne stratégie de communication peut masquer ce trait de caractère.

Dès les premières minutes, il a répété à chaque début de réponse la formule «Pour être précis». Est-ce, selon vous, une erreur de stratégie?

Parfaitement. C’est à ce moment-là que la machine s’est grippée. M. Benalla veut à tout prix apparaître comme un homme qui n’a rien à cacher et entend le prouver en répondant précisément aux questions qu’on lui pose, à l’image des hauts fonctionnaires interrogés les mois précédents dans cette affaire. Pour ce faire, il utilise la formule «Pour être précis» à plusieurs reprises. C’est, là encore, très grossier. Cela peut être efficace dans une communication de crise, mais la systématisation de l’utilisation de cette expression agace parce que ce n’est pas naturel. On ne dit pas «Pour être précis» dans la vie de tous les jours. D’autant qu’il se trompe à deux reprises, notamment sur les fonctions qu’il exerçait à l’Élysée, et est contraint de se reprendre. L’effet recherché est complètement renversé. Au lieu d’apparaître comme quelqu’un de précis, méticuleux, il devient suspect aux yeux de ceux qui l’interrogent. En plus, il apparaît comme un homme arrogant parce qu’il donne l’impression de vouloir, à chaque réponse, être plus précis que ses interlocuteurs et de vouloir les faire taire. C’est une technique qui a un effet boomerang si elle est mal utilisée, comme c’était le cas aujourd’hui. J’avoue ne pas comprendre cette stratégie…

Pensez-vous qu’il a été bien préparé avant cette audition par ses communicants?

Selon moi, il a été trop préparé et ça s’est vu. Il a voulu jouer un rôle et a été démasqué. Il a voulu être à la fois Docteur Benalla et Mister Alexandre. La stratégie de communication est, en général, le reflet de la stratégie juridique. Mais ici, cela a été mal fait. Depuis le début de l’affaire, il tente de nous expliquer qu’il ne joue pas un rôle opérationnel dans la protection du président de la République ou qu’il n’est pas à l’origine de la délivrance du permis de port d’arme. Cela s’appelle une stratégie d’étanchéisation ou de distanciation. Il souhaite apparaître comme le moins responsable possible. Mais, à côté de cela, il cite devant les sénateurs des articles très précis du Code de sécurité intérieure. On ne peut pas dire qu’on ne sait rien pour après vouloir montrer aux autres que l’on en sait davantage qu’eux. C’est du mauvais théâtre. En communication, soit on joue le naïf, soit le cynique. Mais pas les deux. Ici, la communication de crise a été particulièrement maladroite et inefficace.

Lors de son intervention au 20h de TF1, mais aussi lors de cette audition, il est apparu très calme et posé. Est-ce réfléchi?

Oui, forcément. Il était impératif de montrer un comportement inverse de celui que les Français ont vu sur les vidéos lors de la manifestation du 1er mai. Il devait aussi contrebalancer les propos violents qu’il a lancés à l’adresse de la commission d’enquête du Sénat ou des journalistes par une attitude calme et posée. Le problème est qu’il a déjà montré plusieurs visages dans cette affaire, alors que les faits n’ont pas évolué depuis de nombreuses semaines. Il est tantôt agressif dans ses paroles, tantôt chaleureux et souriant, ce qui fait que les gens ont du mal à cerner ce personnage. Mais son âge, il n’a que 27 ans, et le fait qu’il ne soit pas habitué à une telle pression médiatique peut avoir joué en sa défaveur. Selon moi, si son audition a été trop préparée, il n’a pas été suffisamment entraîné pour faire face à une telle situation.

 

L’égalité salariale hommes-femmes : recours en cassation

L’égalité salariale hommes-femmes : recours en cassation

 

Depuis 2014, les entreprises de plus de 50 salariés sont dans l’obligation de mettre en place un accord avec leurs délégués syndicaux ou un plan d’action relatif à l’égalité professionnelle. Or, seules 34% des entreprises de 50 à 299 salariés ont signé un tel accord, selon un rapport du Conseil économique, social et environnemental (CESE) publié en janvier, et encore très peu de ces entreprises sont sanctionnées. “Ce que nous voulons faire, c’est pointer du doigt. Toute la société est impactée, on n’a pas le droit de se contenter de demi-mesures”, a dit à Reuters Julien Bayou, qui a déposé le pourvoi en cassation mardi. Le 8 mars dernier, à l’occasion de la journée des femmes, Emmanuel Macron avait appelé à l’application en France du principe de ‘name and shame’, soit le fait de nommer les mauvais élèves, “parce que la stigmatisation fait changer les comportements”. Mais son gouvernement a refusé jusque-là de dévoiler cette “liste noire”, déclare l’élu, qui dit avoir fait une demande auprès du Secrétariat chargé de l’égalité hommes-femmes en 2017.

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Emploi « Traverser la rue», une grosse intox, souvent

Emploi « Traverser la rue», une grosse intox, souvent

La solution proposée par Macron de traverser la rue pour résoudre la crise du chômage relève d’une énorme intox même si certains éléments sont à prendre en compte. Il y a d’abord les chiffres ;  la France compte officiellement environ 6 millions de chômeurs hors au maximum il n’y a que 250 000 emplois qui sont vacants (la DARES parle de 150 000 emplois en 2018). Certes on ne peut nier que le rapport sociétal au travail a évolué (y compris chez les cadres), certes on ne peut nier que des CDD à temps partiel ne sont pas assez incitatifs par rapport au dispositif d’aides sociales mais les discours de salon globalisant sur la responsabilité individuelle de tous les  chômeurs constituent une escroquerie intellectuelle. On voit bien que même si ces emplois étaient tous occupés on serait loin d’avoir résolu la crise du chômage. En 2015, Pôle Emploi a reçu 2,5 millions d’offres et une partie de 15%, n’a pas été satisfaite. Pour comprendre pourquoi, l’agence a conduit une étude. Bilan : une entreprise sur trois n’avait plus besoin de recruter, elle a donc annulé son offre. D’autres ont manqué de budget. En fait, 111.000 postes n’ont pas été pourvus en 2015, faute de candidats et encore, la moitié de ces postes étaient des CDD de moins de six mois. Donc emploi durable, en CDI, c’est environ 50.000 offres non pourvues faute de candidats. Il faut extrapoler parce Pôle Emploi ne gère que 40% des offres environ. La fourchette la plus honnête, et celle qu’on doit retenir, c’est 150 à 250.000 offres d’emplois non pourvues chaque année, faute de candidats et la moitié seulement en CDI. En outre les difficultés de recrutement concernent surtout des emplois  qui exigent certaines qualifications. Pour  la directrice de la Dares, Selma Mahfouz, les entreprises du secteur de la restauration et de l’hôtellerie, où il y a beaucoup de roulement de personnel, “ont le sentiment d’avoir de la difficulté à recruter” quand l’économie repart, “mais elles y arrivent». Les réelles difficultés se font plutôt sentir dans les secteurs en manque de qualifications, que ce soit en informatique ou dans la construction. Les métiers les plus recherchés en 2018 étaient les charpentiers, régleurs, ou encore couvreurs, selon la dernière enquête en besoin de main d’œuvre de Pôle emploi. Pour Mathieu Plane, de l’Observatoire français des conjonctures (OFCE), nous ne sommes pas encore dans une “situation critique”. Les difficultés de recrutement sont revenues aux niveaux d’avant-crise, a-t-il dit à Reuters, mais elles n’ont pas rattrapé les niveaux des années 2000, leur pic historique. Les entreprises n’ont pas encore non plus utilisé tous les leviers dont elles disposent pour gagner en attractivité, ce qui peut expliquer le manque d’intérêt pour certains métiers. Le salaire moyen par tête dans l’industrie n’a augmenté que de 1,3% au 1er trimestre de 2018 par rapport au 1er trimestre 2017, alors que l’inflation sur la même période a été de 1,4%. Pour les branches marchandes non agricoles, la hausse de la rémunération moyenne a été de 1,6%. “Pendant des années avec la crise (…), les entreprises n’avaient pas de difficultés à recruter. Mais on n’est plus dans la même situation qu’il y a trois ans et on peut imaginer qu’il faut, dans certains secteurs, accepter des augmentations de salaires”, ajoute-t-il.

Il note toutefois une baisse depuis deux trimestres de la part des contrats temporaires (CDD ou intérim) dans l’emploi salarié, alors qu’elle est en constante progression depuis 2014. Elle représentait 11,9% au deuxième trimestre de 2018. “L’attractivité ne passe peut-être pas encore par la hausse des salaires mais plutôt par le fait de sécuriser certains emplois”, dit-il. “Si vous voulez trouver quelqu’un de qualifié, vous ne pouvez pas lui proposer un CDD”.

Logement : Accord entre députés et sénateurs sur le dos du patrimoine

Logement : Accord entre députés et sénateurs sur le dos du patrimoine

 

On retiendra surtout dans le projet de loi Elan sur lesquels se sont mis d’accord députés et sénateurs le sacrifice du patrimoine puisque l’autorisation de l’architecte des bâtiments de France n’est plus nécessaire sur les sites anciens sensibles. Une orientation qu’avait d’ailleurs condamnée Stéphane Berg chargé de mission concernant la défense du patrimoine. Pour le reste on s’est mis notamment d’accord pour une réduction du nombre d’appartements de rez-de-chaussée réservé aux handicapés. Certains des amendements introduits au Sénat sur la loi SRU qui impose 20 à 25 % de logements sociaux par commune urbaine d’ici à 2025 ont été conservés, notamment pour “certaines communes qui sont nouvellement soumises aux obligations”. A la veille de la réunion, la Fondation Abbé Pierre avait mis en garde contre un “détricotage” de la loi SRU, susceptible de “remettre en cause des avancées”, notamment par ce type de délai supplémentaire accordé aux “communes nouvellement entrantes dans le dispositif pour atteindre leur objectif”. Des membres de la fédération Droit au logement (DAL) se sont réunis devant le Sénat mercredi pour protester contre une loi marquée selon eux “par ses nombreuses mesures anti pauvres, son soutien aux intérêts des milieux spéculatifs et financiers”. Les sénateurs, qui réclamaient que la fusion des organismes HLM soit obligatoire non à partir de 15.000 logements mais seulement 10.000, ont obtenu une modification sur ce point, le seuil de regroupement ayant finalement été abaissé à 12.000. Pas sûr cependant que ces regroupements soient très pertinents car les offices de villes moyennes sont souvent plus efficaces que les grosse cathédrales administratives que sont les offices des grandes villes. En outre on risque de privilégier le développement des zones déjà très peuplées et d’accentuer la désertification.

Fiscalité agricole : grosse réserve sur l’embauche de saisonniers

Fiscalité agricole : grosse réserve sur l’embauche de saisonniers

Globalement les nouvelles dispositions fiscales prises par le gouvernement concernant le secteur agricole n’ont pas été trop mal accueillies  notamment pour ce qui concerne les dispositifs permettant de lisser les conséquences des catastrophes climatiques ou autres. La principale critique concerne l’embauche des saisonniers.  la suppression du dispositif spécifique d’exonérations de cotisations patronales pour l’emploi de travailleurs occasionnels et de demandeurs d’emploi (TODE) en agriculture. Or on connaît déjà toutes les difficultés qu’ont certains secteurs agricoles à pouvoir embaucher. Pas étonnant du coup qu’on fasse appel de manière de plus en plus massive à des travailleurs étrangers. Parmi les autres mesures annoncées mercredi, le triplement du plafond d’exonération des transmissions de baux ruraux à long terme afin de faciliter la transmission des exploitations ou encore l’adaptation “du cadre comptable de l’impôt sur les sociétés aux spécificités de l’activité agricole». La dotation pour investissement (DPI), “ainsi qu’un certain nombre d’incitations poussant les exploitants parfois à investir de manière artificielle dans le matériel agricole”, seront elles supprimées. Quant à la dotation pour aléas (DPA), créée pour permettre aux agriculteurs de constituer durant les bonnes années une dotation déductible de l’impôt sur le revenu et de l’utiliser lors des mauvaises années, ce dispositif n’a “pas eu le succès escompté”, a relevé le Premier ministre, qui a annoncé la levée de plusieurs “freins” qui gênaient son recours. Les agriculteurs pourront désormais constituer et reprendre des réserves financières sans conditions pendant une durée de 10 ans, contre 7 ans actuellement, et le plafond sera maintenu à 150.000 euros. Edouard Philippe a également confirmé que l’augmentation de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) sur le gasoil non routier ne concernerait pas les agriculteurs. Les allègements de charges consécutifs à la suppression du CICE s’appliqueront, elles, dès le 1e janvier 2019 dans le secteur agricole, contre le 1er octobre pour les autres secteurs, une manière d’”adresser un signal favorable à l’emploi et à l’équilibre des exploitations” agricoles.

«Une approche industrielle des enjeux climatiques» !!! (Vincent Champain)

«Une approche industrielle des enjeux climatiques» !!! (Vincent Champain)

 

Une contribution intéressante de Vincent Champain, économiste  et dirigeant d’entreprise, dans un article d’Usine nouvelle 

Vincent Champain  tente d’intégrer dans la problématique climatique la logique économique et l’approche industrielle. Tout n’est pas faux dans cet argumentaire mais le renvoi permanent à l’approche industrielle discrédite un peu le discours. L’exemple des tomates dont la production à l’autre bout du monde serait  plus pertinente que la production locale dans des serres chauffées qui polluent parait en effet douteux. La question centrale est de savoir si la société a vraiment besoin de consommer des tomates en dehors des saisons locales. En clair,  le mode de consommation et de production et de distribution est insuffisamment posé même si des éléments de réflexion sont pertinents par rapport notamment au coup de l’énergie

 

« A la veille de la COP24 à Katowice, en Pologne, bien des indicateurs sont au rouge : la consommation mondiale de charbon augmente à nouveau en 2017, celle de pétrole accélère. La production d’électricité « verte » augmente, mais la demande mondiale d’électricité augmente deux fois plus. Les Etats-Unis ont annoncé leur sortie de l’accord de Paris, et le parlement australien n’a pas voulu mettre ses engagements dans la loi.

Ces difficultés tiennent en partie au coût des actions retenues pour réduire les émissions – le soutien aux énergies renouvelables, des subventions aux solutions « vertes » ou des normes d’émissions pèsent sur les prix de l’énergie ou les finances publiques, et les normes d’émission sur le prix des véhicules.

On pourrait penser qu’il n’y a pas le choix, mais c’est inexact. Ainsi, la Chine pourrait réduire ses émissions de 2 à 6 % en adoptant des « bonnes pratiques » (1) en matière de production et d’utilisation des engrais. Il en va de même pour de nombreux produits (deux-roues électriques qui peuvent remplacer des deux-roues généralement gourmands en carburant, processus industriels…), qui permettent de réduire les émissions de gaz à effet de serre à un coût par tonne d’équivalent CO2 évité très bas.

. De nombreux freins nous privent des solutions les plus performantes. D’abord, la méconnaissance des meilleures technologies disponibles dans un domaine donné. Les clients potentiels ne connaissent pas ces solutions et le « green washing » (stratégie de communication visant à mettre en avant des solutions « vertes » qui ne le sont qu’à moitié) ne leur facilite pas la tâche. Le deuxième frein tient à l’opacité des critères retenus pour favoriser ou non certaines technologies : souvent peu économiques, ils ne favorisent pas particulièrement les solutions les plus performantes.  Pour s’attaquer à ces deux freins, il suffirait de donner plus de transparence au rapport coût/impact climatique, par exemple en publiant le coût par tonne de CO2 évitée. Sinon des solutions très abordables (la reforestation a un coût d’environ 10 euros/tonne de CO²) sont difficiles à départager de projets « verts » en apparence, mais qui le sont nettement moins (certains biocarburants atteignent 1 000 €/tonne de CO² évitée).

Il subsiste par ailleurs de nombreux a priori. Par exemple, certains rejettent l’idée que le commerce puisse parfois contribuer à réduire les émissions. Or, ce qui compte, ce sont les émissions sur l’ensemble de la vie des produits, la distance séparant le lieu de production et le lieu de consommation n’étant qu’une variable parmi d’autres. Il est ainsi plus efficace du point de vue climatique de consommer des tomates acheminées par bateau et produites au Maroc que des tomates cultivées en France dans des serres chauffées puis transportées en brouette ! Et le commerce de services, de procédés de production et de technologies « vertes » permet de réduire les émissions. Or les échanges de biens et services « verts » représentent entre 10 % et 15 % de l’ensemble des exportations européennes, une proportion qui ne cesse de progresser malgré la crise. Ainsi, il existe de nombreuses voies pour réduire les émissions à un coût limité. Pour cela, il faut non pas partir du principe que l’industrie est l’ennemie du climat, mais au contraire adopter une approche « industrielle » à ces questions, en cherchant à la fois à augmenter le volume des actions mises en œuvre et à réduire leur coût. »

Vincent Champain, cadre dirigeant et président de l’Observatoire du Long Terme, think tank dédié aux enjeux de long terme.

 

Impact de Benalla : mauvais pour l’image de Macron pour 73%

Impact de  Benalla : mauvais  pour l’image de Macron pour 73%  

 

74% des Français toujours  choqués par l’affaire Benalla, selon un sondage Elabe pour BFMTV diffusé ce mercredi.  73% des Français estiment que l’affaire Benalla a écorné l’image de Macron. . Même dans ses rangs, ils sont plus de la moitié de ses électeurs à estimer que cette affaire a eu un impact négatif sur l’image du président de la République. . A la question de savoir qui sont les responsables de l’affaire, les Français sont 58% à répondre Alexandre Benalla, mais 50% évoquent tout de même la responsabilité d’Emmanuel Macron (plusieurs réponses étaient possibles). Le sondage révèle que les 38% restants, eux, citent les collaborateurs de l’Elysée. Par rapport à fin juillet, les Français sont de plus en plus partagés sur le rôle des partis d’opposition. 53% des sondés estiment désormais que les partis d’opposition sont dans leur rôle en souhaitant obtenir des réponses sur l’affaire Benalla, contre 56% au début de l’été. A l’inverse, 47% jugent qu’ils en font trop et cherchent à exploiter l’affaire Benalla. Quant aux électeurs d’Emmanuel Macron, ils sont 70% à critiquer le comportement actuel de l’opposition, un chiffre en hausse de 10% par rapport à juillet dernier.

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(*) Sondage mené sur Internet les 18 et 19 septembre 2018, sur un échantillon représentatif de 990 personnes âgées de 18 ans et plus, composé selon la méthode des quotas. Le terrain d’enquête a débuté avant l’audition d’Alexandre Benalla mercredi 19 septembre, et s’est terminé quelques heures après la fin de l’audition.

Macron : des dérapages verbaux dus à l’absence de résultat

Macron : des dérapages verbaux dus à l’absence de résultat

On peut évidemment s’étonner de la multiplication des dérapages verbaux de Macron aussi de la très grande fébrilité du gouvernement à propos de tout et de rien notamment concernant l’affaire Benalla. La vérité c’est que les résultats promis par Macron se font attendre. Le président de la république avait sans doute pensé qu’il avait maintenant réalisé nombre de réformes structurelles qui serviraient à la fois la croissance et l’emploi. Or dans ce domaine,  c’est l’échec total, c’est même pire que sous Hollande. En effet la croissance de 2018 n’atteindra au mieux que 1,5 % au lieu des 2,3 % espérés par les experts. Du coup mécaniquement le chômage reprend. L’erreur de stratégie de Macron aura été de penser qu’on peut tout réformer par décret voire par ordonnance sans impliquer les intéressés et sans tenir compte des réalités sociales et économiques. L’autre erreur aura été de négliger l’équilibre entre les orientations économiques et les orientations sociales. En matraquant fiscalement des le début de l’année le pouvoir d’achat, la consommation des ménages s’est nettement dégradée.  Mais  cette consommation des ménages représente 60 % du PIB. Le président est donc sans doute agacé lui-même de ce manque de résultats. Du coup pour s’en excuser, il sollicite la responsabilité individuelle des chômeurs qui seraient responsables de la dégradation de la conjoncture économique et sociale. Il ne faut pas chercher ailleurs cet agacement de voir cette agressivité de Macron à l’égard de tout ceux, qui collectivement ou individuellement, contestent sa politique. Si l’on ajoute à cela que la communication du président de la république est catastrophique on comprendra mieux son écroulement dans les enquêtes qui mesurent sa popularité.

Actu, infos, économie, social, politique : articles les plus lus

Gilles Le Gendre, un pitbull mondain et giscadien à la tête des députés LREM

Gilles Le Gendre, un pitbull mondain et giscadien à la tête des députés LREM

 

Gilles Le Gendre, a été élu au second tour président du groupe LaREM, avec 157 voix contre 106 pour Roland Lescure, président de la commission des Affaires économiques. Le Figaro évoque ainsi « son style de dandy et son vocabulaire légèrement suranné ». Le JDD note  »ses phrases à rallonge aux adjectifs racés, son extrême politesse venue d’une stricte éducation catholique… Tout, chez cet homme, est d’une élégance nonchalante un peu surannée. » Cet ancien giscardien derrière son style mondain se cache en fait un pit-bull. Aussi autoritaire, aussi faux-cul et aussi terne que Richard Ferrand, il y a chez le nouveau président de l’assemblée  Gilles Le Gendre, un vrai pit-bull prêt à mordre le moindre auteur de contestation avec la bave aux lèvres avec en plus comme Macon une condescendance et un mépris qui laissent pantois. Comme Macron,  il a aussi le mérite de n’avoir aucune légitimité politique sociale et plus généralement citoyenne ; une raison suffisante pour réussir et plaire à Macron. On se réjouit à l’avance des prises de positions d’un personnage aussi charismatique qu’un gardien de prison, aussi triste qu’un croque mort et aussi chaleureux qu’un huissier.  On ne peut pas dire que le casting de Macron pour remplir les différentes responsabilités politiques soit réellement une réussite. Au gouvernement,  il n’a choisi que des seconds couteaux pour éviter que n’émerge un éventuel concurrent. Édouard Philippe et Lemaire sont bien gentils mais aussi charismatiques qu’une planche à repasser. Globalement il n’y a guère que le ministre de l’éducation nationale qui parvient à émerger. Même chose au Parlement où les députés sélectionnés par voie de petites annonces pour leur souplesse d’échine et non sur leurs convictions citoyennes évitent de monter le ton. Sur plus de 300 députés aucun n’émerge réellement. C’était aussi la volonté de Macron de se doter d’un parti de qui lui doive tout puisqu’une chèvre étiquetée Macron aurait été élue lors des législatives. Pour maîtriser les velléités de démocratie et de contestation de ces députés,  Macon avait mis à sa tête le sulfureux Ferrand dans l’exploit politique restera d’avoir permis l’enrichissement de sa compagne pour un montant d’environ 500 000 € (affaire toujours en cours en train de s’enliser dans les sables judiciaires). L’intéressé s’est évertué à faire taire aux parlementaires qu’il présidait.

 

Pauvreté : des propositions (Betbèze, Devert)

Pauvreté : des propositions  (Betbèze, Devert)

 

Des propositions pour lutter contre la pauvreté de Jean-Paul Betbèze, économiste et Bernard Devert, président de la Fédération Habitat et «

 

 

« Monsieur le Président de la République,

Le plan contre la pauvreté, que vous avez présenté au Musée de l’Homme, est accompagné de formules justes. Comme il est heureux d’entendre votre ardente volonté de donner aux personnes en situation de pauvreté les moyens concrets de leur authentique émancipation. Nous voudrions vous remercier pour le respect et la confiance que vous leur offrez.

Les cinq mesures de ce plan témoignent d’une attention à l’enfance. Comment ne pas s’en réjouir tant la misère et la grande précarité blessent à jamais l’enfant, jusqu’à compromettre son avenir. Votre refus du déterminisme social bâtira la cohésion de la Société.

Pouvons-nous respectueusement souligner que le mal-logement est un facteur puissant de ce déterminisme ; l’école est un exemple qui l’illustre singulièrement. Il est inutile d’en rappeler les conséquences. La fin de la pauvreté, exige que la Nation fasse le choix d’un plan décisif d’investissement pour l’habitat. Le logement des plus vulnérables, ce ‘pauvre logement’, doit être éradiqué, comme ces ghettos rendant captifs ses habitants, fussent-ils de jeunes diplômés.

Ces logements pauvres, bien souvent des passoires énergétiques, entraînent des coûts de chauffage qui brûlent ce reste à vivre relevant déjà de la survie. Certes, un effort a été entrepris. Toutefois 7 millions de logements sont mal isolés et 3,8 millions de ménages en souffrance sociale peinent à en supporter le coût. Des centaines de milliers de nos concitoyens se privent de chauffage.

Refuser ce déterminisme social qui vous est insupportable et qu’avec vous, nous ne supportons pas, c’est relever le défi d’une Société pour lui donner l’enthousiasme de bâtir un habitat plus inclusif, pièce maîtresse de la sortie de la pauvreté.

Assez de ces quartiers qui craquent sous le poids de la pauvreté annihilant les espoirs de ceux qui y vivent, jusqu’à se considérer comme les rejetés ou les oubliés de la Nation. Cette infortune s’étale sous nos yeux ; elle est une honte qui ne disparaîtra qu’avec la fin de la misère.

L’heure n’est pas à critiquer. Les responsabilités ne sont point étrangères à une indifférence partagée. Ces tours et ces barres emmurent la Société, suscitant de paradoxaux déserts humains. N’avons-nous pas feint d’oublier qu’il n’y a de politique sociale que là où l’intime est respecté.

Comment agir ? Donner place à l’économie solidaire ; elle n’a pas démérité, au contraire. Candidat à la Présidence de la République, vous avez écrit à ses acteurs qu’ils pouvaient compter sur vous comme vous-même comptiez sur eux.

Des aides nécessaires à cette économie ont été partiellement supprimées. Nous voulons croire que vous ne lui tournez pas le dos. Sachez que notre mobilisation est entière pour continuer à bâtir des logements tissant des liens qui ne sont pas sans recoudre un tissu social déchiré.

Cette perspective est en cohérence avec votre détermination pour rappeler : « Il y a dans chaque enfant, à commencer par un enfant qui naît dans une famille pauvre, un Mozart qu’on assassine parce qu’on décide, de fait, qu’il n’a aucune chance de devenir Mozart ».

Pour que l’enfant parvienne à découvrir sa vocation, il lui faut disposer d’un espace propre, réellement vital. Quelle joie d’entendre cet enfant, sorti d’un bidonville, dire à sa mère : « Maman, j’ai une chambre… ». Un inouï se fait jour.

Quel drame quand une famille est condamnée à vivre dans des surfaces si contraintes que l’enfant doit faire ses devoirs dans un cabinet de toilette. Rien n’est ici exagéré.

L’habitat des plus pauvres ne saurait être un espace qui leur est destiné. Il doit être un lieu habitable par et pour tous afin de bâtir cette heureuse mixité donnant cœur et corps à la fraternité. Une utopie ? Non, une vérité suivant l’expression de Victor Hugo.

Depuis plus de 30 ans, Habitat et Humanisme construit pour faire exister cet autre qui fait exister. Que de familles ont quitté la pauvreté grâce à un logement de qualité. Pour reprendre votre formule, elles étaient dans la cordée, en bas, et sont remontées. Tout alors est changé, une ouverture s’est fait jour, celle de se voir reconnues comme citoyens à part entière.

Quelques mesures concrètes aideraient cette économie à être plus prégnante. Son but n’est pas de gagner mais de faire gagner ceux qui pensent qu’ils seront toujours écartés de la croissance dont le fameux ‘ruissellement’ n’apporte rien ou si peu aux plus fragilisés.

Sortir de la misère ne serait-ce pas faire un vrai plan contre des situations déshumanisantes en prenant les moyens d’entrer en résistance pour les refuser. Tel est l’engagement de l’économie solidaire, laquelle est portée par plus d’un million de personnes dont une majorité de salariés, témoignant d’un début de réconciliation entre le social et l’entreprise.

Nous nous permettons de suggérer quelques mesures concrètes :

  • appliquer à l’IFI le dispositif TEPA, retenu sur la défunte imposition ISF,
  • retenir, pour le dispositif Madelin, la réduction sur l’IR de 25% du montant de la souscription. À trois mois de la fin de l’année, demeure une inconnue quant à l’application de cette mesure, bien que votée par la loi de finance,
  • réduire la TVA à 5,5 % pour toute opération sociale de plus de 20 logements, réalisée dans des quartiers équilibrés ou aisés, favorisant ainsi la mixité,
  • offrir un avantage fiscal aux bénéficiaires d’un contrat d’assurance-vie, investissant au sein des foncières solidaires. Avec 3% de l’encours, l’investissement pourrait atteindre 45 milliards €., une nouvelle donne, décisive pour éradiquer la pauvreté.

Ces dispositions seraient des ‘armes’ - le mot est employé à dessein - pour combattre la misère qui abime cette valeur de la Nation, parfois oubliée, dont le nom est la fraternité.  Il ne s’agit pas de polir ce joyau, trop abîmé. L’œuvre - elle est magnifique – consiste à faire de ces brèches et de ces rayures des tiges s’ouvrant sur des fleurs. Un jardin se dessine ; il sentira bon la fraternité.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Président de la République, à l’assurance de nos déférentes et respectueuses salutations, vous remerciant de l’attention que vous voudrez bien réserver à cette lettre.

 

Formation des élites en France : les réalités (François Lévêque)

Formation des élites en France : les réalités (François Lévêque)  

Professeur d’économie,   MINES ParisTech jette un regard critique sur la formation de nos élites.

 

«  Les étudiants choisissent leurs universités et les universités choisissent leurs étudiants. Les classements et palmarès aident les premiers à formuler leurs préférences tandis que concours, dossiers de candidature ou tests d’aptitude président au choix des secondes. Pour les meilleurs des deux, comment se fait l’appariement et quel est son résultat ?

L’analyse économique de la formation élitaire est pour moi un exercice délicat. Le lecteur pourra légitimement se demander si l’auteur, professeur d’une grande école parisienne prestigieuse, ne porte pas un regard biaisé et partial, en particulier s’il parle de l’Université française. Que son établissement, l’École des Mines ParisTech, ait récemment rejoint une université nouvelle, celle de Paris-Sciences-Lettres, n’arrangera rien. Bien logiquement, sa visée d’occuper les premiers rangs n’est pas perçue avec bienveillance par ses consœurs.

De plus, l’enseignement supérieur est une activité économique très éloignée de la place de marché et du monde de l’entreprise. Le prix ne règle en rien les admissions. Contrairement aux maisons d’opéra, il n’est pas le moyen utilisé pour attribuer les meilleures places. Ce serait les plus offrants et non les plus méritants et motivés qui rejoindraient alors les meilleurs rangs universitaires ! Même aux États-Unis où des entrées en premier cycle de grands établissements peuvent « s’acheter » via des dons de parents riches ou célèbres (les deux, c’est mieux), la chose n’est pas essentielle.

Même si cela leur est parfois reproché, les étudiants ne sont pas non plus des consommateurs. Ils doivent travailler, souvent d’arrache-pied, réussir examens et projets. Les universités ne sont pas non plus des entreprises. Il en existe bien de privées, à l’exemple des universités de Stanford aux États-Unis ou de Waseda au Japon, mais elles n’ont pas de but lucratif. De plus, les universités d’élite ne peuvent pas se développer en produisant toujours plus pour satisfaire la demande et grandir en taille à l’instar de n’importe quel constructeur automobile, fabricant d’ordinateurs ou chaîne de restauration rapide qui connaîtrait le succès.

Les écoles de commerce et d’administration des affaires sont celles qui se rapprochent le plus des modèles économiques du marché et de l’entreprise. Elles en restent encore cependant bien éloignées : il faut payer cher pour suivre leurs enseignements mais il ne suffit pas de payer pour y entrer ; les plus coûteuses ne sont pas forcément les plus cotées ; leurs administrateurs, souvent des anciens élèves, veillent à l’équilibre des comptes non au maintien d’une marge positive et ils sont attentifs à ce que la croissance n’entame pas le caractère très sélectif et prestigieux de leur établissement.

Mais n’oubliez pas que l’économie est une discipline qui s’intéresse à l’allocation des ressources rares et qui cherche à quantifier des effets et leurs déterminants, ce qui donne tout de même quelques clefs pour observer de près les sommets de l’enseignement supérieur.

Les biens et services rares ne sont pas uniquement alloués à travers le mécanisme des prix. Pensez à l’échange d’organes entre donneurs et receveurs, par exemple. Ils ne sont pas attribués à ceux qui sont prêts et capables de proposer le plus d’argent. Les consentements à payer et recevoir ne jouent aucun rôle dans la répartition. En revanche, ils peuvent être attribués en recourant à un système de règles qui tient compte des préférences et des caractéristiques des offreurs et demandeurs et qui impose des contraintes et des critères de choix.

Ces systèmes d’appariement ont justement fait l’objet de nombreux travaux théoriques et pratiques de la part des économistes, notamment des meilleurs d’entre eux tant le problème est ardu (voir appendice). Il ne s’agit pas moins de concilier des principes d’efficacité et d’équité.

Plus près de vous que l’échange de rein ou de foie, je l’espère, vous pouvez aussi penser à Parcoursup. Vous-même ou votre fille ou votre fils y étiez peut-être inscrits cette année. Souhaitons alors que les affres de l’attente des résultats n’aient pas été trop aiguës et que le candidat ait été admis dans son établissement préféré, ou pas loin.

Plus précisément, la formation supérieure élitaire s’apparente aux concepts économiques de bien de club et de bien de position.

Au bien de club car, à l’image des salles de sport, la satisfaction retirée des membres dépend de leur nombre, nombre qui ne doit être ni trop petit ni trop grand. S’il est trop petit, les effets positifs de réseau sont insuffisants : manque de pairs à qui se confronter et auprès de qui apprendre ; association d’anciens clairsemée qui ne facilite ni le placement à la sortie ni l’entretien de la renommée.

S’il est trop grand, le prestige associé à l’appartenance au club devient moindre car partagé entre un plus grand nombre et dégradé par un taux de sélection à l’entrée moins drastique. Ce taux sera inévitablement interprété comme une baisse de qualité, ce qui entraînera une diminution de la demande auprès de ceux, sûrs de leur capacité, de leur mérite ou encore de leur statut, qui auraient autrement candidatés et dont le choix se portera désormais ailleurs.

La notion de bien de position, ou bien positionnel (positionnal goods) complète cette idée. La formule est laide mais elle est parlante : la valeur d’un tel bien dépend en effet de son rang dans un classement ou une échelle reconnus par les personnes auxquelles l’on prête attention, voire par l’ensemble de la société.

En d’autres termes, la satisfaction n’est pas retirée du bien lui-même mais de sa position relative. Si la formation de haut niveau était un pur bien de position, cela voudrait dire, par exemple, que les élèves de l’École polytechnique ne retireraient leur satisfaction d’en être diplômés pour aucune part de l’enseignement reçu mais seulement de sa place au-dessus des écoles des mines, des ponts, des télécoms et d’autres encore moins cotées.

Les positions étant chacune uniques, la concurrence pour l’accès à ces biens se caractérise par un jeu à somme nulle comme dans les compétitions sportives : si l’un gagne, l’autre perd ; si je suis admis à l’Université Paris Dauphine, une autre ou un autre ne l’est pas ; si le MIT est le cinquième du classement de Shanghai, la place est prise et Princeton sixième ne l’a pas.

La concurrence entre les fournisseurs de ces biens prend dès lors souvent la forme d’une course à des investissements de prestige coûteux. Au cours de ma carrière, j’ai pu assister à une impressionnante escalade dans le luxe des cafétérias des law schools américaines. Si vous avez l’occasion de visiter Cambridge (Massachusetts) faites un tour à celle de Harvard. On se croirait dans le salon d’un grand hôtel. Vous ne pourrez pas cependant visiter la cafétéria de la school of law de Princeton.

Dans une enquête, les étudiants américains classent cette faculté de droit parmi les dix meilleures des États-Unis. Sa cafétéria doit donc être chouette. Le problème c’est qu’il n’y a pas de school of law à Princeton !

Ces dépenses de prestige contribuent à signaler la qualité des établissements. Mais elles ne sont pas les seules, ni même les principales. Le recrutement de chercheurs de haut niveau est par exemple devenu clef à cause de l’importance des publications dans les classements nationaux et mondiaux des universités. Idem pour les efforts d’internationalisation des cursus. Bref, des dépenses multiples car ce qui fait la qualité d’une université ou d’une école d’élite repose sur de multiples critères.

Un des plus intéressants à discuter est la qualité des étudiants eux-mêmes. Elle est l’input principal du processus de production, dirait l’ingénieur qui observerait aussi que c’est en se frottant à leurs pairs qu’elle s’améliore. Elle détermine la qualité du service produit tout en étant apporté par les clients eux-mêmes, ajouterait l’économiste. Et certains d’entre eux d’en déduire qu’il convient de rétribuer les meilleurs étudiants pour faire la course en tête.

Cette caractéristique très particulière de la technologie de la formation supérieure permet d’expliquer qu’il arrive que les grandes universités coûtent moins cher à leurs élèves que les autres. Citons le cas des universités américaines dans les années 1990. Les frais de scolarité étaient en moyenne par étudiant de 3.800 dollars pour un coût total de 12.000 dollars, la différence étant comblée par des subventions (donations, aides publiques, etc.). Ces frais et ce coût étaient respectivement de 5.700 et 28.500 dollars pour les universités les plus riches et cotées et de 6.100 et 7.900 dollars pour les universités en bas de tableau.

Observons également qu’en France, certains des établissements parmi les plus prestigieux tels l’X et les Écoles normales payent leurs étudiants en leur octroyant une solde ou un salaire. Vous pourriez objecter que ces émoluments sont la contrepartie d’un engagement de l’étudiant une fois diplômé de servir l’État. Mais jusque vers les années 2000, ils ont été rarement remboursés en cas de passage dans le privé. Passage d’ailleurs souvent mal vu, d’où le terme péjoratif de pantoufle pour désigner cette somme à rembourser par opposition à la botte des premiers classés. De façon générale, le coût de la formation par étudiant, c’est-à-dire les dépenses totales de l’établissement divisées par la taille de ses promotions est un signal de qualité.

Le salaire moyen à la sortie naturellement aussi. Sans surprise, il augmente avec le caractère sélectif de la formation. Ce phénomène a bien été démontré pour le premier cycle aux États-Unis : plus le collège est sélectif, que ceci soit mesuré par le score moyen obtenu au test d’admission standard ou par un ensemble d’autres critères, plus les étudiants qui en sont issus percevront un salaire élevé au cours de leur carrière. Ce résultat intuitif tient compte du poids que jouent également d’autres variables observables et renseignées sur les salaires comme le genre, l’origine ethnique ou encore le niveau d’étude des parents.

Mais n’est-il pas biaisé par des variables cachées ? Si cela se trouve, l’écart de salaires ne reflète pas tant les différences des collèges que le talent et l’ambition des étudiants qui y entrent. Et bien, c’est grosso modo le cas, le recrutement prévaut sur les années de formation.

Un mathématicien, Stacy Berg Dale, et un économiste, Alan B. Krueger, ont les premiers mis en évidence ce biais de capacité. Ils ont recouru à une bien jolie astuce : les candidats postulent en général à plusieurs collèges et certains ne choisissent pas toujours l’établissement le mieux classé (c.-à-d., le plus sélectif) prêt à les accueillir. Or, toutes choses égales par ailleurs, ces originaux seront une vingtaine d’années plus tard autant payés que leurs camarades conformistes qui ont eux choisi le collège qu’ils n’ont pas retenu (ils, c’est-à-dire les originaux).

Dit de façon journalistique et moins alambiquée, si l’étudiant est bon il réussira (financièrement s’entend) même s’il ne sort pas du meilleur collège. Et d’ajouter que Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook, a quitté Harvard en deuxième année ; Bill Gates de Microsoft aussi. Dans un autre registre, l’acteur Matt Damon n’y est resté que six mois.

En creux, l’étude de Dale et Krueger montre donc que les différences dans la qualité de l’enseignement entre établissements n’influent pas à long terme sur les niveaux de salaire et les carrières. Mais que les dirigeants d’universités et d’écoles d’élite et leur corps d’enseignants-chercheurs se rassurent. Les mêmes auteurs montrent également que le choix du collège importe pour les étudiants afro-américains et pour ceux dont les parents n’ont pas fait d’étude. Ces étudiants gagneront plus s’ils choisissent le plus sélectif de ceux auxquels ils sont admissibles et non un qui l’est moins. Par ailleurs, d’autres travaux fondés sur des données et des méthodes différentes présentent des résultats sur le biais de capacité moins tranchés. Caroline M. Hoxby, économiste renommée de l’éducation, avance que le collège pèse pour un quart dans la différence de salaire, les trois quarts s’expliquant par l’aptitude des élèves.

Enfin, il s’agit de résultats qui portent sur le premier cycle. La formation en master et doctorat étant moins standardisée, se déroulant en plus petite classe et étant dispensée par des enseignants praticiens ou chercheurs plus chevronnés, le poids joué par l’établissement est sans doute plus important. En tout cas, c’est rassurant de le croire quand on enseigne à des étudiants gradués comme c’est mon cas… »

François Lévêque vient de publier « Les habits neufs de la concurrence : ces entreprises qui innovent et raflent tout » aux éditions Odile Jacob.

 

 

Plan santé Macron : du pipeau !

Plan santé Macron : du pipeau !

Pour simplifier à outrance, le plan de Macron se résume à la création de 400 postes de médecins et de 4000 assistants médicaux. Un chiffre évidemment à comparer auprès de 300 000 médecins actuellement en activité. Par ailleurs la réforme du numerus clausus ne donnera pas d’effet avant les années 2030 alors que la baisse du nombre de médecins va se poursuivre jusqu’en 2025. Ne parlons pas de la création de ses annexes composées de médecins généralistes près de Puteaux public pour soulager les résurgences. Un peu la même problématique pour les centres de santé : cela n’influe pas sur la baisse du nombre de praticiens. Quant aux déserts médicaux,  Macron a abandonné toute perspective de contrainte d’installation pendant un temps de jeunes médecins dans les zones défavorisées. Dernier aspect bâclé,  celui des jeux hôpitaux publics dont on veut changer le mode de financement alors il s’agit surtout de changer le mode d’organisation. Des hôpitaux publics caractérisés par un paradoxe à savoir l’excellence dans l’intégration des progrès de la médecine et des traitements mais un véritable bazar sur le plan organisationnel. Une sorte d’usine où chaque atelier est sans coordination avec les autres services. Bref au total un nouveau plan bidon. Une réforme comme les autres faites à la va-vite et qui n’aborde pas les questions centrales y compris celles du rapport au travail de certains jeunes médecins qui préfèrent être fonctionnaires ou spécialistes. Plutôt que généralistes libéraux et qui eux aussi ont adhéré la philosophie des 35 heures Au 1er janvier 2017, la France comptait 290 974 médecins, un chiffre en hausse de 1,8% par rapport à 2016. Mais cette légère progression n’est qu’apparente. En réalité, on observe une baisse de l’activité régulière. Conclusion il faudra encore compter sur le recrutement de médecins étrangers pour combler nos carences pendant une douzaine d’années. En effet les chiffres sont incontournables quant à la démographie des médecins. Au 1er janvier 2017, la France comptait ainsi 290 974 médecins, chiffre en hausse de 1,8 % par rapport à 2016, et de 15 % sur 10  ans. Une légère progression qui n’est toutefois… qu’apparente! Et ce, pour trois raisons. D’une part, la hausse enregistrée s’explique par celle du nombre des médecins retraités, qui a bondi de… 93,6 % en 10 ans tandis que les actifs n’ont progressé que de 0,9 %. Cette hausse cache de fortes disparités territoriales. Si le nombre de médecins a baissé dans les Ardennes, la Haute-Marne, la Nièvre ou la Seine-Saint-Denis, il a en revanche fortement augmenté dans le Morbihan, en Haute-Savoie et en Loire-Atlantique. «On ne mesure pas d’impact significatif des précédents plans de lutte contre les déserts médicaux. Au contraire, il y a plutôt une prime négative aux départements en difficulté qui s’enfoncent. À noter parallèlement : les médecins diplômés à l’étranger qui s’installent en France, dont le nombre a augmenté de… 90 % en 10 ans, alors que de nombreux étudiants français sont refoulés par le «numerus clausus» en première année de médecine (Paces). Aujourd’hui, plus d’un médecin sur 10 en exercice (11,8 %) a obtenu son diplôme à l’étranger, avec une prédominance de médecins roumains. « La baisse des médecins est surtout sensible chez les généralistes (88 137 en activité régulière): leur nombre a reflué de 9,1 % en dix ans dans toutes les régions, à l’exception des Pays de la Loire et des DOM. À l’inverse, les spécialistes (84 862) ont vu leurs effectifs augmenter de 7,2 % sur dix ans.

L’ex-président du Grand Palais : 400 000 euros de frais de taxis

L’ex-président du Grand Palais :  400 000 euros de frais de taxis

On se souvient que Stéphane Berg, chargé d’une mission sur la préservation du patrimoine avait protesté avec vigueur contre les 450 millions attribués aux Grand palais pour sa rénovation en vue des JO. Un gaspillage qui n’était pas justifié d’après l’intéressé qui avait alors menacé d’abandonner sa mission. Il semble bien que ce gaspillage se confirme avec la révélation du canard enchaîné qui montre que l’ancien président du Grand palais à dépenser plus de 400 000 € de frais de taxi en cinq ans. Le Canard enchaîné s’appuie sur un rapport confidentiel de la Cour des Comptes : «95.090 euros ont été dépensés, soit près de 8 000 euros par mois» par l’ancien patron du Grand Palais, en place de janvier 2011 à janvier 2016.  Finalement un montant de dépenses de frais de taxi équivalent à celui de l’autre énarque Agnès Saal. .  L’hebdomadaire l’Express avait révélé  qu’Agnès Saal avait également dépensé 400.000 euros de frais de taxi entre 2007 et 2014 lorsqu’elle était directrice générale du Centre culturel Georges Pompidou. Selon le parquet de Créteil, ces frais sont certainement « non exclusivement professionnels ». Au mois de mai, le ministère public avait ouvert une enquête pour « détournement de fonds public aggravé ».  Il s’agit d’une somme très supérieure à celle qui avait poussé Agnès Sall à quitter la direction de l’INA en avril (40 000 euros en six mois). Par jour, les frais de déplacement d’Agnès Saal au Centre Pompidou se seraient ainsi élevés à 157 euros contre 130 à l’INA. Pour justifier ces frais, Agnès avait affirmé ne pas pouvoir faire travailler son chauffeur « 12 à 15 heures par jour ni les week-ends » ajoutant qu’elle ne disposait pas du permis de conduire. Conclusion dans le cadre du grand plan vélo, il serait peut-être utile d’acheter des bicyclettes électriques à l’énarque qui occupe les plus hautes fonctions dans les institutions françaises.

Apple a versé 14 milliards de retard d’impôt à l’Irlande….qui n’en veut pas !

Apple a versé 14 milliards de retard d’impôt à l’Irlande….qui n’en veut pas !

 

Une situation particulièrement ubuesque puisque Apple condamné par l’union européenne à verser 14 milliards environ de retards d’impôts à l’Irlande qui n’en veut pas. Du coup l’Irlande a placé la somme sur un compte spécial en attendant la suite de la procédure engagée par Apple (et l’Irlande !) pour protester contre cette condamnation. On le sait, l’Irlande fait partie de ces paradis fiscaux qui fait du dumping fiscal l’un des principaux attraits du pays. : attirer le maximum de sièges sociaux des grandes multinationales notamment américaines. D’autres pays comme la France en particulier ce seraient empressés d’empocher les 15 milliards. Le pire c’est que l’Irlande va faire appel devant la cour de justice européenne afin d’obtenir un jugement annulant l’obligation faite par la commission européenne d’encaisser le retard de fiscalité. Pas étonnant qu’avec une telle bienveillance fiscale, l’Irlande demeure l’un des pays les plus privilégiés par les multinationales pour y situer de leurs  sièges sociaux.

Avenir des enfants : 80% des Français inquiets

Avenir des enfants : 80% des Français inquiets

D’après un sondage réalisé par l’institut Pew Research Center dans 27 pays.,  dans plus de la moitié des pays, en particulier en Tunisie (75% des sondés), en Grèce (87%), la population estime qu’il y a vingt ans, la vie était plus facile qu’aujourd’hui sur le plan financier.  Dans 18 des 27 pays étudiés, plus de la moitié des habitants interrogés estiment que le contexte économique sera plus difficile pour leurs enfants, que ceux-ci seront moins bien lotis que leurs parents sur le plan financier. Près de 80% des Français, 76% de Japonais et 72% des Espagnols s’inquiètent ainsi pour l’avenir de leur progéniture.  Si l’on scrute le passé, les pessimistes n’ont pas forcément tort, constatent les auteurs de l’étude. Même si dans de nombreux pays, notamment en développement, le niveau de vie des dernières générations s’est amélioré par rapport aux précédentes, une étude récente à partir de données américaines, relativise ces avancées. La part d’enfants ayant eu un meilleur niveau de vie que leurs parents est en effet passée de 90% pour les Américains nés en 1940 à 50% pour ceux nés en 1984.

PSG-Liverpool : le ronron comme d’habitude

PSG-Liverpool : le ronron comme d’habitude

 

Quand certains voyaient déjà le PSG emporter la coupe d’Europe, le résultat à Liverpool remet à sa véritable place le club parisien. Une place indiscutable de leader dans le championnat français mais sans grande prestige compte tenu de la faiblesse générale des autres clubs français. Pour preuve depuis des dizaines d’années, le plus souvent, les clubs français sont à peu près éliminés dans les premiers tours des coupes européennes. Du coup,  le PSG s’est habitué à un rythme de sénateur dans la plupart des rencontres nationales en comptant surtout sur l’une de ses vedettes pour faire la différence. Bref, le PSG manque de conviction, de rythme, d’engagement physique. C’est cependant suffisant pour triompher en France mais léger pour la compétition européennes où régulièrement le PSG se fait éliminer avant la phase terminale. Ce qui manque c’est l’attachement au maillot, la grinta, le physique aussi. Sans parler cette année des erreurs de recrutement et des vides au poste d’arrière gauche et au milieu.

 

Benalla- Sénat : confrontation

Benalla- Sénat :  confrontation

Trois raisons pour que cette confrontation se révèle particulièrement néfaste pour le pouvoir. La première raison est liée au fait que Benalla à tout fait  pour éviter d’avoir à se présenter devant la commission parlementaire du Sénat. Il a d’ailleurs été curieusement très soutenu par le pouvoir en particulier par Castaner  et même par la ministre de la justice. Un soutien au plus haut niveau particulièrement surprenant quand dans le même temps, on affirme à l’Élysée et au gouvernement que Benalla  n’était qu’un personnage secondaire. Il est clair que ce soutien inconditionnel de Benalla constitue de la part du pouvoir une faute juridique et politique.  La seconde raison qui risque de discréditer Benalla  et ceux qui le soutiennent, c’est le caractère insultant de l’intéressé vis-à-vis du Sénat. Décidément chez Benalla, le naturel revient au galop. , personnage sulfureux, colérique, voire violent Benalla n’a pu s’empêcher de se livrer à des excès verbaux inadmissibles en insultant des sénateurs et l’institution parlementaire. Interrogé sur France Inter, Alexandre Benalla a chargé le président Les Républicains de la commission d’enquête sénatoriale Philippe Bas : »M. Philippe Bas, je mesure très bien mes propos, ce petit marquis, m’impose aujourd’hui de venir devant lui, sinon il m’envoie la police ou la gendarmerie. (…) Ce sont des petites personnes qui n’ont aucun droit, et aucun respect pour la République française et la démocratie. (…) Et aujourd’hui, ces personnes bafouent le principe de notre démocratie qui est fondé sur la séparation des pouvoirs. Moi, j’ai des comptes à rendre à la justice française. Le Sénat français, qui bafoue les règles constitutionnelles de notre pays, très sincèrement, je vous le dis franchement, je n’ai aucun respect pour eux. » On se demande bien pour qui se prend Benalla pour porter un tel jugement sur le Sénat et ses membres. La troisième raison centrale de l’intérêt de l’audience de Benalla, c’est que nécessairement le Sénat va s’efforcer de connaître avec davantage de précision quelle était exactement le rôle de l’intéressé à l’Élysée. Un petit fonctionnaire de second rang chargé de formalités administratives ou un chef de police officieux sorte de barbouze chargé de mettre en place un service parallèle pour le président. Quelle est sa légitimité politique ? Quelle est sa qualification ? Quel est son passé de citoyenneté ? Quelles ont été ses engagements en dehors d’avoir suivi comme à la culotte l’actuel président de la république au cours de meetings. La personnalité et le comportement de cet individu posent évidemment la question des critères de sélection des collaborateurs, des amis et confidents de Macron.

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