Archive mensuelle de août 2018

Page 15 sur 15

Actu, infos, économie, social, politique : articles les plus lus

La neutralité carbone en 2050 : objectif illusoire

La neutralité carbone en 2050 : objectif illusoire

La neutralité carbone en 2050, promise par Nicolas Hulot dans son plan climat en juillet 2017 est illusoire. Comme l’a révélé le Journal de l’environnement suite à la réunion du comité de suivi technique sur la révision de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) et de la stratégie nationale bas carbone (SNBC) organisée par la direction générale de l’énergie et du climat (DGEC), les budgets carbone à ne pas dépasser dans cet objectif ne seront respectés ni sur la période 2015-2018, ni sur la suivante (2019-2023). En cause, justement : le secteur des transports et celui du bâtiment, dans lequel l’objectif annuel initial – et nécessaire – de 700.000 rénovations thermiques a été ramené à 500.000, un chiffre d’ailleurs encore jamais dépassé à ce jour. Plus globalement, la France fait face à une difficulté à réduire suffisamment sa consommation énergétique, puisqu’aussi bien l’objectif de -20% (par rapport à 2012) que celui de -50% en 2050 semblent hors d’atteinte.

 

Révision constitutionnelle : renvoyée aux calendes grecques

Révision constitutionnelle : renvoyée aux calendes grecques

Pour cause ‘affaire Benalla, la discusison sur la révision de la constitution été reportée. Elle pourraiat même être annulée en raison précisément de l’affaire Benalla qui a révélé les excès du pour centralise de l’Elysée. Inévitablement la reprise d’un débat sur la construction ferait ré émerger le mensonge d’Etat que constitue l’affaire Benalla. L’incertitude est telle que le chef de file des députés La République en Marche (LaREM) envisage d’abandonner la révision constitutionnelle au profit d’une simple loi de réforme des institutions pour tenir les promesses du président de la République. Lors de sa campagne, Emmanuel Macron s’était engagé sur la réduction du nombre de parlementaires, la limitation du cumul des mandats dans le temps et l’introduction d’une dose de proportionnelle. Le volet constitutionnel nécessite quant à lui de réunir une majorité des trois cinquièmes du Parlement réuni en Congrès à Versailles – ce qui semble compromis étant donné l’opposition féroce des sénateurs – ou bien de passer par la voie risquée du référendum. Cette troisième partie de la réforme prévoit, entre autres, la suppression de la Cour de justice de la République (CJR) – chargée de juger les ministres en poste – au profit de la cour d’appel de Paris.

 

Cinq pesticides tueurs d’abeilles interdits

Cinq pesticides tueurs d’abeilles interdits

Cinq substances tueuses d’abeilles interdites à partir du 1er septembre 2018.  Ces substances appartiennent à la famille décriée des “néonicotinoïdes” – l’acétamipride, l’imidaclopride, le clothianidine, le thiaclopride et le thiaméthoxame. L’interdiction avait été adoptée par le précédent gouvernement, en 2016. Le Premier ministre, Edouard Philippe, a confirmé en juin que le gouvernement ne reviendrait pas sur ces dispositions malgré les tensions qu’elles ont suscitées entre le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, et celui de l’Agriculture, Stéphane Travert. Les syndicats agricoles, dont la puissante FNSEA et l’Association générale des producteurs de blé (AGPB), ont dénoncé dans un communiqué commun la publication du décret alors même que, selon eux, les dérogations promises pour certaines filières n’ont pas encore été précisées. L’Union européenne a imposé des restrictions en avril à l’utilisation de trois des substances mentionnées : l’imidaclopride, le clothianidine ainsi que le thiamétoxame. Elles seront interdites pour toutes les cultures en plein champ mais autorisés dans les serres.

Les entreprises vont payer les indemnités maladie ?

Retour de la taxation sociale, les indemnités journalières versées aux salariés pour des arrêts maladie sont actuellement financées par la Sécurité sociale à hauteur de 50% de la rémunération après un délai de carence de trois jours. Le gouvernement évalue la possibilité de faire payer aux entreprises quatre jours d’indemnités journalières au-delà du délai de carence pour les arrêts de moins de huit jours. Cela représenterait un coût de 900 millions d’euros, écrivent les Echos. Les arbitrages devraient être annoncés en septembre après une concertation avec les partenaires sociaux sur le sujet. La période envisagée était initialement de 30 jours, précise le quotidien, ce qui aurait représenté un coût de trois à quatre milliards d’euros pour les entreprises. Mais le gouvernement aurait revu ses ambitions à la baisse devant l’hostilité manifestée par le patronat. “Nous craignons d’aller dans une concertation qui ne soit qu’un faire-valoir pseudo-paritaire pour nous faire avaler la pilule”, a déclaré le vice-président de la CPME Jean-Michel Pottier qui précise qu’un tel projet est un véritable “chiffon rouge” pour le patronat. “Le principe n’est pas acceptable. On ne peut pas dire qu’on baisse les charges pour les entreprises et, à côté, nous taper dessus à la première occasion”, a dit pour sa part à Reuters le président de l’U2P, Alain Griset. Le gouvernement aurait demandé à l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) de se pencher sur le sujet, précisent les Echos. Le rapport n’a pas encore été rendu public.

En dépit de lois sociales, le chômage persiste

En dépit de lois sociales, le chômage persiste

 

La grande erreur des politiques c’est sans doute de croire qu’on modernise l’économie et qu’on éradique le chômage avec des lois. Certes des textes réglementaires peuvent à terme modifier un peu l’environnement mais c’est sur la pratique et non sur des textes théoriques qu’il convient de s’appuyer. Pour moderniser rapidement, il conviendrait par exemple de donner des instructions rapides aux administrations de lever au moins la moitié des contraintes qu’elles imposent pour des motifs existentiels voire caractériels aux entreprises de l’industrie, de l’agriculture ou de services. Ensuite, donner des instructions pour que Pôle emploi donne la priorité aux non qualifiés, que l’éducation  nationale oriente vers l’apprentissage, qu’on soit plus attentif aux conditions de délivrance des indemnités chômage. Autant de domines où le gouvernemenet va agir par loi. Il faudra des décrets et les effets ne se feront pas sentir avant 2 ans, si effets il y a.  – L’adoption de la réforme de la formation professionnelle, de l’assurance chômage et de l’apprentissage clôt le deuxième grand chantier social d’Emmanuel Macron mais le chômage de masse résiste en France, au risque d’affaiblir le chef de l’Etat. Le texte définitivement adopté mercredi par le Parlement vise à renforcer les droits à la formation professionnelle, à faire décoller l’apprentissage et à intégrer sous certaines conditions les démissionnaires et les indépendants au régime d’assurance chômage. L’objectif est de sécuriser les travailleurs après avoir flexibilisé le Code du travail avec la réforme de septembre dernier et de s’attaquer au chômage estimé à 8,9% de la population active au sens du Bureau international du travail (BIT), selon les derniers chiffres de l’Insee publiés en mai. “Si on n’est pas capable de réduire le chômage au moment où il y a une forte croissance avec une forte demande de travail des entreprises, quand ça va redescendre, ça va être très compliqué. Il faut absolument être capable d’y répondre maintenant”, indique-t-on dans l’entourage de la ministre du Travail Muriel Pénicaud. Mais le taux de chômage baisse lentement. Sur un an, il a diminué de 0,4 points en France métropolitaine au sens du BIT, alors qu’Emmanuel Macron a promis de le ramener à 7% de la population active à la fin de son quinquennat. Et les emplois créés ne sont pas toujours de qualité. Au premier trimestre de 2018, la part des CDD ou des emplois intérimaires chez les 15-64 ans était de 12,17%. Cette part était de 10% environ en 2007. Les contrats de moins d’un mois représentent par ailleurs 80% des embauches, selon l’Unedic.

Les gaz à effet de serre ont atteint un niveau record en 2017

Les gaz à effet de serre ont atteint un niveau record en 2017

En dépit des discours, des grandes négociations mondiales, l’année 2017 aura établi en record pour les effets de serre selon le rapport annuel publié par l’Agence nationale océanique et atmosphérique (NOAA) et la société américaine des météorologistes.

Ce rapport de 300 pages, compilé par plus de 450 scientifiques originaires d’une soixantaine de pays, emploie le mot « anormal » plus d’une douzaine de fois pour décrire des tempêtes, des sécheresses, les températures élevées ou encore la fonte record de la glace dans l’Arctique en 2017. L’année dernière, le taux de concentration des trois gaz à effet de serre les plus dangereux relâchés dans l’atmosphère, dioxyde de carbone, méthane et protoxyde d’azote, a atteint des nouveaux records. Le taux de concentration annuel de dioxyde de carbone à la surface de la Terre a atteint 405 parties par million (ppm), « au plus haut dans l’enregistrement des mesures atmosphériques modernes ». « Le taux de croissance global du CO2 a presque été multiplié par quatre depuis le début des années 1960″, ajoute le document.

Le record de l’année la plus chaude de l’époque moderne a été battu en 2016 mais 2017 n’en est pas loin avec  »des températures bien plus élevées que la moyenne » sur une bonne partie de la planète, souligne le rapport. L’année dernière, des températures record ont été enregistrées en Argentine, en Uruguay, en Espagne et en Bulgarie. Quant au Mexique, il a « battu son record de chaleur pour la quatrième année consécutive ». En 2017, le niveau de la mer a également affiché un record pour la 6ème année consécutive. Le niveau moyen de la mer est désormais plus élevé de 7,7 centimètres qu’en 1993.

Benalla : Un coffre fort disparu !

Benalla : Un coffre fort disparu !

 

 

France info nous informe que pour  son contrôle judiciaire, Alexandre Benalla a dû remettre lundi les armes qu’il détient à la justice : trois pistolets Glock et un fusil à pompe, selon Le Point. Le juge d’instruction a donc enfin pu mettre la main sur cet arsenal, après leur disparition. En effet, quand les enquêteurs ont perquisitionné son domicile le 21 juillet, le coffre-fort où il rangeait ses armes avait disparu. Sans pour autant que Benalla sache où il se trouvait. L’armoire a « dû être emmenée dans un lieu sûr par une personne, mais ce n’est pas moi qui me suis occupé de cela », a-t-il déclaré aux enquêteurs. Pas pour les dissimuler, assure-t-il, mais « par souci de sécurité et responsabilité ». Un vrai feuilleton  de série B qui va occuper les pendant des semaines voire des mois. Parallèlement l’enquête a aussi démontré que LREM disposait de 3 armes non déclarées. Pourquoi des armes et non déclarées en plus !

Le vin protège de la démence !

Le vin protège de la démence !

Selon  une étude publiée mercredi dans la revue médicale BMJ. Les auteurs déconseillent toutefois de se mettre à boire. La démence touche 5 à 8% des plus de 60 ans dans le monde, soit 50 millions de personnes, d’après l’Organisation mondiale de la santé. Cette conclusion vient du suivi de 9.087 fonctionnaires britanniques nés entre les années 1930 et 1950. Ceux qui, entre la trentaine et la cinquantaine, déclaraient ne jamais boire d’alcool ont finalement couru un risque 47% plus élevé d’être atteints par la maladie, par rapport à ceux qui buvaient dans la limite recommandée (1 à 14 unités d’alcool par semaine). Ceux qui buvaient plus que la limite recommandée avaient un risque encore plus élevé de souffrir de cette perte des capacités cognitives. L’étude, qui fait une observation statistique, n’établit pas de lien de cause à effet.  Bref une étude qui ne démontre pas grand-chose mais au moins qui rassure !

 

LREM : des députés pas à la hauteur

LREM : des députés pas à la hauteur

Ce qui surprend le plus dans la majorité, c’est l’indigence des députés. Aucun n’arrive réellement à émerger. La première raison est sans doute liée à la volonté de Macron d’imposer une discipline quasi militaire aux parlementaires. Mais la raison profonde tient à l’absence de personnalité politique de ces députés. Des députés qui comprennent quelques ralliés du parti socialiste et surtout d’autres recrutés par petites annonces qui n’ont aucune expérience en général de la vie politique, pas même sans doute une vision très claire de l’intérêt général. La plupart du temps des cadres sans doute compétent dans le métier qu’ils exerçaient mais bien ignorants des contraintes de la vie publique et de la démocratie. Dans les débats télévisés les chaînes cherchent en vain une personnalité qui émerge un peu. On voit se succéder des députés complètement inexpérimentés d’un point de vue médiatique qui se font balayer par leurs interlocuteurs ou à leurs choisissent de reprendre à leur compte la vieille dialectique partisane qui s’appuie sur la langue de bois. Leur message est toujours le même faute d’idéologie claire, c’est la célébration de la personnalité de Macron  . Le reste relève de la vieille politique. Un seul exemple le fait que le groupe parlementaire soit présidé par un cheval de retour ancien PS, s terni par l’affaire qui a permis à sa compagne de s’enrichir grâce aux responsabilités politiques de Richard Ferrand. Quant au parti lui-même la république en marche, c’est un parti virtuel, un parti de clics, sans aucun fonctionnement local. Bref un club d’élus nationaux.

Actu, infos, économie, social, politique : articles les plus lus

Affaire Benalla : une petite connerie ! (Daniel Soulez Larivière)

Affaire Benalla : une petite connerie ! (Daniel Soulez Larivière)

 Comme la majorité,  Daniel Soulez Larivière critique le comportement des médias et de l’opposition dans l’affaire Benalla, dont le retentissement est selon lui disproportionné au regard de la faute originelle. Un point de vue qui mérite d’être lu pour son caractère pamphlétaire très réducteur mais qui résume la pensée de la majorité.

 

« À la fin de sa vie, l’ancien ministre du général de Gaulle Edgard Pisani s’interrogeait : « La démocratie ne va-t-elle être qu’une parenthèse dans l’Histoire ? » Et il n’était pas le seul parmi nos anciens. À voir ce qui se passe en France et, plus important, aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, la question mérite d’être posée. S’agissant de la France, comment imaginer, même sans être le Persan de Montesquieu, qu’un tel foutoir existe du fait de l’intervention violente d’un garde du corps du président de la République qui faisait un « stage » dans la police à l’occasion d’une manifestation?

Mais quand un débat constitutionnel qui engage davantage l’avenir de la France est suspendu à cause de l’excitation des parlementaires, quand un éminent professeur de droit constitutionnel (Dominique Rousseau) préconise la comparution du président de la République devant la commission d’enquête parlementaire alors que l’article 67 et le principe de la séparation de la présidence et du Parlement l’interdisent, on se demande où on est.

L’opposition, entravée par un rapport de force politique défavorable après des élections catastrophiques, donne l’impression d’avoir trouvé là un moyen d’hystériser les gens contre un président bien élu, tentant de réformer le pays avec un peu de rigueur et moins de « je-m’en-foutisme » ou de fatalisme que certains de ses prédécesseurs. Pour le moment, les sondages semblent lui donner raison contre le président de la République. Mais demain, après une autre montée d’indignation sous un prétexte banal et sans intérêt, les sondeurs révéleront autre chose. Tant que les poussées émotionnelles sont à la fois fugaces et destructrices, il n’y a pas de « démocratie d’opinion ». Ces deux termes pourtant liés conceptuellement sont en réalité antinomiques et s’annulent l’un l’autre.

Il arrive un moment où il est vraiment difficile d’empêcher un pays de se suicider. Cette histoire misérable se traduit par un excès d’injustice à tous égards, y compris pour le garde du corps gaffeur violent, qui, outre les sanctions légitimes de sa faute, va rester cloué au pilori médiatique pour longtemps. On en reste pantois. Le 6 mai 1871, lorsque le fort d’Issy était écrasé sous les bombes des versaillais, l’assemblée de la Commune se déchirait sur la question dogmatique du retrait du mont-de-piété des objets d’une valeur de moins de 20 francs. Aujourd’hui, l’Assemblée nationale s’étripe et met en cause le président de la République, dont un garde du corps a fait une connerie. Ils sont fous, ces Français. »

 

Véhicule autonome : c’est pas pour demain !

Véhicule autonome : c’est pas pour demain !

 

Comme déjà indiqué sur ce site, le fantasme du véhicule complètement autonome n’est pas pour demain. Le point de vue de Fawzi Nashashibi  (interview des Echos)

Fawzi Nashashibi, chercheur à l’Inria et responsable du programme Robotics and Intelligent Transportation Systems, a coordonné le livre blanc « Véhicules autonomes et connectés ».

 

Le livre blanc que vous avez coordonné passe en revue les défis à relever pour le véhicule autonome et connecté. Quels sont-ils ?

Il y a beaucoup d’obstacles à surmonter pour arriver un jour à déployer des véhicules véritablement autonomes. Les aspects légaux ou éthiques sont importants, mais, en tant que chercheurs à l’Inria, nous nous sommes concentrés sur la science et la technologie. Le premier défi, c’est l’interprétation du réel. Il faut être capable de comprendre ce qui se joue sur une scène routière. En voyant un tramway arrêté en station sur la gauche et une personne courir sur sa droite, on sait que cette dernière risque de traverser brusquement. Cette analyse sémantique, banale pour un conducteur expérimenté, est très compliquée pour une intelligence artificielle.

Le deuxième défi, c’est de certifier ces systèmes pour être certain qu’ils soient fiables dans n’importe quelle condition. Il faudrait que chacun d’eux fasse des millions de kilomètres pour diversifier les conditions et les scénarios. La simulation constitue une excellente piste. Toutefois, le simulateur idéal, capable de simuler chaque capteur, la dynamique du véhicule autonome ainsi que l’environnement dans lequel il va évoluer avec son infinité de scénarios possibles, n’existe pas.

Et n’oublions pas le troisième défi, qui est la sûreté de fonctionnement. Les voitures autonomes actuelles ne savent pas réagir en cas de défaillance d’un capteur ou d’un calculateur. De même qu’elles auraient des difficultés face à des tentatives de hacking. On a vu de multiples tentatives pour pirater non seulement les moyens de communication, l’ordinateur de bord, mais aussi les capteurs, en les parasitant, en les aveuglant, ou en leur envoyant de fausses informations. La solution n’est pas de doubler des capteurs, qui failliraient dans des conditions identiques, mais de les diversifier et d’élargir leur domaine de fonctionnement.

 

La communication, notamment celle des constructeurs, évoque rarement la dimension « connectée » du véhicule autonome. Votre livre blanc parle, lui, des « véhicules autonomes et connectés ». Pourquoi est-ce si important ?

La connectivité, c’est être en contact non filaire avec l’infrastructure, les autres usagers et le cloud. Ce qui permet d’étendre la perception d’une voiture et de communiquer. On parle de système décisionnel connecté, qui est déterminant pour la sécurité. Le simple fait de communiquer avec les autres véhicules permet d’éviter nombre d’accidents, notamment aux intersections qui sont des zones très accidentogènes ou lors de dépassements. La communication sera primordiale pour gérer des flottes de véhicules autonomes ou même semi-autonomes. C’est enfin évident, puisque pour trouver le meilleur itinéraire à un moment donné la voiture autonome devra être connectée pour avoir l’état de la circulation en temps réel. Ce débat autour de véhicule autonome ou véhicule connecté se retrouve aussi aux Etats-Unis. Les constructeurs qui ont été dépassés par les géants de la technologie comme Google, Intel, ou Nvidia, tentent de ne pas perdre la main. La connectivité constitue en effet pour eux un défi supplémentaire avec l’arrivée de nouveaux spécialistes.

 

Finalement, au regard des réserves que vous formulez, l’avènement des véhicules autonomes ne vous semble-t-il pas un peu rapide ?

Il y a beaucoup de communication avec la promesse de voir les premiers véhicules autonomes arriver à partir de 2020. C’est demain, alors qu’en effet il reste tellement de choses à faire. Si la Tesla a eu des accidents, ce n’est pas par hasard mais probablement lié à des problèmes de conception. Je pense pourtant que l’on verra arriver les véhicules autonomes d’abord sur autoroute et peut-être en ville si l’on décide de leur dédier certaines voies. Les navettes autonomes sont aussi prometteuses. La véritable question à se poser, c’est : pourquoi le véhicule autonome ? Quelles sont les applications ? Est-ce que ce sera rentable ? Quelle sera l’acceptation sociétale ? Si l’ambition est d’améliorer la sécurité, la meilleure approche consisterait à généraliser les aides à la conduite : système anticollision, assistance au maintien de voie, détection de piétons, surveillance du conducteur, vision de nuit. On parle donc de véhicules autonomes de niveau 2 ou 3, ce qui peut être très suffisant.

 

Pour l’avenir, le défi posé aux systèmes à base d’intelligence artificielle n’est-il pas de passer à l’échelon supérieur, c’est-à-dire la ville intelligente ?

Un système de transport intelligent devra obéir aux besoins de chaque ville et chacune est spécifique. Il devra de toute façon répondre à trois impératifs. Il reposera sur le transport de masse, car le véhicule autonome ne constituera pas la solution unique. Il sera multimodal, et fera enfin appel à tous les moyens de transport partagés. L’enjeu est de diminuer l’empreinte au sol du véhicule individuel ainsi que son impact environnemental. Le schéma de transport sera complètement différent à la fois pour les personnes, mais aussi pour les biens. Avec le véhicule autonome, on commencerait par régler le problème du dernier kilomètre, et on pourrait aussi par exemple automatiser la redistribution avec des véhicules autonomes qui reviendraient à leurs stations en pelotons.

Cette  mobilité intelligente est un facteur majeur pour rendre la ville intelligente et durable, mais pas le seul. On doit aussi évoquer la gouvernance intégrant une planification spatiale et énergétique efficace, un environnement adoptant des technologies de rupture, la numérisation et une haute connectivité, et enfin un mode de vie intelligent et durable. Travailler sur le véhicule intelligent aujourd’hui, c’est un préalable aux développements futurs des technologies de pointe intégrant l’intelligence artificielle comme l’Internet des objets, l’Internet mobile, la technologie du cloud ou encore les technologies de stockage et le smart grid.

 

L’inflation est à son plus haut niveau depuis 2012

L’inflation est à son plus haut niveau depuis 2012

Un effet de ciseau cette fois non vertueux contrairement à 2017 avec d’une part la croissance qui s’étiole pendant que l’inflation s’envole. Bref le pire des scénarios pour redresser les COMPTES, améliorer le pouvoir d’achat et la consommation.

La hausse des prix à la consommation a atteint en juillet son plus haut niveau depuis mars 2012, à 2,3 % sur un an, selon les premières estimations de l’Institut national des statistiques et des études économiques (Insee) publiées mardi. Les prix ont certes baissé de 0,1 point dans l’Hexagone durant le mois écoulé, du fait notamment des soldes d’été. Mais sur douze mois, ils ont encore grimpé de 0,3 point en par rapport à juin. Une progression spectaculaire. Ce regain d’inflation rogne le pouvoir d’achat des ménages.

Prévisions de croissance 2018 : le gouvernement dans la panade

Prévisions de croissance 2018 : le gouvernement dans la panade

 

 

 

Comme c’est la période estivale, les médias s’étendent peu sur la panne de croissance enregistrée au premier semestre et sur les perspectives assez grises pour le reste de l’année. L’analyse de ce phénomène majeur est sans doute reportée à la rentrée pour ne pas contrarier des Français dont beaucoup pensent actuellement à leurs vacances. Pourtant, cette baisse du niveau de l’activité constitue un coup très dur pour l’économie française. Cette situation aura des conséquences très néfastes notamment sur le chômage, sur les équilibres financiers en particulier sur le budget. Concernant ce dernier aspect autant dire que la France va abandonner ses les objectifs de réduction de déficit non seulement en 2018 mais aussi en 2019 puisqu’on ne prévoit pas de retour plus dynamique de la croissance. Bien plus que l’affaire Ben à la les résultats économiques vont hypothéquer l’avenir de Macron car les résultats ne sont pas rendez-vous sur les deux critères fondamentaux que sont la croissance et le chômage. Le gouvernement tente d’imputer cette situation aux conséquences de la grève SNCF ou encore Air France ainsi qu’à l’augmentation des prix du pétrole. Si l’argument de l’augmentation du pétrole est pertinent, par contre il faut aussi intégrer l’augmentation de la fiscalité qui elle dépend de la responsabilité du gouvernement. L’autre mauvaise nouvelle c’est l’inflation qui repart sur une tendance de 2,3 % alors que le pouvoir d’achat a déjà perdus 0,6 % le dernier trimestre. Bref une mauvaise nouvelle pour la consommation qui stagne voir recule alors que c’est le principal moteur de la croissance. L’erreur stratégique fondamentale de Macron aura été de tout miser sur la politique de l’offre sans la rééquilibrer par une politique sociale qui aurait permis de soutenir la consommation et donc la croissance. Du coup Lemaire ministre des finances annonce la couleur  « Si nous révisons, c’est bien que ce qui avait été avancé ne pourra pas être tenu au point près », a-t-il affirmé, reconnaissant ainsi que le gouvernement renonce à son objectif de 2%.

 

 

 

Limitation à 80 km/h : une moisson de PV

Limitation à 80 km/h : une moisson de PV

 

 

Si on ne sait pas encore quelle est l’influence de la limitation de vitesse à 80 km sur la sécurité ; par contre, on sait que cette nouvelle disposition a d’ores et déjà permis de doubler le nombre de flashs et donc de sanctions potentielles. Un résultat évidemment prévisible car au moindre dépassement les véhicules sont bien contraints de dépasser le seuil fatidique des 80, en plus pas toujours dans des zones les plus sécurisées. En effet, après avoir été immobilisés pendant de très longues minutes parfois pendant des kilomètres et des kilomètres, les automobilistes prennent alors le risque de s’échapper de la file qui se traîne dans des conditions de sécurité parfois douteuse. C’est notamment le cas quand il s’agit de doubler des camions, des voiturettes voire des engins agricoles. Comme on a rajouté 1000 radars, soit 10 000 au total la moisson de PV sera belle. Au moins faut-il souhaiter une amélioration de l’accidentologie. Notons enfin que l’argument qui consiste à justifier cette mesure en considérant qu’on ne perd que quelques minutes avec la réduction de vitesse est fallacieux. En effet la réduction à 80 favorise la création de bouchons derrière les véhicules impossibles à doubler, du coup la perte de temps peut atteindre une dizaine de minutes sur 50 km.

Canicule : un risque majoré dans les villes

Canicule : un  risque majoré dans les villes

Selon certains scientifiques les grandes villes sont beaucoup plus exposées au risque de canicule et cela dans le monde entier. En effet ces villes  constituent  d’énormes accumulateurs de chaleur réexpédiée la nuit dans l’atmosphère alors que dans les petites villes et les zones rurales, la fraîcheur de la nuit rééquilibre un peu les excès de température. Pire pour se protéger,  les villes utilisent la climatisation, dont les rejets d’air chaud et, surtout, la forte consommation énergétique, génèrent un cercle vicieux. Le phénomène n’est pas près de s’atténuer car la mode de l’urbanisme est à la  surconcentration urbaine avec des métropoles et des grandes villes de plus en plus démentielles  tandis qu’inversement dans nombre de pays et en France en particulier on assiste parallèlement à une désertification des territoires. En raison de la présence massive de ciment, de bitume et de ferraille dans le béton armé, les villes constituent une sorte d’énorme radiateur qui accumule la chaleur du jour et la restitue la nuit. La conséquence d’une folie urbanistique qui concentre les populations dans des espaces de plus en plus réduits. Selon le City risk index du Llyod’s, 279 villes dans le monde et  de nombreuses villes européennes sont exposées à des risques climatiques).  Abritant plus de 50% de la population mondiale aujourd’hui et 75% en 2050, responsables de 70% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, les villes ont un poids significatif dans le changement climatique.

 

Le révérend père Richard Ferrand accorde le saint pardon à la pécheresse Aina Kuric.

Le révérend père Richard Ferrand accorde le saint pardon à  la pécheresse  Aina Kuric.

 

La clémence d’Auguste et l’absolution papale de la part de Monseigneur Ferrand, par ailleurs président la république en marche. Mgr Ferrand connaît le péché pour l’avoir lui-même pratiqué en ayant  profité de ses responsabilités politiques afin d’enrichir sa compagne (le procès est toujours en train de s’enliser). Magnanime, il a donc refusé de sanctionner la rebelle députée qui avait voté contre la loi asile et migration. «S’abstenir, c’est un péché véniel ; voter contre, c’est un péché mortel». Tels étaient les mots martelés par Richard Ferrand, le président du groupe LaREM à l’Assemblée nationale, lors de l’examen en première lecture de la loi asile et immigration au printemps dernier. Un principe qui a coûté sa place au sein du groupe macroniste à Jean-Michel Clément: l’élu de la Vienne a voté contre le texte controversé en avril, et il a ensuite quitté les bancs des marcheurs après avoir été poussé vers la sortie par la direction. La semaine dernière, une autre élue a décidé de voter contre le texte, lors de son examen en deuxième lecture à l’Assemblée: il s’agit de Aina Kuric. La députée de la Marne, qui s’était déjà abstenue en avril, a cette fois décidé de franchir le Rubicon de la fronde.  «Nous ne sommes pas des fonctionnaires chargés d’appliquer à la lettre un règlement, mais des responsables politiques libres d’apprécier dans l’intérêt commun de chaque situation, chaque cas d’espèce. Comme je l’ai également toujours affirmé, dans notre groupe on ne vire pas, on discute», a-t-il encore expliqué en huis clos. «Je vous propose de clore le sujet et vous demande d’approuver ma proposition d’être clément avec notre collègue», a enfin conclu Richard Ferrand. Cette bienveillance du patron des députés marcheurs peut s’expliquer par le contexte difficile que traverse actuellement la Macronie. Sans doute aussi par le fait que Richard Ferrand déjà viré de son portefeuille ministériel devrait sans doute être également écarté du poste de président du groupe parlementaire d’en  marche pour que le groupe parlementaire macroniste retrouve un peu de crédibilité.

 

 

Affaire Benalla : Castaner, le champion de la langue de bois

Affaire Benalla : Castaner, le champion de la langue de bois

 

 

Comme d’habitude Castaner s’est livré un bel exercice de langue de bois devant la commission d’enquête sénatoriale concernant l’affaire Benalla. On se souvient que récemment pour tenter de minimiser l’affaire, Castaner avait indiqué que Benalla n’était qu’un simple bagagiste et non pas un proche collaborateur de Macron. Cette fois il avait à expliquer sur la présence de Vincent Crase  en tant  qu’employeur de ce dernier, salarié de LaREM, aperçu aux côtés d’Alexandre Benalla lors des événements du 1er mai. Pour Castaner,  il n’y a pas d’affaire Crase puisque l’intéressé serait intervenu sur ses heures de loisirs et de manière tout à fait personnelle. «Il a confirmé que les faits étaient intervenus en dehors de son temps de travail à La République en marche, en dehors de toute information de sa hiérarchie, et qu’il n’en avait pas rendu compte», a déclaré  le responsable de LREM qui est aussi secrétaire d’État chargé des Relations avec le Parlement. Curieusement l’intéressé a écopé de la même sanction que Benalla,  c’est-à-dire une pseudo suspension de salaire qui comme celle de Benalla n’a pas été effective. En fait, c’est sans doute Macron qui a déterminé la nature de la punition puisque Kastner déclare: « Les services du délégué général se seraient alors concertés avec ceux de la présidence, souhaitant «que la sanction infligée à M. Crase soit liée à celle retenue à l’encontre de M. Benalla». Dans la foulée, l’employé de LaREM aurait été notifié par lettre de sa mise à pied de 15 jours – du 4 au 18 mai. Après la révélation de l’affaire le 20 juillet et l’ouverture d’une enquête, Christophe Castaner a décidé d’engager une procédure de licenciement à l’encontre de Vincent Crase, notamment pour atteinte à l’image du mouvement. Deuxième preuve de la langue de bois testa nerf a déclaré qu’il ignorait que l’intéressé n’intervenait pas en tant que gendarme réserviste le jour du 1er mai alors que ce dernier avait déjà fait une quarantaine d’interventions auprès de Macron  dans le cadre de ce statut. . Troisième élément de langue de bois, Kastner estime qu’il n’était pas en situation d’évaluer la nature et la proportion de la sanction à l’égard de Vincent rase,  Il a jugé qu’il ne lui «appartenait pas d’évaluer la proportionnalité» des actes de Vincent Crase et de se «substituer aux autorités» responsables au moment des faits. C’est pour cette raison qu’il est entré en contact avec le cabinet du président de la République et qu’il n’a pas saisi la justice. «Mon regard n’est pas le même sur un citoyen et une personne qui intervient dans le cadre de ses fonctions de gendarme réserviste sous l’autorité de la présidence de à République», a-t-il plaidé. Une manière de renvoyer la patate chaude à l’Élysée Par ailleurs, Kastner a souhaité apporter un rectificatif. Il aurait, non pas déclaré qu’Alexandre Benalla était «bagagiste», mais «en charge de la logistique et notamment des bagages». Précisant que le GSPR (Groupe de sécurité de la présidence de la République) lui-même pouvait être responsable de cette mission, il a ajouté: «le raccourci qui a été fait par quelques-uns est insultant vis-à-vis du GSPR». Bref le charisme d’un notaire, la transparence d’un coiffeur et l‘honnêteté d’un marchand de chiens !

Grande Bretagne: Danger pour l’industrie automobile

Grande Bretagne: Danger pour l’industrie automobile

L’organisation professionnelle de l’industrie automobile SMMT lance un cri d’alerte sur les conséquences dramatiques d’un Brexit dur. Des conséquences qui se traduiraient par une hausse des pièces (nombreuses dans le processus de production automobile), par une hausse des coûts et une grosse perte de compétitivité en particulier à l’exportation. L’industrie automobile britannique, en bonne partie contrôlée par des groupes étrangers, emploie plus de 850.000 personnes et génère des ventes annuelles de près de 100 milliards d’euros. D’importants constructeurs étrangers comme Toyota, BMW ou Ford ont exhorté le gouvernement britannique à maintenir des liens commerciaux étroits avec l’Union européenne leur permettant de continuer à importer et exporter sans entrave après la date butoir de mars 2019. La production automobile britannique a baissé de 3,3% sur les six premiers mois de 2018 par rapport à la même période de 2017, à 834.402 unités, une demande décevante sur le marché intérieur ayant contrebalancé des exportations vigoureuses, a déclaré la SMMT.

1...1112131415



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol