Salauds de pauvres

Salauds de pauvres

 

 

L’expression a té utilisée au cinéma, dans plusieurs livres, par Coluche et même par Macron, quand en privé (mais avec une vidéo diffusée aux médias !) quand il a déclaré que ces dépenses sociales coûtaient un pognon de dingue. Une déclaration qui n’est toutefois pas sans fondement car la France réussit l’exploit  ’avoir l’un des plus hauts taux de dépenses sociales avec en même temps un pourcentage très élevé de pauvreté.  La première raison provient sans doute du manque chronique de richesse nationale. En général,  ces dernières années la croissance en France a été en-dessous de celle de ses voisins européens d’où un chômage endémique principal pourvoyeur de pauvreté. D’autres facteurs viennent expliquer ce phénomène ; par exemple, une certaine forme d’hérédité. Non pas une hérédité génétique mais sociétale. Comme chez les riches le patrimoine ce transmet et 80 % des pauvres transmettent leur pauvreté à leurs descendants. Finalement, le même processus que chez les riches mais avec des conséquences moins heureuses. En juillet,  le gouvernement devait annoncer un fameux plan pauvreté composé surtout de sparadrap sur la jambe de bois de la misère. Une sorte de vision de type charitable et non une réforme structurelle tendant notamment à rétablir l’égalité des chances. Car évidemment tout part du niveau culturel. Il est bien connu que les grandes écoles ne sont surtout fréquentées que par les fils de bourgeois. Les enfants des couches moyennes vont  le plus souvent à l’université. La descendance des parents défavorisés opte  pour la filière apprentissage et trop souvent la filière zéro qualification. C’est-à-dire des emplois qui mobilisent surtout la force des bras. Avec d’une part l’informatisation des processus de production, d’autre part la concurrence mondiale des travailleurs encore plus pauvres, les moins favorisés sont les premières victimes balayées par le vent de la « modernisation ». La pauvreté est un phénomène terrible car non seulement elle prive leurs victimes de conditions matérielles de vie décente mais en plus elles détruisent dans le cerveau toute espérance un jour de pouvoir s’en sortir. Ce n’est plus vraiment une manière de vivre mais de survivre dans un pays qui pourtant ne manque pas de richesses mais tellement mal réparties. Pour preuve du mépris à l’égard de ces parias de la société, on a choisi de donner une priorité à la coupe du monde de football. À défaut de pain, on a octroyé des jeux au peuple. Et le plan de pauvreté renaîtra peut-être à la rentrée.

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