Archive mensuelle de mai 2018

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Actu, infos, économie, social, politique : articles les plus lus

Manif de samedi :  » un petit coefficient de marée » (Edouard Philippe)

Manif de samedi :  » un petit coefficient de marée » (Edouard Philippe)

Il est clair  que la manif organisée par la CGT et Mélenchon n’a pas atteint le niveau de marée espérée. Peut-être 100 à 200 000 manifestants en tout en France. C était prévisible car cette mobilisation était portée par les organisations d’extrême gauche qui certes disposent des forces les plus déterminées à occuper la rue mais qui sont minoritaires dans le pays. Sur le plan syndical, les syndicats réformistes sont aujourd’hui majoritaires et la CFDT, l’UNSA ou encore FO refusent les amalgames avec des objectifs politiques. La mobilisation n’était pas négligeable mais trop minoritaire pour peser dans le débat social et même politique. Les insoumis représente eux sur le plan politique autour de 20%, c’est insuffisant pour entraîner uen majorité de Français. D’uen certaine manière, ce demi-échec sert le gouvernemenet. Dans une interview au JDD,  Edouard Philippe n’a pas manqué de souligner  pointe la mobilisation en baisse : 93.315 manifestants, selon le ministère de l’Intérieur, les organisateurs annonçant entre 250.000 (CGT) et 280.000 personnes (Attac).  »Soyons honnêtes [...], c’était un petit coefficient de marée, comme on dit chez moi », répond le Premier ministre dans son interview au JDD. Et poursuit : « Les Français sont angoissés par la perspective d’une relégation collective et individuelle. Ignorer les frustrations et les colères serait méconnaître le pays. Mais nous voulons sortir de l’immobilisme et du sentiment d’impuissance. Nous avançons. » Le chef du gouvernement n’oublie pas les opposants à ses réformes, notamment les Insoumis. « Certains attisent la tension sociale en essayant de rejouer dans la rue ce qu’ils ont perdu dans les urnes. C’est un jeu dangereux : la démocratie a parlé », tranche Edouard Philippe. Outre une longue partie consacrée à la réforme de la SNCF, l’homme de Matignon évoque dans son entretien au JDD d’autres sujets chauds, comme l’avenir du plan Borloo pour les banlieues, mais aussi les récentes dissensions à Bercy, entre Bruno Le Maire et Gérald Darmanin, sur une diminution des aides sociales.  »Nous refusons tous la politique du rabot », tempère Edouard Philippe.

 

Brexit : ni traité, ni transition sans acceptation de la cour de justice européenne

Brexit : ni traité, ni transition sans acceptation de la cour de justice européenne

 

Barnier met une  nouvelle fois les pieds dans le plat à propos du Brexit dont la négociation s’embourbe dans les contradictions internes de la Grande Bretagne. C’est encore uen mise en garde de l’union européenne qui commence à se lasser du jeu trouble des britanniques vis-à-vis du Brexit.  Londres doit accepter que la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) soit chargée d’examiner les litiges qui pourraient survenir dans le cadre de l’accord de retrait du Royaume-Uni du bloc communautaire, a déclaré samedi le négociateur en chef de l’UE sur le Brexit, Michel Barnier. En cas de désaccord sur ce point, il ne saurait y avoir de traité ou de période de transition, a-t-il prévenu. Les tergiversations britanniques s’apparentent à un jeu de “cache-cache”, a déploré Michel Barnier, adressant une nouvelle mise en garde au gouvernement britannique. Alors que le Royaume-Uni doit quitter l’Union européenne fin mars 2019, les négociations entre Bruxelles et Londres n’avancent guère. Devant cette inertie, imputable notamment aux dissensions qui déchirent le gouvernement britannique et à l’intransigeance européenne, Michel Barnier a prévenu à de multiples reprises que l’Union et le Royaume-Uni devaient se préparer au risque de voir les négociations s’achever sans accord. Evoquant la supervision du traité de sortie, que les deux parties espèrent boucler à l’automne, Michel Barnier a rappelé que les Européens exigeaient qu’elle soit confiée à la CJUE.

“Nous ne pouvons pas accepter qu’une juridiction autre que la CJUE fasse la loi et interprète les institutions de l’Union.” Faute d’accord sur cette question, c’est tout l’accord qui sera en péril, a-t-il souligné. “Sans accord, il n’y aura ni accord de retrait ni période de transition.”

Manif : une marée plutôt basse

Manif : une marée  plutôt basse

 

Il est toujours difficile de prévoir l’évolution sociale et politique mais on reteindra sans doute que cette manif du 26 mai constitue uen sorte de cérémonie d’enterrement de la convergence des luttes. Il y plusieurs manières de tuer la mobilisation mais la plus sure est d’en abuser pour user les manifestants ; Trop de mobilisation tue la mobilisation surtout quand elle repose sur un amalgame politique et syndical ambigu.  Les chiffres de mobilisation varient selon la police et les organisateurs mais globalement la journée a été un échec.  A Paris, la manifestation a réuni 21.000 personnes selon la préfecture de police, 80.000 selon les organisateurs.

 Ces derniers annoncent une participation de 280.000 personnes sur l’ensemble du territoire (Paris compris). Les chiffres du ministère de l’Intérieur n’étaient pas disponibles samedi en début de soirée.  A Lyon, la mobilisation a rassemblé 1.600 personnes, selon la police, 2.000, selon les organisateurs. A Marseille, 4.200 manifestants ont été recensés selon la police et 65.000 selon les organisateurs. La “marée populaire” était convoquée par des syndicats comme la CGT, Union solidaires et la FSU; des partis politiques, comme La France insoumise, le NPA (Nouveau parti anticapitaliste) ou le PCF (Parti communiste français) ainsi que par des associations comme Attac et la Fondation Copernic. Découplée officiellement du Parti communiste (PCF) en 1996 dans le sillage de la chute de l’URSS, la CGT a défilé pour la première fois en plus de vingt ans aux côtés de partis politiques, au risque de voir ces derniers lui porter ombrage, estiment certains analystes. Force ouvrière et la CFDT n’ont pas participé à cette journée “par souci d’indépendance”.

Platini, blanchi, veut attaquer la Fifa en justice

Platini, blanchi, veut  attaquer la Fifa en justice

  • Blanchi par la justice Suisse, Platini veut attaquer la FIFA. Jusque là, Platini avait été condamné par des instances extrajudiciaires inféodées à la FIFA. D’une certaine manière, Platini a été le grand cocu des magouilles internes de la FIFA, un organisme qui brasse des fortunes dont les dirigeants profitent aussi. Il faut convenir que Platini est un peu naïf, ce n’est pas un politique, encore moins un techno. C’est d’ailleurs un techno qui a récupéré la place de numéro un de la FIFA. Platini a été condamné par les instances sportives internes parce qu’il représentait un danger pour les autres prétendants. En outre sa volonté d’assainir certaines pratiques dérangeait  (échanges de valises de billets entre pays et la FIFA pour obtenir la coupe du monde notamment).  Mais maintenant Michel Platini a été blanchi par la justice suisse dans l’affaire de sa rémunération hors contrat comme conseiller spécial de la Fifa, qui s’élevait à 1,8 million d’euros. « C’est une très bonne nouvelle, d’autant que j’ai eu des procédures précédentes qui ont été toujours défavorables pour moi. Là, la vraie justice, la justice des gens normaux, a clarifié la situation », a confié Michel Platini à TF1. Désormais, Michel Platini attend de la Fifa la levée des sanctions contre lui, et notamment celle qui lui interdit toutes activités en lien avec le football. « J’attends qu’ils prennent leurs responsabilités et qu’ils fassent comme la justice suisse, en disant ‘voilà on s’est trompés, il n’y a rien’ », développe Michel Platini, qui va maintenant « voir les procédures » possibles avec ses avocats. « Oui, je suis prêt à tout », également attaquer la Fifa en justice, lance-t-il encore à TF1. « Ils m’ont fait beaucoup de mal, ils ont voulu m’humilier, me tuer professionnellement », dénonce l’ancien international français.

RGPD : personne n’est prêt

RGPD : personne n’est prêt

Le fameux Règlement général sur la protection des données, voté en mai 2016 par le Parlement européen, est entré en vigueur le 25 mais  Il définit de nouvelles règles communes qui renforcent la protection des données personnelles des citoyens, ainsi que les obligations des professionnels et des entreprises. Problème cependant, personne n’est prêt et surtout pas les PME.  Les entreprise doivent s’engager  à utiliser les données  utiliser à des fins précises, légitimes et justifiées, et encadrées par le RGPD, notamment pour améliorer le service. Et dans le cas où elle les transmettrait à des tiers (pour de la publicité ciblée par exemple), elle doit respecter des procédures de sécurité et savoir expliquer à qui et pourquoi elle transmet les données. L’utilisateur est aussi censé pourvoir accepter ou refuser ce type de pratiques.

 

Le règlement européen RGPD au fait c’est quoi ?  

 

 

 

C’est la question à laquelle répond dans une  interview à la Tribune, la présidente de la Commission nationale de l’informatique et des libertés Isabelle Falque-Pierrotin. On sait que l’enjeu est considérable.  Pour faire simple, il s’agit de réguler pour empêcher la mise en sous-traitance de l’économie européenne par les GAFA, le trafic de données notamment à des fins politiques  et pour protéger les consommateurs et les citoyens.

 

- Pourquoi considérez-vous que le RGPD est indispensable ?

ISABELLE FALQUE-PIERROTIN - Le RGPD est une grande avancée pour plusieurs raisons. Tout d’abord, il crée un marché européen de la donnée en unifiant les législations par un règlement unique. Jusqu’à présent, il fallait composer avec des textes nationaux pas forcément raccords les uns avec les autres. Deuxièmement, le RGPD remet enfin les acteurs européens et internationaux à égalité de concurrence. La disposition relative au ciblage, qui permet d’appliquer le règlement aux groupes étrangers qui traitent les données de citoyens européens, force les géants du Net américains et chinois à ne plus s’affranchir des règles de l’UE. Le troisième avantage du RGPD est qu’il renforce la capacité de dialogue de l’Europe face à ces acteurs. Google, par exemple, ne dialoguera plus séparément avec la Cnil française puis son équivalente allemande, mais avec l’autorité chef de file qui représente toutes les Cnil européennes. Enfin, le RGPD répond à la volonté de plus en plus marquée des citoyens européens de mieux maîtriser leur vie numérique. Les droits des personnes sont considérablement renforcés. Certes, la mise en conformité s’accompagne d’un investissement et d’une réorganisation interne pour les entreprises et les collectivités, mais le RGPD est une chance pour l’Europe.

 

Très peu sont prêts. Comment expliquez-vous ce retard ?

Beaucoup d’entreprises n’étaient pas conformes à la directive sur la protection des données de 1995 révisée en 2004, qui a modifié la loi de 1978. Elles partent donc de très loin, il y a un effet de rattrapage. En dépit de nos efforts de communication, la culture de la protection de la donnée peine à s’installer en France. Historiquement, la gestion des données a été cantonnée aux directions juridiques des entreprises. Elle n’a jamais été investie par les directions générales ou au niveau du comex [comité exécutif, ndlr]. Une prise de conscience est nécessaire pour que l’enjeu monte dans la hiérarchie des structures et devienne stratégique. Le RGPD pousse justement à cette prise de conscience parce que les sanctions qui résultent du non-respect du règlement sont très dissuasives. Aujourd’hui, les entreprises sont vraiment au pied du mur.

L’arme des sanctions, qui peuvent atteindre 4% du chiffre d’affaires mondial, force les entreprises à enfin se préoccuper de leur gestion des données. La menace est-elle le seul moyen efficace ?

L’ampleur inédite des sanctions est une bonne arme de dissuasion. Cette crainte nous permet de faire entrer le sujet de la protection des données dans les entreprises. Mais maintenant que nous avons leur attention, notre but est surtout de pousser un autre message, celui que la conformité au RGPD n’est pas seulement une contrainte réglementaire mais peut aussi apporter un bénéfice opérationnel. Respecter la vie privée de ses clients et collaborateurs est un facteur de différenciation concurrentielle et répond à une demande sociétale forte depuis l’affaire Snowden. Dans les secteurs qui utilisent énormément les données, comme les startups du numérique, les mentalités changent. Des fonds d’investissement commencent à se dire qu’ils ne veulent pas investir dans une startup qui ne pratique pas le « privacy by design ». La conformité est aussi un outil marketing : elle rassure les consommateurs. On l’a bien vu au CES de Las Vegas, où de plus en plus de startups françaises ont mis en avant leur éthique des données. Le RGPD est une opportunité de business.

 

Beaucoup d’entreprises restent complètement dans le flou, notamment les PME-TPE. Comment les aider à se mettre en conformité ?

Il est vrai que les grands groupes ont les moyens de s’adapter et sont en train d’investir. Les PME en revanche sont plus démunies face à la complexité du texte. En tant que régulateur, il est de notre responsabilité de les aider. Nous avons mis en place beaucoup d’outils. D’abord, les « six étapes » du RGPD, une information de base très pédagogique sur ce qu’est le RGPD et comment s’en emparer. Nous proposons aussi des outils plus opérationnels, par exemple un tutoriel pour aider à réaliser une étude d’impact. Pour les PME et les ETI tous secteurs confondus, nous travaillons avec Bpifrance à la réalisation d’un kit pratique qui sera disponible d’ici à la fin du mois de mars. Nous menons aussi une réflexion plus macro qui consiste à réutiliser les packs de conformité que nous avons développés ces dernières années. Le but est de créer un référentiel sectoriel qui permettrait d’éviter quelques démarches aux entreprises qui y adhèrent. Ainsi, les entreprises sauront exactement ce que le régulateur attend en termes de conformité dans leur secteur, en fonction des usages.

 

Allez-vous commencer votre travail de contrôle et de sanction dès le 25 mai, tout en sachant que la plupart des entreprises ne sont pas en situation de conformité ?

Le RGPD ne part pas d’une feuille blanche. Un certain nombre de principes liés à la gouvernance des données existaient déjà, comme la finalité du traitement des données par exemple. Nous les contrôlerons donc comme avant, car les entreprises sont déjà censées les avoir intégrés. La méthode sera la même : soit nous réagirons à des plaintes – nous en recevons 8.000 par an -, soit nous diligenterons nous-mêmes des contrôles, qui peuvent déboucher sur des sanctions.
En revanche, nous souhaitons faire preuve de pragmatisme et de bienveillance pour les principes nouveaux du règlement, comme le droit à la portabilité ou l’obligation de mettre en place un registre, car il faut laisser aux entreprises le temps de se les approprier. Le but d’un régulateur n’est pas d’afficher un tableau de chasse de sanctions. Dans un premier temps, nous privilégierons l’accompagnement et l’explication.

Aurez-vous une tolérance plus forte envers les PME qu’envers les grands groupes et les géants du Net, par exemple ?

Nous raisonnons au cas par cas. Une PME suscite bien sûr une certaine réserve, mais cela ne veut pas dire qu’on laissera passer n’importe quoi. Imaginez une PME dans l’économie des données de santé qui laisse passer une faille de sécurité considérable. Dans un tel cas, nous serions forcés de réagir vite. Il ne faut pas tomber dans des automatismes.

Le RGPD oblige les structures qui utilisent des données à grande échelle à recruter un Data Protection Officer (DPO). Mais il n’y a pas assez de DPO… Comment faire ?

J’entends cette difficulté, mais je crois aussi que les DPO vont « se faire » sur le terrain. Ce nouveau métier, central, nécessite des compétences transversales. Des formations se mettent en place dans tous les pays européens. Mais les entreprises peuvent aussi faire évoluer un profil existant. Le DPO peut être un juriste, un technicien, un CIL (correspondant informatique et libertés)… Son positionnement doit à la fois être proche des métiers et branché sur la chaîne de décision pour qu’il ne soit pas un personnage de paille et que ses recommandations soient suivies.

 

Avec le RGPD, le marché de la conformité explose. Vous avez d’ailleurs mis en garde contre la multiplication des arnaques…

Ce marché n’est pas nouveau mais il prend de l’ampleur. De nouveaux outils et programmes de conformité émergent à partir des règlements européens. À certains égards, je m’en réjouis car il n’y avait pas suffisamment d’acteurs investis dans l’opérationnalisation des principes européens. Cette activité peut être complémentaire de celle des régulateurs. Depuis quatre ans, nous émettons des labels qui prennent la forme de référentiels en fonction des secteurs. À présent, nous voulons progressivement passer des labels à une véritable certification, en s’appuyant sur des certificateurs privés. Cela permettra de mieux encadrer ce marché et de réduire les arnaques. Il est vrai que certains pratiquent un grossier marketing de la peur en accentuant les difficultés du RGPD pour vendre des prestations parfois inutiles à un prix exorbitant. Face à cela, nous rappelons que tout n’est pas nouveau : si vous êtes en conformité avec les réglementations précédentes, le RGPD ne nécessite qu’un travail de toilettage. Les entreprises doivent rester vigilantes, vérifier la crédibilité de leur interlocuteur et utiliser nos outils sur notre site pour identifier leurs besoins de conformité.

Vous insistez sur les nouveaux droits que le RGPD offre aux citoyens pour mieux contrôler leur vie numérique. Mais les usages révèlent une attitude paradoxale : d’un côté les citoyens se méfient des acteurs qui « aspirent » leurs données de manière non transparente, de l’autre ils continuent d’utiliser en masse ces services…

Le « privacy paradox » est une réalité mais je crois que le RGPD arrive à point nommé pour appuyer un changement de culture vis-à-vis des données personnelles. Il y a de plus en plus de bloqueurs de publicité. De plus en plus de profils Facebook ferment, ce qui n’était pas le cas il y a quelques années. On sent bien que les services qui se présentent comme plus respectueux des données recueillent de plus en plus d’intérêt. Il est vrai que beaucoup de droits existants, comme le droit d’accès ou le droit de rectification, sont peu utilisés, en grande partie car ils restent peu connus. Mais le droit à l’oubli sur les moteurs de recherche est un vrai succès en France et en Europe. Je suis également persuadée que le nouveau droit à la portabilité des données, ainsi que la possibilité de recours collectifs face aux acteurs qui ne respectent pas leurs obligations, vont être plébiscités. Le RGPD va accélérer cette prise de conscience, qui est pour l’heure marginale. C’est un vrai choix politique de la part de l’Union européenne.

Dans quel sens ?

Avec le RGPD, nous affirmons une certaine vision de l’innovation. Contrairement à ce qui peut être dit, le règlement ne freinera pas l’innovation, bien au contraire. Commercialement et stratégiquement, l’idée de l’Europe est de bâtir une innovation robuste parce qu’elle est construite sur le respect des droits, qui sont pris en compte en amont. Bien sûr, il y aura toujours des paradis de la donnée. Mais est-ce le modèle que l’Europe veut construire ? Non. Le RGPD incarne un modèle d’innovation durable.

 

Macron : « surtout un manque d’humanisme » (Annie Ernaux)

Macron : « surtout un manque d’humanisme » (Annie Ernaux)

 

Annie Ernaux, cette écrivaine de gauche admiratrice de Simone de Beauvoir et de Simone Veil. Annie Ernaux  a souvent établit dans son œuvre  le lien entre littérature et politique. Elle a voté Mélenchon et dans le JDD reproche surtout à Macron son manque d’humanisme et son autoritarisme. Un jugement de femme d’extrême gauche mais qui n’est pas dénué de fondement quant au manque de compassion et d’humanité de Macron.

 

 

La lutte a-t-elle toujours fait partie de votre vie?
La lutte, c’est la vie. Je l’ai appris tôt. Tout est question d’éducation. J’ai été choquée du nombre d’enfants présents dans les manifestations contre le mariage pour tous. Il faut se souvenir que c’est une enfant de 12 ans qui a brandi une banane à Christiane Taubira. La lutte contre le racisme et l’antisémitisme passe aussi par l’éducation.

 

 

Comment vous sentez-vous dans la France d’Emmanuel Macron?
J’ai voté Jean-Luc Mélenchon et je ne le regrette pas. J’adhère à son programme et notamment à l’instauration d’une VIe République, à laquelle je tiens. Je suis vent debout dans la France macronienne. J’étais dans l’attentisme, mais le tournant néolibéral, très ferme, me révolte. On le voit avec la réforme de la SNCF. Je soutiens les grévistes car, malgré toutes les dénégations, on s’achemine vers une privatisation. La « concurrence » est devenue le mot royal. Tout doit être ouvert à la concurrence mais non, tout ne doit pas être ouvert à la concurrence! La politique macronienne est marquée par un manque d’humanisme doublé de beaucoup d’autoritarisme. On met en avant la culture d’Emmanuel Macron mais, à la lecture de l’entretien donnée à la NRF, j’ai un sérieux doute. N’a-t-il donc rien lu depuis Colette et Giono? N’y a-t-il donc pas d’écrivains à l’étranger? Emmanuel Macron est un habile communicant. François Mitterrand et Jacques Chirac étaient réellement cultivés, sans communiquer dessus. Il y a chez Emmanuel Macron, dans l’homme et la politique, une grande dureté.

 

Grève SNCF : deux semaines importantes (Laurent Berger, CFDT)

Grève SNCF : deux semaines importantes (Laurent Berger, CFDT)

Associée dans la grève SNCF, la CFDT entend cependant se distinguer des syndicats d’extrême gauche. Son objectif est d’aboutir à un compromis qui sauvegarde l’avenir et non la fuite en avant de la radicalité pour la radicalité. Laurent Berger avait déjà prévenu, il fauta avancer sur la dette, le financement des investissements, la non privatisation de la SNCF  et les conditions sociales de ceux qui seront privés du statut. Sur ces 4 points la discussion avance d’autant plus qu’elle est boycottée par Sud et la CGT lors des rencontres au ministère des transports. Pour autant, la CFDT ne veut pas « relâcher la pression » avant la fin du débat parlementaire et juge les deux prochaines semaines « décisives ». « Nous sommes dans les 10 derniers kilomètres » du « marathon » de la réforme de la SNCF, estime son secrétaire général Laurent Berger, « et ce ne sont pas les plus simples à courir ». Dans une interview au JDD, il note les « avancées » dans les discussions avec le gouvernement évoquant notamment la reprise d’une partie de la dette par l’Etat ou « l’incessibilité du capital des trois entités composant la SNCF ». Laurent Berger se dit « très fier du travail accompli par la CFDT cheminots pour porter des amendements permettant d’équilibrer la réforme » même si selon lui « il reste des points à éclaircir ». Il fustige également la participation de la CGT à la manifestation du 26 mai en compagnie notamment de la France insoumise. « Est-ce le rôle d’une organisation syndicale d’aller se perdre dans ces combats-là, au nom d’une soi-disant convergence des luttes qui remet en cause l’indépendance syndicale? » Selon Laurent Berger cette décision « peut engendrer une grosse source de confusion pour le syndicalisme ».

 

Sondage Macron : nouvelle baisse (IFOP)

Sondage   Macron : nouvelle baisse  (IFOP)

Un an après son arrivée au pouvoir, Emmanuel Macron voit sa cote de popularité tomber au plus bas depuis le mois d’août. Le chef de l’Etat ne recueille plus que 41% de satisfaction en mai, en baisse de trois points après un léger mieux en avril (et 57% de mécontents, +2), selon la nouvelle vague du baromètre de l’Ifop pour le JDD. Après une remontée à l’automne, sa courbe s’érode lentement depuis la fin de l’année 2017 : le Président a perdu 11 points de popularité en cinq mois. Les dernières enquêtes des instituts Ipsos et BVA publiées cette semaine corroboraient cette descente.  Dans le détail, Emmanuel Macron décroche un peu dans toutes les catégories de la population mais sa baisse la plus nette se situe chez les jeunes (baisse de neuf points chez les 18-24 ans), là où il a tendance à progresser chez les plus de 65 ans et les retraités de façon générale. S’agissant de la proximité politique, la popularité du chef de l’Etat reste hégémonique chez les sympathisants En marche (91%), se conforte chez les sympathisants de droite et du centre (51% pour les sympathisants LR) et reste dérisoire chez les insoumis et frontistes (15%).

 

SNCF: la reprise de la dette n’affectera pas le déficit public !!! (Lemaire)

 SNCF: la reprise de la dette n’affectera pas le déficit public !!! (Lemaire)

 

On voit mal comment le reprise de la dette SNCF ne pourrait affecter ni l’équilibre du budget, ni l’endettement de la France. De toute manière, sauf impôt nouveau, la France n’a pas les moyens d’amortir cette dette. Elle le sera par l’emprunt qui va générer des frais financiers et donc peser à la fois sur la dette et sur le budget.  La reprise de 35 milliards d’euros de la dette de la SNCF « ne pèsera pas sur le déficit public », a  pourtant déclaré samedi le ministre de l’Economie et des finances Bruno Le Maire, en marge du salon des startups VivaTech à Paris. « Notre évaluation c’est que cette reprise de la dette ne pèsera pas sur le déficit public », a assuré Bruno Le Maire. « Elle aura évidemment un impact sur la dette publique, puisque ça accroit la dette publique française (…) mais elle n’aura pas d’impact sur le déficit », a-t-il souligné.

Le ministre contredit ainsi le rapporteur général du budget Joël Giraud, qui avait estimé vendredi que la reprise de la dette de la SNCF allait provoquer une hausse du déficit par rapport aux prévisions actuelles du gouvernement, et retarderait le retour à l’équilibre des finances publiques prévu jusqu’à maintenant pour 2022. Selon les projections du rapporteur, le déficit public remonterait à 1,9% du PIB en 2020 avec la reprise d’une première tranche de 20 milliards de dette SNCF, au lieu de 0,9% prévu jusqu’à maintenant. Et il serait de 0,1% de PIB en 2022, alors que le gouvernement escomptait jusqu’alors un excédent de 0,3% du PIB à cette échéance.

Bercy avait publié après la déclaration de M. Giraud un communiqué courroucé, indiquant qu’il « n’est pas possible de se prononcer sur l’impact sur la trajectoire des finances publiques » de cette reprise de dette. L’impact dépendra du traitement comptable de l’opération par l’Insee, « qui a engagé des discussions avec Eurostat sur ce sujet et devrait se prononcer avant la fin de l’année », avait indiqué le ministère de l’Economie et des finances. Bruno Le Maire a admis samedi que la reprise de la dette de la SNCF « accroit la nécessité de réduire cette dette progressivement et donc de réduire la dépense publique ».

Le Premier ministre Édouard Philippe a confirmé vendredi que l’État allait reprendre 35 milliards d’euros de dette de la SNCF, tout en promettant de ne pas créer d’impôt pour compenser cette charge.

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Taxation du numérique: toujours autant de divergences dans l’Union économique

Taxation du numérique: toujours autant de divergences dans l’Union économique

 

 

Le commissaire européen Pierre Moscovici appelle au compromis parce qu’actuellement il y a ceux qui sont opposée aux taxations des GAFA et autres  (et qui en profitent comme l’Irlande) et et ceux qui la réclament comme la France. En fait pour l’instant la discussion est bloquée. Moscovici  s’est déclaré vendredi « ouvert au compromis » avec les Etats membres de l’UE pour parvenir à un accord sur sa proposition de taxer les géants du numérique sur leur chiffre d’affaires. « Nous sommes ouverts à des compromis, mais il faut rentrer dans la logique du compromis », a déclaré le commissaire à la presse en marge d’une visite au salon Vivatech à Paris, appelant les Etats membres à ne pas attendre qu’une solution mondiale soit trouvée pour agir en Europe. « Je suis d’accord qu’il faille travailler dans le cadre de l’OCDE et dans celui du G20″, a-t-il expliqué. « Mais si nous attendons encore quelques années, nous allons nous retrouver avec un gruyère européen où un certain nombre d’Etats membres auront mis en place leurs propres taxes, pendant que d’autres continueront à développer des pratiques d’attractivité qui creuseront encore le fossé au sein du marché intérieur », a-t-il prévenu.

Le sommet Trump-Kim : peut être !

Le sommet Trump-Kim : peut être !

A quelques jours de la date fixée on ne sait toujours pas si la rencontre aura lieu. En fait les intéressés se livrent à des opérations de com. pour valoriser leur rôle respectif. Annonce, annulation, contre annonce se succèdent mais vendredi matin, Donald Trump a affiché son optimisme sur les discussions avec Pyongyang, allant même jusqu’à évoquer le possible maintien du sommet du 12 juin. Avant cette réunion, les deux chefs d’Etat se livrent uen guerre de com. Ce que pense Marie-Cécile Naves, spécialiste des États-Unis ; Pour elle,  l’annulation du sommet constitue  une « opération de communication de part et d’autre »,  «  C’est une opération de communication de part et d’autre. Du côté nord-coréen, il y a le désir d’être enfin reconnu sur la scène internationale. Et du côté de Donald Trump, on est beaucoup dans une communication incantatoire, vouloir montrer que l’on peut dominer les dictateurs, imposer sa vision unilatérale au monde. Peut-être que Donald Trump a fait une erreur au départ en acceptant ce sommet sans négocier un minimum au début. Il pensait qu’il pouvait appliquer sa stratégie de l’art du « deal » à la diplomatie. Ça a marché pour l’Iran, il est un peu galvanisé par la situation au Moyen-Orient, il s’est aussi un peu laissé emporter par le président sud-coréen Moon qui lui avait parlé de prix Nobel » ; Avec deux leaders aussi imprévisibles, on ne peut savoir si la rencontre pourra effectivement se tenir à la date prévue. «Nous avons des discussions très productives avec la Corée du Nord pour rétablir le sommet, qui, s’il a lieu, se tiendra [comme prévu] à Singapour le 12 juin et pourra être prolongé au-delà de cette date», a tweeté le président américain dans la nuit.

Irlande avortement : 68% pour

Irlande avortement : 68% pour

Le « oui » l’emporterait avec 68% des suffrages contre 32% pour le « non », selon ce sondage de l’institut Ipsos/MRBI réalisé pour le journal Irish Times auprès de 4.000 électeurs. . Près de 3,5 millions d’électeurs étaient appelés à se prononcer à l’issue d’une campagne âpre, au cours de laquelle les divisions entre villes et campagne, jeunes et moins jeunes se sont exacerbées. La consultation posait précisément la question de l’abrogation du 8e amendement de la constitution irlandaise, introduit en 1983, qui interdit l’avortement au nom du droit à la vie de « l’enfant à naître (…) égal à celui de la mère ». Après le décès de septicémie d’une femme enceinte, une réforme avait toutefois été introduite en 2013, permettant une exception lorsque la vie de la mère est menacée.

 

Banques : l’UE d’accord sur les fonds propres, pas sur le partage des risques

Banques : l’UE d’accord sur les fonds propres, pas sur le partage des risques

Accord sur le renforcement des fonds propres mais toujours pas d’accord sur la solidarité . Les Allemands en particulier refusent de s’engager pour payer les dettes des Etats du sud. Après 18 mois de discussions houleuses, les ministres des finances des 28 pays de l’Union européenne, réunis ce vendredi à Bruxelles, sont parvenus à un accord sur le « paquet bancaire », les règles régissant les exigences de fonds propres imposées aux banques, qui reprennent les principes discutés au Comité de Bâle au niveau international. Sur le renforcement du ratio  »d’exigence minimale de fonds propres et passifs exigibles » (MREL), qui sera fixé à 8% des engagements totaux et des fonds propres des grandes banques, et l’obligation, pour les établissements d’importance systémique mondiale, de détenir un niveau minimum de « capacité totale d’absorption des pertes » (TLAC, pour total loss-absorbing capacity),  Ce compromis était nécessaire pour que les pays du Nord de l’Europe, Allemagne en tête, acceptent de commencer à discuter d’une mutualisation du risque bancaire Les Allemands sont très réticents à l’idée de partager le risque bancaire, redoutant de devoir payer, en cas de faillite, pour les banques du Sud, en particulier les italiennes, aux bilans grevés de créances douteuses. Deux sujets sont particulièrement sensibles dans les discussions à venir : la création d’un système européen de garantie des dépôts et la mise en place d’un filet de sécurité (« backstop ») au sein du Fonds de résolution unique (FRU), dans le cadre du Mécanisme européen de stabilité (MES). Ce filet de sécurité doit rendre possible la mobilisation d’argent public, en dernier recours, si une banque rencontre d’insurmontables difficultés financières.

 

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