Réforme ferroviaire en Europe : pas que des réussites

Réforme ferroviaire en Europe : pas que des réussites

La SNCF a bien entendu de faiblesses mais demeure performantes pour la qualité de son offre par rapport aux autres pays d’Europe. Les comparaisons sont difficiles car le contexte sont différents notamment la géographie.

 

Allemagne

La grande reforme allemande a consisté d’abord à reprendre la totalité de la dette avant de libéraliser une partie de l’activité (lignes régionales). Le secteur ferroviaire allemand a été ouvert aux compagnies privées dans les années 1990. La concurrence a boosté les transports régionaux, permettant la multiplication du nombre de lignes. Le statut de cheminot a été abandonné mais la compagnie d’État a conservé le monopole des grandes lignes. Les usagers allemands déplorent régulièrement une qualité de services dégradée et des retards fréquents. Si l’Etat garde largement le contrôle sur les grandes lignes nationales, les lignes locales et régionales sont de plus en plus administrées par des entreprises privées, désormais au nombre de 450. 46% des lignes de transport de marchandises appartiennent également au privé. De 350.000 en 1994, les employés ne sont plus que 220.000, soit une diminution de 37% mais expliquent certains dysfonctionnements. Le rail souffre également de sous investissements.

 

.Royaume Uni 

 Après avoir libéralisé tout dans une certaine anarchie, l’opinion publique est favorable à la renationalisation.  Le gouvernement a d’ailleurs t renationalisé la maintenance du réseau à la suite d’accidents. La grande différance avec la France c’est que l’usager paye environ 80% du cout de son trajet pour 20% en France. Une énorme différence de prix lié à des choix politiques. Un sondage YouGov d’août 2015 affirmait que 58% de la population souhaite une renationalisation du réseau. Le très fréquenté trajet de 7h29 entre Londres et Brighton est réputé pour n’être jamais arrivé à l’heure en 2014 ni en 2015.

Suède 

  L’exploitation des lignes suédoises est largement privatisée, elles restent propriété de l’Etat, en charge de leur construction, de leur entretien et de leur contrôle. Une solution finalement cohérente par rapport à la politique des transports Une façon de contourner – aux frais de la Nation – un écueil important de la privatisation : l’investissement en infrastructures est rarement rentable, encourageant les entreprises à faire l’impasse dessus tant qu’elles le peuvent. L’Etat intègre régulièrement en urgence dans son budget des sommes dédiées à l’entretien des voies de chemin de fer.

 

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