Archive mensuelle de mars 2018

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UE: Macron et Merkel révisent à la baisse les réformes européennes

UE: Macron et Merkel révisent à la baisse les réformes européennes

 

 

 

Macron a déclaré après sa rencontre avec Merkel qu’une feuille de route serait élaborée d’ici juin, une feuille de route ambitieuse ! En fait les orientations communes  sont assez loin des propositions initiales de Macron. Macron comptait sans doute sur la faiblesse passagère de Merkel durant la formation de son gouvernemenet. Mais l’Allemagne reste l’Allemagne qui défend d’abord ses intérêts et ne veut surtout pas d’uen mutualisation des risques qui mettaient en cause ses équilibres  Macron, lui,  aurait  souhaité que soient “réarticulées” les principes de responsabilité et de solidarité. En clair que l’Allemagne se montre plus solidaire financièrement. La dirigeante a mis en avant deux facettes concernant l’Union économique et monétaire : “la stabilisation durable de l’euro et l’amélioration de notre compétitivité internationale” – liée aux capacités d’innovation en Europe. Cette feuille de route, qui sera progressivement soumise aux autres membres de la zone euro et de l’Union, portera en particulier sur l’union bancaire, le Mécanisme européen de stabilité (MES), une capacité budgétaire, l’innovation et des convergences notamment fiscales, a-t-on précisé à l’Elysée. Rappelons que Macron voulait notamment un budget, un ministre et la création d’un fonds monétaire européen. Le président de la république française milite aussi pour un parlement spécifique à la zone euro. Sur la question d’un fonds monétaire spécifique à l’Europe, Macron il a le soutien de l’Allemagne,  notamment du  ministre des finances Schaüble. Un soutien mais sur un champ réduit puisque que le fonds se réduira à une transformation du MES. Pour le reste, Merkel n’est pas en désaccord mais restera à définir l’ampleur et le nature budget européen ainsi que les prérogatives du ministre des finances. On voit mal d’un coup un budget européen se substituait  totalement aux budgets des Etats. Si l’idée est retenue, il faudra notamment l’appui des Allemands. Ce ministère européen  aura nécessairement un champ de compétence et des moyens réduits par rapport à ceux  des Etats. Il ne faudrait pas pour contenter Macon que  la zone euros se satisfasse d’un ministère  gadget. Mieux vaudrait sans doute encourager les coopérations volontaires sur le financement de projets économiques stratégiques. Des coopérations à géométrie variable. L’exemple d’Airbus est là pour montrer  qu’il est possible d’avancer dans certains domaines avec quelques pays seulement ”. Le président français avait  répété qu‘il souhaitait la création d’“un vrai budget de la zone euro”, avec un ministre des Finances permanent et un contrôle démocratique. Sur ce dernier aspect l’idée paraît intéressante mais ce Parlement va s’ajouter à celui de l’union européenne qui vraisemblablement va continuer d’exister. En clair mieux vaut quelques coopérations sur des projets précis et stratégiques que de rajouter supplémentaire au millefeuille politique En matière de budget commun, Macron  a souhaité que ce futur budget représente plusieurs centaines de milliards d‘euros et s‘accompagne d‘une capacité de lever de la dette en commun sur les marchés. Pas sûr que sur ce dernier point ils tiennent un vrai soutien des Allemands qui ont toujours refusé tout concept de mutualisation des dettes quelques soit sa forme.  Emmanuel Macron a évoqué la  proposition du ministre des Finances allemand, Wolfgang Schäuble, à laquelle Angela Merkel a apporté son soutien, pour élargir le rôle du Mécanisme européen de stabilité (MES), le fonds de sauvetage de la zone. Au final, Macron devra réviser à la basse ses prétentions et comme toujours accepter le limites imposées par l’Allemagne. Dernier exemple en date les freins mis par l’Allemagne pour la constitution de l’union bancaire qui la rendrait trop responsables des risques des pays en difficulté.

Sondage Macron: nouvelle chute, danger !

Sondage  Macron: nouvelle chute, danger !  

 

Macron chute depuis plusieurs mois et s’approche de la ligne rouge, celle qui met en péril la légitimité. Certes LA  légitimité juridique ne peut être contestée mais   cet affaiblissement dans l’opinion hypothèque  la pertinence des réformes sas doute nécessaires mais menées sans souci d’équilibre et un peu à la va vite. De ce point de vue la descente n’est certainement pas terminée avec la dégradation du climat social. La cote de popularité du chef de l’État baisse donc logiquement de deux points en mars, avec 57% de mécontents, selon un sondage publié dans le JDD. Le Premier ministre Édouard Philippe recule lui de trois points.  La cote de popularité d’Emmanuel Macron a chuté de deux points en mars, à 42% de satisfaits, et celle d’Édouard Philippe a reculé de trois points à 43% de satisfaits, selon le sondage mensuel d’Ifop publié par le Journal du Dimanche. A la question « êtes-vous satisfait ou mécontent d’Emmanuel Macron comme président de la République ? », 42% des sondés répondent « satisfait » (6% très satisfait et 36% plutôt satisfait), tandis que 57% se disent « mécontents » (23% très mécontents et 34% plutôt mécontents). 1% ne se prononce pas.  Pour le Premier ministre Edouard Philippe, 43% se disent satisfaits (4% très satisfaits, 39% plutôt satisfaits), alors que 54% sont mécontents (18% très mécontents, 36% plutôt mécontents). 3% ne se prononcent pas. Alors que le chef de l’Etat comptait en décembre et janvier plus de contents que de mécontents, la tendance s’est inversée en février et s’est accentuée en mars, égalant avec 57% de mécontents le plus haut niveau enregistré en août. Pour le Premier ministre, le pourcentage de mécontents (54%) atteint son plus haut niveau depuis mai 2017. 

*Sondage réalisé par questionnaire auto-administré en ligne et par téléphone du 9 au 17 mars auprès d’un échantillon de 1.946 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).

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La véritable réforme de la SNCF : changer les dirigeants

La véritable réforme de la SNCF : changer les dirigeants

 

Il est clair que la SNCF a besoin de réforme car sa gestion n’est pas réellement un modèle d’efficacité. Le problème n’est pas nouveau. Nombre d’éléments de la problématique méritent d’être examinés (dette, financement des investissements, conditions de concurrence, effet aménagement du territoire, organisation et conditions sociales notamment).Pour autant, on néglige sans doute l’élément essentiel à savoir le management. Le problème c’est que la SNCF s’inscrit dans un environnement de plus en plus concurrentiel (surtout de nature intermodale) et qu’elle est dirigée par des fonctionnaires. Plus exactement par des ingénieurs des ponts sortant de l’école sans aucune expérience et de plus en plus maintenant aussi par des énarques. De ce point de vue la SNCF n’a gère gagné au change. La SNCF n’a pratiquement jamais eu de dirigeants à la hauteur des enjeux de l’entreprise. Son conseil administration est un organe d’enregistrement de la direction et rares sont ceux qui osent contester une orientation. L’incurie de ces dirigeants est patente en termes d’efficacité, concernant la gestion économique, financière et commerciale. Certes,  certains parviennent à faire un peu de com. mais c’est un vernis qui cache mal les défaillances de gestion. Une telle entreprise a besoin de vrais patrons, de responsables d’expérience, de gestionnaires pas de fonctionnaires ou assimilés. Les grands corps trustent littéralement tous les postes ; leur inefficacité vient surtout du fait qu’ils entrent très tôt dans l’entreprise et se fondent dans la culture molle ambiante. Les cheminots de base  ont sans doute des responsabilités mais ce ne sont pas eux qui dirigent l’entreprise, loin s’en faut car les innombrables structure de concertation sont surtout de pure forme et traitent souvent des questions très secondaires. Les cheminots appliquent les directives de leur direction (exemple la fuite en avant du financement des TGV principale responsable de la situation financière catastrophique, la réduction de l’entretien du réseau, une politique commerciale en perpétuel changement et contradictoire). L’urgence pour la SNCF c’est de trouver un vrai patron, pas un commis de l’Etat qui ne connait rien à la gestion d’uen entreprise bousculée par son environnement concurrentiel. L’urgence c’est que ce patron s’entoure lui-même de dirigeants  ayant une  expérience économique et sociale au profil de gestionnaire. On ne change pas une  entreprise par les textes uniquement, loin s’en faut. L’entreprise en général vaut que par la valeur de ses  dirigeants et leur capacité à mobiliser les ressources humaines  de leur société.

 

 

Popularité : Les 7 faiblesses de Macron

Popularité : Les 7  faiblesses de   Macron

La nette baisse de popularité de Macron justifie qu’on s’interroge sur ses faiblesses. Indéniablement, ce président rompt avec les postures politiques précédentes en refusant notamment le clivage artificiel droite gauche. Son principal atout est sa jeunesse, sa compréhension du monde moderne et sa volonté réformatrice. Pour autant l’intéressé ne manque pas d’insuffisances.

 

1-Une vision trop centraliste

 

Bien que libéral, Macron ne peut se débarrasser de sa vision d’énarque. Du coup,  tout procède de Paris, doit être décidé à Paris et la loi est l’outil suprême de modernisation. Une vision finalement très jacobine.  Macron a notamment raté la décentralisation de la négociation au niveau de l’entreprise que réclamait la CFDT il a aussi manqué la régionalisation car les nouveaux espaces territoriaux sont surtout administrés par les préfets)

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2-Une vision trop techno

Macron connait la problématique économique et financière. Mais une vision macro économique qui n’est pas articulée avec une approche micro. Ces réformes globales souffrent d’un manque d’adaptation aux réalités économiques et sociales notamment des PME

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3-un président des riches.

 C’est l’image qui lui colle à la peau du fait qu’il n’a pas su équilibrer les mesures prises en faveur des catégories aisées et des mesures destinées aux moins favorisés. Le dernier exemple en date est évidemment celui de retraité avec les ponctions fiscales de la CSG qui atteignent bien au-delà des catégories aisées.-

 

 

 

4-Un président méprisant  la concertation.

 

Le président a largement affaibli l’immédiat toute opposition politique, dans ce domaine pour l’instant, l’horizon est complètement dégagé. Par contre dans les champs sociaux et sociétaux, Macron utilisent la même stratégie du bulldozer en marchant sur le ventre des corps intermédiaires y compris du Parlement. D’ailleurs le gouvernement ne parle pas de négociation mais de concertation à chaque réforme. En gros, les interlocuteurs convoqués ne sont pas là pour modifier une orientation mais pour être informé éventuellement faire part de contre propositions  mais dont il ne sera pas tenu compte.

5-Un président des villes, pas des champs

Elevé  au lait  anglo-saxon (avec des expressions anglaises en toutes circonstances pour manifester cette modernité), pétri de technologie d’information et nourri de cultures hyper urbaines,  Macron ne  voit le développement de la France qu’à travers les grandes métropoles. Cela accentue la désertification du  territoire. La crise de l’agriculture, la suppression des bureaux de poste, des petits hôpitaux, des lignes SNCF, la limitation de vitesse idiote à 80 km/h partout et surtout l’objectif général de super Métropolisation font émerger un mécontentement grandissant dans les petites villes et les zones rurales

6- Un président politiquement hors-sol

Dernière faiblesse celle qui consiste pour Macron à adopter davantage une posture de monarque républicain que d’un président  d’Etat démocratique. Macron décide seul et de tout. Il ne tolère aucune contestation au sein du gouvernement ou au sein de la majorité parlementaire. Son parti en marche est une illusion. Ce parti n’a aucun rôle, aucune structure, aucune fonction de proposition. De ce fait,  le pouvoir central manque de retour de l’opinion locale, d’où des  orientations  trop technocratiques.

Macron et son gouvernement doivent  non seulement entendre mais écouter les critiques, les sujétions, les propositions sinon il court le risque de retomber lourdement et aussi vite qu’il est monté au zénith. La réussite de Macron et de son gouvernement est un impératif temps car sinon il est vraisemblable que la France sera livrée en cas d’échec aux extrémistes. C’est rendre service à Macon et à la France que de souhaiter que son gouvernement reprenne contact avec la terre. De ce point de vue Les élections européennes risquent de constituer un rappel à l’ordre utile pour Macron.

7- un président condescendant

 

Le président est sans doute un bon technicien de l’économie mais sa dimension sociétale et affective manque d’épaisseur. Le président n’est pas un amoureux de l’introspection. Bref, il est un peu trop sûr de lui d’autant qu’il s’enivre un peu de son propre parfum. Il a tendance à prendre le français moyen avec une certaine condescendance  et il adopte uen profil donneur de leçons un peu limite. Un défaut général chez les techno d’en Marche qui ont un peu tendance à considérer qu’ils ont  seuls raison et que les autres ne comprennent rien.

 

PS : la fin programmée comme le PC avec un homme de la synthèse molle

PS : la fin programmée comme le PC avec un homme de la synthèse

Le PS  a sans doute choisi de se suicider en choisissant Olivier Faure, un apparatchik grand amateur de synthèse floue chère aux socialistes. En plus un Premier secrétaire relativement peu connu en raison peut-être  dune élocution  toujours très confuse,-du Rocard mais sans les idées- et surtout d’un manque total de charisme. Mais c’est un homme d’appareil qui a été retenu par ce qui reste de ce parti d’élus et qui subira le sort du PC faute de clarté sur sa ligne.   . Peu connu du grand public, Olivier Faure l’est mieux des instances du PS. Et pour cause, il y milite depuis ses 16 ans. Alors qu’il s’apprête aujourd’hui à souffler sa 50e bougie, celui qui a fait ses classes au sein des jeunes rocardiens n’a quasiment jamais connu que la politique. Tout juste a-t-il passé quatre années en tant que cadre dans une PME entre 1993 et 1997. Le reste n’est que compagnonnage d’élus ou mandat. Collaborateur à l’Assemblée nationale dans ses jeunes années, conseiller de Martine Aubry au ministère de l’Emploi pendant trois ans avant d’enchaîner, en 2000, comme directeur adjoint du Premier secrétaire du PS de l’époque, François Hollande. Et s’il n’est finalement devenu député pour la première fois qu’en 2012, cela faisait à l’époque déjà bien quinze ans qu’il avait eu le temps d’arpenter et apprendre par cœur les couloirs de l’Assemblée. . Trop peu de charisme pour un tel poste, jugent certains, qui doutent de la capacité d’Olivier Faure à s’imposer face aux autres chefs de parti rois des meetings aux ambiances survoltées que sont Jean-Luc Mélenchon, Laurent Wauquiez ou Marine Le Pen. Lors du débat entre les quatre candidats, la semaine dernière, le député de Seine-et-Marne était d’ailleurs apparu bien plus hésitant que ses concurrents. « Il est plus à l’aise dans les débats d’hémicycle », glisse l’un d’eux, Emmanuel Maurel.

 

Mayotte- LR au FN : je t’aime, moi non plus !

Mayotte- LR au FN : je t’aime, moi non plus !

 

 La question n’est pas réellement du domaine du sentiment  mais de celui des cannibales. Car il s’agit de savoir qui des deux malades, le FN et LR, vont manger l’autre. Les deux partis sont en effet très mal en point. Moins d’ailleurs leurs électoratsque leur leaders  qui ne cessent de s’écrouler dans les sondages. Vauquiez sentant la perte de confiance vis-à-vis du FN laboure les terres du pari extrémiste pour le manger, parallèlement le FN  dit être proche de LR pour mieux le croquer. Un vrai duel de cannibales, l’enjeu c’est le leadership sur la droite dure. Aussi un changement de cap de Marine Le Pen qui ne voulait pas entendre parler d’alliance avec LR.  Officiellement, la députée du Pas-de-Calais avance une explication : dans la 1ère circonscription de Mayotte, « nous n’avons pas réussi à trouver de candidat », a-t-elle indiqué sur CNews. En juin 2017, elle en avait pourtant investi un : Ali-Mansoib Soihibou, qui n’est autre que le secrétaire départemental du FN sur place. A l’époque, il avait recueilli 3,08% des suffrages, soit 438 voix à peine. Cette fois, Marine Le Pen a préféré faire confiance à une autre personnalité de l’île : Mansour Kamardine, l’autre député de Mayotte, élu dans la seconde des deux circonscriptions qui correspond à la partie sud du département. Et malgré son appartenance au groupe LR à l’Assemblée, « Mansour Kamardine est un collègue courageux et lucide sur la situation dramatique de son île, liée à la submersion migratoire et à l’insécurité endémique. C’est pourquoi j’ai choisi d’appeler à voter pour le candidat qu’il soutient », a fait savoir Marine Le Pen sur Twitter, en évoquant donc Elad Chakrina. Le parti frontiste aime lui-même prendre à son propre jeu Laurent Wauquiez, qui est régulièrement accusé de reprendre ses thèmes de prédilection. « Il braconne nos idées, veut récupérer nos électeurs, mais continue à dire qu’on est des affreux. Ce n’est pas très clair et le cas de Mayotte le montre bien en renvoyant M. Wauquiez à ses contradictions », déclare Wallerand de Saint-Just au Parisien. Autre élément à noter : dans un scrutin où il n’avait sur le papier aucune chance de peser, le FN pourra toujours crier victoire en cas d’élection du LR Elad Chakrina… surtout si cela s’avère serré. Marine Le Pen aura alors beau jeu de dire que les voix frontistes ont été décisives.

Les retraités ne savent pas compter

Les retraités ne savent pas compter   ! Amélie de Montchalin (LREM)

 

Condescendante  et un peu arrogante, la jeune députée  Amélie de Montchalin estime que en substance que les retraités ne savent pas compter. C’est moins grave que cet autre déclaration d’un député de LERM qui avait déclaré que les retraités actuels étaient uen génération dorée ! Amélie de Montchalin , Cheffe de file des députés En marche à la commission des finances de l’Assemblée nationale,  répond à la grogne des retraités qui ont manifesté jeudi en les invitant à mieux faire leurs comptes sur l’ensemble de l’année et notamment intégrer la baisse de la taxe d’habitation. La  députée de 32 ans, qui se présente sur wikipédia comme fille d’uen famille d’agriculteur est en fait une carde supérieur comme son père  et n’entretient sans doute que des relations approximatives avec les réalités sociales du français moyen et encore moins des moins favorisés. En outre et surtout, la promesse de la baise de la taxe d’habitation risque d’être équilibrée rapidement, dès 2019, par une  hausse considérable de la taxe foncière comme le réclament les collectivités locales. (Avec éventuellement en plus la révision des assiettes). Interview dans le JDD :

 

Les retraités, qui ont manifesté jeudi, estiment leur pouvoir d’achat menacé, notamment par la hausse de la CSG. Que leur répondez-vous?
Leur colère est légitime, car le pays est aujourd’hui dans un mauvais état économique. Notre responsabilité collective est de retrouver de l’emploi, de la croissance et un modèle de financement de la protection sociale qui soit viable. Les retraités qui ont manifesté jeudi, ils ont travaillé toute leur vie, ils ont payé la retraite de leurs parents et, aujourd’hui, leurs enfants et petits-enfants ne peuvent pas payer leur retraite. Cela faisait quatre ans que leurs retraites n’avaient pas été augmentées.

 C’est donc la faute au quinquennat précédent?
Geler les retraites, ce n’était pas un choix politique, ils n’avaient pas les moyens de faire autrement. D’ici 2022, il faut que les retraites puissent augmenter, et non pas artificiellement via des cadeaux fiscaux, mais en recréant une dynamique économique.

 

Il y aura une revalorisation des petites retraites, décidée en octobre dernier, mais la prochaine hausse n’interviendra pas avant janvier 2019. Pareil pour la suppression de la taxe d’habitation, qui ne va pas intervenir tout de suite. Ces mesures auraient-elles pu entrer en vigueur plus tôt?
Je ne crois pas qu’il y ait un problème de calendrier. Nous, députés, avons voté un paquet de mesures dans le budget 2018. A votre liste, il faut d’ailleurs ajouter le chèque énergie, qui va aider à partir d’avril les foyers modestes à payer leur chauffage, ou encore le crédit d’impôt aux services à la personne, qui n’était pas accessible aux retraités auparavant – ça peut être jusqu’à 1.000 euros d’impôts en moins si vous embauchez quelqu’un deux heures par semaine. Toutes ces mesures, elles arrivent. En France, nous payons les impôts à l’automne : la suppression de la taxe d’habitation par exemple, les contribuables la verront en octobre. Que les Français fassent les comptes à la fin de l’année.

 

Beaucoup de Français et de retraités, à commencer par ceux qui paient un loyer, font leurs comptes à la fin du mois…
Les Français qui gagnent 2.500 euros et qui paient la taxe d’habitation mensuellement paient déjà un tiers de moins chaque mois. Des millions de Français seront dans le positif fin 2018. Ceux qui se posent des questions sur notre travail doivent avoir une vision annuelle. Moi, j’ai voté un budget pour l’année 2018. Ma responsabilité politique, c’est d’abord de l’appliquer. Et puis, l’opposition de droite nous critique. Leur plan pour financer la protection sociale, c’était d’augmenter la TVA, plutôt que la CSG. Or, la TVA, tout le monde la paie.

 

Laurent Wauquiez a encore indiqué lundi dernier que la hausse de la TVA, mesure voulue par François Fillon pendant la campagne présidentielle, était une proposition qu’il ne défendra plus…
Laurent Wauquiez dit : « Aucune hausse d’impôts. » Moi, je ne comprends pas comment il va réduire la dépense publique et réduire structurellement le chômage. Je ne comprends pas non plus qu’un responsable politique dénonce des mesures qui ont été annoncées avant l’élection présidentielle et que les Français ont validé par leur vote. Nous faisons l’inverse d’une « politique de signaux » qui se faisait avant. Avant, on prenait une mesure pour envoyer un signal vers une population donnée. Mais cela créait des mécontents et, trois mois plus tard, on changeait finalement de cap. Cela a décrédibilisé la parole politique.

 

N’y a-t-il pas assez eu de pédagogie de la part de votre camp?
Il y a 25 millions de Français qui vont gagner significativement cette année. Je ne leur demande pas de nous applaudir dans la rue, mais c’est une réalité. Bien sûr, on peut toujours expliquer davantage. Ceci dit, il y a une instrumentalisation de la part de l’opposition. Une mesure annoncée puis votée n’entre pas toujours en vigueur dans l’immédiat, d’un coup de baguette magique.

Une réforme des retraites sous tension

La réforme des retraites doit être lancée d’ici à l’été 2019. Emmanuel Macron a promis un système universel. Cela implique-t-il un système unique, uniforme?
Aujourd’hui, en regardant l’évolution du marché du travail, les carrières sont moins linéaires. Les vies professionnelles naviguent davantage entre le privé, le public, le statut d’indépendant. Cela pose un énorme défi à notre système de retraites. Résultat, une personne en fin de carrière se retrouve parfois avec cinq, six caisses qui financent sa retraite. C’est un système complexe et injuste, car cotiser un euro en tant que professeur ne donne pas les mêmes droits que cotiser un euro en tant qu’agriculteur, médecin ou autre. Un euro cotisé doit valoir la même chose pour toutes les retraites. Il y a donc besoin de remise à plat. Est-ce qu’on va aboutir à un système uniforme, unique pour tous? Cela va dépendre aussi des négociations menées dans le cadre de la réforme. Mais il faut simplifier. Et la solution, c’est que le système des retraites ne dépende plus du statut de l’employeur mais de la personne. Par exemple, les personnes chargées de la maintenance d’une centrale nucléaire ne bénéficient pas d’un statut particulier, alors que les cheminots en ont un. L’idée n’est pas d’opposer les Français, mais plutôt de tendre vers plus de justice.

Avec cette réforme, les régimes spéciaux sont voués à disparaître. Craigniez-vous un mouvement social, comme celui qui s’engage contre la réforme de la SNCF et du statut des cheminots?
Lors de ma campagne, en mi-juin dernier, beaucoup d’électeurs venaient me voir en disant : « On veut bien voter pour vous mais, de toute façon, le pays sera bloqué en septembre et vous reculerez. » Nous avons une méthode, nous croyons à la concertation. Bien sûr, il n’y aura pas forcément de consensus, mais il n’y a pas de surprise : nous nous sommes fait élire pour faire ces réformes, nous les faisons et les Français sont en connaissance de cause. Pas comme la loi El Khomri en 2016 que François Hollande n’avait pas annoncé en 2012. Avec nous, il n’y a pas d’objectif caché.

 

 

Les retraités d’aujourd’hui sont-ils issus d’une « génération dorée » comme l’a dit votre collègue, le député En marche Eric Alauzet?
Macro-économiquement, oui, il y a eu une génération qui a bénéficié de la baisse des taux et du plein-emploi des 30 glorieuses. Mais on ne peut pas considérer pour autant que les retraités d’aujourd’hui ont eu une vie professionnelle et personnelle « dorée ». Je ne veux pas condamner ni défendre Eric Alauzet, mais il faut que nous, responsables politiques, fassions attention aux mots employés. Les mots qu’on utilise doivent décrire le réel.

 

 

La fonction publique : d’autres grèves en perspective

La fonction publique : d’autres grèves en perspective

Les manifs des fonctionnaires seront vraisemblablement très suivies. Du coup,  les syndicats envisagent déjà de donner une suite à cette première journée. Le gouvernement fait encore uen erreur vis-à-vis des fonctionnaires comme des cheminots. La question centrale est moins le statut que la question de la productivité. Et la responsabilité en incombe surtout à directions composées des grands corps de l’Etat pour la plupart complètement incompétents en matière de gestion.   “Nous sommes déterminés. Nous n’en resterons pas là le soir du 22. Nous avons d’ores et déjà prévu de nous retrouver le 27 mars prochain non seulement pour faire le bilan de cette journée (…) mais pour, en fonction des réponses du gouvernement, envisager des perspectives”, a déclaré la secrétaire générale de la FSU, Bernadette Groison, en conférence de presse. Les syndicats de fonctionnaires ont reçu la semaine dernière le document d’orientation du gouvernement qui guidera les concertations à venir sur la réforme de la fonction publique. Cette dernière prévoit un recours accru aux contractuels, la mise en place d’une rémunération au mérite, l’instauration d’un plan de départs volontaires, ainsi que la fusion de certaines instances représentatives du personnel, à l’instar du secteur privé. “Nous considérons (…) que nous sommes à un tournant pour la fonction publique avec des mesures structurantes qui (…) pourraient avec des conséquences très lourdes”, a ajouté Bernadette Groison, précisant que l’on se dirige vers une fonction publique “morcelée, repliée, externalisée”. Le secrétaire général de FO Fonctionnaires et agents publics, Christian Grolier, parle pour sa part de “l’attaque la plus forte qu’on a eu contre le statut général”.

 

Réforme SNCF : 65% des Français pour

Réforme SNCF : 65% des Français pour

 

On comprend que les Français pour la réforme de la SNCF car la gestion de l’entreprise est loin d’être exemplaire. Pour autant les français comme nombre de responsables ignorent la problématique complexe de la société ferroviaire( qui est responsable de l’endettement ? quelle conditions de concurrence intermodale pour l’imputation des charges d’infrastructures ( en clair qui paye les infrastructure), les vraies différence de statut social entre SNCF et salarié du privé, finalement assez relative sauf sur la retraite calculée comme les fonctionnaires sur les six derniers emplois alors que le privé les calcule sur les 25 années. Avec le temps et la durée du conflit cette connaissance des réalités va s’approfondir et l’opinion va  certainement évoluer. En attendant aujourd’hui selon un enquête publiée dans Nice Matin, 65% des sondés considèrent que la réforme est bonne pour l’avenir de la compagnie ferroviaire, contre 33% qui pensent le contraire. Interrogée sur la grève perlée décidée par les syndicats, 43% des sondés y sont opposés ou hostiles, 34% l’approuvent et 22% y sont indifférents. Les syndicats de cheminots envisagent de mener à partir des 3 et 4 avril une grève qui pourrait s’étaler sur plusieurs semaines, potentiellement jusqu’au 28 juin. Dans leur ensemble, 61% des Français interrogés par Elabe ont une bonne opinion des agents SNCF, contre 39% qui pensent le contraire. Le sondage a été réalisé via internet les 13 et 14 mars auprès de 1.000 personnes âgées de 18 ans et plus.

Mécontentement social : manque d’équilibre et maladresse du pouvoir

Mécontentement social : manque d’équilibre et maladresse du pouvoir

 

Retraites,  hôpital, prison, Ehpad, agriculteurs, cheminots, Air France, ruraux autant de catégories ou  de secteurs qui ne sont pas satisfait de la politique du gouvernement. Certes certains mécontentements sont différents et l’amalgame de ces catégories peut sembler assez artificiel. Reste que le climat social se dégrade à grande vitesse. L’hypothèse d’uen convergence de la grogne sociale n’est plus à écarter. Elle pourrait prendre la forme de manifestations dans la rue mais surtout risque de se traduire par une  nouvelle chute assez brutale de la popularité de Macron et par un net affaiblissement de la république en marche dans les bulletins de votes. Pour preuve de l’inquiétude du pouvoir, la réforme des retraites est reportée en 2019 voire même plus tard !  La légitimité de Macron juridiquement ‘est pas en cause ;  ceci étant,  il convient de relativiser car son score du premier tour est faible et c’est surtout grâce  aux votes contre le FN que Macron a été élu ; Emmanuel Macron “est légitime”, a souligné vendredi le numéro un de la CFDT, Laurent Berger, sur franceinfo. “Mais la légitimité d’un homme politique comme de tout responsable (…) s’inscrit aussi dans la pratique du pouvoir. Et je crois qu’une pratique du pouvoir trop verticale en faisant fi des corps intermédiaires trop souvent, ce n’est pas durable.” Cependant pour l’ancien conseiller social de Nicolas Sarkozy, Raymond Soubie, on est encore loin d’un vrai test social pour Emmanuel Macron. “Qu’il y ait des incidents, il y a des risques. Qu’il y ait une coagulation des mécontentements pour arriver à un déferlement de grande ampleur, aujourd’hui ce n’est pas le plus probable”, a-t-il dit à Reuters. Selon lui, les mouvements de grande ampleur comme en 1995 s’appuient sur le soutien de l’opinion publique, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Selon un sondage Odoxa pour BFM Business, Challenges et Aviva Assurances publié jeudi, 63% des Français jugent la menace de grève reconductible des syndicats de la SNCF “injustifiée». le problème c’est que l’opinion est assez versatile et que les mouvements sociaux sont presque imprévisibles ;  ce fut le cas en 68, en 95. Tout ce qu’on sait c’est que l’histoire ne repasse pas les mêmes plats. Mais le plat pour 2018 pourrait être très salé pour Macron avec surtout uen vraie dégringolade dans l’opinion publique d’autant que lui et  son entourage de tecnos bourgeois ont une  fâcheuse tendance à verser dans la condescendance voire l’arrogance

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SNCF : « le train est trop cher » (Bussereau)

SNCF : « le train est trop cher »   (Bussereau)

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Dominique Bussereau ancien Ministre de transports justifie la nécessité d’uen réforme SNCF en appuyant sur l’objectif central de la baisse des couts. En clair pour lu,  le train est trop cher, ce qui est incontestable pour le TGV en général  ( les TER, eux, sont largemenet subventionnés par les régions).  (Interview France Info)

 

Elisabeth Borne, la ministre des Transports, dit ne pas comprendre la grève annoncée à la SNCF, vous la comprenez ?

Dominique Bussereau : Elle est dans son rôle. J’ai été cinq ans à la fois avec Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, au ministère des Transports. Je suis fils et petit-fils de cheminot. Je ne peux pas imaginer que cette réforme importante, nécessaire et utile se fasse sans qu’il y ait une réaction du corps social. La ministre est dans son rôle, mais la réaction du corps social, n’est pas une surprise non plus.

 

Le gouvernement demande à la SNCF d’aligner ses coûts sur les standards européens, puisque « faire rouler un train en France coûte 30% plus cher qu’ailleurs », selon le Premier ministre. Est-ce une bonne nouvelle pour les usagers ?

 

Les Länder [régions] allemands ont depuis longtemps régionalisé leur trafic, l’équivalent de nos TER, et ils l’ont fait selon les länder et selon les entreprises qui sont choisie. On a vu aussi, comment en Italie sur la liaison nord-sud, entre Turin, Milan et Rome et le sud de l’Italie, un concurrent des chemins de fer italiens, dont la SNCF a été au capital dans une première période, a fait baisser les coûts et augmenter en même temps le trafic et améliorer la qualité. Après c’est au consommateur de faire son choix. Il y a 20 ans personne ne prenait l’avion en France sinon une petite minorité. L’arrivée des low cost, l’ouverture de la concurrence, y compris sur la desserte de l’Outre-Mer a complètement modifié la fréquentation dans le transport aérien dans notre pays.

Les usagers britanniques de leur côté se plaignent beaucoup des tarifs prohibitifs, des retards, des dysfonctionnements. Pour vous il n’y a aucune inquiétude à avoir sur l’ouverture à la concurrence ?

 

Ce n’est pas le cas du tout en Angleterre. En effet sur certaines lignes régionales, il y a des problèmes, mais sur les grandes liaisons, toutes les liaisons d’aménagement du territoire, le trafic a explosé, le trafic de fret progresse en Grande-Bretagne alors qu’il régresse chez nous. Après une période compliquée et difficile, la Grande-Bretagne offre aujourd’hui, les meilleurs services, les meilleures fréquences, le meilleur confort. C’est vrai que c’est plus cher, mais les Britanniques, à la différence des Français ne subventionnent pas autant.

 

Journaliste, une profession menacée (Mamère)

Journaliste, une profession menacée (Mamère)

Noël Mamère analyse l’évolution des medias et évoque les menaces sur le métier de journalistes. Il reconnait que les réseaux sociaux comblent  le vide des medias classiques. (Interview France Info

Vous avez exercé deux métiers, journaliste et homme politique…
(Il coupe) Je n’ai fait qu’un seul métier, celui de journaliste. J’ai exercé pendant 25 ans des « fonctions » de député et de maire. Si je suis parti avant les échéances, c’est justement parce que je considère que la politique ne doit pas être un métier et que nous avons vu trop d’hommes s’accrocher désespérément à leurs fonctions, finir de manière pathétique et surtout bloquer le renouvellement politique et donc porter atteinte à la vitalité démocratique.

Vous sentez-vous encore journaliste?
Mais je me suis toujours senti journaliste malgré mes engagements politiques. Je suis journaliste, carte de presse 29.678!

 

Qu’est-ce qui a changé au sein de la profession depuis vos débuts?
D’abord, c’est la multiplicité des sources et des médias. A mon époque, c’était un peu la préhistoire avec deux puis trois chaînes seulement. Puis sont arrivées les chaînes privées, les télés d’informations en continu et enfin d’autres sources comme les réseaux sociaux. Aujourd’hui, nous sommes confrontés à une galaxie qui ne permet peut-être pas de se faire une opinion sur le monde, parce que la majorité des médias véhicule le même modèle dominant de la société. Si des médias dits indépendants se sont créés, sur de plus petits créneaux et moins de moyens que les grands médias, c’est justement parce qu’il y a un vide de ce côté. Aujourd’hui, les réseaux sociaux comblent le vide. De plus en plus de gens qui les utilisent croient être informés du monde mais ne font que se conforter dans leurs idées. De mon côté, je n’ai ni compte Facebook ni compte Twitter et je m’en porte bien. Mais on est dans un moment inquiétant de la vie démocratique.

On est donc plus informés, mais moins bien?
Je ne dis pas ça, car celui qui veut être bien informé peut l’être, mais le commun des mortels, ceux qui n’ont pas le niveau culturel ou d’éducation pour ça, ceux qui sont relégués dans des ghettos français vont aller instinctivement et mécaniquement sur des réseaux qui ne font que les conforter dans leurs opinions.

 

Le plan pour l’éducation aux médias du gouvernement vous satisfait-il?
C’est un plan qui va dans le bon sens. Mais passer d’un budget de 3 à 6 millions d’euros, c’est assez dérisoire. Il ne faut surtout pas croire que le journalisme est là pour se substituer aux carences du système éducatif ou de l’encadrement que l’on connaissait il y a plusieurs décennies avec les corps intermédiaires qu’étaient les syndicats, les partis politiques ou même l’Eglise. Pour former des citoyens actifs et capables de discernement, il faut mettre le paquet sur l’éducation. Tout commence à l’école et auprès des parents notamment. L’ignorance est la matrice de l’obscurantisme et de la démagogie.

 

Quel regard portez-vous sur la télévision, où vous avez travaillé?
Je regarde le journal télévisé de temps en temps mais pas régulièrement. Je ne suis pas addict à la télé. J’écris des projets de documentaires. Je me rends compte qu’avec des moyens beaucoup plus évolués aujourd’hui, les journaux sont les mêmes que ceux que nous faisions. Quand on changeait de directeur de la rédaction, la première chose qu’il faisait c’était changer de décor! Mais le journal restait le même.

 

Qu’est-ce que votre double carrière vous a appris sur les politiques et les journalistes? 
J’ai eu la chance d’arriver en politique précédé par ma notoriété dans les médias, au point que ce n’était pas facile, au début, de dire à ceux qui étaient en face de moi que je n’étais pas seulement l’icône de la télévision mais que j’étais devenu un homme politique. Le journalisme m’a appris à avoir un regard distancié sur les hommes et les femmes politiques, et donc de ne pas me prendre au sérieux, même si je portais des idées sérieuses. Quant à mon regard sur les journalistes, il n’a pas forcément changé. Il y a en a des compétents, d’autres moins. Certains sont condamnés à tenir le micro Salle des Quatre colonnes à l’Assemblée nationale pour récupérer 30 secondes de ce que je vais dire alors qu’à coté il y a peut-être un député qui a plus de choses à raconter mais n’a pas le code d’accès. Le journalisme est une des plus belles professions, mais elle est aujourd’hui menacée.

Que pensez-vous des attaques dont les médias font régulièrement l’objet dans le milieu politique?
Ce n’est rien d’autre que du populisme. On peut critiquer les médias mais ils participent à la construction de la démocratie, aident les citoyens à être perspicaces, à ne pas se laisser abuser par des marchands de vérité et d’illusions. Quand Mélenchon et les autres tapent sur le parti médiatique, c’est un langage que j’exècre et qui sent le populisme à plein nez. C’est extrêmement dangereux.

 

Certains estiment que les milieux politiques et médiatiques 
Pendant longtemps, journalistes et personnalités politiques ont entretenu une trop grande proximité, une forme de promiscuité même. Il faut s’en débarrasser, mais c’est aux journalistes comme aux politiques de se rendre respectable.

Comment analysez-vous le rapport qu’entretient Emmanuel Macron avec les médias?
Il a besoin des journalistes et il s’en sert. Le sociologue François Bourricaud avait mis en place la théorie des « associés rivaux ». Emmanuel Macron a besoin des médias et en vit, mais il en est aussi rival. Alors de temps en temps, il se permet de rappeler à l’ordre les journalistes dont il a tant besoin et avec lesquels il fait tant de mises en scène.

 

Votre aventure au sein du Média est-elle définitivement terminée?
Je ne veux pas revenir là-dessus. J’ai pu exercer pendant deux mois, faire mes interviews en toute liberté sans aucune censure ni recommandation. Mais j’en suis parti pour des raisons qui sont faciles à comprendre : la brutalité de l’éviction d’Aude Rossigneux et ce traitement de la Syrie. Mon interview se faisait dans le cadre d’un journal et je me sentais donc engagé par ce qu’il s’y disait. Pour moi, Le Média, c’est le média de la France insoumise et je n’en suis pas membre.

CAC 40: près de 100 milliards de bénéfices

CAC 40: près de 100 milliards de bénéfices

Un chiffre qui se rapproche su record de 2007. Qui prouve évidemment la bonne santé de l’économie en 2007. Un résultat qui mérite cependant un commentaire car nombre d’entreprises qui du CAC réalisent uen partie non négligeable de leur activité à l’étranger. Un résultat permis par la reprise de la croissance mondiale et française. Aussi par les différentes mesures d’allégements fiscaux en France. Et ce point de vue la hausse des bénéfices de plus de 20% en 2007 mérite d’être mise en comparaison avec l’évolution du pouvoir d’achat du français moyen, salarié ou retraité. La hausse des dividendes s’ajoute évidemment à la hausse des cours des actions.  Il faut se réjouir de la meilleure santé financière des grandes sociétés et de leurs  conséquences sur les investissements. Pour autant on sait que la France rémunère plus avantageusement ses actionnaires. Sans doute pour attirer les capitaux mais aussi pour survaloriser leur image. Dans certains cas, cet excès de rémunération des actionnaires met en cause l’existence même des entreprises à terme.  D’après les calculs du cabinet Ricol Lasteyrie pour Les Echos.les dividendes  une hausse de 21,3% en seulement un an. Comme l’an dernier, deux entreprises ont clôturé dans le rouge. Il s’agit de LafargeHolcim (-1,55 milliard d’euros) et Carrefour (-531 millions). En perte en 2016,  Engie et Publicis ont, en revanche, retrouvé le chemin des bénéfices. Parmi les bons élèves, on retrouve les poids lourds du CAC 40 comme Sanofi, Total ou LVMH, qui ont respectivement dégagé 8,4 milliards, 7,7 milliards et 5,1 milliards de bénéfices. Une fois encore, le secteur financier a été le plus grand contributeur de l’indice parisien, même s’il a été freiné par le recul des bénéfices de 27% de Société Générale. Mais si on ajoute les résultats de l’assureur Axa et des banques BNP Paribas et Crédit Agricole, les quatre poids-lourds français de la finance ont généré à eux seuls un quart des bénéfices du CAC 40 (22,2 milliards d’euros).  La filière énergétique, où l’on retrouve notamment Air Liquide, Engie, Schneider Electric, Total, Veolia ou encore TechnipFMC, a également réalisé une très bonne année en 2017, avec près de 14 milliards d’euros de bénéfices, contre 9,5 milliards d’euros l’année précédente. Tout comme le secteur automobile, porté par ses deux constructeurs Renault et PSA, qui ont respectivement gagné 5,1 et 1,9 milliard d’euros. « Ce niveau de résultat est la conséquence de la forte croissance du second semestre et du quatrième trimestre, augurant un bon début d’année 2018 pour les acteurs du CAC 40 malgré de nombreuses incertitudes  telles que l’inflation du cours des matières premières, du baril ou encore des taux de change », explique Philippe Kubisa, Associé spécialiste des marchés de capitaux chez PwC.

 

Sondage Mondialisation : les Français critiques

Sondage Mondialisation : les Français critiques

Globalement les Français sont critiques mais encore davantage les catégories peu formées et peu rémunérées. Un gros, il se confirme que certains profitent davantage du phénomène d’accroissement des échanges mondiaux et de l’internationalisation des processus de production. Une question qui renvoie évidemment à la nécessité de la formation initiale et de la formation permanente.  Un  sondage OpinionWay pour le Printemps de l’économie montre en effet que  6 personnes interrogées sur 10 ont une mauvaise opinion de ce phénomène et 14% en ont une très mauvaise opinion. . 47% des personnes questionnées jugent qu’elles a eu des effets négatifs contre 39% pensent qu’elle eu des effets positifs.  Plus de 55% des interrogés jugent que dans le domaine économique et environnemental, la globalisation a eu des effets négatifs. Les personnes interrogées critiquent fortement ces effets sur les salaires (65%), l’emploi (64%) et le pouvoir d’achat (58%). Sur la croissance, les avis sont plus partagés. 49% considèrent que la mondialisation a eu une influence négative, tandis qu’un tiers des personnes interrogées lui attribuent des effets positifs. Pour les trois quart des interrogés, la mondialisation devrait continuer de s’étendre et devrait toucher à terme tous les secteurs de l’économie. L’uniformisation est également une crainte exprimée par 54% des Français tant au niveau du mode de vie que des pratiques culturelles similaires qui pourraient aboutir à ce que toutes les sociétés se ressemblent. Seule une minorité de Français (34%) jugent que la mondialisation favorisera la paix dans le monde et que les inégalités de revenus diminueront sous son influence. Au final, les Français sont plutôt pessimistes sur leur avenir dans le contexte de la mondialisation. Ils s’inquiètent en particulier du futur des générations à venir. « L’avenir de la France (67%) et du monde (65%) représentent également des sources d’inquiétude fortes et à leur échelle personnelle, les Français reconnaissent également être pessimistes pour leur propre avenir (63%) ». Le niveau vie des interrogés semble également jouer un rôle primordial dans la perception de la mondialisation. Les catégories les plus défavorisées qui expriment le plus de critiques à l’égard de la mondialisation sont également celles qui se sentent le plus démunies pour l’avenir. Ainsi, 58% des interrogés issus des catégories populaires (contre 54% des personnes issues des catégories favorisées), 62% des personnes non diplômées (contre 46% des personnes ayant un diplôme du supérieur à bac+2) et 57% des personnes ayant un niveau de revenu inférieur à 2.000 euros par mois (contre 51% des personnes gagnant 3.500 euros par mois ou plus) déclarent être pessimistes sur ces perspectives d’avenir dans le cadre de la mondialisation.

(*) Cette étude a été réalisée auprès d’un échantillon de 1.002 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle, de catégorie d’agglomération et de région de résidence. Les interviews ont été réalisées par questionnaire autoadministré en ligne sur système CAWI (Computer Assisted Web Interview). Les interviews ont été réalisées du 14 au 16 février 2018.

L’arme des retraités : le bulletin de vote

L’arme des retraités : le bulletin de vote

La manif des retraités n’a evidemmenet pas attiré des millions de personnes dans la rue. La culture de manifestation des retraités n’est tellement dans les mœurs. Pour autant, le mécontentement doit être pris en compte car le gouvernement a fait une  lourde erreur en taxant via la CSG bien au-delà des retraités aisés. En outre, l’opposition entre actifs et retraités constitue uen maladresse politique. Le gouvernemenet et Macron en particulier devront être attentifs à l’arme fatale des retraités à savoir : le bulletin de vote.  Les retraites représentent environ 30 à 40% des votants selon les votes. En majorité,  ils ont voté Macron aux présidentielles. Pour les européennes, certains pourraient voter différemment. Surtout si  le gouvernement continue d’être  inflexible face aux revendications des retraités, qui ont manifesté jeudi pour la seconde fois en France pour dénoncer l’érosion de leur pouvoir d’achat lié à la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG). Les retraités, qui avaient déjà défilé en septembre dernier, répondaient à l’appel de neuf syndicats et organisations pour protester contre l’augmentation de 1,7 point de CSG appliquée depuis le 1er janvier dernier pour financer la baisse des cotisations des salariés du privé. Le mouvement se doublait d’une nouvelle mobilisation des personnels des Ehpad (maisons de retraite médicalisées) qui réclament plus de moyens humains et financiers. Les “seniors”, qui ont massivement voté pour Emmanuel Macron au second tour de l’élection présidentielle (74%), ont découvert pour beaucoup avec désenchantement les répercussions de cette mesure sur les premières pensions de 2018 versées début février. Le gouvernement avait annoncé que seuls les retraités percevant plus de 1.200 euros bruts mensuels seraient concernés mais l’équation est plus complexe, puisque le revenu fiscal de référence et le quotient familial du foyer sont pris en compte. Les retraites subissent en outre les effets de la taxe de 0,3% sur leur pension au titre de la CASA (Contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie) mise en œuvre en 2013, de la suppression de la demi-part fiscale pour les parents isolés (2008) et du gel de la revalorisation des pensions.

Dépenses des collectivités : marquées à la culotte par l’Etat

 

Pour faire simple les collectivités devront répondre à des critères de performance pour être autoriser à augmenter leurs dépenses. De ce point de vue, il y a sûrement de la marge compte tenu des gaspillages de tous ordres tant en matière de fonctionnement que divertissement La circulaire formalisant le cadre que devront respecter les préfets pour négocier ces contrats avec les représentants des exécutifs locaux concernés, qui sera transmise d’ici la fin de la semaine, prévoit en effet des critères permettant de moduler ce plafond de référence de dépenses. Evolution démographique, efforts de maîtrise des dépenses sur la période récente, bilan en termes de logement social, proportion de la population vivant dans des quartiers prioritaires de la politique de la ville ou encore niveau moyen de revenu des habitants et poids des allocations de solidarité pourront ainsi être pris en considération par les préfets lors des discussions visant à aboutir à la signature des contrats d’ici au 30 juin. L’objectif d’évolution des dépenses pourra selon les cas être revu à la hausse ou à la baisse, dans une fourchette allant de 0,75% à 1,65% par an en valeur, inflation comprise.   “Sur les 322 (collectivités locales concernées), il y en a 187 qui ont des critères pouvant les conduire au-delà de 1,2%”, explique-t-on de source gouvernementale. Sont en effet  concernées par cette contractualisation les 322 grandes collectivités (régions, départements, communautés d’agglomération ou de communes) dont les dépenses annuelles de fonctionnement dépassent 60 millions d’euros et qui représentent à elles seules les deux tiers des dépenses locales.

Sondage FN : Marion Le Pen devant Marine

Sondage FN : Marion Le Pen devant Marine

Le danger se précise sérieusement pour Marine Le Pen qui certes a conforté sa mainmise sur le parti mais dont l’image ne cesse d’être affectée dans l’opinion publique et même parmi ses troupes. Du coup pour 2022 des interrogations pourraient naître quant à la légitimité de la candidature de Marine Le Pen. Marion Maréchal le Pen elle n’est pas pressée. D’abord elle n’a que 28 ans. Si Marine échoue encore en 2022, ce sera un boulevard ouvert pour Marion en 2027. En outre, la donne pourrait évoluer avec une perspective alliance entre FN et LR. Une alliance souhaitée par les durs de LR mais aussi par Marion maréchal le Pen.  Près de sept Français sur dix (68%) jugent donc Marion Maréchal-Le Pen plus capable que sa tante, Marine Le Pen, de représenter le Front national à la présidentielle de 2022, selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting paru jeudi. A l’inverse, 31% des personnes interrogées voient l’actuelle présidente du FN en meilleure position, selon cette enquête réalisée pour Le Figaro et franceinfo. Selon cette même enquête, 54% des sondés estiment que le changement de nom du parti, voulu par Marine Le Pen, est “plutôt une bonne idée” mais 55% considèrent que les polémiques déclenchées par l’appellation retenue, “Rassemblement national”, trahissent une forme d’amateurisme.

Popularité : Les 6 faiblesses de Macron

Popularité : Les 6 faiblesses  de Macron

La nette baisse de popularité de Macron justifie qu’on s’interroge sur ses faiblesses. Indéniablement, ce président rompt avec les postures politiques précédentes en refusant notamment le clivage artificiel droite gauche. Son principal atout est sa jeunesse, sa compréhension du monde moderne et sa volonté réformatrice. Pour autant l’intéressé ne manque pas d’insuffisances.

 

1-Une vision trop centraliste

 

Bien que libéral, Macron ne peut se débarrasser de sa vision d’énarque. Du coup,  tout procède de Paris, doit être décidé à Paris et la loi est l’outil suprême de modernisation. Une vision finalement très jacobine.  Macron a notamment raté la décentralisation de la négociation au niveau de l’entreprise que réclamait la CFDT il a aussi manqué la régionalisation car les nouveaux espaces territoriaux sont surtout administrés par les préfets)

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2-Une vision trop techno

Macron connait la problématique économique et financière. Mais une vision macro économique qui n’est pas articulée avec une approche micro. Ces réformes globales souffrent d’un manque d’adaptation aux réalités économiques et sociales notamment des PME

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3-un président des riches.

 C’est l’image qui lui colle à la peau du fait qu’il n’a pas su équilibrer les mesures prises en faveur des catégories aisées et des mesures destinées aux moins favorisés. Le dernier exemple en date est évidemment celui de retraité avec les ponctions fiscales de la CSG qui atteignent bien au-delà des catégories aisées.-

 

 

 

4-Un président méprisant  la concertation.

 

Le président a largement affaibli l’immédiat toute opposition politique, dans ce domaine pour l’instant, l’horizon est complètement dégagé. Par contre dans les champs sociaux et sociétaux Macron utilisent la même stratégie du bulldozer en marchant sur le ventre des corps intermédiaires y compris du Parlement. D’ailleurs le gouvernement ne parle pas de négociation mais de concertation à chaque réforme. En gros, les interlocuteurs convoqués ne sont pas là pour modifier une orientation mais pour être informé éventuellement faire part de contre propositions  mais dont il ne sera pas tenu compte.

5-Un président des villes, pas des champs

Elevé  au lait  anglo-saxon (avec des expressions anglaises en toutes circonstances pour manifester cette modernité), pétri de technologie d’information et nourri de cultures hyper urbaines,  Macron ne  voit le développement de la France qu’à travers les grandes métropoles. Cela accentue la désertification territoire. La crise de l’agriculture, la suppression des bureaux de poste, des petits hôpitaux, des lignes SNCF, la limitation de vitesse idiote à 80 km/h partout et surtout l’objectif général de Super Métropolisation font émerger un mécontentement grandissant dans les petites villes et les zones rurales

6- Un président politiquement hors-sol

Dernière faiblesse celle qui consiste pour Macron à adopter davantage une posture de monarque républicain que d’un président animateur de la vie et sociale. Macron décide seul et de tout. Il ne tolère aucune contestation au sein du gouvernement ou au sein de la majorité parlementaire. Son parti en marche est une illusion. Ce parti n’a aucun rôle, aucune structure, aucune fonction de proposition. De ce fait,  le pouvoir central manque de retour de l’opinion locale, d’où des  orientations  trop technocratiques.

Macron et son gouvernement doivent  non seulement entendre mais écouter les critiques, les sujétions, les propositions sinon il court le risque de retomber lourdement et aussi vite qu’il est monté au zénith. La réussite de Macron et de son gouvernement est un impératif temps car sinon il est vraisemblable que la France sera livrée en cas d’échec aux extrémistes. C’est rendre service à Macon et à la France que de souhaiter que son gouvernement reprenne contact avec la terre. De ce point de vue Les élections européennes risquent de constituer un rappel à l’ordre utile pour Macon.

 

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