Archive mensuelle de mars 2018

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Voiture autonome : l’utopie

Voiture autonome : l’utopie

 

Après l’accident mortel aux Etats unis( piéton percuté sur un passage clouté) , on peut se demander si le concept n’est as une utopie car il pose d’énormes problèmes de sécurité et de responsabilité. Fortement bousculé par l’affaire des émissions polluantes,  le secteur automobile tente de réagir en soulignant le caractère de modernité de l’automobile future. L’objectif est évidemment de peser pour que l’automobile ne soit pas exclue un jour de la ville. On affirme ainsi que l’automobile sera autonome, électrique et connectée. Le patron de Valeo dans une interview au JDD affirmait que cette voiture autonome et même déjà la. Il est évident que la voiture électrique va se substituer au moteur à combustion et que d’ici une dizaine d’années 80 % des véhicules neufs seront électriques. La connexion, qui existe déjà, va continuer de s’amplifier. Reste la question de l’autonomie et du partage. Contrairement à ce qu’affirme le patron de Valeo l’autonomie totale n’est pas pour demain. Pour des raisons de sécurité elle nécessite notamment des les infrastructures spécifiques finalement un peu comme le métro ou le train. Pour l’instant les navettes mobiles qui existent fonctionnent sur le mode ferroviaire. Les autres qui circulent sur les voies normales présentent un énorme risque.  Reste aussi la question fondamentale de l’automobile partagée qui constitue aussi un enjeu central pour l’industrie automobile. Sachant qu’un véhicule classique passe plus de 95 % de son temps à l’arrêt, il est évident que des formules de mutualisation sous différentes formes seront mises en place. Mais cette mutualisation aura un impact considérable sur le nombre de véhicules fabriqués. Ceci étant  l’interview de Jacques Aschenbroich, président de Valeo  au JDD  mérite d’être lue.

 

À quand la première voiture autonome commercialisée?
La première voiture autonome est déjà là. Nous avons pris une participation de 5% dans une start-up qui s’appelle Navya, dont les véhicules électriques et autonomes, des navettes, circulent à Sion en Suisse, à Confluence à Lyon, à La Défense, dans le Michigan ou à Singapour. En revanche, il faudra attendre encore un peu de temps pour que vous et moi puissions acheter une voiture totalement autonome.

 

Ce sera dans cinq, dix ou vingt ans?
Des voitures partiellement autonomes, ce sera dans quelques années. Vous pourrez déléguer leur conduite à certains moments et dans certaines conditions. Une voiture dans laquelle vous n’aurez ni volant ni pédales, cela va prendre plus de temps. Entre cinq et dix ans sans doute.

 

Laisser un véhicule se garer tout seul dans un parking, est-ce déjà possible?
Il y a déjà un modèle de la classe E de Daimler que vous pouvez envoyer se garer tout seul avec votre smartphone. Nous avons développé ce système avec le constructeur allemand. Valeo et Cisco ont développé une technologie qui permet aux voitures de se garer seules dans un parking. Beaucoup de parkings dans le monde sont intéressés par cette nouvelle technologie, mais cela prendra encore quelque temps avant que l’on passe à la phase commerciale.

 

L’automobile autonome sera-t-elle aussi partagée?
Le sujet de la propriété de la voiture versus la voiture considérée comme un service est un changement sociologique profond. Quand vous ou moi possédons un véhicule, il est utilisé 4 à 5% de son temps. Sinon, il dort dans un garage. Partager l’usage de la voiture, c’est ce que l’on fait avec un taxi ou avec les nouveaux services qui sont apparus comme Uber ou Blablacar. La plus grande innovation d’Uber est que le prix dépend du nombre de personnes ou de la demande. Une innovation absolument fabuleuse qui est rendue possible par des systèmes digitaux.

 

 Est-ce qu’un jour, dans les grandes villes, vous cesserez d’avoir votre automobile comme vous avez cessé d’avoir votre vélo pour utiliser un Vélib’?

Personne ne connaît la réponse à cette question. Le frein est que l’on part tous au travail ou en vacances en même temps.

 

La technologie de l’automobile autonome doit-elle encore progresser?
Les bases sont là mais les logiciels qu’il faut embarquer dans la voiture sont d’une très grande complexité. Il faut encore beaucoup travailler. Nous sommes numéro un mondial pour les caméras, les capteurs ultrason, les radars ou les lidars avec tous les logiciels qui permettent d’interpréter les données. Mais il faut encore redoubler d’efforts pour qu’une voiture soit autonome en toutes circonstances. Un exemple de problème à régler : ces capteurs doivent être utilisables tout le temps. Pour que l’automobile ne soit jamais aveugle, il faut les nettoyer, et cela coûte cher.

 

La voiture autonome a fait entrer les Gafa sur le marché de l’automobile. Vont-ils le changer comme Amazon bouscule la distribution?
L’histoire n’est pas écrite. Pour l’instant, les constructeurs et les géants du digital travaillent souvent ensemble. Mais l’important sera de savoir où se trouvera la valeur. Concevoir et construire une voiture, ce n’est pas si facile que ça. Ces deux mondes se développent en essayant d’entrer dans la mobilité digitale avec leurs armes respectives : le combat est ouvert.

Si les véhicules deviennent propres, tout ira bien?
Oui, la voiture électrique sera un des éléments essentiels de la mobilité urbaine en complément des transports en commun.

 

Comment jugez-vous les politiques lorsqu’ils rendent la circulation plus difficile à Paris?
Joker! Ce n’est pas en fossilisant l’espace urbain que vous assurez son développement économique.

SNCF, la véritable réforme: changer les dirigeants

 

SNCF, la véritable réforme: changer les dirigeants

 

Il est clair que la SNCF a besoin de réforme car sa gestion n’est pas réellement un modèle d’efficacité. Le problème n’est pas nouveau. Nombre d’éléments de la problématique méritent d’être examinés (dette, financement des investissements, conditions de concurrence, effet aménagement du territoire, organisation et conditions sociales notamment). Pour autant, on néglige sans doute l’élément essentiel à savoir le management. Le problème c’est que la SNCF s’inscrit dans un environnement de plus en plus concurrentiel (surtout de nature intermodale) et qu’elle est dirigée par des fonctionnaires. Plus exactement par des ingénieurs des ponts sortant de l’école sans aucune expérience et de plus en plus maintenant aussi par des énarques. De ce point de vue la SNCF n’a gère gagné au change. La SNCF n’a pratiquement jamais eu de dirigeants à la hauteur des enjeux de l’entreprise. Son conseil administration est un organe d’enregistrement de la direction et rares sont ceux qui osent contester une orientation. L’incurie de ces dirigeants est patente en termes d’efficacité, concernant la gestion économique, financière et commerciale. Certes,  certains parviennent à faire un peu de com. mais c’est un vernis qui cache mal les défaillances de gestion. Une telle entreprise a besoin de vrais patrons, de responsables d’expérience, de gestionnaires pas de fonctionnaires ou assimilés. Les grands corps trustent littéralement tous les postes ; leur inefficacité vient surtout du fait qu’ils entrent très tôt dans l’entreprise et se fondent dans la culture molle ambiante. Les cheminots de base  ont sans doute des responsabilités mais ce ne sont pas eux qui dirigent l’entreprise, loin s’en faut car les innombrables structures de concertation sont surtout de pure forme et traitent souvent des questions très secondaires. Les cheminots appliquent les directives de leur direction (exemple la fuite en avant du financement des TGV principale responsable de la situation financière catastrophique, la réduction de l’entretien du réseau, une politique commerciale en perpétuel changement et contradictoire). L’urgence pour la SNCF c’est de trouver un vrai patron, pas un commis de l’Etat qui ne connait rien à la gestion d’une entreprise bousculée par son environnement concurrentiel. L’urgence c’est que ce patron s’entoure lui-même de dirigeants  ayant une  expérience économique et sociale au profil de gestionnaire. On ne change pas une  entreprise par les textes uniquement, loin s’en faut. L’entreprise en général ne  vaut que par la valeur de ses  dirigeants et leur capacité à mobiliser les ressources humaines  de leur société.

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Législatives partielles en Loiret et Haute-Garonne : très net recul de LREM

Législatives partielles en Loiret et Haute-Garonne : très  net recul de LREM

Dans le Loiret, le député sortant Jean-Pierre Door (LR) est arrivé largement en tête au premier tour d’une législative partielle dans la 4e circonscription du Loiret et affrontera Mélusine Harlé (LREM) au second tour.  Dans la de la 8ème circonscription de la Haute-Garonne. Joël Aviragnet (PS) va retrouver son siège de député de Haute-Garonne. Il a remporté ce dimanche soir le second tour de la législative partielle face au candidat de la République en Marche Michel Montsarrat avec plus de 70 % des voix. Dans les deux cas le recul de LREM est très important.  Après l’invalidation de son élection en décembre, Jean-Pierre Door, cardiologue qui aura 76 ans le 1er avril et brigue un quatrième mandat, a ravi 38,20% des suffrages. En juin 2017, Jean-Pierre Door l’avait emporté de justesse au second tour face à Mélusine Harlé, avec seulement huit voix d’avance. Le Conseil constitutionnel avait annulé l’élection, notamment à cause de la diffusion de messages de propagande électorale, le jour même du scrutin, sur la page Facebook du candidat élu, un acte jugé « de nature à altérer la sincérité du scrutin ».  Dans le département de la Haute-Garonne. Ce dimanche, Joël Aviragnet (PS) a largement remporté l’élection partielle sur la 8ème circonscription face à son adversaire Michel Montsarrat (LREM). Joël Aviragnet remporte 70,31 % des voix contre 29,69 % à Michel Monsarrat. La participation s’est légèrement redressée par rapport au 1er tour du dimanche 11 mars. Cette mobilisation a visiblement profité à Joël Aviragnet. Les score du candidat En Marche sont, selon un membre de son équipe, « mauvais partout sauf à Luchon ». Les deux hommes s’étaient déjà affrontés en juin 2017 et Joël Aviragnet l’avait déjà emporté mais son élection avait finalement été annulée par le Conseil constitutionnel.   Contrairement à 2017, Joël Aviragnet était arrivé largement en tête au premier tour devançant son adversaire de près de 20 points. Michel Montsarrat avait perdu près des deux tiers des voix de 2017.  Ces législatives partielles sont un nouveau revers pour la majorité présidentielle.

 

Vente importante des bijoux de famille de l’Etat (Lemaire)

Vente importante des bijoux de famille de l’Etat (Lemaire)

L’Etat va procéder à une braderie importante de se bijoux de famille (des participations pourtant très lucratives comme l’étaient par exemple les autoroutes), ce qu’a confirmé hier Lemaire : «  nous voulons que l’Etat dégage des moyens financiers pour investir sur les technologies de rupture sur lesquelles nous sommes en train de prendre du retard », a déclaré le ministre au micro de l’émission Questions Politiques, interrogé par des journalistes de France Télévision, Le Monde et France Inter. Officiellement il s’agit de vendre des participations minoritaires d’entreprise dans le secteur concurrentiel, cela afin d’alimenter un fonds d’innovation dans l’annonce avait été faite par Emmanuel Macron. Cela afin de « financer des recherches sur l’intelligence artificielle ou le stockage de données ou sur le stockage d’énergies renouvelables » a détaillé le ministre des fiance Bruno Lemaire. . Reste à savoir cependant si la totalité du produit des ventes sera bien affectée à l’innovation. « Ce sont les rendements sur ce fonds qui seront attribués à l’innovation », a précisé le ministère de l’économie, soulignant que cela assurerait à cette mission « un financement durable » et non soumis aux contraintes budgétaires. Le ministre de l’Economie Bruno Lemaire a confirme dimanche  d’« importantes cessions d’actifs » dans les prochains mois pour financer ce fonds. Le lendemain, il avait précisé devant le Sénat que ces cessions commenceraient « à partir de septembre » et qu’elles « ne seraient pas stratégiques ». L’Agence des participations de l’État (APE), chargée de gérer le patrimoine de l’État actionnaire, est présente au capital de 81 entreprises. Ces participations pèsent actuellement près de 100 milliards d’euros, dont 70 dans des sociétés cotées. Interrogé par l’AFP sur les entreprises qui pourraient être concernées, l’entourage du ministre a refusé de donner plus de détails. Mais plusieurs noms reviennent avec insistance dans les médias, comme tout en promettant de revendre ses titres au moment opportun, Orange, au capital duquel l’État (qui en détient directement ou indirectement 23 %) n’a pas « vocation » à rester « de manière pérenne » ou bien Aéroports de Paris (ADP), dont l’État détient 51 % du capital. Le gouvernement a aussi indiqué vouloir céder la FDJ (française des jeux).

Corse : pas d « autonomie » dans la Constitution

Corse : pas  d « autonomie » dans la Constitution

  • Sans surprise  Le mot « autonomie » ne sera pas écrit dans l’article qui doit inscrire la Corse dans la Constitution, a annoncé dimanche la ministre Jacqueline Gourault, la « Madame Corse » du gouvernement. On peut sans doute convenir qu’il est souhaitable de déléguer davantage de responsabilité aux régions en général, leur donner une certaine autonomie notamment pour le développement économique mais on ne peut évidemment leur donner une exemption totale en matière de fiscalité. Un texte des autonomiste corses rappelle l‘alpha et l‘oméga des revendications nationalistes : “Cette résolution solennelle entend demander à l‘Etat un dialogue sans tabou pour aller vers cette révision constitutionnelle”, avait  expliqué le patron de l‘exécutif corse qui réclame une dérogation au droit commun en matière de foncier, de langue et de fiscalité, une réévaluation des ressources techniques et financières de la collectivité corse et enfin le rapprochement des prisonniers politiques. Il est clair que Macron va décevoir les indépendantistes et autres nationalistes. En effet rien que sur le plan financier, la Corse bénéficie déjà de nombreuses exemptions fiscales « un maquis fiscal » pour la Cour des Comptes. On se demande bien pourquoi il faut une référence à la Corse dans la constitution d’autant que précisément l’objectif de certains indépendantistes comme Talamoni est  de quitter la France et sa constitution. Si l’on devait modifier la constitution, on voit mal pourquoi il ne serait pas fait allusion aux autres régions. En effet ce qui ce pose en Corse, c’est-à-dire une plus grande autonomie, se pose tout autant sinon davantage les autres régions françaises. La France est un des rares pays hyper centralisé ;  tout dépend de l’Etat même si une certaine décentralisation s’est réalisée mais une décentralisation qui n’a fait que rajouter des couches au millefeuille administratif et politique sans donner de vrais pouvoirs territoriaux. D’une certaine manière en France,  la totalité des collectivités locales sont sous tutelle des préfets et de leurs services même la plus petite des communes. Les administrations centrales présentes localement font d’ailleurs double emploi avec les administrations territoriales qui ont augmenté leurs effectifs d’environ 50 % en une vingtaine d’années. Il n’y a toujours pas de véritable politique économique régionale. La meilleure preuve c’est que l’État tout dernièrement  envisage m^me de rapatrier au niveau national la question de l’apprentissage. Le poids de l’État est encore essentiel dans nombre de champs économiques et sociaux. Ce pose la problématique d’un État fédéral en France comme il en existe ailleurs notamment en Allemagne ou en Espagne. C’est le rapport de l’État aux régions, la reconnaissance des régions qui peuvent figurer dans la constitution et non seulement la Corse.

Calendrier de réformes futures : pédale douce sur le rythme

Calendrier de réformes futures : pédale douce sur le rythme

Le gouvernement sensibilisé par la baisse de popularité et le mécontentement de certaines catégories semble avoir mis sérieusement la pédale douce sur le rythme des réformes pour le prochain trimestre. On se contentera de gérer l’énorme programme annoncé et en cours depuis le début de l’année en y ajoutant seulement que les reformes au demeurant moins conflictuelles. . Le gouvernement s’est d’annoncer  le projet de loi contre les violences sexuelles, préparé par la secrétaire d’Etat chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, est programmé mercredi en Conseil des ministres, selon Matignon. Au Conseil des ministres du 28 mars, suivra le projet de loi sur la fraude fiscale, dans la foulée du plan présenté par Gérald Darmanin début février. Suivra le 4 avril le projet de loi Logement préparé par le ministre Jacques Mézard et son secrétaire d’Etat Julien Denormandie. . Trois autres textes sont à l’ordre du jour du Conseil des ministres entre mi-avril et début mai: le projet de loi sur la Justice piloté par Nicole Belloubet (18 avril), le projet de loi sur les parcours professionnels (formation, apprentissage, assurance-chômage) de la ministre du Travail Muriel Pénicaud le 25. Puis le projet de loi Pacte (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises) le 2 mai. Ces dates sont susceptibles d’évoluer, a précisé Matignon. Il faut noter que des réformes sont reportées comme sur les retraites, en principe en 2019, que la réforme constitutionnelle n’est pas programmée en raion notamment des oppositions en particulier du sénat et de l’opposition. De la m^me manière le deuxième volet de la réforme de l’Etat est renvoyé à plus tard.

Pourquoi La popularité de Macron et Philippe chute encore

Pourquoi La popularité de Macron et Philippe chute encore

Selon un sondage du JDD réalisée du 9 au 17 mars, 57% des personnes interrogées se disent mécontentes de l’action du président, contre 55% il y a un mois, et 54% portent le même jugement sur son Premier ministre (50% en février).  C’est le troisième mois consécutif de baisse de popularité pour les deux têtes de l’exécutif. La chute de popularité tient beaucoup à l’empilement de réformes certes nécessaires mais  dont certaines menées un peu à la va-vite et surtout sans concertation suffisante avec les acteurs. S’y ajoutent quelques maladresses de présentation de la part du gouvernement. Enfin le fait de passer par-dessus le Parlement ne renforce pas le caractère démocratique de ces orientations. Certes des réformes structurelles sont indispensables en France pour renforcer la compétitivité, développer la croissance et réduire de manière significative le chômage qui constitue la pire inégalité sociale. Mais la plupart de ces réformes doivent  pour être efficaces recueillir le soutien actif des acteurs économiques et sociaux. Or le rythme des réformes ne permet pas d’organiser la concertation  qui devient souvent formel. L’incompréhension vient aussi du fait que ces réformes ne sont pas mises en  perspective par rapport au   projet global. La chute régulière t assez spectaculaire de la popularité  amènera sans doute le gouvernement à remettre en cause le rythme des réformes, à approfondir le contenu et à mieux associer les catégories sociales concernées mais aussi l’opinion publique en général. Il conviendra également d’éviter certaines maladresses qui veulent démontrer un grand volontarisme mais qui favorise la division entre les Français. Ainsi la réforme des retraités par exemple a été justifiée pour permettre une redistribution en faveur des actifs. Une position entre catégories car la même orientation aurait pu être justifiée  par la nécessité de financer l’allongement les conséquences de l’allongement de la durée de vie ; par exemple ; les soins à domicile, le séjour dans les hôpitaux et autres EHPAD. De la même manière, la réforme SNCF centrée essentiellement sur le statut est très réductrice voir caricaturale vis-à-vis des réformes à entreprendre pour moderniser le rail en France. Contrairement idées reçues les cheminots ne bénéficient pas davantage scandaleux par rapport aux autres catégories de salariés hormis sur les retraites où la comme les fonctionnaires on calcule les pensions sur les six derniers mois d’activité quand dans le privé on les calcule sur les 25 sur 25 ans. Mais cette question des retraites est pour l’instant hors sujet puisqu’elle doit faire l’objet d’une réforme concernant tous les salariés. cette réforme qui devait être examinée en 2018 à été reportée en 2019.

Proportionnelle : 10% seulement pas 25% ! (Larcher)

Proportionnelle : 10% seulement pas 25% ! (Larcher)

 

La partie de poker continu entre le président de la république et le président du Sénat, Gérard Larcher. Sur trois dispositions essentielles envisagées dans la modification de la constitution, le président du Sénat est en désaccord, à savoir : la limitation du nombre de parlementaires, le non-cumul des mandats et l’introduction d’une dose de proportionnelle à l’assemblée nationale. Sur ce dernier aspect le président du Sénat accepterait un taux de proportionnelle à l’assemblée mais refuse le chiffre de 25 % avancés par le gouvernement au motif que cela bouleverserait la logique des institutions concernant notamment  stabilité politique en France. Le gouvernement et le président de la république menacent  par ailleurs, si l’opposition persiste, de recourir au référendum. Il hésite cependant car il connaît les risques politiques ; en effet, on répond rarement en France à la question posée lors d’un référendum ; c’est souvent l’occasion d’exprimer un mécontentement global vis-à-vis du gouvernement. Or le gouvernement actuellement voit sa popularité diminuer de manière assez significative. Du coup, il semblerait qu’un accord avec le Sénat serait politiquement moins dangereux. Il faut pour cela convaincre les trois cinquièmes des élus parlementaires et notamment le président du Sénat “La question de la proportionnelle sur le fond (…) je n’y suis pas favorable pour les députés parce que le fait majoritaire repose sur le scrutin majoritaire et la Ve République repose là-dessus”, a donc déclaré Gérard Larcher (Les Républicains) au ‘Grand Rendez-vous’ Europe 1, Les Echos, CNews. “Je militerai pour une proportionnelle qui soit la plus mesurée possible pour ne pas nous conduire au spectacle auquel nous avons assisté en Allemagne”, a-t-il ajouté en référence aux négociations difficiles qui ont permis mercredi de reconduire Angela Merkel à la tête du gouvernement allemand dans une position affaiblie. A la question de savoir quelle dose de proportionnelle serait raisonnable selon lui, il a répondu: “j’ai une tentation plutôt vers 10%”. Aujourd’hui, les députés sont élus au scrutin majoritaire. Une dose de proportionnelle permettrait plutôt d’attribuer des sièges en fonction du nombre de voix. Selon Gérard Larcher, “plus de 70% des sénateurs sont élus à la proportionnelle”.

Internet : pour un boycott de l’info payante des grands médias

 Internet : pour un boycott de l’info payante des grands médias

Par définition, la plupart des internautes sont des surfeurs qui ne se contentent pas en majorité d’uen seule source. Or de lus en plus de sources de grand médias deviennent payantes. De sorte que pour être à peu prés informé, il conviendrait de s’abonner à une bonne vingtaine de sources. Pour faire face à la baisse tendancielle irréversible du nombre de lecteurs des versions papier, les grands médias ont investi Internet avec des politiques éditoriales relativement proches qui pour l’essentiel se contentent  de reprendre les dépêches des agences, du gouvernement, des grandes entreprises et institutions. Le vrai travail journalistique d’investigation ou de réflexion est relativement marginal. Il faut d’ailleurs laisser la place à une montagne publicitaire à caractère de plus en plus intrusif qui normalement devrait permettre d’assurer l’équilibre économique. Malheureusement,  ce n’est pas le cas car les sites d’information connaissent une expansion quasi exponentielle ;  des sites  à vocation commerciale ou des sites gratuits de citoyens ou d’experts. Pour appâter le client,  les versions numériques des grands médias offrent généreusement un ou deux articles gratuits, ensuite il faut évidemment cracher au bassinet. Pas nécessairement d’ailleurs car la même information est offerte à peu près en même temps et sans paiement sur d’autres sites.  Il conviendra que les grands médias un jour choisissent  ou bien le financement par la pub ou bien le financement par les articles payants. On objectera que les sites d’infos sont bien contraints de rechercher l’équilibre financier et qu’il convient donc de multiplier les sources de financement. Cependant cet équilibre financier demeurera précaire voire impossible si les grands médias n’améliorent pas la qualité de leur ligne éditoriale. Pourquoi payer quand en fait les Unes de ces médias sont  constituées des mêmes 20 ou 30 informations qu’on retrouve partout. Des informations souvent livrées en  brut de brut sans analyse, sans approfondissement et même sans vérification. Pas étonnant si les jeunes en particulier sont réticents pour acheter cette info payante sur internet. Des jeunes qui passent plus de temps sur internet que devant la télé contrairement à leurs ainés.  Internet est le média le plus utilisé pour s’informer, selon un sondage qui avait été mené par L’Etudiant auprès de 487 jeunes âgés de 16 à 25 ans, lycéens et étudiants. Le net arrive en tête avec 38% des réponses mais essentiellement l’info gratuite, suivi par la télévision (33%), la presse écrite (17%) et la radio (10%). Au sein de la presse écrite, les quotidiens gratuits (55% des jeunes en lisent au moins un par semaine) arrivent devant les hebdos et les quotidiens payants.

Retraités : de Villepin critique la méthode

Retraités : de Villepin critique la méthode

. L’idée de jouer une classe d’âge contre les retraités, ce n’est pas, politiquement, une bonne chose », a indiqué Dominique de Villepin lors
du Grand Jury RTL, Le Figaro, LCI, ce dimanche 18 mars.  L’ancien Premier ministre estime que « dans un pays qui a souvent eu le sentiment du blocage, d’avoir du mal à se transformer et à changer, il a engagé une transformation des esprits. Je crois que c’est l’essentiel. À partir de là, il y a une méthode qui consiste à mettre tous les dossiers des réformes sur la table et provoquer une sorte d’effet de sidération« . Il  ajoute : « Mon inquiétude aujourd’hui, c’est que nous sommes dans un temps nouveau, nous allons bientôt entrer dans la deuxième année du quinquennat. Il faut faire attention à ce que les oppositions ne se cristallisent pas. Nous avons un président qui a une intuition très forte sur la façon de gouverner. Il a voulu marquer le retour d’une certaine autorité« .  Néanmoins, il précise que l’on « peut pas se contenter de l’autorité et de la modernité (…) Il doit montrer sa capacité empathique, c’est le défi qu’il a. Faire des réformes, dormir quatre heures par nuit, travailler en petite équipe… c’est possible pendant quelques mois, mais le risque c’est que l’on reste isolé, solitaire, arrogant et coupé d’un certain nombre de réalités« .  D’après lui, Emmanuel Macron  »a choisi de redonner de l’autorité à la fonction, malheureusement le risque c’est que plus les réformes et les décisions se multiplient, plus on retiendra cette image autoritaire. Dans notre pays, ça créé un certain nombre d’opposition et de résistance ».

Taxes américaines : les patrons américains contre

Taxes américaines : les patrons américains contre  

Pour Thomas Donohue, président de la Chambre de commerce des Etats-Unis, de telles mesures protectionnistes, constitueraient des “taxes néfastes pour les consommateurs américains”. Donald Trump envisage d’imposer des droits de douane sur 60 milliards de dollars (49 milliards d’euros) d’importations de produits chinois dans le domaine des technologies de l’information et des télécommunications. Le président américain compte aussi dresser des barrières face aux investissements des entreprises chinoises aux Etats-Unis. Thomas Donohue a déclaré que l’administration Trump avait raison de se concentrer sur l’impact négatif des pratiques commerciales et industrielles de la Chine mais que les tarifs douaniers étaient la mauvaise approche pour s’attaquer à ce problème. “Des droits de 30 milliards de dollars par an effaceraient plus d’un tiers des économies obtenues par les familles américaines avec le doublement de l’abattement prévu par la réforme fiscale”, affirme Thomas Donohue dans un communiqué publié jeudi. “Si ces droits atteignent 60 milliards de dollars, comme la rumeur le dit, l’impact serait encore plus dévastateur.” Il exhorte l’administration à ne pas s’engager dans cette voie. “Des droits de douane pourraient conduire à une guerre commerciale destructrice avec de graves conséquences pour la croissance économique des Etats-Unis et les créations d’emplois”, dit-il.

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« Le transport aérien français pas assez compétitif » (Jean-Marc Janaillac)

« Le transport aérien français  pas assez compétitif » (Jean-Marc Janaillac)

Coïncidence, la grève chez Air France sur les salaires se situe au même moment que s’ouvrent les  Assises du transport aérien qui vont être centrées sur le manque de compétitivité du pavillon français. « Le transport aérien français n’est pas assez compétitif, y compris par rapport aux compagnies européennes ». « Le pavillon français est en recul parce que nos compagnies aériennes ont tardé à se réformer et parce que notre environnement fiscal, social et réglementaire est trop pesant. Le différentiel annuel de charges d’Air France par rapport à ses concurrents européens est de plusieurs centaines de millions d’euros », analyse le patron d’Air France. Un différentiel de l’ordre 500 millions réclamés  à l’Etat tandis que  la somme que représenterait le cout des augmentations salariales à Air France serait d’environ 300 millions. . Où le personnel sera en grève le 23 et sans doute le 30. Les revendications d’augmentation générale des salaires de 6%, sont les causes de ces grèves. . “La situation économique et financière de la compagnie, dans un environnement concurrentiel particulièrement agressif, rendait cette augmentation générale impossible sans compromettre sa stratégie de croissance, d’investissement et de reprise des embauches”, a précisé la compagnie dans un communiqué; Il s’agit de   rattraper la perte de pouvoir d’achat subie depuis la dernière augmentation générale en 2011. Au JDDle président du groupe aérien, Jean-Marc Janaillac, explique avoir encore l’espoir de « trouver une issue ». « Je comprends le sentiment d’injustice des salariés qui ont fait des efforts, alors même que ce qui pèse sur Air France, charges et taxes, n’a pas évolué. Mais je le regrette vis-à-vis de nos passagers et de nos salariés », explique le patron d’Air-France KLM. Qui détaille : « Nous avons proposé une mesure d’augmentation générale, le doublement de l’intéressement et une compensation de perte de pouvoir d’achat pour les salariés concernés. Nous ne pouvons pas aller plus loin. »

 

Sondage : les retraités lâchent Macron

Sondage : les retraités lâchent Macron

8 points de baisse en un mois et  57% de mécontents désormais d’après le dernier sondage de mars Ifop-JDD.  Or les retraites constituaient la base électorale la plus importante pour Macron   Or   »Il y a clairement un avant et une après-manifestation des retraités », selon Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop. La manif des retraités n’a evidemment pas attiré des millions de personnes dans la rue. La culture de manifestation des retraités n’est tellement dans les mœurs. Pour autant, le mécontentement doit être pris en compte car le gouvernement a fait une  lourde erreur en taxant via la CSG bien au-delà des retraités aisés. En outre, l’opposition entre actifs et retraités constitue uen maladresse politique. Le gouvernement et Macron en particulier devront être attentifs à l’arme fatale des retraités à savoir : le bulletin de vote.  Les retraites représentent environ 30 à 40% des votants selon les votes. En majorité,  ils ont voté Macron aux présidentielles. Pour les européennes, certains pourraient voter différemment. Surtout si  le gouvernement continue d’être  inflexible face aux revendications des retraités, qui ont manifesté jeudi pour la seconde fois en France pour dénoncer l’érosion de leur pouvoir d’achat lié à la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG). Les retraités, qui avaient déjà défilé en septembre dernier, répondaient à l’appel de neuf syndicats et organisations pour protester contre l’augmentation de 1,7 point de CSG appliquée depuis le 1er janvier dernier pour financer la baisse des cotisations des salariés du privé. Le mouvement se doublait d’une nouvelle mobilisation des personnels des Ehpad (maisons de retraite médicalisées) qui réclament plus de moyens humains et financiers. Les “seniors”, qui ont massivement voté pour Emmanuel Macron au second tour de l’élection présidentielle (74%), ont découvert pour beaucoup avec désenchantement les répercussions de cette mesure sur les premières pensions de 2018 versées début février. Le gouvernement avait annoncé que seuls les retraités percevant plus de 1.200 euros bruts mensuels seraient concernés mais l’équation est plus complexe, puisque le revenu fiscal de référence et le quotient familial du foyer sont pris en compte. Les retraites subissent en outre les effets de la taxe de 0,3% sur leur pension au titre de la CASA (Contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie) mise en œuvre en 2013, de la suppression de la demi-part fiscale pour les parents isolés (2008) et du gel de la revalorisation des pensions.

 

« On avance, sans mollir  » (Edouard Philippe)

« On avance, sans mollir  » (Edouard Philippe)

Le Premier Ministre réaffirme de vouloir maintenir le rythme d’enfer des réformes sans tenir compte des réticences ou des mécontentements. Reste à savoir s’il peut ignorer longtemps la chute de popularité. Il y a certes des grèves et des manifestations mais le péril le plus mortel c’est la baisse d’audience de Macron et de son gouvernement maintenant lâchés notamment par les retraités.   »Nous réformons le pays sans double discours et au rythme annoncé. La France a perdu trop de temps au cours des années passées alors que le monde, lui, changeait à grande vitesse. Les Français le savent et attendent des résultats, pas de la vieille tactique. Donc on avance, dans le dialogue, mais sans mollir ni procrastiner. »Le problème justement c’est que le dialogue est réduit à presque rien, il s’agit davantage de séances d’informations réciproques que de dialogue et de négociation. En outre certaines réformes sont menées à la va vite sans vrai approfondissement des problématiques. Nombre de réformes sont de faux semblants comme pour les prisons où on prolonge la philosophie Taubira, la réforme de l’Etat sujet fondamental n’avance guère, les dépenses de l’Etat qui  ne baissent pas, le poids global des prélèvements obligatoires qui plombent la compétitivité. Sur d’autres aspects, le gouvernemenet réforme  mais sans concertation donc sans adhésion active des acteurs économiques et sociaux concernés et même sans avis du parlement.  Le problème c’est aussi que ces réformes ne sont pas mises en perspective avec un projet global d’où des incompréhensions et voire des oppositions. Ce qui manque fondamentalement c’est un équilibre social et économique et surtout une concertation réelle avec les acteurs. Le gouvernement commence à percevoir ses insuffisances dans ce domaine.  : « Il y a davantage de confiance et d’espoir dans notre pays. Mais beaucoup de nos compatriotes connaissent des difficultés. Et toute transformation rajoute des inquiétudes. Au gouvernement d’expliquer encore et toujours le sens de son action, le cap suivi, et les conséquences pour le quotidien de chacun. Réparer le pays, c’est le libérer de ses vieux blocages et mieux protéger les plus fragiles. Tout ce que le gouvernement entreprend doit être remis dans ce contexte. »

Air France : grève et recherche de compétitivité conciliables ?

Air France : grève et recherche de  compétitivité conciliables ?

L’appel à la grève d’une dizaine de syndicats d’Air France pour obtenir une hausse de salaires de 6% tombe au moment où le gouvernement va ouvrir les Assises du transport aérien pour améliorer la compétitivité du secteur. Un  appel qui  tombe mal pour l’ensemble des acteurs de ce secteur. Il intervient en effet au moment des premières Assises du transport aérien à partir du 20 mars.  Ces Assises, qui visent à prendre des mesures pour améliorer la compétitivité des compagnies tricolores pour qu’elles puissent rivaliser dans un secteur hyper concurrentiel, suscitent un espoir important auprès des syndicats d’Air France et de la plupart des salariés, mais aussi de la direction qui estime qu’une action de l’Etat pourrait permettre de faire accepter aux salariés des efforts supplémentaires. Certains syndicats, comme le puissant syndicat des pilotes SNPL, rêvent même de mesures qui réduiraient les coûts d’Air France de 500 à 600 millions d’euros - le montant des surcoûts de l’environnement français, disent-ils. Toujours est-il que, sans entrer dans le fond du sujet, la grogne syndicale tombe mal. Lancer un mouvement dur pour réclamer une hausse de salaires de 6%  (qui représente environ 300 millions) au moment où l’on vient aux Assises demander un chèque de 500 millions à l’Etat peut en effet donner du grain à moudre à ceux qui affirment que l’environnement français n’explique pas tout dans la faible compétitivité d’Air France, et que les syndicats d’Air France ont également leur part de responsabilité en refusant la réforme et en multipliant les grèves ou les menaces de grève. Pour les syndicats,  l’amélioration d’Air France qui a dégagé 588 millions d’euros de bénéfice d’exploitation, justifie cette hausse qui rattraperait l’inflation perdue depuis 6 ans - qui n’a été que de 2,5% rappelle la direction. Cette dernière refuse en disant que ces 6% de hausse salariale représentent 240 millions d’euros, et même 300 millions, en tenant compte de l’intéressement.

Grève SNCF : opportunité pour le télétravail ?

Grève SNCF : opportunité pour  le télétravail ?

 

La grève SNCF pourraiat bien constituer une  opportunité pour inciter au  télé travail. Ce serait aussi  une des solutions pour participer à un réaménagement territoire plus équilibré  et résoudre une partie de la congestion urbaine liée à l’automobile. Dans le secteur des services,  nombre  d’activités pourraient t relever du télétravail. Ce dernier présente des avantages tant pour les entreprises pour les salariés mais aussi quelques inconvénients D’une manière générale,  il est démontré que le salarié utilise les heures où il est le plus productif au service de l’entreprise mais il peut être amené aussi à dépasser assez largement la durée légale ou conventionnelle de la durée du travail. Certes ce télétravail ne peut pas être généralisé à toutes les productions notamment matérielles. Pour autant avec l’évolution des modes de production et des puissances quasi exponentielles des outils informatiques,  bon nombre de tâches pourrait être décentralisées dans le cadre du télétravail. Cela nécessitera fois de nouvelles méthodes de management. D’après un sondage réalisé par le site de petites annonces Vivastreet, 41% des salariés sondés veulent adopter ce mode d’organisation à plein temps, contre 38% en 2015. En outre, 31% des sondés souhaiteraient alterner télétravail et présence au bureau «pour ne pas se couper entièrement de la vie en entreprise», contre seulement 10% en 2015. Les exemples de ce type, dans le privé comme dans le public, se multiplient. Mais, d’après l’enquête Vivastreet, c’est dans l’immobilier que ce souhait est le plus marqué (63% des sondés), devant l’informatique, les métiers du web et des télécoms (62%), ou encore la comptabilité et la gestion (51%). Des secteurs particulièrement «éligibles» au télétravail. Tous ne le sont pas. Pour 15,4 millions d’actifs, cette organisation favorisée par l’utilisation des outils numériques n’est pas une option envisageable, selon une autre étude réalisée par la Fondation Concorde cette année. Leur emploi nécessite une présence physique, comme dans la restauration ou le commerce par exemple. Le think tank détaillait même le profil type des quelque 6,7 millions de Français «éligibles»: il s’agit d’un quadragénaire diplômé, aux revenus confortables, qui travaille dans une grande ville. Ce souhait de plus en plus assumé montre à quel point les Français ont soif de souplesse dans l’organisation de leur temps de travail, principalement pour mieux gérer leur vie de famille, selon 33% des personnes sondées par Vivastreet. Autres raisons principales invoquées: profiter d’un cadre de travail plus agréable (29%) et éviter de passer du temps dans les transports (26%). La réduction du temps moyen de trajet entre le domicile et le lieu de travail avait été estimée à 40 minutes, par le cabinet de conseil RH Kronos, qui mettait aussi en avant l’augmentation du temps de travail effectif et de la productivité, ainsi que du temps moyen de sommeil des salariés concernés.

 

Vauquiez offre LR à l’extrême droite l’(UDI)

Vauquiez offre LR à l’extrême droite l’(UDI)

 

 

Rien ne va plus entre les alliés historiques l’UDI d’une part, LR d’autre part depuis l’élection de Vauquiez comme patron des Républicains. En cause la dérive droitière de Vauquiez qui offre en quelque sorte ce qui reste des Républicains au FN en reprenant la plupart des thèses extrémistes.  - Le centriste Jean-Christophe Lagarde, réélu samedi à la présidence de l’UDI, a fustigé l’orientation prise par Les Républicains (LR), qu’il accuse de dériver vers l’extrême droite sous la direction de Laurent Wauquiez. “La droite est en train de renier sous l’impulsion de Laurent Wauquiez le gaullisme, le chiraquisme; elle est en train de trahir ses propres valeurs dans une dérive vers l’extrême droite dont elle adopte les mots”, a déclaré Jean-Christophe Lagarde lors du congrès de son parti, à Paris. En tentant de conquérir une partie de l’électorat du Front national, “Laurent Wauquiez est en train d’offrir la droite, ou en tout cas une partie de la droite, à Marion Maréchal-Le Pen”, a poursuivi le député de Seine-Saint-Denis. Près de sept Français sur dix (68%) jugent Marion Maréchal-Le Pen plus capable que sa tante, Marine Le Pen, de représenter le Front national à la présidentielle de 2022, selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting paru jeudi. L’ex-maire de Drancy a pris en exemple l’appel de Marine Le Pen à voter en faveur d’un candidat LR lors d’une législative partielle à Mayotte, une initiative qui est selon lui appelée à se reproduire. “Quand on a les mêmes idées, quand on professe les mêmes discours, on finit par se retrouver sur les mêmes listes électorales”, a encore dit Jean-Christophe Lagarde, qui a offert au passage d’être un refuge pour “la droite de progrès”.

Fondée en 2012 par Jean-Louis Borloo, l’UDI se cherche un avenir après la rupture avec son allié traditionnel et le départ de plusieurs de ses composantes, dont le Parti radical valoisien désormais réunifié avec son vis-à-vis de gauche. La formation centriste n’appartient pas à la majorité mais se dit disposée à collaborer avec l’exécutif au coup par coup.

Kering : une évasion fiscale de 2,5 milliards d’euros

Kering : une évasion fiscale de  2,5 milliards d’euros

 

Méthode classique utilisée par Kering : délocaliser la facturation (et les bénéfices) pour échapper à l’impôt en France. En fait le même principe que les GAFA. En plus Kering a le culot d’affirmer que son système d’optimisation fiscale « est connu des autorités. » Le pire c’est que c’est sans doute vrai. Or c’ et un secret pour personne que le grand patronat dont Pinault a soutenu la candidature de Macron  pour les présidentielles.   Kering, a échappé à 2,5 milliards d’euros d’impôts entre 2002 et 2017 via sa plate-forme de logistique et de distribution LGI basée en Suisse, rapporte vendredi Mediapart. “Le groupe a économisé environ 2,0 milliards d’euros d’impôts depuis 2009, dont 1,4 milliard pour Gucci et 180 millions pour Saint Laurent. Si l’on remonte jusqu’en 2002, le chiffre atteint les 2,5 milliards”, rapporte le site faisant état d’une enquête réalisée avec le réseau européen de médias d’investigation (ECI). Kering, dans un courriel transmis à Reuters, fait savoir que “le groupe s’acquitte en Suisse des impôts dus, en conformité avec la loi et le statut fiscal de la société”. “Ce modèle d’exploitation est connu des autorités fiscales françaises et des autres autorités fiscales compétentes”, ajoute-t-il. Kering rappelle qu’il a “mis en place une gouvernance d’entreprise visant à assurer une conformité totale avec les réglementations fiscales dans les pays où il est présent”. Selon Mediapart, le groupe a perpétué, après le rachat de Gucci en 1999, un accord fiscal qui avait été négocié avec le canton du Tessin, où se trouve LGI, limitant à 8% son taux d’imposition sur les sociétés. Or LGI, la plate-forme de distribution et de logistique du groupe, “encaisse aussi les ventes en gros aux magasins (et) l’écrasante majorité des recettes, donc des profits”, écrit Mediapart. Après 1999, Kering a également confié à LGI la logistique et la facturation des ventes de Bottega Veneta, Stella Mc Cartney, Alexander McQueen, Yves Saint Laurent et Balenciaga, poursuit le site d’informations. En janvier, Kering a démenti des informations de Médiapart faisant état d’un montage d’évasion fiscale pour rémunérer le patron de Gucci, Marco Bizzarri. La griffe italienne, principale source de profits de Kering, est sous le coup d’une enquête du parquet de Milan depuis novembre 2017 pour des soupçons d’évasion fiscale.

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