Archive mensuelle de mars 2018

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Mobilisation sociale : le match : « En marche » contre la CGT

Mobilisation sociale : le match : « En marche » contre la CGT

 

Clairement le match Macon contre la CGT est lancé mais l’issue risque d’être assez improbable et d’apporter des surprises. Finalement,  les deux camps pourraient être perdants. Si Macron impose toutes ses réformes à la hussarde et fait plier les syndicats, il est clair que l’image des organisations de salariés déjà affectée suivra une nouvelle dégradation. « En même temps », ces défaites des syndicats pourraient constituer une sorte de fabrique de mécontents qui va encore affaiblir la popularité de Macron et de son gouvernemenet. Finalement tout le monde risque d’être perdant dans cette affaire. Le pays d’abord dont les secousses sociales auront  quand même quelques conséquences néfastes sur la croissance et sur le climat général. Les syndicats et la CGT en particulier auquel on va reprocher leur irresponsabilité et leur radicalisme. Mais comme les mécontentements sont très variés, il pourraient être amplifié la baisse de popularité de Macron dans les sondages. Or ces baisses de popularités annoncent aussi une régression des votes pour « en marche »e. On l’a déjà nettement constaté dans les élections partielles où en marche recule de manière significative. Mais la correction pourrait être  particulièrement sensible lors  les élections européennes de 2019 dont l’enjeu paraît souvent secondaire et qui pourraient être utilisées pour sanctionner le gouvernement. Cette politique à la hussarde en vérité parfois de nature un peu populiste n’est bonne pour personne. Dans un pays démocratique la discussion en vue d’un compromis est toujours préférable à un affrontement  qui fragilise tout le monde.

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Francophonie : la pathologie angliciste de Macron critiquée au Québec

Francophonie : la pathologie angliciste de Macron critiquée au  Québec

Le Québec est assez critique vis-à-vis de la manière dont Macron défend la francophonie et révèle une   certaine pathologie de Macron concernant l’utilisation des anglicismes. Celui qui se considère comme un patron de la « Start-up » France ferait bien pour donner une légitimité à ses propos d’abandonner les expressions anglaises qui truffent ses déclarations. Certes, Macron maîtrise la langue de Shakespeare, certes les « startups » traduisent une certaine évolution de la sociologie entrepreneuriale mais cela ne justifie à tout bout de champs de larder le propos présidentiel de d’expressions anglaises dont l’objectif est évidemment de ringardiser les responsables qui ne s’expriment qu’en Français. A vouloir faire moderne, on fait surtout ridicule et on dévalorise sa propre langue l’aptitude toujours prompte d’Emmanuel Macron à utiliser les anglicismes provoque des étonnements au Québec. En recevant début mars le Premier ministre québécois, Philippe Couillard, le chef de l’Etat avait revendiqué de parler « à la fois en français […] ou en anglais, parce [qu'il] pense que cela renforce la francophonie ». Pas forcément audible dans la province canadienne où le français, qui y est langue officielle, est confronté au quotidien à l’anglais. « Comment diable l’usage de la langue anglaise pourrait-il bien avoir un tel effet bénéfique? », s’est notamment interrogé le Mouvement Québec français, une organisation qui défend la langue française, évoquant « le fossé est particulièrement profond entre Emmanuel Macron et les francophones minoritaires du Canada ». « Il ne s’agit pas de faire la danse du ventre en prétendant ‘déringardiser le français’, mais de cesser de plier l’échine devant une mondialisation qui veut nous imposer sa langue, sa morale et sa culture », critiquait aussi récemment un éditorial du quotidien québécois Le Devoir.

 

 

Sarkozy n’évitera pas un procès

Sarkozy n’évitera pas un procès

 

 

Pour William Bourdon, président de l’association anti-corruption Sherpa qui s’est constituée partie civile, le dossier va sans doute aboutir à un procès car la justice dispose suffisamment d’éléments de preuve concordants. Interview France Info

 

Y-a-t-il selon vous un doute sur ce financement libyen de la campagne présidentielle de 2007 ?

William Bourdon : Nicolas Sarkozy, comme tous les autres, sont présumés innocents, il faut toujours le répéter. Mais qu’il y ait eu du financement libyen c’est certain. Maintenant ce qui importe aux juges d’instruction c’est d’identifier celui ou ceux qui en auraient été les bénéficiaires, les acteurs, ou les architectes. L’association Sherpa s’est constituée partie civile, on le fait toujours de manière très sélective, parce que c’est un dossier d’une magnitude exceptionnelle. On a toujours été très taiseux pendant ces cinq ans d’enquête mais il faut surtout insister sur la complexité, la longueur de cette enquête, les obstacles qui ont dû être surmontés par les juges d’instruction et les enquêteurs. Une loi d’omerta très puissante, parfois des pressions des intimidations sur des témoins. Il y a un climat très particulier autour de cette enquête depuis le début.

Quels sont ces obstacles ?

Des témoins se sont manifestés en indiquant parfois avec beaucoup de volontarisme qu’ils étaient disposés à participer à la manifestation de la vérité puis se sont évaporés dans des conditions tout à fait singulières. Mais je ne peux pas donner plus de détails à ce stade. Il y a des éléments qui suggèrent que des menaces ont été exercées sur certains témoins. Il y a eu un certain nombre de puissances de feu qui se sont mises en œuvre de façon très opaque pour essayer de mettre le couvercle sur la vérité de ce dossier. Et ce sont tous ces obstacles que les juges d’instruction manifestement aujourd’hui commencent à surmonter.

Cette garde à vue peut-elle être un coup d’accélérateur important dans l’enquête ?

On ne peut pas penser que trois magistrats instructeurs aussi chevronnés que ceux qui sont en charge de ce dossier, s’agissant de faits imputables à un ancien président de la République, n’aient pas réuni des éléments de preuves très consistants, très convaincants pour provoquer cette accélération. Il s’agit d’éléments de preuves qui sont lourds, importants, corroborés. On est bien loin de quelques déclarations qui pouvaient apparaître d’opportunités ou fantasques de tel ou tel dirigeant libyen dans le chaos qu’a connu le pays en 2011. On est aujourd’hui dans une convergence d’indices qui expliquent l’accélération spectaculaire de dossier.

Donc pour vous ce n’est pas une garde à vue de clôture du dossier mais la conséquence d’une accumulation d’éléments matériels dans cette enquête ?

Absolument et par ailleurs il ne peut pas être question de clôture. Car est-ce que Nicolas Sarkozy va être la seule personne susceptible d’être poursuivie dans ce dossier ? Rien n’est moins sûr. Il y a tout un spectre de protagonistes dans ce dossier. Et puis enfin il y a une logique universelle de ceux qui sont accusés de faits de corruption quand ils ont occupé les plus grandes fonctions. C’est le déni, la victimisation et l’organisation d’une espèce de mise en scène persécutive avec une mise en cause des magistrats et de la presse. Donc il y aura une batterie de recours mis en œuvre par les avocats [de Nicolas Sarkozy] qui vont être annoncés assez rapidement. Mais au-delà de cela, le dossier a connu aujourd’hui une progression importante et il n’est pas exclu qu’il puisse connaître un dénouement et un procès dans un délai qui soit relativement raisonnable.

Soutien à Sarkozy : pédale douce de Vauquiez

Soutien à Sarkozy : pédale douce de  Vauquiez

 

Vauquiez  a fait le minimum syndical pour soutenir Sarkozy pour deux raisons. D’abord, il ne veut pas se mouiller sur le fond et veuet marquer sa rupture avec les pratiques passées. Ensuite Vauquiez n’a pas apprécié les savons reçus de Sarkozy récemment après le durcissement de la ligne politique de LR et ses dérives verbales. Vauquiez est donc simplement intervenu sur la forme du l’affaire.  « Sur la forme, comment comprendre que Nicolas Sarkozy, ancien Président de la République, soit en garde à vue depuis maintenant plus de 10h », a déploré Laurent Wauquiez, qualifiant la procédure de « humiliant(e) et inutile ». 

En revanche, le leader du parti de droite, dont Nicolas Sarkozy a longtemps été président, est resté prudent sur les faits qui lui sont reprochés. « Sur le fond du dossier, je fais confiance à la justice », a-t-il écrit. La prudence de Vauquiez est à la fois de nature juridique mais aussi politique. Vauquiez sait que Sarkozy est encore considéré comme le patron ou le parrain des républicains. En tout cas, il a toujours uen influence et ne se prive d’entretenir des contacts avec les responsables du parti. Inversement Vauquiez sait que Sarkozy traine une série de gamelles. Impliqué dans de nombreuses affaires, Sarkozy aura du mal à se dépêtrer de ses tourments judicaires ; cela d’autant plus que le climat a un peu changé depuis Chirac. Chirac lui aussi était impliqué dans de affaires scabreuses mais il a réussi à s’en sortir notamment en faisant porter le chapeau à Juppé sur l’affaire des permanents financés par la mairie de Paris. En outre les juges souvent attaqués par Sarkozy risquent de se montrer moins cléments. Ou alors il faudra uen intervention forte de l’Elysée pour enterrer autant de dossiers sulfureux qui mettent clairement en évidences les combines de Sarkozy. Pour l’affaire libyenne qui fait l’objet de sa garde à vue  Mouammar Kadhafi aurait  promis 50 millions d’euros pour la campagne de Nicolas Sarkozy .  Une partie est-elle arrivée en France ? « Oui« , avait prétendu le dictateur libyen, dans une interview accordée à cette journaliste du Figaro en mars 2011. France 3 en diffuse les extraits sonores, diffusés dans Pièces à conviction : « C’est moi qui l’ai fait arriver au pouvoir en France, nous lui avons donné le financement nécessaire« , explique-t-il notamment. Un homme sulfureux déclare avoir joué les intermédiaires : Ziad Takieddine, mis en examen dans un autre dossier, affirme avoir transporté à au moins trois reprises des valises pleines de billets entre Tripoli et Paris. « C’était pour financer la campagne de Nicolas Sarkozy« , répète-t-il depuis des années. Des accusations que Nicolas Sarkozy a toujours rejetées. Un autre homme intéresse la justice : Alexandre Djouhri, un franco-algérien arrêté récemment à Londres (Royaume-Uni). Il est suspecté d’avoir été l’un des intermédiaires entre la Libye et la France. Son nom apparait dans une curieuse transaction : 500 000 euros versés sur le compte personnel de Claude Guéant via une banque en Malaisie. S’agit-il, comme le prétend l’ancien ministre de Sarkozy, du fruit de la vente de deux tableaux d’un peintre flamand ? Ou ces 500 000 euros ont-ils un lien avec le supposé financement libyen ? Claude Guéant affirme aujourd’hui n’avoir jamais vu un centime venant de Tripoli.

La baisse du pouvoir d’achat pèse sur la croissance

La baisse du pouvoir d’achat pèse sur la croissance

 

Finalement l’INSEE avait raison en prévoyant un tassement de la croissance début 2018 du fait  des pertes de pouvoir d’achat. On se souvient que l’organisme de prévision s’était fait sérieusement rabroué par le gouvernemeet pour cette annonce qui se vérifie aujourd’hui. L’INSEE indiquait un léger tassement début 2018 mais une plus forte reprise dans la seconde moitie de 2018.La reprise montre donc déjà quelques signes de faiblesse. Selon la dernière note de conjoncture de l’Insee publiée ce mardi 20 mars, la prévision de croissance pour le premier trimestre 2018 est légèrement revue à la baisse par rapport aux dernières projections de décembre dernier (+0,4% contre 0,5% prévu initialement). Alors que 2017 a signé le retour d’une croissance française solide (2%, son plus haut niveau depuis 2011), l’activité pourrait connaître quelques signes d’essoufflement en ce début d’année. Ce ralentissement intervient dans un contexte de grogne sociale où le gouvernement multiplie les réformes et les foyers de contestation se propagent. Le rythme de croissance du PIB pourrait ralentir au cours des six premiers mois de l’année 2018. Depuis le début de l’année, certains indicateurs de confiance ont cessé de progresser comme dans l’industrie et le commerce de détails. Exemple, le moral des patrons qui se tasse en février. D’après l’INSEE, le climat des affaires continue de reculer après avoir atteint des sommets en décembre dernier. L’indicateur qui le synthétise, calculé à partir des réponses des chefs d’entreprise des principaux secteurs d’activité, perd deux points après un léger recul en janvier. À 109, il reste néanmoins bien au dessus de sa moyenne de long terme (100). La baisse de février a touché tous les secteurs, à l’exception du commerce de détail, dont l’indicateur est resté stable à 114. Pour Alex Gill, économiste chez IHS Markit, « la croissance ralentit en février dans le secteur privé français, les taux d’expansion de l’activité globale et des nouvelles affaires se repliant en effet chacun à un plus bas de quatre mois. » Les chefs d’entreprises dans l’industrie se montrent moins optimistes qu’en janvier dernier. Les soldes d’opinion des industriels sur leur production passée et sur leurs perspectives personnelles de production se replient en février. Ils sont également moins confiants sur les projections générales d’activité de production du secteur. L’indicateur de l’industrie manufacturière a perdu deux points à 112, son niveau de janvier ayant été révisé en hausse d’un point à 114, son niveau le plus haut depuis fin 2000. Les économistes interrogés par Reuters l’attendaient en moyenne à 113. Du côté des services, les chefs d’entreprise interrogés ce mois-ci signalent que le climat des affaires est moins favorable que le mois précédent. L’indicateur qui le synthétise perd trois points après un premier recul de deux points le mois dernier. D’autres indicateurs relatifs aux services, au bâtiment et au commerce de gros se sont même repliés tout en restant à des niveaux supérieurs à leur moyenne de long terme. En février dernier, le climat des affaires a atteint 109 contre 106 en décembre dernier.  Ce ralentissement serait en grande partie lié à un regain de l’inflation et une pression fiscale accrue. La hausse de la fiscalité sur le tabac et les carburants intervenue au cours du premier trimestre pourrait ainsi avoir un impact sur le porte-monnaie des Français et la consommation des ménages. Si le gouvernement s’est employé à mener une stratégie de communication en faveur du pouvoir d’achat au cours des dernières semaines, il semble que le calendrier des réformes mis en œuvre par l’exécutif soit défavorable à la consommation des ménages. Selon l’institut de statistiques, les ménages pourraient également freiner leurs dépenses d’investissement au cours du premier trimestre, comme le suggère la stabilisation des ventes de logements neufs observée ces derniers mois.

Cambridge Analytica : le nouveau scandale de Facebook

Cambridge Analytica : le nouveau scandale de  Facebook

 Des millions de données personnelles remises à Cambridge Analytica cabinet qui travaillait pour Trump. La preuve supplémentaire que ce réseau est à la fois le plus idiots des réseaux dits sociaux, aussi le plus pourri puisqu’il est  aussi un champ d’analyse pour l’espionnage américain.  Selon le journal le  Guardian et le  Washington Post , le renseignement américain récolte les relevés téléphoniques aux États-Unis et aurait accès aux serveurs de groupes informatiques comme Google et Facebook, des pratiques héritées de l’ère Bush et approuvées par l’administration de Barack Obama. Le quotidien britannique The Guardian a publié une ordonnance de justice secrète forçant l’opérateur américain Verizon à livrer à l’Agence nationale de sécurité (NSA), à la demande du FBI, la totalité des données téléphoniques de ses abonnés, d’avril à juillet, en vertu d’une loi votée dans la foulée des attentats du 11 septembre 2001, le « Patriot Act

Le Washington Post et le Guardian ont affirmé sur la base de fuites d’un ancien employé du renseignement que la NSA avait un accès direct aux serveurs de neuf sociétés internet, dont Facebook, Microsoft, Apple et Google. Grâce à un partenariat conclu avec ces compagnies, l’agence d’espionnage pourrait directement et sans ordonnance de justice lire les courriers électroniques et écouter les conversations des utilisateurs, tant qu’il existe une probabilité « raisonnable » que l’un des interlocuteurs se situe à l’étranger, la loi américaine exigeant une ordonnance dans le cas d’Américains.

. Facebook, le plus grand réseau social au monde, a admis que les données personnelles de ses utilisateurs s’étaient retrouvées entre les mains du cabinet d’analyse, Cambridge Analytica. Ce dernier, travaillant pour la campagne électorale de Donald Trump en 2016, aurait ainsi collecté des informations sur 50 millions d’utilisateurs Facebook, sans leur consentement direct. La polémique a été révélée ce week-end par le New York Times et The Observer. L’affaire est gênante à plusieurs niveaux. Premièrement, elle touche le cœur même de l’activité de Facebook : la collecte de données – et l’usage potentiellement détourné qui peut en être fait. « On est en train d’ouvrir le couvercle de la boîte noire des pratiques de Facebook en matière de données, et le tableau n’est pas joli à voir », souligne auprès de ReutersFrank Pasquale, professeur de droit à l’Université du Maryland et spécialiste de l’utilisation des données par les géants d’Internet.  Aux États-Unis, plusieurs sénateurs souhaitent entendre les justifications devant le Congrès de Mark Zuckerberg, président et co-fondateur de Facebook. « C’est une brèche énorme sur laquelle il convient d’enquêter. Il est clair que ces plates-formes ne savent pas s’autodiscipliner », a twitté la sénatrice démocrate Amy Klobuchar. Même son de cloche en Europe. Le président du Parlement européen, Antonio Tajani, dénonçait lundi une « une violation inacceptable du droit à la vie privée de nos citoyens ». La commissaire européenne à la Justice, Vera Jourova, prévoit quant à elle d’aborder le sujet avec le réseau social et des responsables du gouvernement américain lors de sa vite aux États-Unis, cette semaine. Sur Internet, une campagne #DeleteFacebook (en français, supprime Facebook) a été lancée.

Volkswagen : une nouvelle enquête pour manipulation d’informations

Volkswagen : une nouvelle enquête pour manipulation d’informations

Cette fois il ne s’agit pas d’une enquête judicaire sur la tricherie des émissions mais d’une enquête sur les manipulations des informations. Manipulation destinées à soutenir les cours boursiers du groupe<  Les enquêteurs s’efforcent de vérifier le contenu d’un communiqué publié par Volkswagen le 9 décembre 2015, soit trois mois après le début du scandale, pour déterminer s’il n’y a pas eu manipulation de marché. Dans ce communiqué, VW écrivait que, au vu de ses propres investigations, la consommation de carburant, et donc les émissions de dioxyde de carbone, avaient été sous-évaluées sur 36.000 véhicules au plus, soit bien moins qu’une première estimation du constructeur communiquée cinq semaines auparavant évoquant environ 800.000 véhicules. Cette première estimation avait amené Volkswagen à estimer l’impact de cette annonce sur son bénéfice à 2 milliards d’euros. Dans le communiqué de décembre 2015, le constructeur assurait en outre n’avoir trouvé aucune preuve de modification illicite des données d’émission de CO2, une déclaration qui avait eu un caractère apaisant sur les marchés. Volkswagen a confirmé cette perquisition mais a refusé de s’exprimer

Disparition massive des oiseaux

 Disparition massive des oiseaux

30% des oiseaux disparues en 15ans et 25% des espèces menacées de disparition. Conclusion d’études  du Muséum d’histoire naturelle du CNRS et de la LPO. La cause de cette catastrophe ?  Les études pointent du doigt les effets de l’agriculture intensive et de l’utilisation massive de pesticides 0 % des oiseaux en moins en 15 ans et 25%  menacés de disparation. Sur la biodiversité. La réduction des populations est en effet plus particulièrement marquée sur une période depuis 2008-2009, « une période qui correspond, entre autres, à la fin des jachères imposées par la politique agricole commune [européenne], à la flambée des cours du blé, à la reprise du suramendement au nitrate permettant d’avoir du blé surprotéiné et à la généralisation des néonicotinoïdes ». D’après deux études du Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) et du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) qui se sont intéressés aux suivi des oiseaux, un phénomène très inquiétant de « disparition massive », « proche de la catastrophe écologique » est en cours. Dans un communiqué commun, relayé par Le Monde, les deux institutions tirent la sonnette d’alarme. « Les oiseaux des campagnes françaises disparaissent à une vitesse vertigineuse. En moyenne, leurs populations se sont réduites d’un tiers en quinze ans ». Pire : le déclin s’accélèrerait ces deux dernières années. Les principales pressions responsables de leur déclin sont l’intensification des pratiques agricoles, l’urbanisation et le drainage des zones humides, entraînant notamment la régression des bocages et des prairies naturelles.  Les pollutions dues aux hydrocarbures et la réduction des ressources alimentaires liée au changement climatique affectent les oiseaux marins, comme le Pingouin torda et le Macareux moine. L’évaluation des 277 espèces d’oiseaux nicheurs en métropole révèle que 73 d’entre elles sont actuellement menacées, soit plus d’une espèce sur quatre (26%). Cette proportion est beaucoup plus élevée qu’au niveau mondial, où BirdLife International (1) évalue à 12% les espèces d’oiseaux menacées d’extinction. L’Hexagone accueille également des populations importantes d’oiseaux migrateurs (hivernants ou de passage), parmi lesquelles au moins 15 sont menacées. En dépit de cette situation préoccupante, différents exemples montrent que les efforts de conservation peuvent porter leurs fruits. La protection des rapaces, des hérons et des oiseaux coloniaux a permis des reconquêtes encore inespérées il y a 40 ans. On peut citer le retour des rapaces, des cigognes et de la Spatule blanche à l’actif de la Loi de protection de la nature votée en 1976 et la Directive européenne « oiseaux » de 1979. Les actions de protection des zones humides engagées depuis trois décennies ont contribué à améliorer la situation de certaines espèces d’oiseaux d’eau. La création de réserves naturelles, telles que celles gérées par la LPO, y contribue également (3). Et les plans nationaux d’action, mis en place récemment, devront permettre d’accentuer les efforts déployés pour les espèces les plus menacées. Toutefois, la réduction des pressions et le renforcement des actions sont essentiels si l’on souhaite éviter de voir disparaître à l’avenir des espèces de notre avifaune, ou que d’autres ne deviennent menacées à leur tour. Cela concerne notamment les espèces dites communes, présentes dans des habitats malmenés, qu’il convient de préserver à grande échelle. 26 espèces nicheuses et 10 espèces hivernantes et de passage ont été identifiées comme « Quasi menacées » sur notre territoire.

Dossier complet et liste des espèces sur : www.uicn.fr

Refuser l’installation des nouveaux compteurs Linky

Refuser l’installation des nouveaux compteurs Linky

 

C’est la possibilité qu’étudie le sénat qui pouraiat s’opposer à l’installation obligatoire et couteuse des ces instruments de mesure très controversés et qui constituent même une arnaque.

La cour des comptes emploie évidemment un langage plus diplomatique pour critiquer aussi  les fameux compteurs intelligents Linky. Une intelligence toutefois relative puisqu’elle ne permettra pas d’accéder à des données de consommation plus détaillée mais autorisera des augmentations de tarifs. À noter surtout le coût de la facture qui sera supportée le moment venu en grande partie pour le consommateur La facture globale s’élève à 5,7 milliards d’euros au total, dont 5,3 milliards d’euros pour Enedis, le solde concernant les distributeurs locaux d’électricité. Le gain prévu pour le consommateur a été évalué à 9,2 milliards d’euros : 5,2 milliards d’euros grâce à un accès à des offres plus concurrentielles liées à un accroissement de la concurrence entre fournisseurs ! 2,3 milliards d’euros correspondant à la valorisation de l’allégement des contraintes pesant sur lui (fin de sa présence obligatoire lors de certaines opérations) ! et 1,9 milliard d’euros liés aux économies de consommation, déduction faite du coût du compteur prélevé sur sa facture. Aussi la Cour des comptes conclut-elle que  le déploiement de Linky à l’échelle nationale pourrait finalement se conclure par un solde nul, voire négatif de – 0,2 milliard d’euros. En fait, le bénéfice sera surtout financier pour Enedis, ce que critique la Cour des Comptes. Du coup le sénat étudie la possibilité de refuser le compteur Linky. Ces derniers mois, plusieurs communes de la région Nouvelle-Aquitaine, parmi lesquelles Marmande, Bayonne ou encore Saint-Macaire ont demandé que les habitants refusant l’installation par Enedis, anciennement ERDF, d’un compteur intelligent Linky puissent s’y opposer. À la suite de ces prises de position, Florence Lassarade, sénatrice de la Gironde, a déposé deux amendements dans le cadre de l’examen du projet de loi sur le règlement général de la protection des données personnelle. Ils doivent être examinés ce mercredi au Sénat. L’élue girondine souhaite faire modifier une partie du Code de l’énergie pour que les personnes le souhaitant puissent refuser la pose d’un compteur Linky.  Elle estime «qu’on ne peut pas installer de manière autoritaire les compteurs chez des personnes qui ne le désirent pas», explique-t-elle. À l’heure où le débat sur la protection des données personnelles est plus que jamais d’actualité, «il faut être attentif», prévient la parlementaire. «Ces compteurs permettront une analyse fine de vos habitudes énergétiques. Il faut donner la possibilité aux gens de s’y opposer, c’est une question de liberté individuelle», explique-t-elle. «Je suis pour l’apaisement, les usagers doivent être considérés, après tout, ce sont eux qui payent», conclut l’élue.

 

Les gamelles judiciaires de Sarkozy

Les gamelles judiciaires   de  Sarkozy

Affaire tapie, financement illicite, fausse facture, trafic d’influence, sondages de l’Elysée, Bettencourt, Bygmalion, Karachi  c’est presque une dizaine de casseroles que traine Sarkozy rattrapé par la patrouille judicaire qui ne l’aime guère et c’est réciproque. (Rappelons l’affaire du mur des cons du syndicat de la magistrature). Sarkosy est impliqué ou cité dans une dizaine d’affaire politico financières scabreuses. Jusque là il avait réussi à passer entre les gouttes grâce notamment à a discrétion aussi bien vis-à-vis de Hollande que vis-à-vis de Macron. Il n’avait même pas tari déloges à l’égard du nouveau président de la république. Eloges peut-être sincères mais aussi intéressés car il faudra une intervention ferme du plus haut niveau pour enterrer ces différents dossiers. Ce fut le cas pour Chirac, pas forcément pour Sarkozy qui en a fait des tonnes en matière de magouilles. A commencer par l’affaire de Tapie qui contre son appui à sarkosy a réussi à escroquer l’Etat de 400 millions. L’affaire est tellement complexe qu’on ne sait plus à qui faire porter le chapeau. Pas à Lagarde dont on a besoin au FMI, pas au patron d’Orange alors directeur de cabinet de Lagarde et dont on a aussi besoin à la tête de son entreprise, pas encore à Sarkozy (Tapie a pourtant été reçu uen dizaine de fois l’intéressé sur cette affaire a l’Elysée). Mais aujourd’hui la mise garde à vue concerne un dossier aussi sulfureux celui du financement de Sarkozy par Kadhafi. Les autres affaires suivront….peut-être. Celle  concernant des  fausses facturations, semblables à celle de Bygmalion, mais concernant cette fois la campagne de 2007.  Il y a bien sûr La boite de com’ Bygmalion -créée par deux proches de Jean-François Copé- aurait fait à la demande de l’UMP des factures pour des meetings ou conventions politiques qui n’ont jamais eu lieu. Ces fausses factures ont pour la plupart été émise lors de la campagne de Nicolas Sarkozy de 2012.   Dans ‘affaire Bettencourt Le juge Jean-Michel Gentil cherchait à savoir si Nicolas Sarkozy avait profité du fait que l’héritière de L’Oréal ne disposait plus de la totalité de son jugement pour lui soutirer d’importantes sommes d’argent. Celles-ci auraient notamment servi à financer illégalement sa campagne de 2007, dans des proportions largement supérieures à ce qui est autorisé par la loi.   Autres dossiers, ceux qui ont  ont révélé que Gilbert Azibert, avocat général près la Cour de cassation, renseignait  directement le camp Sarkozy. En effet, si l’ancien chef de l’Etat a été mis hors de cause, il avait lancé un pourvoi pour invalider la saisie de ses agendas privés et officiels Les conversations entre Nicolas Sarkozy et son avocat Me Thierry Herzog démontrent que les deux hommes sont particulièrement bien informés sur la procédure judiciaire en cours. Gênant. D’autant qu’en échange de ce service, l’avocat général aurait demandé un coup de pouce de Nicolas Sarkozy pour obtenir un poste de conseiller d’Etat à Monaco (qu’il n’a finalement pas eu).  Pour l  ’affaire Tapie les juges soupçonnent Nicolas Sarkozy d’avoir eu un rôle décisif dans l’arbitrage particulièrement favorable dont a bénéficié Bernard Tapie dans le contentieux qui l’oppose au Crédit Lyonnais depuis 1993. Au cœur de cette suspicion: le fait que Nicolas Sarkozy a rencontré au moins six fois l’homme d’affaires avant son élections en 2007 et à une douzaine de reprises une fois à l’Elysée.  Le nom de Nicolas Sarkozy a aussi été évoqué dans le cadre du volet financier de l’enquête sur l’affaire Karachi. Une enquête a été ouverte pour déterminer si l’ancien président s’est rendu complice d’une violation du secret de l’instruction lors de la diffusion d’un communiqué par l’Elysée le 22 septembre 2011. Ce texte affirmait que « s’agissant de l’affaire dite de Karachi, le nom du chef de l’Etat n’apparaît dans aucun des éléments du dossier ». Des familles de victimes avaient porté plainte pour « violation du secret de l’enquête et de l’instruction », et « violation du secret professionnel ». C’est donc bien en marge du dossier Karachi pour une question de procédure, plus que de fond, que Nicolas Sarkozy est inquiété.   Dans un rapport publié en 2009, la Cour des comptes a aussi épinglé la présidence de la République sur plusieurs sondages commandés par l’Elysée. Non seulement ces derniers n’ont pas été faits à la suite d’un appel d’offre, mais ils ne concernaient pas seulement la perception de l’action du chef de l’Etat. Un sondage portait par exemple sur la grossesse de Rachida Dati, un autre sur son mariage avec Carla Bruni ou sur les candidats probables du PS à la présidentielle.  Enfin il y  cette  affaire Libyenne. Les juges Serge Tournaire et René Grouman enquêtent sur un financement illégal de sa campagne de 2007 par l’ancien dictateur libyen Mouammar Kadhafi. Cette aide financière avoisinerait les 50 millions d’euros. L’affaire a été révélée par Mediapart, qui avait publié en 2011 une note secrète. Celle-ci s’est avérée fausse, mais le sulfureux intermédiaire en armements Ziad Takkiedine affirme détenir des preuves. 

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« Offre raisonnable d’emploi » ? Le concept flou

« Offre raisonnable d’emploi » ? Le concept flou

 

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que cette définition paraît particulièrement floue. Elle existait d’ailleurs déjà dans les textes mais n’étaient pas appliquées car guère applicable. La nouvelle définition du gouvernement n’est gère plus éclairante : Le chômeur ne pourrait pas refuser plus de deux fois sans s’exposer à des sanctions pour sa  mauvaise volonté.  Une offre impliquant un temps de trajet d’une heure ou 30 kilomètres maximum  »est considérée comme une offre raisonnable d’emploi ». Encore faut-il que l’offre corresponde aux compétences et qu’elle ne contienne pas de contraintes impossibles à remplir (horaire par exemple). En outre le plus souvent,  les offres seront des CDD parfois de durées très limitées. Cela concerne surtout les chômeurs peu qualifiés qui pourraient subir uen perte de revenus. En effet, il faudra intégrer les frais de transport. Or faire 60kms par jour représente une dépense de l’ordre de 300 euros par mois. Une sérieuse ponction pour des salaires souvent au SMIC (1150 euros nets). De toute évidence cette dimension n’a pas été intégrée. Au lieu de cette menace en cas de refus dune offre dite raisonnable, on ferait mieux de vérifier comme quelles sont les effortts et les démarches qu’effectue le chômeur pour se réinsérer.

 

Francophonie : « un discours fondateur de Macron…… qui ferait bien d’abandonner ses expressions anglaises

Francophonie : « un discours fondateur de Macron…… qui ferait bien d’abandonner ses expressions anglaises

Macron doit parait-il prononcer un discours fondateur sur la francophonie. Celui qui se considère comme un patron de la « Start-up » France ferait bien pour donner une légitimité à ses propos d’abandonner les expressions anglaises qui truffent ses déclarations. Certes, Macron maîtrise la langue de Shakespeare, certes les « startups » traduisent une certaine évolution de la sociologie entrepreneuriale mais cela ne justifie à tout bout de champs de larder le propos présidentiel de d’expressions anglaises dont l’objectif est évidemment de ringardiser les responsables qui ne s’expriment qu’en Français. A vouloir faire moderne, on fait surtout ridicule et on dévalorise sa propre langue.   Emmanuel Macron se rendra  donc mardi sous la Coupole pour célébrer, par un « discours fondateur », selon l’Elysée, la Journée internationale de la Francophonie. 300 élèves et étudiants des cinq continents ont été invités pour l’occasion ainsi que les ambassadeurs de tous les pays francophones. Des mesures seront annoncées pour renforcer l’usage de la langue française dans les enceintes internationales, les médias, sur internet et dans le monde de l’économie et de l’innovation. Lors d’un discours à Ouagadougou fin novembre, le chef de l’Etat avait déjà évoqué sa stratégie pour « une nouvelle francophonie ». « Le français sera la première langue de l’Afrique et peut-être du monde », était-il allé jusqu’à déclarer. Souhaitons qu’il la serve avec davantage de fidélité !  La francophonie est l’espace linguistique à la plus forte croissance: +143% prévu entre 2015 et 2065 (+62% pour l’anglais), selon l’ONU. D’ici à 2065, un milliard de personnes devrait parler français, soit cinq fois plus qu’en 1960, au deuxième rang des langues internationales derrière l’anglais.

Plan Banlieues : des discours comme d’habitude mais peu d’action (Philippe Acensi)

Plan Banlieues : des discours comme d’habitude mais peu d’action (Philippe Acensi)

Ce que constate en substance  Philippe Acensi, le président de l’association « Bleu blanc zèbre ». (Association de maires) qui s’exprime dans une interview du JDD.

 

Pourquoi la réunion jeudi soir avec le ministre de la Cohésion des territoires Jacques Mézard s’est-elle mal passée?
Nous sommes un peu dans une impasse.  Au-delà de cette rencontre, cela fait plusieurs mois que nous travaillons pour produire des solutions pour les quartiers. Des villes comme Chanteloup-les-Vignes (Yvelines) ou Grigny (Essonne) sont au bord de la rupture. Il n’y a eu, par exemple, aucun signe après la suppression des emplois aidés. Nous sommes à la fois un peu abattus et inquiets quant à la suite. Nous avons fait des propositions fortes. Il faut désormais rentrer dans la phase d’action. Nous voulons voir le plus rapidement possible les ministres concernés par le plan Banlieue – éducation nationale, emploi, insertion – avec le ministre de la Ville et leur dire : « Qu’est-ce que vous avez envie de faire pour les quartiers français, pour la jeunesse de ce pays, pour supprimer le décalage qui existe entre les quartiers et le reste de la population? »

Quelle va être votre prochaine action?
L’une de nos propositions est de mettre en place un réseau de 5.000 coachs pour l’insertion des jeunes par le sport. Mardi prochain, le 27 mars, nous réunissons plus de 400 coachs issus de toute la France à Montreuil. Un certain nombre d’élus seront présents, le préfet de région Michel Cadot et une quinzaine de maires également. Il faut arriver à réinstaller de grandes dynamiques. Nous avons des propositions sur l’illettrisme, sur les femmes isolées… Dans les quartiers populaires, beaucoup de gens font déjà des choses. Faisons leur confiance! Nous sommes dans une forme d’impatience. Notre sujet n’est pas de tirer sur l’ambulance. J’ai vraiment envie qu’on nous donne la possibilité de faire exploser tous ces projets dans le bon sens.

Avez-vous l’impression que le gouvernement n’apporte que peu d’attention à ce sujet?
Nous avons besoin de savoir ce qu’il va se passer. Nous n’avons pas fait tout ce chemin pour rien! Nous ne sommes pas des activistes stériles, nous avons vraiment envie de passer à la phase d’action. Il y a urgence quand on connaît les problèmes aujourd’hui dans la plupart des quartiers français. Cette réunion [avec Jacques Mézard] n’a pas donné que des bons signes. Nous avons été refroidis.

Quelle est l’échéance de ce plan Banlieues?
Le président de la République avait parlé de fin mars. Nous attendons avec impatience le rapport de Jean-Louis Borloo début avril. Nous attendons beaucoup de ce rapport. Nous ferons aussi nos propositions le 12 avril prochain à Paris ; les Etats généraux se réuniront à l’espace Japy (11e arrondissement de Paris).

 

Jean-Louis Borloo vous a-t-il consulté pour son rapport?
On est main dans la main presque jour et nuit depuis plusieurs mois. Les Etats généraux sont allés le chercher car nous pensions que c’était le seul homme politique avec une vraie légitimité sur le sujet. Nous allons arriver à un point de convergence où tout le monde est prêt. Maintenant, il faut que nous sachions où l’on va, quelles propositions sont retenues. Je ne peux pas croire que ce travail reste lettre morte.

Sinon?
Le pays ferait une énorme erreur, car il y a une inquiétude et un risque d’explosion sociale majeur. Ce qui est en train de se passer est un énorme gâchis pour la jeunesse des quartiers. Il faut récréer des passerelles entre le monde économique et la jeunesse, de redonner la possibilité à tous ces grands acteurs d’accompagner la jeunesse. Nous sommes aussi à deux doigts d’un très grand projet nouveau et innovant pour les quartiers populaires. Ça peut basculer dans un sens ou dans un autre.

Vous vous réunissez cette semaine. Quelle va être la suite?
Nous nous réunissons mercredi pour décider de la suite. Nous avons déjà envoyé un courrier à Jean-Louis Borloo [suite à la réunion avec Jacques Mézard] pour lui faire part de nos inquiétudes et de notre incertitude quant à l’avenir de nos travaux. Mercredi, nous allons acter la date de restitution de nos propositions lors des Etats généraux du 12 avril prochain et entendre les uns et les autres. Après la réunion de jeudi, nous ne nous sommes pas dit qu’on arrêtait tout, mais nous avons été refroidis.

Braderie des entreprises publiques : les Français pour ?

Braderie des entreprises publiques  : les Français pour ?

 

C’est ce qu’indique le très sérieux journal les échos «  Les Français restent fortement attachés à l’intervention de l’Etat au capital des entreprises, mais les ratés de l’actionnariat public facilitent l’acceptation de la vague de privatisations à venir, selon le sondage EcoScope d’OpinionWay et ComData Group pour « Les Echos » ». Les Echos, est un journal économique dont le sérieux est reconnu mais se laisse parfois aller à des élans ultralibéraux et à un soutien inconditionnel de Macron ; témoin la seule enquête des Echos qui montrait une progression de popularité de Macron en Mars tandis que toutes les autres affichaient au contraire uen nette baisse. Même chose pour l’ultra libéralisme. Les Echos appuient la vente des bijoux de famille de l’Etat qui serait légitimée par les français au motif des ratés d’actionnariat public. Problème, les entreprises qu’on envisage de vendre rapportent beaucoup à l’Etat et son bien gérées. L’Etat va donc procéder à une braderie importante de ses bijoux de famille (des participations pourtant très lucratives comme l’étaient par exemple les autoroutes), ce qu’a confirmé hier Lemaire : «  nous voulons que l’Etat dégage des moyens financiers pour investir sur les technologies de rupture sur lesquelles nous sommes en train de prendre du retard », a déclaré le ministre au micro de l’émission Questions Politiques, interrogé par des journalistes de France Télévision, Le Monde et France Inter. Officiellement il s’agit de vendre des participations minoritaires d’entreprise dans le secteur concurrentiel, cela afin d’alimenter un fonds d’innovation dans l’annonce avait été faite par Emmanuel Macron. Cela afin de « financer des recherches sur l’intelligence artificielle ou le stockage de données ou sur le stockage d’énergies renouvelables » a détaillé le ministre des fiance Bruno Lemaire. . Reste à savoir cependant si la totalité du produit des ventes sera bien affectée à l’innovation. « Ce sont les rendements sur ce fonds qui seront attribués à l’innovation », a précisé le ministère de l’économie, soulignant que cela assurerait à cette mission « un financement durable » et non soumis aux contraintes budgétaires. Le ministre de l’Economie Bruno Lemaire a confirme dimanche  d’« importantes cessions d’actifs » dans les prochains mois pour financer ce fonds. Le lendemain, il avait précisé devant le Sénat que ces cessions commenceraient « à partir de septembre » et qu’elles « ne seraient pas stratégiques ». L’Agence des participations de l’État (APE), chargée de gérer le patrimoine de l’État actionnaire, est présente au capital de 81 entreprises. Ces participations pèsent actuellement près de 100 milliards d’euros, dont 70 dans des sociétés cotées. Interrogé par l’AFP sur les entreprises qui pourraient être concernées, l’entourage du ministre a refusé de donner plus de détails. Mais plusieurs noms reviennent avec insistance dans les médias, comme tout en promettant de revendre ses titres au moment opportun, Orange, au capital duquel l’État (qui en détient directement ou indirectement 23 %) n’a pas « vocation » à rester « de manière pérenne » ou bien Aéroports de Paris (ADP), dont l’État détient 51 % du capital. Le gouvernement a aussi indiqué vouloir céder la FDJ (française des jeux).

Débat transition énergétique : une arnaque

Débat transition énergétique : une arnaque

Hulot politiquement très affaibli a lancé sur France 2 la  consultation publique sur la programmation pluriannuelle de l’énergie qui s’ouvre ce 19 mars, jusqu’au 30 juin prochain. En fait ne n véritable arnaque parce que la question nucléaire ne sera pas en débat. L’objectif de 50% de part du nucléaire en 2025 est reporté de 20 à 30ans en réalité. Les scénarios d’EDF, de Hulot ou de RTE sont complètement divergents. Officiellement on devait fermer de réacteurs mais Macron a annoncé le développement d’autres ! En fait tout cela relève du cirque car la France ne peut réduire pour l’instant la part du nucléaire d’autant que d’énorme investissements sont réalisés notamment le grand carénage. Certes on pourra fermer ici ou là quelques réacteurs mais on prolongera la vie de la plupart de autres. LE PPE ( programmation énergétique)  de Hulot constitue de la poudre aux yeux pour masquer la réalité à savoir qu’on ne peut se passer de la part du nucléaire en quelques années et qu’en plus la France joue sur le nucléaire pour sa politique de réductions des émissions polluantes qui menace le climat.  Pour preuve, EDF, a déjà commencé à intégrer une prolongation de ses réacteurs de 900 MW jusqu’à leurs 50 ans, évoque régulièrement la possibilité d’aller jusqu’à 60 ans, comme c’est le cas aux États unis pour des réacteurs similaires. L’entreprise commence également à communiquer sur de plus petits modèles baptisés SMR (small modular reactors), d’une puissance d’environ 160 MW (au lieu des 1.650 MW de l’EPR), pour renouveler le parc. Pour faire avaler la pilule du nucléaire indispensable, on a attribué uen enveloppe de 150 millions à Hulot pour faire joujou notamment avec des éoliennes improductives. En fait Macron se sert d’Hulot pour donner un coup de peinture verte sur la politique énergétique. Un Hulot prêt aujourd’hui encore davantage qu’hier à tout avaler en raion de son affaiblissement politique lié à la découverte de la fortune qu’il a accumulé avec le business de l’environnement ( Ushuaia) et les affaires d’agression de femmes. L’affaiblissement de Hulot est tellement manifeste que son intervention sur France 2 pour le lancement de cette grande consultation a été snobée par la plupart des medias.

Ecole : encore un mauvais résultat PISA, Cette fois c’est pour la performance de l’école en matière d’intégration.

Ecole : encore un mauvais résultat PISA, Cette fois c’est pour la performance de l’école en matière d’intégration.

Selon des données PISA en moyenne, dans l’Union européenne, 50% des élèves immigrés de première génération réussissent les tests de base en lecture, mathématiques et sciences, contre 72% des élèves nés dans le pays de parents autochtones, soit un écart de 22 points. En France, l’écart est plus grand (36 points), avec un taux de succès aux tests de 39% chez ces élèves de première génération, contre 75% pour les seconds. En bas du classement, la Finlande compte une différence de 42 points tandis qu’en Irlande les deux groupes ont des niveaux de réussite élevés (taux de réussite de 77% contre 80%).  Année après année, les différentes enquêtes internationales constatent la dégradation du système scolaire français dans tous les domaines. Cette déliquescence n’est pas récente, elle a  commencé il y a au moins une quarantaine d’années du fait de l’utopie pédagogiste. Avec la suppression des notes,  il était plus facile d’ignorer la baisse générale du niveau de l’éducation ;  résultats, environ 20 % des élèves qui sortent du primaire ne maîtrisent  pas les bases fondamentales du français et des mathématiques. Environ 20 % les maîtrisent de façon approximative. Ce qui n’empêche pas de conduire qu’au bac. Un diplôme complètement dévalorisé dans plusieurs filières. Des responsabilités multiples;  d’abord celle des pouvoirs publics qui n’ont cessé d’engranger les réformes d’éphémères ministres de l’éducation. Aussi celle des parents d’aujourd’hui voire d’hier, eux-mêmes malformés et qui se sont accommodés d’une fausse évaluation de leurs enfants. Sans parler de ceux qui vont même jusqu’à protester contre les enseignants quand cette évaluation leur paraît trop mauvaise. Enfin les enseignants eux-mêmes. Des  enseignants qui suivent  tant bien que mal les réformes du ministère. Des enseignants par ailleurs très mal rémunérés et bien peu respectés. Pour preuve du désastre de l’école la dernière enquête Pirls. Dans cette enquête, qui compare les systèmes éducatifs de 50 pays, les écoliers français se classent 34e en compréhension en lecture. L’étude Pirls existe depuis 2001, et en quinze ans, avec les Pays-Bas, la France est le seul pays qui a régressé dans ce classement. En termes de performances en lecture, la Russie, Singapour et Hong Kong sont en tête du classement tandis que la France n’arrive qu’en 34e place. Elle est en recul permanent depuis une quinzaine d’années. Mais la France est en mauvaise position sur tous les fondamentaux : écriture, lecture, français en général et mathématique. Malheureusement la France est mal classée partout comme en témoigne cette autre étude PISA concernant l’intégration.

 

Paris : vers la gratuité des transports ?

Paris : vers  la gratuité des transports ?

La question de la gratuité peut légitimement se poser  d’autant que la couverture des couts par l’usager est déjà  relativement faible. Reste à savoir si c’est comme l’affirme la maire de Paris la clé de la mobilité de demain car il se pose quand de sérieuses questions de financement et de qualité.  “La question de la gratuité des transports peut être l’une des clefs de la mobilité urbaine de demain. Elle mérite en cela d’être posée, sans a priori et sans dogmatisme”, écrit l’édile dans un communiqué. “J’ai décidé de charger trois de mes adjoints de conduire une vaste étude sur le sujet, qui associera des experts français et étrangers, afin d’objectiver le débat”, poursuit-elle. “Il faudra en particulier évaluer s’il existe un modèle économique viable: rien ne dit aujourd’hui que cela est possible.” Dans une interview aux Echos, la maire de Paris précisait que cette étude serait lancée “dans les semaines qui viennent” à différentes échelles de l’agglomération parisienne, afin d’organiser un débat avant les élections municipales de 2020.Déjà annoncée, la gratuité des transports pour les retraités parisiens sous condition de ressources (moins de 2.200 euros par mois, 3.400 euros pour un couple) est appelée à être votée mardi au Conseil de Paris. Les plus de 65 ans bénéficient pour le moment d’un abonnement à tarif réduit. Dominique Bussereau, ancien ministre  et grand connaisseur de cette question interrogé dans une  revue spécialisée donnait sa position sur le sujet :

 

«  nombre de voyageurs a progressé de 40 % en dix ans, l’offre de transports en kilomètres de 29 % (chiffres hors Ile-de-France). Mais le financement n’a pas suivi : les collectivités locales sont aujourd’hui très contraintes financièrement  et le versement transports acquitté par les entreprises a, selon Jean-Marc Janaillac, président de l’UTP,  peu de marges de progression.
D’un autre côté, le taux de couverture moyen recettes sur dépenses se détériore chaque année. Selon Ville, Rail & Transports (n° 537) le taux de couverture s’établissait en 2010 aux alentours de 35 %. Un récent rapport de l’Institut Montaigne compare le taux de couverture par les usagers des coûts de fonctionnement en % (ne parlons pas des investissements !) : 30 % à Paris contre 52 % à Londres.
Face à ces besoins, en ce début d’année 2014, la France est à la traîne :  En l’absence de recettes financières, contribuables et entreprises payent mais, selon le Certu, « n’y a-t-il pas un risque avec la gratuité de réduire les capacités d’investissement sans compter la dévalorisation de l’image du service public et souvent le peu de respect des usagers (qui ne sont plus des clients) envers le matériel et le personnel des réseaux ? » Je n’encourage donc pas les candidats aux municipales (quelle que soit leur sensibilité !) à s’engager dans de tels chemins plutôt démagogiques (sauf exceptionnellement dans de petites AOT où le trafic est très faible). – Il y a de meilleures solutions, celles en particulier proposées par l’Institut Montaigne : « Augmenter en valeur relative la participation financière des clients. Dans certains cas, les automobilistes eux-mêmes pourraient également être mis à contribution, de même que l’on pourrait envisager de prélever une part des plus-values foncières réalisées lors de la création d’infrastructures nouvelles. »….Enfin, je suggère d’observer de près l’expérience strasbourgeoise : 100 000 abonnements gratuits existants ont été supprimés et remplacés par un système évolutif tenant compte des ressources individuelles. Selon Roland Ries, sénateur et maire de Strasbourg, « la mise en place de cette tarification a entraîné une baisse des recettes mais dans le même temps, une augmentation de fréquentation, une baisse de la fraude et au final un niveau de recettes stable ».

Contrôle des chômeurs, oui mais l’insertion c’est mieux

Contrôle des chômeurs, oui mais l’insertion c’est mieux

 

Depuis quelque temps le gouvernemenet tombe dans le populisme en opposant des catégories sociales aux autres. Il est clair t qu’on trouvera une majorité pour contrôler et sanctionner les chômeurs.  Mais le contrôle des chômeurs ne saurait constituer la mesure phare  pour gérer  un problème qui constitue la pire inégalité sociale. Certes une très petite minorité de chômeurs trichent  avec le régime d’assurance chômage mais la question centrale consiste à réinsérer professionnellement et socialement des personnes qui perdent peu à peu contact avec la société. Ce n’est pas une politique de culpabilisation  qui permettra de réinsérer les marginaux mais une politique d’accompagnement intégrant bien sûr la formation, la réadaptation professionnelle et les aspects psychologiques. Encore une fois on ne peut nier que certains chômeurs profitent du système mais pour l’essentiel la plupart souffrent  de leur situation. C’est à cette souffrance qu’il faut répondre, c’est au manque de formation qu’il faut faire face et c’est avec des opérations d’insertion qu’on permettra assez chômeurs de réintégrer pleinement la communauté économique et sociale. Pas sûr que de ce point de vue les salariés de Pole emploi soient très armés intégrer les différents aspects déjà évoqués. On ferait mieux plutôt que de culpabiliser l’ensemble des chômeurs d’une part évidemment de développer la croissance car sans croissants pas d’emploi. D’autre part pour les chômeurs vraiment en difficulté de développer les entreprises d’insertion qui permettent chômeurs de reprendre contact avec la vie professionnelle, de se former, de retrouver une dignité et des perspectives d’emploi plus durable. De ce point de vue,  le plan du gouvernement est surtout centré sur les contrôles et sanctions et pas suffisamment sur l’insertion.  Pas étonnant si  les arbitrages du gouvernement annoncés lundi pour le contrôle des chômeurs ont suscité de vives réactions des organisations syndicales. Les sanctions seront  donc allégées lorsque le chômeur manquera sans motif valable un rendez-vous avec son conseiller Pôle emploi – ce qui représente 70% des motifs de sanction. A l’inverse, elles seront alourdies pour ceux dont les recherches sont considérées comme insuffisantes, en cas de refus d’une offre raisonnable ou de non participation au journal de bord. Un chômeur qui manquera un rendez-vous avec son conseiller sera ainsi radié pendant quinze jours, contrairement à deux mois aujourd’hui. Mais au premier manquement (insuffisance de recherche, par exemple), le demandeur d’emploi verra ses allocations supprimées pendant un mois, au deuxième manquement, pendant deux mois et au troisième, pendant quatre mois. Le gouvernement n’a pas confirmé ce barème, précisant qu’il ferait l’objet de discussions avec les partenaires sociaux. “On voit qu’il y a une volonté de renforcer largement le contrôle des demandeurs d’emploi, plus qu’il y a une volonté de renforcer l’accompagnement”, a déclaré Yvan Ricordeau, secrétaire national de la CFDT.

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