Archive mensuelle de mars 2018

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Terrorisme dans l’Aude : encore un acte de taré

Terrorisme dans l’Aude : encore un acte de  taré

 

 

L’acte de terrorisme démontre à l’évidence que la philosophie terroriste est devenu le refuge des asociaux et des tarés,  certains étant par surcroit des délinquants. Cette philosophie du terrorisme convient bien aux primaires et aux marginaux.  L’auteur de l’attentat dans l’Aude, Redouane Lakdim, était connu de la justice pour des faits de droit commun. Il a été condamné par le tribunal correctionnel de Carcassonne en 2011 à une peine d’un mois de prison avec sursis pour port d’armes prohibé, puis le 6 mars 2015 à un mois d’emprisonnement pour usage de stupéfiants et refus d’obtempérer. Il a exécuté sa peine en août 2016 à la maison d’arrêt de Carcassonne.  . L’homme est inscrit au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT).  Encore un jeune taré qui ne s’est pas intégré. Certes, on trouvera ici ou là des individus un peu évolués mais la plupart sont des attardés mentaux incapables de s’insérer dans une société moderne, bien entendu  qui n’est pas sans défaut,  mais qui vaut mieux que la dictature d’un pays sous-développé. Comme c’était prévisible les actes de terrorismes vont se développer dans tous les pays et il faudra sans doute attendre un drame de plus grande ampleur encore  pour prendre enfin la mesure de l’enjeu. A cet égard,  le dispositif de lutte  est insuffisant face à cette nouvelle forme de criminalité  qui recrute  parmi les plus tarés. Il faut bien prendre en compte qu’il s’agit d’un phénomène sociétal tout à fait nouveau qui recrute parmi les populations asociales, violentes souvent délinquantes en mal  de repères, d’insertion sociale et culturelle. Des paumés, des malades, des criminels. Or l’entourage proche est souvent le plus à même pour détecter les terroristes potentiels du fait de l’évolution des comportements des intéressés. Des mesures dans ce sens ont été prises mais elles ne sont pas à la hauteur de l’enjeu. Faut-il rappeler que la France a  fourni le plus grand contingent d’islamistes radicalisés ( autour de 1000) et qu’il existe certaines des dizaines de fous susceptibles d’agir sur le territoire. Il faudrait une autre organisation, d’autres moyens pour endiguer le phénomène. Notamment mettre en place une véritable vigilance citoyenne pour quadriller tout le territoire et qui permette d’agir avant l’irréparable. A cet égard, le dispositif juridique et opérationnel actuel  est obsolète face à cette nouvelle forme de criminalité  qui recrute  parmi les plus déséquilibrés.

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Lemaire commande 100 rames TGV : qui va payer ?

 

 

Pour apporter un cadeau dans la corbeille du mariage d’Alstom et Siemens, Lemaire, ministre des finances, annonce que la SNCF va commander 100 rames TGV de nouvelle génération. Une annonce bien contradictoire avec les critiques formulées par le même Lemaire sur la gestion de la SNCF et sur sa dette. Comme pour les lignes nouvelles TGV,  la question récurrente est qui va payer ? Pas l’Etat bien sûr mais la SNCF qui n’a pas le premier sous et déjà plombée par une dette de 45 milliards justement du fait d’investissements sans financement. Du coup, c’est l’emprunt qui sera sollicité et la charge de la dette va enfoncer les résultats encore un peu plus. C’est l’éternelle contradiction des pouvoirs public qui se servent de la SNCF comme moyen d’ajustement industriel et comme outil d’aménagement du territoire et qui reprochent en suite à la société d’être mal gérée et d’être trop endettée ? Où la SNCF va-t-elle prendre les 2.5 milliards de cette commande ?  Le TGV du futur coûtera 20 % de moins à l\ achat (soit 25 millions d\’euros la rame), avec des frais de maintenance réduits de 30 %, et une facture d\’énergie de traction réduite de 20 %. Mais il faudra quand même le payer. De surcroît, ces trains, à deux étages, pourront transporter 700 passagers contre 500 aujourd’hui. – et le ministre de s’asseoir sur les prérogatives du conseil d’administration de la SNCF en affirmant : «  Nous confirmons la commande par l’Etat de 100 TGV du futur ». Le conseil d’administration de SNCF Mobilités doit encore confirmer cette annonce, et surtout préciser le nombre de commandes fermes.

Croissance solide en Allemagne : 2,6% en 2018

Croissance solide en Allemagne : 2,6% en 2018

 

La  réélection de Merkel comme chancelière donne des raisons supplémentaires d’être optimistes sur la croissance en Allemagne. L’institut économique allemand IFO a maintenu ses prévisions de croissance pour 2018 à 2,6% et 2,1% pour 2019, selon un communiqué publié ce mercredi 21 mars. Ces chiffres correspondent aux prévisions publiées en décembre. Malgré ces projections favorables, plusieurs économistes allemands s’inquiètent des risques qui pèsent à la fois sur la croissance mondiale et sur la croissance allemande. Parmi les menaces pour la conjoncture, on pinte surtout le risque de mesures protectionnistes qui pourrait affecter les exportations allemandes.  D’après ‘institut économique allemand IFO croissance devrait atteindre 2.6 pour 2018 et 2,1% pour 2019, elle doit  être portée par l’investissement privé en hausse entre 2017 (+4%) et 2018 (+6% ). Si les investissements dans la construction devraient sérieusement ralentir, les entreprises pourraient augmenter leurs dépenses dans l’acquisition de machines-outils et équipements (4% en 2017 contre 6,6%) en 2018. Par ailleurs, la dynamique des échanges extérieurs allemands devrait se poursuivre dans l’année à venir permettant de maintenir une activité relativement soutenue. En revanche, les Allemands devraient moins dépenser cette année. « Nous avons révisé à la baisse nos projections pour les dépenses de consommation des ménages  de 2018 de 0,5 point de pourcentage en raison d’une baisse de la consommation plus faible que prévu au cours du second semestre 2017″ explique le directeur des prévisions chez IFO Timo Wollmershaeuser. En ce qui concerne le chômage, les prévisionnistes allemands annoncent encore une baisse du chômage pour 2018 qui passerait de 5,7% à 5,2% de la population active, soit son niveau le plus bas depuis la réunification.

Moral des patrons : légère dégradation

Moral des patrons : légère dégradation

Une activité toujours assez dynamique mais qui se tasse au premier trimestre. En cause sans doute, la mauvaise appréciation de la baisse du pouvoir d’achat de début d’année sur le commerce de détail et plus généralement   la croissance. Les interrogations sur le commerce mondiales suite aux taxes Trump pèse aussi comme le climat social qui se dégrade. . Selon le dernier communiqué publié par l’Insee ce jeudi 22 mars, le  climat des affaires diminue légèrement au mois de mars. L’indice qui le synthétise calculé à partir des réponses des chefs d’entreprise des principaux secteurs d’activité, perd un point pour le troisième mois consécutif. Selon la dernière note de conjoncture de l’Insee, la hausse du PIB devrait s’établir à 0,4% au premier comme au deuxième trimestre. D’après les dernières prévisions de la Banque de France, la croissance devrait atteindre 1,9% sur l’ensemble de l’année, un niveau très proche de la croissance du PIB atteint en 2017 (2%). Selon les chefs d’industrie interrogés au cours du mois, la conjoncture dans l’industrie ralentit mais reste très favorable. « L’indicateur qui le synthétise perd un point, après deux en février. Il avait atteint en début d’année son plus haut niveau depuis dix-sept ans. À 111, il reste nettement au-dessus de sa moyenne de longue période (100). » Les patrons de l’industrie sont également moins optimistes qu’en février sur les perspectives de production. Les répondants considèrent que leurs carnets de commande sont moins remplis. Du côté du commerce de détail, la confiance des patrons s’érode un peu.  L’indicateur qui le synthétise perd deux points, à 113. Il reste largement supérieur à sa moyenne de longue période (100), qu’il atteint ou dépasse depuis février 2015. Concernant les perspectives, les chefs d’entreprise sont beaucoup moins nombreux qu’en février à prévoir un accroissement de leurs ventes et de leurs commandes à venir. Du côté des services, la confiance des entrepreneurs est relativement stable. D’après les patrons interrogés par le service de statistiques, le climat des affaires se stabilise à 107 après un recul de deux points le mois précédent. L’indicateur qui le synthétise reste bien supérieur à sa moyenne de long terme. Sur les perspectives générales, l’organisme de statistiques note un léger recul depuis le début de l’année.  La confiance des répondants dans le transport routier de marchandises demeure à des niveaux très élevés (115). En revanche, elle est en repli dans l’hébergement et la restauration. Le climat des affaires s’est amélioré dans le bâtiment, après un recul de deux points le mois précédent. « Les entrepreneurs sont bien plus nombreux qu’en février à indiquer avoir augmenté leurs effectifs au cours des trois derniers mois», précise l’Insee. Sur le front de l’emploi, les prévisions sont plutôt favorables. L’indice qui synthétise le climat de l’emploi est stable à 111,5, un niveau inédit depuis 2011.

 

Les tensions commerciales internationales menacent la croissance

Les tensions commerciales internationales menacent la croissance

Trump a annoncé de l’ordre de 60 milliards de dollars de taxes sur les importations chinoises, des mesures protectionnistes qui vont en retour en appeler d’autres en particulier en Chine. Ainsi  Pékin a publié une liste de 128 lignes tarifaires (catégories de produits), divisée en deux groupes. Le premier groupe de produits, comprenant 120 lignes tarifaires, sera taxé à 15%. Il s’agit de produits tels que fruits frais, vin, éthanol, ou ginseng, autant de marchandises qui ont représenté près d’un milliard de dollars d’importations en Chine en 2017. Le deuxième groupe, qui comprend le porc et l’aluminium recyclé, sera taxé à 25%. Ce groupe ne comprend que huit lignes tarifaires, mais correspondant à près de deux milliards de dollars d’importations l’an dernier, a expliqué le ministère du Commerce. La liste ne comprend cependant pas le soja, que les Américains ont exporté en Chine à hauteur de 14 milliards de dollars l’an dernier Le président américain a annoncé de son coté des décisions commerciale contre la Chine qui pourraient se traduire par 60 milliards de dollars (48,8 milliards d’euros) de droits de douane. Ces mesures devraient cibler particulièrement les secteurs de la technologie et des télécommunications. Il est clair que  cette menace de  guerre commerciale entre les deux premières puissances économiques mondiales inquiète particulièrement mes acteurs économiques et les marchés. La conséquence pouraiat être un affaiblissement des échanges internationaux et un affaiblissement de la croissance mondiale. L’autre risque est de faire monter l’inflation alors que la croissance se tasse. Pour les marchés financiers ce climat d’incertitude pourrait se traduire par une  grande volatilité.

Mobilisation sociale : avertissement pour le gouvernement

  • Mobilisation sociale : avertissement pour le gouvernement

La mobilisation sociale n’a pas constitué un ras de marée mais elle été suffisamment significative pour constituer uen avertissement sérieux au gouvernemenet qui jouait sur la division et la faible capacité de mobilisation. Notons que la mobilisation a surtout été importante chez les cheminots, moins chez les fonctionnaires. Pour preuve aussi la nette baisse de Macron dans les sondages qui touche son plus bas niveau et ne cesse de baisser depuis trois mois. Sans doute les conséquences de mesures tous azimuts  dont certaines à la va vite et surtout sans concertation.  Sept syndicats de fonctionnaires sur neuf (CFTC, CFE-CGC, CGT, FAFP, FO, FSU et Solidaires), mais pas la CFDT, avaient  appelé à la grève pour protester contre la réforme de la fonction publique et défendre leur pouvoir d’achat. La CGT et FO ont annoncé une participation de 500.000 personnes, soit un chiffre plus élevé que le 10 octobre 2017, date de la dernière manifestation nationale des fonctionnaires. Le ministère de l’Intérieur et la préfecture de Paris ont calculé quant à eux un total de 323.000 manifestants. Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, a défendu une journée de mobilisation en forme d’alerte et appelé le gouvernement à accélérer le dialogue sur les réformes de la fonction publique et de la SNCF. “Soit ils écoutent et ce sera un coup de semonce et il n’y aura pas de suite, soit ils n’écoutent pas et là, je vous le dis, les fonctionnaires, y compris les militants de la CFDT des fonctions publiques, seront extrêmement mobilisés”, a-t-il dit sur RTL, évoquant les rencontres des syndicats avec Olivier Dussopt. Mais le gouvernement, qui se dit “déterminé” à poursuivre les réformes, ne croit pas à un mouvement social dur et large qui paralyserait le pays, tout comme la plupart des experts du dossier social. Cependant  un sondage Odoxa publié mercredi, une majorité de Français (55%) trouvent justifiée la grande journée de mobilisation de la fonction publique de jeudi, un soutien est quasi unanime (82%) chez les salariés du service public.

La grosse erreur de Macron vis-à-vis de la CFDT

La grosse erreur de Macron vis-à-vis de la CFDT

 

D’une certaine manière Macron aura réussi l’exploit de refaire l’union syndicales entre les radicaux et les réformistes. Depuis de nombreuses années, les syndicats corpos et radicaux ignoraient les syndicats réformistes. Pratiquement aucune position commune sur les grandes revendications nationales et aucun mouvement en commun. La guerre en particulier entre la CGT et la CFDT interdisait tout rapprochement. Or du fait de certaines mesures  très mal calibrées (fiscalité du début d’année, CSG retraité, de décisions  un peu à la va vite (justice, prison, agriculture, fonctionnaires et bien sûr SNCF), Macron et son gouvernemenet ont réussi à recréer un front syndical commun ; le président de la république a surtout montré son dédain de la concertation et ignoré notamment la CFDT syndicat qui en matière dévolution structurelle s’est toujours montré ouvert et très constructif.  Sur les ASSEDIC, le code du travail ou la formation permanente Macron a également négligé les observations des syndicats réformistes (aujourd’hui pourtant majoritaires dans le pays°, la CFDT étant le premier syndicat dans la privé).  D’où la colère de Laurent Berger qui n’admet pas qu’on marche sur le ventre des organisations. Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, a  donc défendu une journée de mobilisation en forme d’alerte et appelé le gouvernement à accélérer le dialogue sur les réformes de la fonction publique et de la SNCF. “Soit ils écoutent et ce sera un coup de semonce et il n’y aura pas de suite, soit ils n’écoutent pas et là, je vous le dis, les fonctionnaires, y compris les militants de la CFDT des fonctions publiques, seront extrêmement mobilisés”, a-t-il dit sur RTL, évoquant les rencontres des syndicats avec Olivier Dussopt. “Il reste dix jours pour discuter et montrer que les réunions et les concertations sont utiles pour les cheminots”, a-t-il ajouté à l’intention de la ministre des Transports, Elisabeth Borne, qui mène ces consultations.

Sondage popularité Macron : nette baisse chez les retraités et les moins favorisés

Sondage popularité  Macron : nette baisse chez les retraités et les moins favorisés

 

 

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que la maladresse de Macron chez les retraités va lui couter cher. En effet cette catégorie qui représente 30 à 40% des votants selon les élections avant massivement soutenu Macron aux présidentielles. Mais depuis l’annonce de la hausse de la SCG qui a touché beaucoup plus de retraités que prévu , c’est la chute de popularité dans cette catégorie ; D’autant plus que Macron a justifié cette augmentation par la nécessité d’opérer un transfert vers les jeunes générations . De quoi surprendre quand on connait ce qu’ont été les conditions sociales très dures de la plupart des retraités. Des catégories qui ont souvent travaillé le double de temps par rapport aux actifs actuels et avec des salaires  bien inférieurs en francs constants. Cette opposition des générations n’a guère été appréciée surtout quand les médias ont affirmé que les retraités gagnent davantage que les actifs. Ce qui est faux puisque la retraite moyenne tourne autour de 1200 euros et le salaire moyen autour de 1750 euros.  Du coup, les bonnes opinions deviennent minoritaires chez les plus de 65 ans à l’égard de Macron. . Pourtant, cette catégorie constituait un socle électoral fort au moment de la campagne présidentielle. La hausse de la CSG chez les retraités a contribué à l’érosion de la cote de popularité de Macron alors que des milliers de seniors ont manifesté la semaine dernière pour défendre leur pouvoir d’achat. Dans la population des moins de 35 ans, la part des bonnes opinions est également en baisse de 6 points (42%). Les moins favorisé n’ont pas particulièrement appréciés d’être aussi mis à l’index dans le cadre de la loi sur le code du travail ou du contrôle des chômeurs. Elles ont aussi subi de plein fouet les hausses de fiscalité (carburant par exemple)).  Dans ces  catégories à bas revenus, la chute est vertigineuse. Seuls 21% des interrogés ont une opinion favorable pour l’ancien ministre de l’Economie, c’est 9 points de moins qu’en février et 25 points de moins qu’en décembre.

Allemagne, Angela Merkel : pédale douce sur les réformes de l’’Europe

  Allemagne, Angela Merkel : pédale douce sur les réformes de l’’Europe

Angela Merkel lors de son discours de politique générale a surtout évoqué la politique intérieure. L’Allemagne peut encore compter sur uen croissance solide cette année. La  réélection de Merkel comme chancelière donne des raisons supplémentaires d’être optimistes. L’institut économique allemand IFO a maintenu ses prévisions de croissance pour 2018 à 2,6% et 2,1% pour 2019, selon un communiqué publié ce mercredi 21 mars. Ces chiffres correspondent aux prévisions publiées en décembre. Malgré ces projections favorables, plusieurs économistes allemands s’inquiètent des risques qui pèsent à la fois sur la croissance mondiale et sur la croissance allemande. Parmi les menaces pour la conjoncture, on pinte surtout le risque de mesures protectionnistes qui pourrait affecter les exportations allemandes. Merkel s’est montrée très discrète sur les reformes européennes contrairement à Macron. En cause, le fait que de nombreuses divergences opposent l’Allemagne et le France. L’Allemagne qui défend d’abord ses intérêts et ne veut surtout pas d’une mutualisation des risques qui mettaient en cause ses équilibres  Macron, lui,  aurait  souhaité que soient “réarticulées” les principes de responsabilité et de solidarité. En clair, que l’Allemagne se montre plus solidaire financièrement. La dirigeante a mis en avant deux facettes concernant l’Union économique et monétaire : “la stabilisation durable de l’euro et l’amélioration de notre compétitivité internationale” – liée aux capacités d’innovation en Europe. Cette feuille de route, qui sera progressivement soumise aux autres membres de la zone euro et de l’Union, portera en particulier sur l’union bancaire, le Mécanisme européen de stabilité (MES), une capacité budgétaire, l’innovation et des convergences notamment fiscales, a-t-on précisé à l’Elysée. Rappelons que Macron voulait notamment un budget, un ministre et la création d’un fonds monétaire européen. Le président de la république française milite aussi pour un parlement spécifique à la zone euro. Sur la question d’un fonds monétaire spécifique à l’Europe, Macron il a le soutien de l’Allemagne,  notamment du  ministre des finances Schaüble. Un soutien mais sur un champ réduit puisque que le fonds se réduira à une transformation du MES. Pour le reste, Merkel n’est pas en désaccord mais restera à définir l’ampleur et le nature budget européen ainsi que les prérogatives du ministre des finances. On voit mal d’un coup un budget européen se substituer  totalement aux budgets des Etats. Si l’idée est retenue, il faudra notamment l’appui des Allemands. Ce ministère européen  aura nécessairement un champ de compétence et des moyens réduits par rapport à ceux  des Etats. Il ne faudrait pas pour contenter Macon que  la zone euros se satisfasse d’un ministère  gadget. Mieux vaudrait sans doute encourager les coopérations volontaires sur le financement de projets économiques stratégiques. Des coopérations à géométrie variable. L’exemple d’Airbus est là pour montrer  qu’il est possible d’avancer dans certains domaines avec quelques pays seulement ”. Le président français avait  répété qu‘il souhaitait la création d’“un vrai budget de la zone euro”, avec un ministre des Finances permanent et un contrôle démocratique. Sur ce dernier aspect l’idée paraît intéressante mais ce Parlement va s’ajouter à celui de l’union européenne qui vraisemblablement va continuer d’exister. En clair mieux vaut quelques coopérations sur des projets précis et stratégiques que de rajouter supplémentaire au millefeuille politique En matière de budget commun, Macron  a souhaité que ce futur budget représente plusieurs centaines de milliards d‘euros et s‘accompagne d‘une capacité de lever de la dette en commun sur les marchés. Pas sûr que sur ce dernier point ils tiennent un vrai soutien des Allemands qui ont toujours refusé tout concept de mutualisation des dettes quelques soit sa forme.  Emmanuel Macron a évoqué la  proposition du ministre des Finances allemand, Wolfgang Schäuble, à laquelle Angela Merkel a apporté son soutien, pour élargir le rôle du Mécanisme européen de stabilité (MES), le fonds de sauvetage de la zone. Au final, Macron devra réviser à la basse ses prétentions et comme toujours accepter le limites imposées par l’Allemagne. Dernier exemple en date les freins mis par l’Allemagne pour la constitution de l’union bancaire qui la rendrait trop responsables des risques des pays en difficulté.

Popularité Macron : au plus bas niveau

Popularité Macron : au plus bas niveau

Perte de 22 point de popularité et  57% qui ont une mauvaise opinion de Macron. Le président qui confond vitesse et précipitation paye la note avec pour le 3ème mois  consécutif un baisse, de 3 points en Mars. A l’inverse, 40% des interrogés indiquent avoir une bonne opinion du chef de l’Etat, soit 3 points de moins par rapport au dernier sondage réalisé le mois dernier. Même dérive chez le premeiere ministre. Edouard Philippe est également en perte de vitesse (comme ce qu’il préconise sur la route !).  Seuls 43% des Français déclarent avoir une bonne opinion du Premier ministre (-4 points) alors que 54% en ont une mauvaise. « Les bonnes opinions à l’égard du chef du gouvernement régressent de 9 points en comparaison à décembre » souligne l’organisme. . Cette baisse intervient dans un contexte de grogne sociale alimentée par la multiplication des réformes menées à grands pas et sans grande concertation par l’exécutif. La mobilisation des fonctionnaires et des cheminots ce jeudi 22 mars reflète en partie le mécontentement de la population. Seuls 40% des interrogés par l’institut de sondages affirment avoir une bonne opinion de l’ancien banquier d’affaires, soit une baisse de 3 points par rapport à février mais surtout 12 points en comparaison à décembre. A l’opposé, 57% des Français signalent qu’ils ont une mauvaise opinion (+4 points) et 3% ne se prononcent pas. A titre de comparaison historique, ce niveau est relativement proche de ces prédécesseurs récents. Selon BVA, François Hollande disposait en effet d’un capital de 35% de bonnes opinons en mars 2013 contre 40% pour Nicolas Sarkozy en mars 2008 alors que la mesure se situait à un niveau plus élevé pour Jacques Chirac (44% en mars 1996 après une chute à 32% en novembre 1995) et François Mitterrand (51% en mars 1982). Au total, Emmanuel Macron a perdu 22 points de popularité chez les Français interrogés par BVA depuis son arrivée à l’Elysée. A l’inverse, la part des mauvaises opinions est passée de 35% à 57% sur la même période.

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Internet profite de la publicité

Internet profite de la publicité

Plus 12% pour les recettes de pub sur internet tandis que les médias classiques voient ces recettes diminuer. , les recettes nettes se sont élevées à 13,7 milliards d’euros, soit une hausse de 1,2% par rapport à 2016, selon le baromètre unifié du marché publicitaire, réalisé par France Pub, Kantar Média et l’Institut de recherches et d’études publicitaires (IREP). Le marché a notamment vu une hausse des annonceurs sur l’ensemble des médias (+3%), pour s’établir à 56.073 annonceurs. Parmi eux, les deux tiers sont captés par Internet. Cette légère reprise a été tirée par Internet, support média qui, à lui seul, a généré 4,09 milliards d’euros. « Cette meilleure situation provient principalement de la croissance forte d’Internet, +12% par rapport à 2016″ contre une hausse de 8% en 2016, souligne le baromètre. Les recettes publicitaires générées par la presse écrite papier continuent de s’effondrer à 2,11 milliards d’euros, soit une baisse de -7,4% sur un an. Les quotidiens nationaux, avec 142 millions d’euros, ont vu leurs recettes baisser de 8,3%. La presse gratuite, avec 300 millions d’euros, chute de 6,5%. Le marché publicitaire sur la radio est également en berne, avec une baisse de 2,6%, contre -1.3% en 2016. Quelques 694 millions d’euros ont été générés, avec une chute des annonceurs (-2%). La télévision tient le choc, avec 3.286 millions d’euros. Elle enregistre une petite croissance de +1%en 2017, contre 0,4% en 2016.

 

Commerce extérieur : du mieux

Commerce extérieur : du mieux

Au dernier trimestre 2017, les exportations françaises ont nettement accéléré (+2,4% après +1% au troisième trimestre). Cette vigueur s’explique par une demande mondiale soutenue adressée à la France, et par des livraisons du secteur aéronautique « exceptionnellement élevées » en plus du matériel militaire, souligne l’Insee. Les exportations du secteur manufacturier ont accéléré de manière générale (3,1% après 1,4%). En revanche, les exportations des produits énergétiques ont chuté (-5,1% après 0,1%) tandis que celles des produits agricoles ont décéléré (+3% après 9,1%). À la fin du premier semestre 2018, « l’acquis de croissance annuelle des exportations serait de +4,3 %, soit davantage qu’en moyenne annuelle en 2017 (+3,3 %). » Ces bons chiffres sont notamment portés par des livraisons de grands contrats militaires et navals. . Au premier semestre 2018, les importations devraient retrouver un rythme plus proche de celui observé ces dernières années (+1,1 % puis +1,2 % par trimestre). Au final, le commerce extérieur pourrait contribuer de manière positive à l’acquis de croissance pour les six premiers mois de l’année (pour l’instant fixé à 1,6% à fin juin) après avoir pesé depuis plusieurs années et encore à hauteur de -0,3 point en 2017 et -0,8 point en 2016. La balance commerciale de la France pourrait retrouver quelques couleurs en 2018. Selon la dernière note de conjoncture de l’Insee publiée ce mardi 20 mars, les échanges commerciaux à l’international ne pèseraient plus sur la croissance à l’horizon mi-2018. Souvent considéré comme un point noir de l’économie française, le commerce extérieur français souffre d’un manque de compétitivité coût et hors-coût régulièrement mis en avant par les économistes.Les importations ont ralenti à la fin de l’année 2017 (+0,3% après 2,2%) principalement « par contrecoup des achats exceptionnels de l’été, notamment en chimie et en aéronautique » précise l’Insee. Après deux années de ralentissement, les échanges mondiaux ont connu leur plus importante croissance (5,2%) depuis 2011. Selon l’institut de statistiques français, la progression du commerce mondial resterait soutenue à l’horizon mi-2018 (+1,3 % puis +1,2 % par trimestre). « L’acquis de croissance annuelle du commerce mondial à mi-année s’établirait déjà à +4,2 % en 2018. » En ce qui concerne la France, la demande mondiale et particulièrement celle des pays de la zone euro, devraient se maintenir.

Remontée du taux de l’argent

Remontée du taux de l’argent

 

 

La fin programmée sans doute de la politique accommandante en particulier sur le cout de l’argent aux Etats Unis mais avec uen contagion prévisible dans l’autre banque centrale. Un  Nouveau relèvement des taux Etats-Unis a été décidé mercredi et la FED  prévoit encore deux autres hausses au moins cette année, ne doutant pas que la réforme fiscale et les dépenses publiques ne stimulent la croissance et l’inflation, ce qui pourrait se traduire par un durcissement monétaire encore plus marqué à l’avenir. A l’issue de sa première réunion de politique monétaire conduite par son nouveau président Jerome Powell, la banque centrale a signalé que l’inflation devrait finalement accélérer, alors qu’elle ne cesse depuis des années d’évoluer en deçà de son objectif de 2%, et que l’économie avait gagné en dynamisme récemment. La Fed a aussi légèrement rehaussé son estimation du taux d’intérêt “neutre” à long terme, c’est-à-dire qui ne stimule ni ne freine l’activité économique, ce qui pourrait signifier que le cycle actuel de relèvement progressif des taux pourrait durer plus longtemps que prévu. Observant, au terme d’une réunion de deux jours, que “les perspectives économiques se sont renforcées ces derniers mois”, l’institut d’émission a relevé d’un quart de point sa fourchette d’objectif de taux des “fed funds” pour la porter à 1,50%-1,75%, une décision qu’avaient prédit les 104 économistes interrogés par Reuters du 5 au 13 mars. La Fed avait relevé les taux d’intérêt par trois fois l’an passé, rompant avec des années de largesse monétaire à la suite de la crise financière de 2007-2009 et de la récession qui suivit. Jerome Powell, qui a succédé à Janet Yellen à la présidence de la Fed en février, a dit que la banque centrale s’en tenait à une politique de rehaussement progressif des taux d’intérêt, tout en restant vigilante vis-à-vis de l’inflation. “Nous tentons le juste milieu en la matière”, a-t-il dit, en conférence de presse, ajoutant que les données économiques actuelles ne donnaient pas le sentiment d’une accélération de l’inflation. Les responsables de l’institut d’émission étaient largement divisés mercredi sur le fait de savoir s’il faudrait trois ou quatre hausses des taux cette année. Ils ont prédit trois hausses en 2019 – et non plus deux – et deux autres en 2020.  Les banquiers centraux ont également projeté une croissance de 2,7% aux Etats-Unis en 2018, contre 2,5% anticipés en décembre, et ont également relevé leur prévision pour 2019. La mesure de l’inflation privilégiée par la Fed est attendue à 1,9% en fin d’année, comme prévu en décembre, mais dépasserait un peu l’objectif de la Fed – qui est de 2% – l’an prochain. Le taux de chômage baisserait encore pour toucher 3,8% d’ici la fin de l’année; il était de 4,1% en février.

Sondage Manifs du 22 mars : 55% pour

Sondage Manifs  du 22 mars : 55% pour

Selon un sondage Odoxa PARIS Une majorité de Français (55%) approuvent la journée de manifestation du 22 mars.  Le soutien est quasi unanime (82%) chez les salariés du service public, qui sont par ailleurs près d’un tiers (29%) à envisager de se mobiliser pour manifester jeudi, précise l’étude. Pourtant, la plupart des réformes envisagées par le gouvernement (6 sur 7) sont soutenues par les Français, à défaut de l’être par les salariés du secteur public (1 sur 7). Les Français sont, par exemple, majoritairement favorables (70%) à l’alignement des régimes de retraites du public et du privé, mettant un terme aux régimes spéciaux de la fonction publique. A l’inverse, 66% des salariés du public interrogés y sont opposés. L’enquête a été réalisée par internet les 14 et 15 mars auprès d’un échantillon de 1.002 Français représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus et auprès d’un autre panel de 1.011 salariés du service public.

Privilèges SNCF : fantasmes et réalités

Privilèges SNCF : fantasmes et réalités  

Il est évident que la SNCF montre de nombreuses insuffisances en matière de gestion, d’organisation, de productivité et de politique commerciale. Pour autant, afficher le statut comme l’élément responsable de tout relève de l’intox. Exemple cette prime d’escarbille (de charbon)  évoquée même par Macron dans une  discussion avec un cheminot lors du salon de l’agriculture. Cette prime n’existe plus depuis l’abandon de la traction vapeur, c’est-à-dire depuis près de 50 ans. En fait, la prime a été supprimée en 1974.France info a  fait le point sur ces fantasmes et ces réalités.  Les cheminots ont un emploi à vie. Oui comme à EDF ou comme les fonctionnaires mais on peut licencier. Mais comme les fonctionnaires, les cheminots ont une retraites calculés sur les 6 derniers mois et non sir les 25 ans comme dans le privé.  tEn moyenne, les employés de la SNCF ont une retraite de 1 900 euros brut par mois et la moyenne des Français est de 1 700 euros. L’âge moyen de départ à la retraite est de 57 ans pour les sédentaires et 53 ans pour les roulants. C’est 63 ans en moyenne pour les Français. 92% des salariés de la compagnie bénéficient du statut de cheminot, même ceux qui travaillent dans un bureau. Ils ont une espérance de vie de 82 ans en moyenne et le reste des Français de 80 ans.  Le salaire des conducteurs de TGV est souvent brandi pour symboliser les avantages du secteur ; en réalité, leur rémunération évolue entre 2 400 et 3 300 euros brut par mois, primes comprises (les primes représentent dans leur cas environ 30 % du salaire final). La moyenne des salaires dans le groupe s’établissait à 2 891 euros brut en 2012, selon le rapport RSE (responsabilité sociale) du groupe — un peu plus que le salaire moyen en France qui s’établit à 2 466 euros brut. Par ailleurs, ils ne sont que 1 800 par rapport aux 14 500 conducteurs que compte le groupe qui emploie lui-même 155 000 personnes. En moyenne les salaires des agents d’exécution tournent autour de 2 000 euros. Pour la durée du travail les agents SNCF sont soumis à la réglementation des trente-cinq heures qu’a signée l’entreprise en 1999. Toutefois, précise un document interne de l’entreprise, « les trains circulent vingt-quatre heures sur vingt-quatre et trois cent soixante-cinq jours par an[ce qui a] évidemment des répercussions sur la vie des agents ». Les règles d’organisation du travail pour l’ensemble du groupe sont fixées par une directive (RH-0077), qui détaille l’organisation par roulement intégrant des nuits, samedis, dimanches et jours fériés pour les agents roulants comme pour les agents sédentaires. Parmi les cadres, la majorité est soumise à des astreintes pendant les week-ends, explique la direction de la communication. Selon les trajets, le salarié roulant (environ 30 000 personnes avec les contrôleurs, soit 20 % du groupe) peut être amené à prendre des repos hors domicile, des « découchés »… ce qui explique, pour certaines catégories de salariés, les « allocations de déplacement », des frais de déplacement en somme. Parmi les compléments de salaire réservés au personnel roulant, la « prime de parcours » correspond à une rémunération supplémentaire calculée en fonction de la distance parcourue, la « prime de TGV » est accordée aux salariés spécialement qualifiés pour conduire ce type de trains (près d’un an de formation). La prime de fin d’année (le 13e mois n’existe pas à la SNCF), la gratification annuelle d’exploitation (8 % d’un mois de salaire) et les heures supplémentaires existent réellement, comme dans d’autres entreprises. La « gratification de vacances » correspond à environ 15 euros par mois et par salarié. Quant à l’intéressement, appelé « dividende salarial » à la SNCF, il est d’environ 300 euros par salarié, un montant en baisse de 17 % pour l’année 2014, après une baisse de 9 % l’an dernier. Comme c’est le cas dans de nombreuses entreprises, les salariés peuvent bénéficier d’une mutuelle. En l’occurrence, la Caisse de prévoyance et de retraite du personnel de la SNCF passe des conventions avec des établissements de soins. Et la mutuelle complémentaire de santé (payée par les salariés)  couvre la part non remboursée par la Sécurité sociale. Certaines prestations (mais pas toutes) sont donc couvertes à hauteur de 100 %. Mais c’est aussi le cas de nombreux salariés de grands groupes privés (la mutuelle du groupe BNP Paribas, par exemple), du secteur public (la MGEN, mutuelle de l’éducation nationale) ou d’indépendants (la mutuelle des clercs et employés de notaire).
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/06/18/prime-charbon-prime-pour-absence-de-prime-les-legendes-urbaines-de-la-sncf_4439497_4355770.html#WMFvOFjQ9a1cPOKw.99

Affaire Sarkozy : un événement de ‘l’histoire de la république (Fabrice Arfi)

Affaire Sarkozy : un événement de l’histoire de la république (Fabrice Arfi)

 

 

Patrice Arfi qui est à l’origine de la découverte du financement libyen  n’a peut-être pas de tort de considérer qu’il s’agit d’un événement dans notre histoire de la république. Certes, il ne fait pas insulter l’avenir, Sarkozy est encore loin d’être condamné, il va solliciter le droit pour repousser un procès qui pourrait n’avoir lieu que dans plusieurs années et encore ce n’est même pas certain. Mais le fait que la justice mette en examen un responsable politique de premier plan constitue vraiment un événement nouveau en France. En général, on se montre très tolérant avec les incartades de nature politico financières. Rares même sont les ministres qui démissionnent et encore plus rares ceux qui abandonnent la politique. A la différence des pays du nord qui parfois quittent ou sont chassés du pouvoir pour des motifs qui feraient rire en France. Pour tout dire,  il y a toujours eu uen certain laxisme de la justice vis à vis des politiques. Pensons par exemple à cette affaire Tapie qui dure depuis 25 ans dans laquelle Lagarde qui a donné son accord pour les 400 millions a reçu une simple remontrance de la cour de justice de la république ! Nombre d’affaires  ont fini en France en eau de boudin y compris dès le début de enquête.    »Parfois l’acharnement qui nous est reproché par certains peut avoir son utilité », a indiqué  mercredi 21 mars sur franceinfo Fabrice Arfi, invité de l’émission « Tout est politique », après la mise en examen de Nicolas Sarkozy. Le journaliste de Mediapart est à l’origine des révélations sur les soupçons de financement libyen de la campagne de l’ancien président de la République en 2007. Fabrice Arfi rappelle que Nicolas Sarkozy est présumé innocent, mais souligne que la mise en examen constitue  »une accélération judiciaire ». Selon le journaliste, c’est  »un évènement dans l’histoire de la Ve République et peut-être des Républiques qui lui précède ». Selon Fabrice Arfi, cette affaire est  »notre affaire d’ingérence russe », en référence à l’ingérence supposée de la Russie dans l’élection présidentielle américaine de 2016, qui fait l’objet d’une enquête aux États-Unis. Dans le cas de Nicolas Sarkozy, cette ingérence ne s’est pas faite  »avec n’importe quel pays, souligne Fabrice Arfi, mais avec une dictature épouvantable, celle de Mouammar Kadhafi. » Pour le journaliste de Mediapart, cette mise en examen est la  »concrétisation qui vient rappeler que ce que nous essayons de documenter depuis sept ans a une existence réelle », insiste-t-il.  »Nous ne sommes pas dans le fantasme, nous ne sommes pas dans le ’fake news’, nous ne sommes pas dans la diffusion de fausses nouvelles comme cela nous a été reproché par certains depuis sept ans », conclut Fabrice Arfi.

 

SNCF : la mobilisation ne prendra pas !

SNCF : la mobilisation ne prendra pas !

 

C’est l’avis de la plupart des médias qui ne cessent de taper sur les cheminots et leurs privilèges. Une sorte de défoulement général comme si l’objectif était surtout de cogner sur  les cheminots, la SNCF et la CGT en particulier. Tous les experts sont unanimes la grève de 2018 ne ressemblera pas à celle de 1995 et l’opinion publique condamne nettement l’action du secteur ferroviaire. Et les médias d’expliquer que la bataille de l’opinion ne tournera pas forcément l’avantage des grévistes. L’image du géant du rail s’est détériorée. Et dans son sillage, la capacité de mobilisation des syndicats. « C’est comme s’ils étaient mis dans le même sac que les politiques, observe Raymond Soubie (ancien conseiller de Sarkozy). Depuis dix ans, le taux de syndicalisation s’effondre, tout comme le niveau de conflictualité et de participation aux élections professionnelles. C’est un ancien monde qui s’affaiblit. Des propos de la même tonalité que celle de ces experts qui devraient pourtant savoir qu’on ne peut jamais hypothéquer l’ampleur, les modalités et les conséquences d’un mouvement social. Certes la généralisation de la grève n’est evidemmenet pas souhaitable pour l’économie française qui parvient tout juste de se relever avec un  taux de croissance autour de 2% en 2017 et en 2018, ce qui  ne constitue pas une situation paradisiaque surcout compte tenu du nombre de chômeurs. Mais pour éviter les mécontentements inutiles et la mobilisation de certains secteurs encore faudrait-il éviter les provocations inutiles et  contre productives. Encore faudrait-il intégrer la négociation comme vecteur indispensable de la recherche de compromis. Or de ce point de vue Macron agit trop à la hussarde avec des ordonnances qui ne sont pas justifiées aboutissant aussi à des réformes parfois un peu bâclées et mal gérées. Macron devraient se méfier car de elles méthodes risquent d’aboutir a un nouvel affaiblissement dans l’opinion publique (voir à cet égard l’affaire des retraités, des hôpitaux et des Ehpad). Les médias devraient quant à eux se monter plus prudents quant à l’échec qu’ils annoncent pour cette mobilisation. Il est vrai que si la température sociale devait par hypothèse monter, ces mêmes medias  diraient le lendemain le contraire de ce qu’ils ont dit la veille !

 

Macron et les médias veulent se payer Martinez et la CGT

Macron et les médias veulent se payer Martinez et la CGT

 

Il est clair que les syndicats en général et la CGT en général ne bénéficient pas d’uen image positive dans le pays. Mais le syndicalisme est en crise comme la plupart des outils  intermédiaires, comme la politique ou les médias eux-mêmes. Bien sût la position de certains syndicats  agacent car souvent top archaïques trop corpos. Evidemmenet les syndicats SNCF ne font pas exception  encore qu’il faudrait noter la montée des syndicats réformistes (aujourd’hui majoritaires) par rapport aux radicaux. Comme les cheminots ne jouissent pas non plus de la meilleure image dans le pays (mais il  y a beaucoup de fantasmes quant à leurs privilèges), le gouvernemenet et les médias ont  décidé de profiter de cette affaire pour écraser la CGT et au-delà affaiblir les autres syndicats. Comme en politique, Macron veut disloquer toute opposition et même s’affranchir de toute médiation des corps  intermédiaires. On peut ne pas  partager certaines orientations de la CGT sans pour cela chercher à l’écraser. Après avoir humilié  les organisations politiques d’opposition, Macron veut faire plier et infliger une  défaite historique aux  organisations syndicales et en particulier à  la CGT. Après les réformes du code du travail, de la formation permanente, de l’Unedic et maintenant de la SNCF,  le gouvernement démontre à l’évidence son dédain  pour la négociation qu’il considère sans doute comme une perte de temps. Certes le pays -la SNCF y compris- a  besoin de réformes structurelles  pour améliorer sa compétitivité, retrouver la croissance et réduire la pire  inégalité qui est celle du chômage. Mais cela ne justifie pas qu’on fasse l’impasse sur la concertation  et qu’on méprise la culture du compromis. Les médias globalement participent à la curée et pronostiquent déjà l’échec du mouvement SNCF et derrière celui de la CGT. La bataille médiatique de ce point de vue sera fondamentale pour faire basculer une opinion qui condamne aujourd’hui les grèves des cheminots mais sans connaître réellement la réalité et les enjeux. Parmi ces enjeux bien entendu la question de l’endettement et du financement des équipements. Une question récurrente que le gouvernement  contourne et qui plombe en partie les résultats de l’entreprise.  Un autre enjeu concerne  l’avenir de la politique des transports mise sous le boisseau depuis déjà des années au profit d’une logique de développement  contradictoire de chaque mode et entreprise. Une logique qui par exemple  a aussi affaibli considérablement le pavillon routier français qui n’existe plus à l’international et qui est maintenant attaqué par des pavillons à bas coût sur le marché national. La politique ultralibérale qui est actuellement développée dans le secteur des transports conduira nécessairement non seulement la disparition de l’entreprise SNCF mais aussi à la quasi-disparition du rail sauf sur quelques lignes rentables. Il n’y a aucune raison pour que subsistent  d’autres lignes nationales. Quant aux lignes régionales il est vraisemblable qu’on procédera progressivement à des substitutions par car surtout en raison des difficultés financières des régions. La disparition du rail dans de nombreuses zones géographiques participera à la désertification du territoire en cours et contribuera à servir le projet fou qui consiste à entasser 90 % de la population dans les grandes métropoles ici 2050  (voir rapports  INSEE à ce sujet). Oui le pays a besoin de réformes, la SNCF aussi et depuis longtemps mais aucune réforme ne sera efficace sans la participation active des acteurs. Sinon elle ne fera que produire des déçus

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