Déficit public 2017 : dans les clous, pourquoi ?

Déficit public 2017 : dans les clous, pourquoi ?

 

D’une certaine manière et pour un grande partie la réduction du déficit public découle de l’évolution de la croissance ;

 

 

Le déficit :

2009 : 7.2 du PIB

2010 : 6.9

2011 :5.5

2012 :5

2013 : 4.1

2014 : 3.9

2015 : 3.6

2016 :3.4

2017 :2.6

 

Evolution du PIB

Année

Prix Courants
Milliards €

Prix Chaines
Milliards €

Croissance
PIB en %

PIB/Hab
Milliers €

2016

2223

2118

1.1%

33.3

2015

2181

2095

1.3%

32.8

2014

2140

2069

0.6%

32.3

2013

2115

2056

0.6%

32.1

2012

2087

2044

0.2%

31.8

2011

2059

2040

2.1%

31.5

2010

1998

1998

2%

30.8

2009

1939

1960

-2.9%

30

 

Il est clair qu’avec la croissance les rentrées fiscales augmentent et que toutes choses étant égales par ailleurs les dépenses sociales sont mieux maitrisées (chômage, préretraites, maladie etc.). Pour 2017 la France  passe sous la barre fatidique des 3% de déficit (règle européenne), elle le doit à la reprise de l’activité et peu à la maitrise des dépenses budgétaires. Selon l’institut de statistiques, le retour dans le vert des comptes publics français a été permis principalement par le budget de l’État, qui s’est réduit de 1,3 milliard d’euros l’an dernier, dans un contexte de forte croissance (2%) synonyme de hausse des rentrées fiscales. Le solde des comptes des collectivités locales s’est quant à lui dégradé de 2,2 milliards d’euros, du fait de la hausse de l’investissement (+2,9 milliards) après trois années consécutives de baisse. Mais ce mauvais résultat a été compensé par les comptes de la Sécurité sociale, dont le déficit est passé de 7,8 milliards d’euros en 2016 à 5,1 milliards l’an dernier, soit le niveau le « plus faible » enregistré « sur les 15 dernières années« , selon le ministère des Finances. Bercy avait déjà vu se lever, début mars, le dernier obstacle empêchant un retour du déficit sous la barre des 3%, avec le feu vert d’Eurostat à un remboursement en deux temps des 10 milliards d’euros liés à l’invalidation de la taxe sur les dividendes. Mais le résultat s’est avéré meilleur que prévu, pour une raison notamment comptable, l’Insee n’ayant choisi dans son traitement comptable de n’intégrer que partiellement le coût de la recapitalisation d’Areva (5 milliards) dans le déficit public. Par ailleurs, l’annonce d’une telle performance doit permettre à la France de sortir du processus de déficit excessif relatif aux traités européens, en attendant les chiffres définitifs. Ce qui n’a pas manqué de faire réagir le Commissaire européen pour les affaires économiques et financières Pierre Moscovici : « C’est une bonne nouvelle pour la France et la zone euro. Ces bons chiffres sont le résultat des efforts consentis par les Français ces dernières années. Une étape importante est franchie vers la sortie de la France de la procédure de déficit excessif. La Commission prendra sa décision en mai prochain, sur la base des chiffres 2017 et des prévisions pour 2018 et 2019. »

 

 

 

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