XV de France : désamour et crise existentielle

XV de France : désamour et crise existentielle

Globalement la cote de popularité du 15 de France de rugby masculin ne cesse de s’écrouler dans l’opinion publique. En cause évidemment des résultats catastrophiques depuis plusieurs années. Le mal est cependant plus profond car la violence de ce sport éloigne de plus en plus les enfants. Il n’est pas rare de voir des joueurs de 150 kg faire exploser leurs adversaires d’où le nombre incalculable de blessures. En 20 ou  30 ans,  le physique des rugbymans a complètement changé, ils ont notamment pris du poids grâce à une musculation grandement servie par la prise d’hormones. Les Français ont voulu imiter les joueurs de l’hémisphère sud en substituant la puissance à leur créativité. Physiquement ils n’ont pas atteint la puissance des joueurs du Sud et tactiquement ils ont perdu ce qui faisait leur originalité notamment leur vitesse et leur inventivité. Bref le jeu français est devenu encore plus triste que celui du rugby mondial et  encore moins efficace. Les Français n’ont pas compris que la puissance n’a d’intérêt que si elle est servie par la vitesse. Or les demis français (ceux  qui déclenchent  le mouvement) mettent des heures avant de récupérer la balle et d’ouvrir le jeu. Un temps évidemment utilisé par l’adversaire pour organiser la défense. Bref le rugby français est devenu ennuyeux, inefficace mais aussi dangereux que le rugby mondial. . Un sondage réalisé pour RTL et Groupama par l’institut Odoxa révèle une très forte désaffection du public pour son équipe nationale. 60% des personnes interrogées déclarent avoir une bonne opinion des Bleus, soit 29% de moins qu’il y a douze mois. La dégringolade (-39%) est encore plus marquée chez les amateurs de rugby qui sont 59% seulement à conserver cette bonne opinion des hommes de Jacques Brunel. En février 2017, 96% des amateurs de rugby avaient une bonne opinion des rugbymen tricolores contre 89% pour l’ensemble des Français. Si la vitrine du rugby français est en mauvais état, le rugby dans son ensemble souffre aussi d’un déficit d’image préoccupant. 37% des parents sont ainsi réfractaires à l’idée de voir jouer leur enfant au rugby (22% chez les amateurs de rugby). La violence des chocs, toujours plus intenses au plus haut niveau et la multiplication des «protocoles commotion cérébrale» en match, contribuent à alimenter les doutes. Ces interrogations ont d’ailleurs des conséquences directes sur le nombre de licenciés. En juin 2017, Le Midi Olympique avait relayé une baisse notable du nombre de licenciés (environ 16.555 pratiquants) après plusieurs années de hausse.

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