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Archive mensuelle de janvier 2018

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Actu, infos, économie, social, politique : articles les plus lus

Autoroutes privatisées: rentabilité très juteuse

Autoroutes privatisées: rentabilité très juteuse

L’Etat a vendu des bijoux de famille qui rapprêtent gros aux sociétés concessionnaires. Preuve, les profits ont augmenté de 25 % en 2016 et les dividendes de 41 %. Tout cela grâce aux petits arrangements avec l’État pour prolonger  la durée des concessions, modifier l’amortissement et permettre l’augmentation des tarifs. Exemple Vinci réseau concessionnaire avec ASF, Cofiroute, Escota et Arcour affiche des bénéfices en hausse sur un an de 28,5% (1,75 milliard d’euros) et des dividendes en progression de 88,5% (près de 4 milliards d’euros), souligne le magazine Autoplus. Cette forte croissance s’explique notamment par le versement en une seule année, par Cofiroute, d’un dividende élevé correspondant à une trésorerie thésaurisée lors des deux exercices précédents.  « Comment les bénéfices du secteur autoroutier ont-ils pu progresser de 25%. En moyenne alors que les péages, qui constituent 97% des rentrées d’argent, n’ont augmenté en 2016 que de 1,2%? » s’interroge la revue automobile alors qu’une nouvelle hausse des tarifs s’appliquera au 1er février 2018. Une partie de la réponse tient à la hausse du trafic en 2016 (+3,3%), plus dynamique pour les poids lourds (+4,2%) que pour les voitures (+3,2%) et par les baisses des charges de personnels due à l’automatisation des péages. De plus, « les frais financiers des autoroutes liés aux intérêts diminuent au fil du temps comme pour l’emprunt immobilier d’une particulier » explique Pascal Pennec, rédacteur en chef adjoint d’Autoplus, sur l’antenne de RMC. Pour les particuliers, les hausses de tarifs ne vont pas diminuer, au contraire. « À partir de 2019, des augmentations de péages sont directement liées aux engagements de travaux signés en 2016 par les sociétés concessionnaires avec l’État dans le cadre d’un plan autoroutier » souligne Autoplus.

En Marche, toujours virtuel et cadenassé

En Marche, toujours virtuel et cadenassé

 

Il n’y a guère d’espoir que le parti de Macron en marche se transforme en véritable organisation politique. Restera une sorte de mouvement à l’américaine très centralisé sans aucune responsabilité pour les structures locales. Tout au plus envisage-t-on de créer dans chaque département un groupe qui réunirait référent, député et quelques élus locaux. En outre en marche n’a pas réellement de réflexion sur le développement des territoires en dehors des grandes métropoles. Mais « Ça va accélérer, il va prendre des décisions stratégiques, trancher, légitimer » les choses, juge un député, qui affirme qu’il faut notamment travailler sur la définition de la « doctrine du macronisme au niveau local ». Et d’ajouter : « Il y aura un groupe qui va travailler à ça. » Dans une note interne de trois pages, adressée fin décembre à la centaine de référents du parti, la direction du mouvement appelait à la constitution dans chaque département d’un « comité politique local », réunissant référent, parlementaires et « quelques élus locaux en fonction de leur influence politique ». Pour les élections européennes, Christophe Castaner a affirmé vouloir rassembler tous ceux « qui croient profondément en l’Europe ». « De Daniel Cohn-Bendit à Alain Juppé, (…) nous voulons construire une force française de transformation pour l’Europe », a-t-il ajouté. Déjà annoncée, la « grande marche pour l’Europe » sera lancée le 24 mars prochain. Pas sûr cependant que l’union proposée de Cohn-Bendit Alain- Juppé suffise pour permettre une implantation territoriale réelle à en marche.

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Notre-Dame-des-Landes : évacuation et nettoyage en douceur

Notre-Dame-des-Landes : évacuation et nettoyage en douceur

 

Il se confirme que le gouvernement n’est pas tombé dans le piège de la répression que proposer certains experts et élus qui voulaient se venger  de la décision de ne pas créer un nouvel aéroport à Notre-Dame des Landes. Effectivement, cette décision enlève beaucoup de légitimité à la protestation des zadistes qui ont assuré le nettoyage et la libération du tronçon traverse la zone. Les terrains de la ZAD retourneront à leur vocation première à savoir l’agriculture. Les anciens agriculteurs expulsés devraient avoir un droit de préemption prioritaire ensuite ceux qui exploitent les terres sans autorisation devraient passer une convention pour inscrire leur activité dans l’État de droit. D’ici quelques mois, il ne restera sans doute pas beaucoup de zadistes,  seulement ceux qui ont une vraie vocation agricole. Le problème aura ainsi été réglé en douceur. Ce que ne manque pas de souligner le gouvernement. La semaine dernière, c’était  le Premier ministre Edouard Philippe qui avait annoncé, et assumé, l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Emmanuel Macron, lui, n’avait pas publiquement pris la parole, alors que lui était reproché un changement de pied sur ce dossier. « L’engagement de méthode a été scrupuleusement tenu », affirme aujourd’hui le Président au micro de Quotidien. « Un travail très sérieux a été fait, qui a fait apparaître des solutions autres », ajoute-t-il. Lors d’un déplacement en Auvergne, Macron  a déclaré :  »Notre-Dame-des-Landes a été pensé au moment où il y avait le Concorde, où l’on voulait un supersonique de l’autre côté de l’océan. Ce n’est plus la mobilité que l’on veut pour cette région. » Le chef de l’Etat a par ailleurs réaffirmé que « partout où il y aura une occupation illégale du domaine public, elle sera levée ». Sur place, à Notre-Dame-des-Landes, l’échéance imposée par le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb pour libérer la route départementale D281, arrive à son terme. Après déblaiement de cette voie symbolique qui traverse la ZAD du nord au sud en début de semaine par les zadistes, la préfète de Loire-Atlantique est venue, comme promis, sur les lieux vendredi matin pour emprunter la D281 et faire un point sur la situation. La « route des chicanes » est « dégagée », a annoncé Nicole Klein lors d’une conférence de presse. « Ça a demandé beaucoup d’efforts, de beaucoup de monde, mais c’est réalisé. C’est un signe de bonne volonté. On va pouvoir passer au dialogue », a-t-elle ajouté, rappelant les indications données par Edouard Philippe : « Ça reste des terres agricoles mais ne peuvent y vivre que les agriculteurs qui s’inscrivent dans l’État de droit. »

 

Défaillances entreprises : nette baisse

Défaillances entreprises : nette baisse

Selon des données du cabinet d’études Altares publiées ce jeudi. Le nombre de défaillances d’entreprises a poursuivi son reflux en 2017 en France pour s’inscrire à 55.175, soit 4,6% de moins qu’en 2016. Dans ce contexte, le nombre d’emplois menacés par des procédures collectives a reculé sensiblement, « et tombe pour la première fois depuis 10 ans clairement sous le seuil des 200.000″. Il atteint 166.500, soit 30.000 de plus qu’en 2016. Ces 30.000 emplois préservés, auxquels s’ajoutent les créations nettes d’emploi (269.000 comptabilisées sur les neuf premiers mois par l’Insee), « illustrent la réalité d’un retour de la croissance en 2017″, déclare Thierry Millon, directeur des études d’Altares. Selon le cabinet indépendant, les créations d’entreprises sont très bien orientées en 2017 comme en 2016. Le nombre de nouveaux entrepreneurs individuels hors micro-entrepreneurs (ex-autoentrepreneurs) a franchi, selon l’Insee, le cap des 150.000 pour la première fois depuis mars 2009 en glissement annuel, pendant que les sociétés nouvelles sont au plus haut à près de 198.000. Cependant, ce constat doit être nuancé. « En effet, même si l’Insee observe une meilleure pérennité des entreprises créées en 2010 par rapport à leurs aînées de 2006 voire 2002, il demeure que la moitié des entreprises individuelles et le tiers des SARL ne fêtent pas leur cinquième anniversaire. »

Fausses nouvelles, faux comptes : Facebook, Twitter, Google impuissants

Fausses nouvelles, faux comptes : Facebook, Twitter, Google  impuissants

 

Le Congrès américain s’inquiète de la prolifération de « faux » comptes et  des réponses très évasives de Facebook, Twitter et Google.   Pour Facebook, Au troisième trimestre 2017, l’ensemble de ces faux  comptes représentait « environ 3% des utilisateurs mensuels actifs dans le monde (2,07 milliards-) soit plus de 62 millions de faux comptes sur Facebook. En se basant sur des études indépendantes, le Congrès estime qu’il y a environ 15% de faux comptes sur Twitter – soit environ 48 millions. Le petit oiseau bleu dément, assurant que les faux comptes représentent « moins de 5% des utilisateurs actifs mensuels ». Beaucoup de questions, et toujours peu de réponses. Le Congrès américain a publié jeudi les réponses écrites de Facebook, Twitter et Google, interrogés sur le dossier de campagnes de propagandes russes durant la présidentielle américaine en 2016. Les géants américains avaient déjà été appelés à se justifier devant le Congrès début novembre dernier. Le rapport aborde entre autres les publicités politiques ciblées, les techniques de modération des entreprises ou encore, le nombre de contenus russes identifiés. En ligne de mire : les élections fédérales américaines à l’automne. . Le réseau social Facebook dit « ne pas être en mesure de corroborer ou de réfuter les allégations de collusion possible ». Lors de l’audition en novembre dernier, l’entreprise de Mark Zuckerberg avait admis qu’environ 126 millions d’Américains avaient été exposés à du contenu généré par des entités russes dont l’Internet Research Agency (IRA). Google est notamment visé pour son service de vidéo, YouTube. En novembre, il avait détecté 18 chaînes, ayant totalisé 309.000 vues. . « Facebook n’est pas en mesure de savoir tout ce que les acteurs étrangers ont fait dans leurs activités en ligne », annonce d’emblée le réseau social. «  De son côté, Twitter se dédouane : « Au regard du grand volume de contenus postés et le caractère instantané de notre plateforme, Twitter n’est pas capable de surveiller en temps réel tous les tweets. » 

 

Evasion fiscale dans le groupe Pinault

Evasion fiscale dans le groupe Pinault

 

Pinault use de l’évasion fiscale au profit du PDG de Gucci, selon Mediapart. Selon Reuters, Marco Bizzarri, PDG de Gucci depuis janvier 2015 et qui résiderait en Italie, bénéficie depuis 2010 d‘un système d’évasion fiscale par lequel il est rémunéré via une société offshore au Luxembourg et domicilié fiscalement en Suisse. Cela avec la bénédiction du PDG de Kering, François- Henri Pinault, lequel s’est exilé à Londres pour payer moins d’impôts. Normal quand un dispose d’un patrimoine d’environ 20 milliards. De quoi évidemment jouer ensuite les mécènes. Dans un communiqué, le groupe Kering affirme avoir “mis en place une gouvernance d’entreprise visant à assurer une conformité totale avec les réglementations fiscales à tous les niveaux, y compris celui de ses collaborateurs”. “En ce qui concerne M. Bizzarri, il est parfaitement en règle avec les autorités fiscales italiennes, pays où il est résident fiscal”, ajoute-t-on Marco Bizzarri, 55 ans, qui a relancé les ventes de Gucci, désormais principale source de profits de Kering, était auparavant PDG de Stella McCartney (2005-2009) et de Bottega Veneta (2009-2014), deux autres signatures du groupe. Selon Mediapart, il a échappé à environ 15 millions d‘euros d‘impôts. “Le bilan est encore plus juteux pour Kering : s‘il avait versé le même salaire net à Bizzarri en Italie, cela aurait coûté 50 millions d‘euros de plus”, assure-t-il. La police italienne a effectué en décembre dernier des perquisitions dans les locaux de Gucci, à Milan et Florence, dans le cadre d‘une enquête du parquet milanais pour des soupçons d’évasion fiscale. A l‘appui de son enquête, Mediapart publie la copie d‘un courriel en anglais daté du 17 décembre 2014 envoyé par Jean-François Palus, directeur général délégué de Kering, à Marco Bizzarri avec François-Henri Pinault en copie. “Après ta discussion avec François-Henri, il est revenu vers moi avec un objectif de rémunération nette annuelle de 8 000 K€”, peut-on lire notamment, soit huit millions d‘euros annuels. “Si Kering avait versé cette somme nette de tout impôt via un contrat de travail italien, cela aurait coûté plus de 21 millions d’euros par an”, écrit Mediapart.

Marseille: Le premier adjoint condamné

Marseille:  Le premier adjoint condamné

 

Nouvelle preuve de l’usure système Gaudin à Marseille avec la condamnation première adjoint Dominique Tian, à un an de prison avec sursis et trois ans d’inéligibilité pour “omission dans sa déclaration de patrimoine” et “blanchiment de fraude fiscale”. La page Gaudin pourrait bien se tourner qu’il a annoncé lui-même il ne se représenterait pas aux prochaines élections. La personnalité de l’intéressé est le plus en plus contestée comme le système politico-financier très spécifique à Marseille. Le premier adjoint condamné conteste la décision du tribunal que fiscalement il avait déjà régularisé sa situation. Il était sans doute en règle désormais avec l’administration fiscale mais pas avec la compte tenu de son devoir de transparence  L’ancien député de la deuxième circonscription des Bouches-du-Rhône, battu en juin dernier, était accusé d’avoir dissimulé des comptes en Suisse pour des dépôts d’environ deux millions d’euros découverts à la mort de son père en 1996. Il a également été condamné à une amende de 1,45 millions d’euros par le tribunal correctionnel de Paris. Dominique Tian a annoncé dans un communiqué son intention de faire appel de “cette décision absurde”, un appel suspensif. Il avait régularisé sa situation en 2014 grâce à une circulaire relative aux avoirs non déclarés à l’étranger contre une amende de 664.000 euros.

Prisons : fin du conflit ?

Prisons : fin du conflit ?

 

 

L‘Ufap-Unsa Justice, qui représente à peu près 85 45 % des surveillants (à peu près autant que la CGT et FO réunis) a décidé de mettre fin au moment. Pourtant, les avancées obtenues du ministre sont loin des attentes. Pour résumer les promesses : l’embauche de 1000 surveillants (28 000 actuellement), quelques primes symboliques et des intentions pour gérer  de manière séparée les détenus radicalisés. Bref pas vraiment une reconnaissance d’un métier mal rémunéré et surtout en crise d’identité et de rôle. Il n’est pas sûr que la décision de l‘Ufap-Unsa Justice soit très bien accueillie par la base et le conflit pourrait bien prendre d’autres formes et renaître quelques mois. Il suffirait malheureusement d’une autre ou de plusieurs agressions de surveillants par des détenus pour rallumer la flamme du mécontentement. En attendant Nicole Belloubet a aussitôt salué cette décision dans un communiqué, dans lequel elle estime que cela permettra de mettre “rapidement” en œuvre “des mesures concrètes pour améliorer la sécurité des agents en détention, accélérer les recrutements et renforcer les dispositifs indemnitaires.” Ce document prévoit la prise en charge des détenus les plus dangereux dans des “quartiers radicalement étanches”, avec à terme 1.500 places, et la fourniture d’équipements de protection comme des gilets pare-balles. “La garde des Sceaux souhaite maintenant que l’ensemble des personnels reprennent leur travail pour assurer la sécurité des établissements pénitentiaires”, lit-on dans le communiqué. Les deux autres syndicats représentatifs des gardiens, le SNP Force ouvrière et la CGT pénitentiaire, ont refusé dès jeudi de signer le relevé de conclusions. “Pour nous, c‘est une trahison”, a déclaré à Reuters le secrétaire général du SNP FO, Emmanuel Baudin. “Quoi qu‘en dise M. Forget, les agents étaient contre ce relevé de conclusions car on est loin du compte, que ce soit en matière de sécurité, matière indemnitaire. Et le volet statutaire n‘apparaît pas.” “On va maintenir la pression ce week-end et réfléchir aux modalités d‘action qu‘on va mettre en place à partir de lundi. On va se concerter aussi avec la CGT”, a-t-il ajouté.

Moral des ménages : légère baisse en janvier

Moral des ménages : légère baisse en janvier

Alors que le moral des patrons continue de s’améliorer, on constate une certaine baisse morale des ménages affectés par les hausses de fiscalité de ce début d’année. La question du pouvoir d’achat vient désormais en tête des préoccupations devant le chômage. En effet d’après l’INSEE,  la confiance des ménages s’est légèrement dégradée sur le premier mois de l’année après deux mois de hausse, malgré un recul des craintes concernant l’évolution du chômage. Le moral des ménages, calculé sur la base de soldes d’opinion (différences entre proportion de réponses positives et négatives), a diminué d’un point, pour s’établir à 104 points, selon l’organisme public de statistiques. L’indice se situe néanmoins nettement « au-dessus de sa moyenne de long terme », qui est de 100 points, souligne l’Insee. Dans le détail, l’opinion des ménages sur leur situation financière à venir s’est légèrement dégradée : le solde correspondant perd deux points et demeure au-dessous de sa moyenne de longue période, souligne l’Insee. La proportion de ménages jugeant opportun d’effectuer des achats importants est malgré tout restée stable (+1 point). Cette dernière se situe au-dessus de sa moyenne de longue période depuis janvier 2016, selon l’organisme public.  Concernant la situation économique en général, les ménages sont nettement plus optimistes concernant le chômage : le solde correspondant recule de cinq points, demeurant ainsi « bien inférieur à sa moyenne de longue période ». Les ménages sont par ailleurs largement plus nombreux qu’en décembre à estimer que les prix vont augmenter au cours des 12 prochains mois. Cet indicateur a gagné 16 points, pour atteindre « son plus haut niveau depuis janvier 2014 », d’après l’Insee.

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Tesla : la tuile ou l’illusion de la voiture autonome

Tesla : la tuile ou l’illusion de la voiture autonome

Pour Tesla c’est évidemment la tuile avec cet accident à Los Angeles ; une voiture tesla autonome a percuté un camion de pompiers (lui, pourtant à l’arrêt)  à plus de 100 km. D’une manière générale,  cela confirme l’illusion de la voiture autonome. Certes sur des parcours protégés,  la voiture autonome pourra se développer. Mais dans la circulation classique,  il paraît in vraisemblable que la technologie puisse prendre en compte tous les paramètres de sécurité. En outre, un énorme problème de responsabilité se pose ; en l’état des conditions de performance des voitures autonomes, on voit mal les compagnies d’assurances  assurer leurs utilisateurs. D’une certaine manière,  la voiture autonome est un énorme pari technologique et financier. Pour Tesla cela pourrait accélérer la dégringolade financière mais cela pourrait aussi hypothéquer les perspectives de développement de ce type de véhicule chez tous les constructeurs.  Le principe même de véhicule sans conducteur existe longtemps mais le plus souvent ce principe est mis en œuvre dans le cadre de transports guidés notamment le métro ou le ferroviaire interurbain.  Le TGV par exemple aurait pu être conçu dès le départ sans conducteur. S’il ne l’a pas été c’est  que la SNCF craignait les réticences des usagers. Une question commerciale donc. Sur les réseaux banalisés la circulation repose sur la marche à vue c’est-à-dire le contrôle permanent des véhicules. Les usagers de la route ne sont pas homogènes (poids-lourds, autobus, automobiles et  piétons). Sans parler des obstacles autres qui peuvent apparaître inopinément car l’espace viaire n’est pas dédié uniquement à l’automobile. . La voiture complètement autonome pourra être opérationnelle quand elle sera utilisée comme un transport  guidés dans les mêmes conditions qu’un métro par exemple voire comme un tramway protégé. Il y a sans doute mieux à faire que de développer l’ hypothétique voiture autonome comme par exemple davantage mutualiser l’utilisation d’uen partie du parc.

 

Wauquiez, comme Marine Le Pen fuit les européennes !

Wauquiez, comme Marine Le Pen fuit les européennes !  

 

On a noté évidemment des similitudes de pensées et programmatiques entre Marine Le Pen et Laurent Wauquiez. D’une certaine façon, ils ont aussi la même manière d’affronter les échéances politiques trop difficiles : en fuyant. Le Front National comme les Républicains ne pourront guère retrouver leur meilleur score au européenne du fait de leur affaiblissement respectif. Il est clair qu’une défaite aux européennes hypothèquerait  les chances de se présenter aux présidentielles de 2022. L’un comme l’autre ont choisi de ne pas prendre la tête de liste des européennes pour ne pas porter la responsabilité d’un éventuel recul. Dans les deux cas encore les chefs de partis vont donc choisir un bouc émissaire comme tête de liste. Pour se justifier, Laurent Wauquiez a réaffirmé jeudi sur France 2 qu’il ne mènerait pas la liste de son parti aux élections européennes de 2019. « Je suis président de région. Je n’ai pas l’habitude de trahir la confiance de mes électeurs. Ils ont voté pour moi pour une durée de mandat, je ne fais pas partie de ces politiques qui surfent d’un mandat à un autre », a déclaré le président d’Auvergne-Rhône-Alpes lors de L’Émission politique sur France 2.lequel dans le passé n’avait pas hésité à surfer entre son mandat de lutter et celui de ministre. Autre époque, autre temps y compris concernant son changement de position relatif au noyau dur qu’il prévoit aujourd’hui à 12 états au lieu de six précédemment. « Si on veut sauver l’Europe, il faut la changer », a-t-il martelé, prônant un noyau dur de douze états, contre six dans un essai publié en 2014. Car « j’ai entendu les critiques qui m’ont été faites. Tout le monde m’a dit: six, c’est pas assez ». « Je ne suis pas borné, je suis capable d’écouter ».

« La fin du French bashing du monde entier » (Pascal Cagni)