Sébastien Le Cornu, le démineur écolo

Sébastien Le Cornu, le démineur écolo

 

Le jeune secrétaire d’État auprès de Nicolas Hulot joue les rôles de démineur pour éviter l’explosion des mécontentements notamment vis-à-vis du nucléaire.  Récemment, il s’est rendu à Fessenheim préparer les conditions de la reconversion du site. Ainsi il faut bien sacrifier sur l’autel de l’écologie de Nicolas Hulot. En effet il est vraisemblable que cette décision sacrificielle est destinée à masquer le prolongement de toutes les autres centrales d’au moins une vingtaine d’années et la mise en service de Flamanville. Le secrétaire d’État est pourtant relativement vague. Pour l’instant sa solution c’est de confier à EDF le soin de résoudre la question des emplois de ses salariés quant au privés et aux sous-traitants, le secrétaire d’État leur conseille d’aller travailler en Allemagne. Il est clair que le gouvernement ne sera pas en capacité de remplacer la centrale qui l’utilise environ 1000 salariés par une activité équivalente. Sébastien le Cornu vient aussi de visiter le laboratoire souterrain d’enfouissement des déchets nucléaires à vie longue à Bure. Là aussi il s’en sort avec des banalités, style: on va faire Bure parce qu’on ne voit pas d’autres solutions. Pourtant il s’agit d’isoler les  déchets les plus radioactifs, ceux qu’il faut isoler pendant au moins 100 000 ans. Face à ce défi, la solution choisie par la France est l’enfouissement des déchets : la construction d’un site de stockage profond, Cigéo, devrait débuter en 2020 sur le site de Bure, dans la Meuse. Il devrait accueillir ses premiers déchets en 2025. Mais le projet ne fait pas l’unanimité et des opposants se manifestent depuis plusieurs années maintenant. Pour isoler des déchets radioactifs pour une si longue période, aucun bâtiment n’est adapté. Les plus vieilles constructions humaines n’ont qu’un dixième de l’âge que devra atteindre un site de stockage de déchets radioactifs de haute activité, ou de moyenne activité à vie longue, les deux types de déchets que doit accueillir le site de Bure. « On estime la durée de vie d’un entrepôt à une centaine d’années. Dans tous les cas, il faudrait le renouveler », explique Sébastien Farin, directeur adjoint de la communication et du dialogue avec la société de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra). Or, le site de stockage doit répondre à un principe de « sécurité passive » : garantir la sûreté pour les déchets sans qu’aucune intervention humaine soit nécessaire, car personne ne sait à quoi ressemblera le monde dans 100 000 ans. À moins peut-être de mettre au-dessus ces fameuses éoliennes inutiles comme repères du site qui pourrait bien être oublié d’ici 100 000 ans !

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