Prison : un gouvernement pas fameux dans la négociation

Prison : un gouvernement pas fameux dans la négociation

 

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que le gouvernement ne fait pas preuve d’une grande compétence pour gérer la crise des prisons. La ministre de la justice propose en effet des mesures tout à fait inadaptées aux enjeux. Le premier enjeu concerne la sécurité et notamment celle qui découle de la détention de détenus radicalisés. Sa proposition consiste à créer quelques places spécifiques dans les établissements actuels pour ce type de délinquant alors qu’il faudrait sans doute des établissements très spécialisés avec du personnel spécialement formé et des protocoles adaptés à la dangerosité de ces détenus. Cela aussi pour éviter la contagion du radicalisme dans des établissements qui entassent pêle-mêle des aliénés, des primo délinquants pour faits mineurs, des radicaux, des terroristes et autres grands criminels.  A l’heure actuelle, on compte 28.000 surveillants pour près de 70.000 détenus dans 188 établissements en France. La chancellerie estime à environ 500 les détenus incarcérés pour des faits de terrorisme et à 1.500 les détenus considérés comme potentiellement radicalisés.  La proposition de la ministre de la justice et de créer 1000 emplois nouveaux en 2018. Une goutte d’eau évidemment rapportée au nom de surveillants actuels et surtout à l’augmentation croissante de la population carcérale. Même chose concernant l’amélioration des rémunérations (1400 € pour un surveillant débutant). La proposition est contenue dans une enveloppe de 30 millions d’euros qui regroupent d’anciennes mesures déjà décidées et quelques nouvelles et qui se traduirait par moins de 10 € par mois par surveillant en plus sur la rémunération.  Après l’échec d‘une première phase de négociations, Nicole Belloubet avait repris lundi les discussions en main. Elle a rencontré de nouveau mardi après-midi les dirigeants de l‘Ufap-Unsa Justice, du SNP Force ouvrière et de la CGT Pénitentiaire. Mais ces trois organisations ont rapidement claqué la porte, faute d‘engagement clair de la ministre, ont-elles expliqué, sur leurs revendications, et malgré la promesse d‘un effort de 30 millions d‘euros en matière de primes et d‘indemnités. L‘Ufap-Unsa Justice, premier syndicat de surveillants, et la CGT pénitentiaire contestent la répartition de cette enveloppe entre trois primes, dont une “prime de sécurité” de 1.400 euros pour les gardiens les plus exposés aux détenus dangereux. “C‘est une prime à se faire trancher la gorge, ce n‘est pas terrible”, a dit à Reuters le secrétaire général de l‘Ufap-Unsa, Jean-François Forget. Christopher Dorangeville, son homologue de la CGT Pénitentiaire, parle de “prime à l‘agression”. CGT pénitentiaire et SNP Force ouvrière insistent sur l‘ouverture de négociations statutaires pour permettre au personnel pénitentiaire, en grande majorité en catégorie C de l‘administration, d‘accéder à la catégorie supérieure, ce que refuse la garde des Sceaux. Les syndicats n‘ont pas non plus obtenu d‘engagement de la ministre de la Justice concernant leur demande d‘abrogation de l‘article 57 de la loi pénitentiaire de novembre 2009, qui encadre strictement la fouille des détenus.

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