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Archive mensuelle de octobre 2017

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Sursis pour Obiang pour détournement de fonds « , SocGen épinglée

Sursis pour Obiang pour détournement de fonds « , SocGen épinglée

-Premier procès significatif à l’égard d’un dirigeant africain pour détournement de fonds publics. Un procès qui pourrait être suivi par bien d’autres si on ouvre la boîte de pandore puisque la fortune des dirigeants africains équivaut à peu près à la dette de l’Afrique. Notons cependant que ces pratiques ont été tolérées sinon encouragées par nombre de pays occidentaux notamment la France.  Le tribunal correctionnel de Paris a condamné vendredi le fils aîné du président de Guinée équatoriale à des peines de prison et d‘amende avec sursis mais mis en cause la Banque de France et la Société générale, au terme du premier procès des “biens mal acquis” par des dirigeants africains.  Obiang, 48 ans, vice-président de, a été condamné à trois ans de prison avec sursis. Le tribunal lui a aussi infligé une amende de 30 millions d‘euros avec sursis et a ordonné la confiscation de ses biens saisis en France, soit plus de 100 millions d‘euros, dont un vaste ensemble immobilier luxueux avenue Foch, à Paris. Ce verdict pourrait faire jurisprudence pour les autres procès qui s‘annoncent dans le cadre des dossiers des “biens mal acquis”, notamment pour les familles d‘Ali Bongo (Gabon) et de Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville). La justice française évalue les sommes “blanchies” en France entre 1997 et 2011 par Teodorin Obiang, à plus de 150 millions d‘euros, produit présumé de la corruption, de détournements de fonds publics et d‘autres délits commis en Guinée équatoriale. Bénédicte de Perthuis a notamment dit tenir compte de la “complaisance” de la Société générale, “qui a permis à tout le moins par son absence de réaction la poursuite de l‘infraction”. “L‘attitude de la Société générale, comme celle de la Banque de France, pendant de nombreuses années, a pu laisser penser (à Teodorin Obiang) qu‘il existait en France une forme de tolérance à l’égard de ces pratiques”, a-t-elle expliqué.  Elle a rappelé que la Société générale de banque de Guinée équatoriale (SGBGE), filiale à 42% de la Société générale, avait joué un “rôle essentiel” dans le transfert de fonds à l’étranger au profit de Teodorin Obiang. Au-delà du cas équato-guinéen, l‘enquête sur les “biens mal acquis” vise notamment les dirigeants gabonais et congolais. La fille, le gendre et un neveu du président congolais, Julienne Sassou-Nguesso, Guy Johnson et Wilfrid Nguesso, ont été mis en examen pour blanchiment de fonds publics. Les juges chargés du volet gabonais ont pour leur part achevé son instruction et le parquet national financier devrait rendre prochainement son réquisitoire définitif.

Catalogne : la logique de l’affrontement

Catalogne : la logique de  l’affrontement

 

 

À Madrid comme à Barcelone on a délibérément choisi une logique d’affrontement dont on mesure mal aujourd’hui les conséquences. La raison aurait voulu qu’on organise des élections de manière sereine mais sans mesures répressives à l’égard du Parlement régional. Or Madrid a voulu montrer ses muscles a suspendu l’exécutif de Catalogne et dissous le Parlement régional. Ces mesures répressives n’étaient vraiment pas nécessaires. De leur côté,  les indépendantistes ont aussi fait dans la provocation en déclarant l’indépendance sans élection préalable légale (la précédente consultation sur l’indépendance outre le fait qu’elle était illégale n’a réuni qu’environ 40 % de votants). Dans cette affaire les deux perdants seront à la fois la Catalogne st l’Espagne. L’Espagne un pays qui commençait juste à sortir la tête de l’eau après une crise économique particulièrement sévère.-  “Nous pensons qu‘il est urgent d‘entendre les citoyens catalans, tous les citoyens, de sorte qu‘ils puissent décider leur avenir, et nul ne peut agir en leur nom en dehors de la loi”, a déclaré le chef du gouvernement espagnol à l‘issue d‘un conseil extraordinaire des ministres. Autorisé dans l‘après-midi par le Sénat à prendre les premières mesures de mise sous tutelle de la Catalogne, conformément à l‘article 155 de la Constitution, jamais appliqué, il a annoncé que le président de la Generalitat de Catalogne, Carles Puigdemont, son vice-président, Oriol Junqueras, et les autres conseillers du gouvernement autonome de même que le chef des Mossos d‘Esquadra, la police de Catalogne, étaient destitués. Le Parlement est dissous et des élections auront lieu le 21 décembre. Rajoy a précisé que les ministères du gouvernement central assumeraient les pouvoirs de l‘administration catalane et que les délégations de la Généralité de Catalogne à l’étranger seraient fermées. Reste à savoir comment les mesures décidées par Madrid seront appliquées et dans quelle mesure les Catalans les accepteront. Certains partisans de l‘indépendance ont appelé à une campagne de désobéissance civile. “Maintenant, la répression va être terrible mais nous devons prendre ce que nous pourrons. Nous devons résister et demander de l‘aide quand ce sera nécessaire”, confiait Jordi Cases, un agriculteur de la province de Lleida croisé vendredi soir parmi les manifestants indépendantistes.

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La république en marche : les vertus de la verticalité … ou du centralisme démocratique

La république en marche : les vertus de la verticalité … ou du centralisme démocratique

Au moins un député d’en marche qui approuve officiellement et encourage les vertus de la verticalité dans l’organisation du parti de Macon. Florian Bachelier, député d’Ille-et-Vilaine : « Je trouve ça assez sain d’assumer cette verticalité. On n’avait pas de temps à perdre avec une compétition interne entre plusieurs candidats. » Pour la plupart des parlementaires, il est normal que le fondateur d’En marche désigne son successeur : « C’est le Président! », répète Annie Vidal, élue de Seine-Maritime.  Au moins c’est clair ! Pas étonnant la plupart tiennent leur pouvoir directement de  Macron car ils ont été désignés par un comité national auto proclamé. Et ce type d’organisation va perdurer. Le seul patron de la république en marche, c’est Macron. Les seules responsables des élus nationaux désignés eux-mêmes au niveau central. La base du parti n’a pas son mot à dire. On concédera seulement une présence de 25 % d’adhérents au surplus tirés au sort. C’est dire que la verticalité présente des vertus dans le mouvement en marche dont on n’est même pas sur qu’il se transforme en parti. Il pourrait demeurer une sorte de mouvement de supporters de Macron et l’appareil sera dirigé par ses proches. Il est clair que la plupart des dirigeants d’en marche ont une conception assez restrictive de la démocratie : on se sert du mouvement de masse pour être élu mais une fois les élections passées les militants et les adhérents sont renvoyés à leurs chères études. Pas sûr que ce concept démocratique de type centraliste se révèle très pertinent et très efficace. En effet tout repose en fait sur la popularité du chef de l’État. Comme aucune tête ne doit dépasser dans le mouvement en marche, personne d’autre n’arrive à incarner le mouvement. Or cette  popularité pourrait être amenée à se fragiliser comme le démontre d’ailleurs les sondages de ses derniers mois. Du coup,  la force que représentait  la popularité de Macron pourrait être anéantie si cette tendance se prolongeait. En outre, les militants locaux et les adhérents sont complètement désorientés par le peu d’intérêt qu’on leur accorde. Pour toute action politique on leur propose de lire les communiqués du niveau central qu’on peut par ailleurs retrouver dans toute la presse. Il faudra autre chose pour que la république en marche existe réellement sur le terrain en particulier pour préparer les échéances des élections locales. En tout cas la désignation de Castaner  par Macon augure mal du fonctionnement démocratique d’en marche. Un fonctionnement plus proche du parti communiste chinois que d’une démocratie moderne. Et pour le confirmer cette autre déclaration du député Le Gendre : « Nous tenons tous notre légitimité et notre pouvoir d’Emmanuel Macron. Rideau, circulez, on n’a pas le temps de perdre du temps  avec des élections !

 

Les Républicains : Baroin menace Vauquiez de revenir

 

Les Républicains : Baroin menace Vauquiez de revenir

 

 

 

 

François Baroin avait décidé comme d’autres grands leaders des Républicains de s’éloigner de l’appareil et même de prendre un peu de champ avec la vie politique. Cependant devant les menaces de droitisation de son parti, il adresse une sorte d’avertissement aux radicaux de son organisation et en particulier à son futur responsable, Laurent Wauquiez. Si la ligne politique des Républicains devait être encore plus ultra droitière au point même de se rapprocher dangereusement du Front National voire même de passer une alliance avec cette dernière organisation, François Baroin indique qu’il pourrait alors revenir. Certes François Baroin n’est pas le seul responsable à prendre ses distances avec l’appareil des Républicains, d’autres l’ont également déjà fait notamment Xavier Bertrand, Christian Estrosi encore Valérie Pécresse. Cependant la menace de François Baroin prend une dimension particulière car c’est sans doute le leader des républicains qui est le seul à faire l’unanimité dans son parti. Comme il l’a assuré mercredi soir sur le plateau de Quotidien, François Baroin n’exclut toutefois pas l’idée d’un retour en politique. Mais dans un seul cas de figure: s’il voit sa famille politique briser la digue que Jacques Chirac avait érigée face à l’extrême droite. «J’ai été de tous les combats de la droite de ces 25 dernières années contre le Front National, a rappelé François Baroin. Tout ce qui de près ou de loin se rapprochera sous cette forme d’une coalition avec des gens du FN, je m’y opposerai de toutes mes forces. Ça sera peut-être une des causes, éventuellement, d’un possible retour».

 

Glyphosate ou Ceta : les Français très majorité majoritairement contre

Glyphosate ou Ceta : les Français très majorité majoritairement contre

 

 

 

L’opposition très nette des Français tant vis-à-vis du CETA tant du glysophate  risque de rendre le positionnement de Nicolas Hulot de plus en plus inconfortable. Certes il est encore soutenu par l’opinion du fait de son image passée par contre jusque-là,  la plupart des arbitrages du gouvernement lui ont été défavorables de sorte que se pose la question de l’utilité de sa présence dans l’exécutif. La vérité c’est qu’il sert de caution écologique à Emmanuel Macron davantage mobilisé par la problématique économique que par la problématique environnementale. Une exception toutefois concernant le climat et l’accord de Paris mais dont la mise en œuvre en France repose essentiellement sur le maintien du parc nucléaire ;  une question nucléaire sur laquelle Hulot évite de se prononcer. Pourtant il n’y a pas d’autres solutions réalistes pour lutter contre le climat en France et garantir la production d’électricité. On objectera qu’il y a les énergies alternatives mais les chiffres démontrent que même avec une politique volontariste ces énergies alternatives ne pourront jamais produire plus de 20 % de l’électricité nécessaire. Hulot se trouve de plus en plus le cul entre deux chaises. Vis-à-vis du CETA,  il a inventé à la le concept flou de veto climatique. Une proposition inapplicable et qui ne pourra être accepté car trop ambigu et qui remettrait en cause les  conditions des échanges prévus dans le traité commercial ; en effet tous les échanges  d’une manière ou d’une autre entraînent  une empreinte environnementale. D’après un sondage Odoxa,  64 % des Français considèrent que cet accord de libre-échange entre l’Europe et le Canada constitue une mauvaise chose. La critique des Français est encore plus sévère concernant l’éventuelle prolongation d’utilisation du désherbant glysophate. D’après le même sondage, 80 % des Français sont pour son interdiction.  Du coup,  le maintien gouvernement de Nicolas Hulot régulièrement battu dans les arbitrages gouvernementaux se pose. Lui-même adresse un ultimatum gouvernement en annonçant qu’il pourrait démissionner s’il est à nouveau battu notamment sur le dossier du nouvel aéroport de Notre-Dame des Landes. Les Français sont assez partagés sur le maintien de Nicolas Hulot au gouvernement. Autant viennent sa présence dans l’exécutif et autant pense qu’il devrait démissionner.

Écriture inclusive : «péril mortel»

Écriture inclusive : «péril mortel»

 

 

 

Après la féminisation forcenée et souvenait ridicule des substantifs concernant  des professions et fonctions, c’est cette fois l’écriture inclusive qui est mise en cause par l’académie française. Cette graphie consiste à inclure le féminin, entrecoupé de points, dans les noms, comme dans «mes ami·e·s», pour le rendre «visible». Le «point milieu», ce signe situé à mi-hauteur des lettres, peut être utilisé alternativement en composant un mot comme «lycéen·ne» comme suit: racine du mot + suffixe masculin + le point milieu + suffixe féminin. Prenant acte de la diffusion de cette «écriture inclusive» qui «prétend s’imposer comme norme», l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde: «La démultiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. L’Académie française considère que devant cette aberration “inclusive”, la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures. Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.». Membre de l’Académie française, Michael Edwards, poète, philosophe et traducteur franco-britannique, avait confié début octobre au Figaro à quel point l’écriture inclusive abîmait, selon lui, la langue française. «C’est la chair même du français qui est ainsi rongée, et son esprit qui se trouve frappé d’une sorte de bégaiement cérébral», indiquait-il.

 

Nouveau remède contre le palu ?

Nouveau remède contre le palu ?

 

Une découverte fondamentale pourrait permettre de lutter efficacement contre le palu responsable chaque année de 500.000 morts, dont 80% sont des enfants de moins de cinq ans vivant en Afrique. Cette découverte pourrait non seulement aboutir au développement de thérapies pour détruire le parasite inoculé par le moustique mais également empêcher sa transmission, ont relevé ces scientifiques, dont les conclusions sont publiées jeudi dans la revue américaine Science. Des stratégies thérapeutiques sont déployées depuis longtemps contre le paludisme mais elles restent jusqu’à présent moyennement efficaces, ont-ils ajouté. Les traitements actuels ne permettent pas d’éradiquer cette maladie car le parasite développe une résistance et ils s’emploient à limiter la prolifération du parasite dans le sang des personnes infectées mais pas à en bloquer la transmission. Des personnes vivant dans des régions où la maladie est endémique développent une immunité naturelle après avoir été infectées et ne souffrent en général que de symptômes légers, selon les chercheurs. Mais en cas de nouvelle piqure par un moustique anophèle, elles peuvent transmettre le parasite même si elles prennent un traitement antipaludéen. Pour éradiquer le paludisme, il est nécessaire de cibler le parasite non seulement quand il est dans le sang des humains mais aussi sa transmission par l’intermédiaire du moustique, ont expliqué les chercheurs des universités de Genève et de Berne. Sans l’une des deux protéines découvertes, le parasite est incapable d’envahir les cellules sanguines où il se multiplie. En éliminant la seconde, il ne peut sortir des cellules sanguines infectées, empêchant donc sa prolifération. Les chercheurs ont également identifié une molécule pouvant neutraliser ces deux protéines, éliminant à 99,9% le parasite dans des cultures en laboratoire après 48 heures. Ce qui est comparable à l’antipaludéen chloroquine. Cette molécule expérimentale a rendu le parasite indétectable dans le sang de souris infectées après deux semaines de traitement quotidien.

Simonnet (LFI) : veut garder son logement social !

Simonnet  (LFI) : veut garder son logement social !

 

 De toute évidence certains insoumis ont du mal à mettre en cohérence  leurs principes  de solidarité et leur pratique personnelle. Pour tout dire ils entretiennent aussi des relations ambiguës avec l’argent. Après les affaires de Garrido en délicatesse avec les différentes  cotisations qu’elle doit, après le couple Garrido-Corbière, qui s’est illustré en rechignant à quitter l’habitation à loyer modéré(HLM) qu’il occupe à Paris, c’est désormais Danielle Simonnet qui refuse délibérément de quitter le logement social au motif surréaliste qu’elle ne veut pas participer à la spéculation immobilière !  L’intéressé occupe en effet un logement social dans le XXe arrondissement de la capitale. , un appartement de 83m² avec balcon pour 1300€ par mois. Ce tarif, dont elle jouit depuis qu’il a été fixé par la Régie immobilière de la Ville de Paris en 1999, est très largement en-dessous de ceux du marché. Mas cela ne semble pas déranger l’élue francilienne. Interrogée par le quotidien, la conseillère de Paris - dont le revenu mensuel brut s’élève à 4190€ bruts -, explique qu’elle n’entend absolument pas quitter ce logement. «Je ne veux pas me loger dans le privé, enrichir un propriétaire privé et participer à la spéculation immobilière», justifie-t-elle.

 

BCE : atterrissage très en douceur de la politique accommodante

BCE : atterrissage très en douceur de la politique accommodante

 

Contrairement à ce que souhaitent certains orthodoxes notamment l’ancien ministre des finances de l’Allemagne Schauble (désormais président de l’assemblée allemande, il n’y a pas d’atterrissage brutale de la politique monétaire de la BCE. Certes la BCE va réduire de moitié l’ampleur de ses achats d’actifs mais elle continuera donc à soutenir l’économie. Dans ce but,  elle n’envisage aucune hausse des taux à court et moyen terme. Une bonne nouvelle pour la croissance, pour la valorisation des actions,  moins bonnes pour les valeurs obligataires. La BCE a annoncé jeudi une prolongation de son programme de rachats d‘actifs en divisant son montant mensuel de moitié à 30 milliards d‘euros à compter de janvier et jusqu‘en septembre prochain au moins. La banque centrale a également maintenu, comme attendu, ses taux à leurs niveaux actuels – nul pour le taux de refinancement, -0,40% pour le taux de dépôt et 0,25% pour le taux de facilité de crédit. “La BCE a tenté de proposer des perspectives très équilibrées, en réitérant qu‘elle est suffisamment satisfaite des progrès de l’économie de la zone euro pour entamer le long processus vers la normalisation de sa politique monétaire, mais qu‘un niveau de soutien important reste nécessaire pour accompagner la reprise et développer les pressions inflationnistes désirées”, observe Brendan Lardner, directeur EMEA de la gestion au sein de l’équipe active Global Fixed Income chez State Street Global Advisors. Cette tonalité jugée accommodante explique que l‘euro et les rendements obligataires de la région se soient orientés à la baisse après les annonces de la BCE. La devise unique perd 1,02% à 1,1692 dollar et le rendement du Bund allemand à 10 ans recule de douze points de base, à 0,424%, un plus bas de près d‘une semaine. “Au-delà de la baisse du programme d‘achat à 30 milliards d‘euros à partir de janvier et son extension jusqu‘en septembre 2018, Mario Draghi a insisté sur l‘impact significatif des réinvestissements des titres arrivant à échéances en 2018. La BCE va donc rester un acteur très présent sur les marchés obligataires”, commente Laurent Gonon, directeur de la gestion taux chez BFT IM.

CICE : allégement pérenne

CICE : allégement pérenne

 

La fin du dispositif provisoire CICE et sa transformation en allégement permanent à partir de 2019.  Cette mesure, entérinée dans le cadre de l‘examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2018, avait été annoncée par Emmanuel Macron.  L‘Assemblée a également supprimé le crédit d‘impôt de taxe sur les salaires (CITS), instauré dans la loi de finances pour 2017, qui concernait le secteur de l’économie sociale et solidaire, en le transformant en réduction de cotisations patronales. Les députés ont ensuite adopté l‘article du PLFSS qui supprime le Régime social des indépendants (RSI). Une période transitoire de deux ans, à partir du 1er janvier 2018, est prévue, la gestion des différentes missions du RSI étant progressivement reprise par les caisses du régime général. Après un long débat et une réunion de la commission des Affaires sociales, un amendement du groupe LREM a été adopté qui ramène de 30 à 20% le taux de la contribution patronale relative au régime d‘attribution des actions gratuites. L‘Assemblée devait ensuite examiner l‘article qui prévoit une augmentation progressive des droits sur le tabac afin de porter le prix d‘un paquet de cigarettes à 10 euros au 1er novembre 2020. Elle devait encore entériner un amendement de la commission visant à modifier en la durcissant la taxation sur les boissons sucrées, afin de renforcer la lutte contre l‘obésité.

Alstom Belfort : la fin en 2020 ?

Alstom Belfort : la fin en 2020 ?

 

 

 

En dépit des engagements réitérés à Belfort jeudi par  Bruno Le Maire et Elisabeth Borne, les ministres de l’Economie et des Transports, il se pourrait bien que le site d’Alstom Belfort soit très menacé à partir de 2020. En cause surtout l’absence de certitude sur le plan de charge. En effet aucun engagement, notamment de la SNCF, n’est pris au-delà de 2019. Normalement il était prévu que la SNCF passe des commandes du TGV du futur à partir de 2000. Le premier obstacle vient de la situation financière interne de l’entreprise ferroviaire nationale. En effet le gouvernement semble vouloir sérieusement réduire la voilure de l’entreprise et sans doute abandonner certaines activités très déficitaires. Une mission a d’ailleurs été confiée à Jean Cyril Spinetta ancien PDG d’Air France pour redresser les comptes de l’entreprise et la moderniser.  On voit mal comment on pourrait à la fois diminuer l’endettement de la SNCF et en même temps lui imposer de passer des commandes significatives du TGV ; cela d’autant plus qu’il n’est prévu aucune ligne nouvelle à grande vitesse. Deuxième aspect le problème de la compétitivité de ce TGV du futur.  La SNCF cherchera bien entendu à faire baisser le coût des TGV et Alstom pourrait être contraint pour des questions de compétitivité à regrouper la construction de ce TGV du futur à la Rochelle ;  il ne resterait plus grand-chose à Belfort à partir de 2020. De ce point de vue,  les déclarations du ministre de l’économie paraissent assez hasardeuses. “Le TGV du futur se fera ici, à Belfort, les engagements qui ont été pris sur les investissements du futur, je pense en particulier au bus électrique, seront tenus”, a-t-il ajouté en précisant que la production de ce dernier resterait à Duppigheim, dans le Bas-Rhin.  «Pour parvenir au ‘coût objectif’ sur le TGV du futur, il faudra passer par une délocalisation », estime Florian Jardinier, délégué FO, pour qui les motrices, réalisées à Belfort, devront rejoindre La Rochelle où sont construites les voitures passagers. «Si la pression des prix est trop forte de la part de la SNCF, ça peut conduire la direction à tout regrouper à La Rochelle», juge également Claude Mandart, délégué central de la CFE-CGC. Interrogé par Reuters, le P-DG d’Alstom, Henri Poupart-Lafarge, laisse entendre que l’Etat a les cartes en mains, entre son engagement à pérenniser Belfort et la nécessité de désendetter la SNCF. «Il faut trouver un point d’équilibre», dit-il.

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Frais bancaires : excessifs pour les plus défavorisés

Frais bancaires : excessifs pour les plus défavorisés  

En cause, l’explosion des coûts facturés au client – agios, « frais d’incidents » –, dès qu’un découvert est dépassé ou qu’un paiement est rejeté, au risque d’empêcher sa situation financière de se redresser. « La victime type n’appartient pas forcément aux populations les plus pauvres », assure 60 millions, estimant que les frais augmentent proportionnellement aux revenus mensuels lorsque ces derniers dépassent 2 000 euros chez les clients en difficulté. Comme cas extrême, l’étude cite l’exemple d’une personne gagnant 2 000 euros par mois, à qui sa banque – en l’occurrence BNP Paribas – a prélevé quelque 3 000 euros de frais pour incident de paiement en 2016. Dans le viseur de l’association figure notamment la « commission d’intervention » facturée par les établissements en cas de dépassement du découvert. Alors que la somme, d’un maximum de 8 euros, a pour objectif de rémunérer le travail d’analyse sur le bien-fondé d’une autorisation de paiement, 60 millions de consommateurs affirme que l’opération est automatisée dans plus de la moitié des cas. L’association accorde toutefois un bon point de façon générale à la Banque postale, qui pratique des frais moins importants que ceux de l’ensemble du secteur.

 

Risque de nouvelle crise financière mondiale ?

Risque de nouvelle crise financière mondiale ?

L’endettement fait craindre   un risque de crise mondiale. Selon une étude de l’Institute of International Finance (IIF), publiée ce mercredi, l’ensemble des dettes accumulées à travers la planète représente désormais 226.000 milliards de dollars (192.000 milliards d’euros). Les risques d’une nouvelle bulle financière sont importants et leurs conséquences pourraient être encore plus néfastes que lors de la dernière crise. Les bulles sont nombreuses, elles affectent  le marché des actions dont les hausses sont complètement déconnectées des réalités économiques. Il y a aussi les bulles obligataires du fait  des rachats massifs des banques centrales et qui faussent les prix. Ce déversement massif de liquidités encourage toutes les spéculations et nourrit l’endettement. En raison  de taux insignifiants voir négatifs de nombreuses institutions financières d’assurance présentent des risques de faillite. Il suffirait du défaut d’un ou deux très gros établissement pour qu’une crise systémique s’enclenche. Le problème, c’est que d’une certaine manière les banques centrales sont solidaires dans leur fuite en avant de l’argent facile. La banque fédérale américaine a pris les devants et a entraîné dans son sillage les autres banques centrales, la banque centrale européenne et la banque centrale chinoise notamment. Il y a plusieurs années que la Fed doit remonter ses taux mais elles ne le fait que de manière homéopathique pour ne pas provoquer un choc fatal tant à la sphère financière qu’à la sphère économique. La banque centrale européenne suit la même trajectoire. En Chine, le risque concerne surtout l’endettement privé qui atteint 200 % du PIB. Enfin un peu partout dans le monde toujours une bulle spéculative immobilière dans les zones très denses tandis qu’au contraire dans les zones rurales les prix continue de s’écrouler. Le marché immobilier n’est plus destiné à réguler l’offre et la demande mais est devenu un enjeu spéculatif avec des prix complètement démentiels inaccessibles à la plupart des candidats au logement et transformé en hôtel pour touristes. les inquiétudes montent chez les analystes alors que les valorisations des marchés boursiers américains (exubérante pour certaines valeurs, tel Apple, à 800 milliards de dollars) atteignent des sommets inégalés, que les marchés européens marchent sur leurs pas, que l’indice britannique a atteint son plus haut historique cet été, et qu’en Chine, dans un marché très opaque, les montant des dettes privées atteint 200% du PIB. Et il n’est pas certain que le système financier mondial soit vraiment  sain dans son ensemble. Chaque fois que les cours de bourse ont atteint des niveaux équivalents à ce qu’ils connaissent aujourd’hui, on a connu des krachs majeurs, comme en 1929 ou en 2000 avec l’explosion de la bulle internet, rappellent les observateurs. En attendant des annonces des banquiers centraux, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Selon l’IIF, la dette mondiale représente 324 % de la production économique annuelle. Un niveau jugé inquiétant, d’autant plus que 1.700 milliards de dollars (1.440 milliards d’euros) de dettes devront être remboursées ou refinancées dans les pays en développement d’ici la fin 2018, sans que ceux-ci soient assurés de bénéficier de conditions de crédit bon marché.

Équilibre financier de l’assurance chômage : du mieux

Équilibre financier de l’assurance chômage : du mieux

Du mieux en raison de l’effet mécanique de l’amélioration de l’activité générale qui devrait se traduire par une augmentation d’environ 200 000 emplois et donc d’autant de cotisants en 2017. Reste cependant l’énorme déficit accumulé de plus de 35 milliards. L’Unedic prévoit une baisse de son déficit, passant de 4,3 milliards d’euros en 2016 à 3,8 milliards cette année, puis 3,3 milliards en 2018. Cette situation s’explique d’abord par la conjoncture économique qui, avec la baisse du chômage, renfloue les caisses de l’Unedic tout en faisant baisser le nombre d’allocations à verser. D’autre part, la convention signée en mars dernier par les partenaires sociaux, modifiant les règles d’indemnisation des demandeurs d’emploi, doit lui permettre à la fois d’augmenter ses recettes et de faire des économies. En revanche, sa dette reste colossale. Après 33,8 milliards d’euros fin 2017, elle devrait atteindre 37,1 milliards fin 2018, soit l’équivalent d’un an de cotisations, patronales et salariales cumulées. Pour se financer, l’Unedic peut toujours emprunter à taux faible sur les marchés, car elle bénéficie de la garantie de l’Etat, bien qu’elle soit, pour le moment, dirigée par les partenaires sociaux (organisations patronales et syndicales).

Mutuelles : des augmentations encore à prévoir

Mutuelles : des augmentations encore à prévoir

Alors que l’inflation officielle semble bloquée autour de 1 % pourtant les dépenses  contraintes ne cessent d’augmenter. Il faut dire qu’elles sont largement sous-évaluées du fait de la non pries en compte de la déformation structurelle de la consommation.  Parmi les augmentations à venir, celles  des mutuelles. Une conséquence directe des mesures concernant par exemple le  forfait hospitalier, l’augmentation des consultations ou encore des rémunérations des pharmaciens sans parler évidemment des dérives inévitables liées au vieillissement de la population. Des conséquences qui sont forcément à payer par les Français contrairement à ce qu’a affirmé la ministre de la santé. À ce sujet, les propos de la ministre de la Santé avaient immédiatement fait réagir Thierry Beaudet, président de la Mutualité française, qui regroupe les mutuelles de complémentaire santé et prévoyance. «On ne peut pas dire que ce ne sont pas les Français qui paieront», avait-t-il alors expliqué. «Les mutuelles, ce sont les Français qui les paient. Quand on augmente les dépenses des mutuelles, on augmente les dépenses des Français car il y a un impact sur les cotisations». Il estime le coût de la mesure à «180 millions d’euros pour l’ensemble des complémentaires». Pour les augmentations des mutuelles, «On ne peut pas donner de chiffrage global et ce sera au cas par cas», explique Thierry Beaudet. Certaines mutuelles gèrent en effet davantage d’actifs que de retraités. Et selon leur profil, les cotisants ne sont pas exposés aux mêmes risques. «Chaque mutuelle va devoir apprécier ce qu’il faut faire», conclut le président de la Mutualité française. Si on reprend le calcul d’Olivier Véran – il avait divisé la hausse du forfait hospitalier par le nombre de cotisants – mais en retenant cette fois la somme de 800 millions d’euros avancée par Thierry Beaudet, on aboutit à une hausse globale d’environ 13 euros. Qui variera donc selon les mutuelles. 

Castaner patron d’en Marche : le choix du monarque.

Castaner patron d’en Marche : le choix du monarque. 

Macron avait bien manifesté l’intention de révolutionner la vie démocratique mais finalement il reprend d les méthodes de la politique à l’ancienne en désignant les oligarques les plus fidèles au poste de responsabilité y compris dans le parti en marche, davantage un mouvement ou un club de fans qu’une véritable organisation démocratique. La nomination de Castaner à la tête de la république en marche découle incontestablement du choix du monarque. Il est vraisemblable que Castaner obtiendra un score à la chinoise lors de son élection comme responsable de la république en marche. À moins de trouver des  candidatures de témoignages pour donner l’illusion démocratique. Sûrement pas un candidat de la base puisque la base est absente de l’organisme de direction. 25 % seulement des adhérents seront présents dans l’organisme de direction est encore tirés  au sort,  comme au  loto. Le pire ennemi de Macon ce ne sont sans doute pas les formations politiques d’opposition toute plus ou moins en voie de recomposition voire pour certaines d’extinction. Le pire ennemi pour Macron c’est sans doute lui-même et le centralisme démocratique qu’il impose à tous les étages. Certes les Français se réjouissent qu’Emmanuel Macon fasse preuve d’une autorité qui a grandement manqué notamment à Hollande. Par contre,  ils risquent  de moins supporter cette espèce d’attitude monarchique qui touche parfois d’ailleurs au ridicule comme sa longue marche lors de la  cérémonie relative à son investiture ou encore lors de la signature des ordonnances. Il faudra que le jeune Macon ne s’enivre pas trop de son propre parfum d’autant qu’il n’est entouré que de courtisans qui n’osent pas émettre la moindre critique. Malgré la promesse de «renouveau», certaines pratiques ont la vie dure… Comme en témoignent les derniers rebondissements au sein de La République en marche. Alors que le parti peine à exister et se cherche un nouveau chef depuis l’élection présidentielle, Christophe Castaner a accepté de faire acte de candidature ce mercredi matin. Sauf que, comme l’a révélé le journal Les Échos, le porte-parole du gouvernement ne s’est pas décidé tout seul: c’est Emmanuel Macron qui l’a choisi, après de longues tractations, et qui a exigé de lui qu’il se lance. Il le lui a annoncé lors d’un dîner privé qui s’est tenu à l’Élysée lundi soir. Au sein de l’opposition, plusieurs voix se sont immédiatement élevées cette «désignation» élyséenne, qui illustrerait le cruel manque de démocratie qui frappe le parti de la majorité. «Donc le nouveau monde de Macron, c’est choisir seul dans son bureau élyséen Castaner patron de LREM. Euh… et le vote des militants?», a interrogé le député PS du Val-de-Marne, Luc Carvounas, sur Twitter. «Pas de vote, pas de consultation, l’Élysée décide!! Il est beau ce nouveau monde!», avait déjà asséné le député FN du Nord, Sébastien Chenu, toujours sur le même réseau social. «Désigné candidat unique par le président, Christophe Castaner bientôt élu par une base unanime… LREM devient LRMAP: La République marche au pas», a quant à elle ajouté la sénatrice EELV de Paris, Esther Benbassa.

 

 

La république en marche : un mouvement ou un parti ?

La république en marche : un mouvement ou un parti ?

 

Hier sur BFM,  Astrid Panosyan de la direction de  la république en marche a éprouvé les pires difficultés pour expliquer le fonctionnement de son parti. Pas vraiment un parti a-t-elle même concédé mais plutôt un mouvement. Un concept assez vague qui témoigne que la république en marche est davantage un club de supporters de  Macon qu’un parti organisé et démocratique. Elle a largement pataugé dans la semoule quand il s’est agi de justifier le choix du futur responsable de ce parti à savoir Castaner. «  Un chois effectué de manière collective » a-t-elle affirmé. . Le problème c’est que la dimension collective ce limite à quelques responsables nationaux autoproclamés qui n’ont aucun compte  à rendre à la base. Une base qui par ailleurs ne dispose d’aucune responsabilité, et sous la tutelle d’un commissaire politique appelé référent désigné par le niveau national. La vérité c’est que Macron qui voulait bouleverser la vie démocratique recourt aux vieilles méthodes du PS qui consistent à s’entourer de fidèles oligarques. Pas étonnant, Astrid Panosyan est une ancienne socialiste.   Pour l’instant la république en marche constitue une sorte de club de fans dirigés par des responsables nationaux auto proclamés. Les adhérents ne seront présentes à hauteur de 25 % dans l’organe de direction est encore tirés au sort, comme loto. Il faudra pourtant bien que le parti en marche existe réellement sur le terrain s’il veut avoir quelque chance de succès aux sélections locales.  Encore faudra-t-il autoriser la démocratie dans ce rassemblement de supporters Candidat pour diriger LREM et fortement pressenti pour l’obtenir, Christophe Castaner a passé plus de trente ans au PS, un pur parti d’élus locaux. Le profil pour professionnaliser LREM donc. «C’est un élu de terrain, c’est un homme expérimenté», a vanté Benjamin Griveaux dont le nom était aussi évoqué pour prendre la direction du mouvement. Son profil trop parisien l’aura perdu. «L’enjeu, c’est de faire de ce parti quelque chose, inventer un truc, faire un mouvement et pas un parti traditionnel», expliquait récemment Christophe Castaner selon des propos rapportés par Libération. Il évoquait la nécessité de «réinvestir aussi certains quartiers», et déroulait l’idée de recréer une «démocratie horizontale», où «le militant de base aurait son influence». Bref, traduire sur le terrain ce que pourrait être cet «Epinay à l’envers» décrit par Emmanuel Macron.

 

 

Acier : mesures antidumping des Etats-Unis

Acier : mesures antidumping des Etats-Unis

 

après la lourde taxation concernant certaines productions d’acier en provenance de Chine, les États-Unis ont décidé la mise en place de mesures antidumping préliminaires visant les importations de fil d’acier en provenance d’Italie, de Corée du Sud, d’Afrique du Sud, d’Espagne, de Turquie, d’Ukraine et du Royaume-Uni. Washington estime que des producteurs de ces pays « ont vendu du fil en acier allié ou en acier carbone aux Etats-Unis à un prix inférieur à sa juste valeur », est-il indiqué dans un communiqué. Les « marges de dumping » vont selon le département du Commerce de 2,80% à près de 150%. « L’administration Trump prend très au sérieux le déversement de biens aux Etats-Unis à des prix inférieurs à leur prix de revient », a souligné le secrétaire d’Etat au commerce Wilbur Ross, cité dans le communiqué. En attendant la conclusion en janvier 2018 d’une enquête encore en cours du département du Commerce, l’administration va demander aux douanes de collecter des garanties financières auprès des importateurs visés correspondant aux marges de dumping estimées.  L’administration Trump s’est engagée dans une offensive commerciale tous azimuts depuis son arrivée au pouvoir en janvier et a déjà décidé de prendre plusieurs mesures protectionnistes visant notamment les importations de produits sidérurgiques, mais aussi le bois de construction canadien ou le biodiesel argentin.

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