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Archive mensuelle de octobre 2017

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APL et prêt à taux zéro: Macron lâche du mou

APL et prêt à taux zéro: Macron lâche du mou

Après le dérapage de la réduction de 5 euros des APL, Macron lâche du mou sur son plan logement.  D’abord, il n’est plus question de supprimer immédiatement le PTZ pour l’achat d’un logement neuf dans les zones les moins tendues de France, c’est-à-dire là où il n’y a pas de pénurie d’offre. La raison? La suppression de ces aides dans les zones B2 et C se traduirait par 50.000 acquisitions en moins par an. Le gouvernement devrait aussi reculer sur l’APL accession, qui sera finalement maintenue. Pourquoi? Abandonner cette aide à l’achat pour les ménages modestes aurait finalement coûté de l’argent à l’État, puisque ceux qui pouvaient en bénéficier se seraient tournés vers les APL locatives, beaucoup plus coûteuses.  Enfin, sur le crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE), l’exécutif ne voudrait plus exclure totalement les fenêtres, les portes et les vitrages du dispositif. Du coup, ces travaux devraient continuer à bénéficier au moins partiellement du CITE l’an prochain. Au final, recalibrer le plan logement devrait se traduire par de moindres économies budgétaires. On a coutume de dire qu’un PTZ coûte en moyenne 16.000 euros à l’État. Avec le recentrage du dispositif, même dans la fourchette basse on aurait perdu entre 35.000 et 40.000 PTZ et donc économisé autour de 600 millions d’euros. Quant au CITE, il aurait également pu générer plusieurs centaines de millions d’euros d’économies avec la réforme envisagée au départ. Dans le premier document budgétaire qui intégrait la suppression progressive des portes, fenêtres et vitrages de l’assiette d’éligibilité, Bercy évoquait une dépense de 875 millions d’euros pour le crédit d’impôt l’an prochain, soit environ deux fois moins que l’année précédente. Mais visiblement on n’irait pas aussi loin. D’ailleurs, le nouveau document budgétaire mis en ligne depuis deux jours tient compte de ce recalibrage sur le CITE. Pour 2018, ce ne sont curieusement plus 875 millions d’euros qui sont budgétés mais plus de 1,5 milliard d’euros.

Coût du Grand Paris Express dérapage financier habituel

Coût du Grand Paris Express  dérapage financier habituel

 

Le président du directoire de la Société du Grand Paris, Philippe Yvin. S’efforce de justifier dans une interview à la Tribune l’écart entre les évaluations financières du Grand Paris. Des écarts malheureusement habituels quand ses grands projets sont conduits essentiellement par des politiques et des hauts fonctionnaires. De ce point de vue l’argumentation du président de la société du Grand Paris paraît peu convaincant en tout cas relativement flou

 

- Qu’attendez-vous de la conférence territoriale de l’Ile-de-France prévue, paraît-il, le 6 novembre ?

PHILIPPE YVIN - Le nouveau gouvernement s’est emparé du dossier du Grand Paris, comme le président de la République l’avait indiqué le jour de sa prise de fonctions à l’hôtel de ville de Paris. Emmanuel Macron est convaincu de l’importance du Grand Paris pour le pays tout entier comme un projet de développement économique qui rassemble l’État, les collectivités territoriales et les entreprises privées dans la compétition des métropoles mondiales. Il en avait déjà parfaitement conscience quand il était ministre de l’Économie. Souvenez-vous qu’il avait déclaré qu’il fallait « faire Paris au carré » quand il était venu au Mipim en 2016 lors du lancement du concours « Inventons la Métropole ». Faire le Grand Paris, c’est répondre à trois objectifs. D’abord bâtir la métropole la plus attractive d’Europe en compensant nos faiblesses et en accentuant nos avantages. Avec les réformes structurelles déjà engagées comme la refonte du code du travail, et celles à venir sur la fiscalité, sur la formation professionnelle, la France, et particulièrement Paris, améliorera son image pro-business auprès des investisseurs internationaux. Pour faire la métropole la plus attractive d’Europe, l’enjeu est aussi de développer nos avantages compétitifs grâce à des politiques territorialisées et des infrastructures stratégiques comme le Grand Paris Express. Il nous faut enfin renforcer d’autres atouts comme le tourisme d’affaires, poursuivre les mesures qualitatives comme le crédit impôt-recherche, le CICE et encourager la croissance des start-up. Cela profitera à la métropole tout entière. Le deuxième objectif du Grand Paris, c’est de faire une métropole pour tous. Notre capitale est déjà l’une des plus inclusives en comparaison des autres, mais nous devons aller plus loin en favorisant les mobilités qu’elles soient physiques ou sociales. Enfin le Grand Paris est une formidable opportunité de bâtir la ville intelligente et durable du 21e siècle comme un modèle exportable du génie urbain de nos entreprises françaises. Nous retrouvons ces trois objectifs dans le nouveau métro Grand Paris Express : il dopera l’économie en reliant les clusters économiques entre eux et avec Paris, il désenclavera les territoires aujourd’hui peu ou mal desservis… et les 68 gares du réseau seront autant d’opportunités d’intensifier la ville et de limiter l’étalement urbain pour bâtir une ville soutenable et innovante.

Comment expliquez-vous la réflexion du gouvernement à votre égard et les accusations de dérives budgétaires ?

L’appréciation du coût du projet qui est devenue plus précise au fur et à mesure que les études techniques ont avancé. Aujourd’hui, le chiffre de référence pour l’investissement voté par notre conseil de surveillance est de 26 milliards d’euros. Au printemps, nous avons obtenu les résultats de l’ensemble des études d’avant-projet et nous avons pu faire une première estimation du coût du projet à terminaison d’un budget réaliste de 28 milliards d’euros. En précisant la doctrine de provisions pour les risques identifiés et pour les aléas, ce montant peut varier de 25 %, soit 7 milliards de plus et donc 35 milliards d’euros. Selon le taux de consommation des aléas, le coût du Grand Paris Express se situera entre 28 et 35 milliards d’euros. Nous ne pouvons donc pas parler objectivement de dérives car seul le coût réel d’objectif, que nous connaîtrons à la fin des appels d’offres de génie civil mi-2018, sera celui sur lequel nous nous engagerons.

L’emprunt que vous avez souscrit avec la Banque européenne d’investissement (BEI) cet été servira-t-il à anticiper ces possibles dépassements ?

Il s’inscrit dans le financement normal du projet. Nous avons à ce jour dépensé 2,5 milliards d’euros et les recettes annuelles de plus de 500 millions d’euros par an, prélevées sous la forme de taxes auprès des entreprises et des ménages franciliens, ne suffisent plus. Nous allons ainsi emprunter, cette année, 700 millions d’euros auprès de la BEI. Nous emprunterons 2 milliards en 2018 puis 3 en 2019. De même, dans le cadre d’un accord de 4 milliards d’euros avec la Caisse des dépôts et des consignations, nous avons déjà enclenché un prêt d’un milliard, ce qui nous laisse un peu d’avance. Notre modèle de financement est robuste car il repose sur des recettes pérennes et des investissements à très long terme pour financer une infrastructure qui sera utile à plusieurs générations.

La Société du Grand Paris peut désormais emprunter sur les marchés. Comment allez-vous y recourir ?

Compte tenu de la conjoncture, les banques placeront sans difficulté nos produits auprès des investisseurs institutionnels, français ou étrangers, comme les fonds de pension, les fonds souverains ou les caisses de retraite. Nous comptons ainsi diversifier nos ressources dans les prochains mois, c’est pourquoi nous avons entrepris une démarche de notation avec l’agence Moody’s.

Et en même temps, le président du conseil départemental des Yvelines, Pierre Bédier, demande l’accélération de la livraison de la ligne 18. Pouvez-vous ajuster le calendrier pour répondre aux élus locaux ?

Le calendrier, tel qu’il est aujourd’hui prévu, est le plus optimal. Sur cette ligne, un accord entre l’État et les collectivités a été passé en vue de l’Exposition universelle de 2025 sur le plateau de Saclay. Il y a un débat sur le tronçon qui relie le CEA à Versailles mais la majorité des élus locaux considère que le métro est utile. Ce sera en outre une ligne importante de développement économique territorial surtout si nous considérons sa prolongation ultérieure jusqu’à Nanterre. Nous ne pouvons donc raisonner de manière classique sur un tel sujet en considérant seulement les chiffres de trafic. Les bénéfices économiques et sociaux de ce projet seront considérables.

Le déficit commercial : du mieux… mais

Le déficit commercial : du mieux… mais

 

 

Certes il y a du mieux pour le déficit commercial de la France qui au mois d’août a eu tendance à diminuer. Reste que ce déficit est à comparer à l’énorme excédent de l’Allemagne.  Le déficit commercial de la France s’est nettement réduit en août, à 4,5 milliards d’euros, se rééquilibrant après des importations élevées le mois précédent dans l’industrie aéronautique et spatiale, ont annoncé vendredi les Douanes. Par rapport à juillet, le déficit commercial a diminué de 1,4 milliard d’euros. En revanche, sur douze mois, le déficit cumulé de la France s’affiche en hausse à 62,2 milliards d’euros, contre 48,1 milliards pour la même période un an plus tôt. Comme l’an passé, le déficit commercial de la France est toujours largement déficitaire et s’inscrit sur une tendance de 60 milliards par an alors que dans le même temps l’Allemagne, elle, va sans doute connaître un nouvel excédent d’environ 300 milliards en 2017.

 

GM&S: deux syndicalistes « qui foutent le bordel » ?

GM&S: deux syndicalistes « qui foutent le bordel » ?

Ce n’est pas exactement ce qu’a dit Emmanuel Macon en utilisant une formule un peu grossière. Ce n’est pas non plus ce qu’a déclaré Benjamin Griveaux, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie, mais c’est sans doute ce à quoi il pensait quand il a estimé que deux syndicalistes de l’entreprise visée ne cessaient de mettre des bâtons dans les roues la reprise de l’activité. Benjamin Griveaux, s’est plaint vendredi de « deux syndicalistes » de l’équipementier GM&S dont les actions « mettent en péril », à ses yeux, la reprise du site de La Souterraine, dans la Creuse. « Vous avez deux syndicalistes qui sont présents, qui depuis le départ ne sont pas dans un travail de coopération, qui appellent à bloquer les sites de production, par exemple, de Renault et de PSA tout en sachant que, s’ils le font, ils mettent en péril la reprise de l’entreprise », a-t-il affirmé sur France 2.,La justice a validé il y a un mois la reprise de l’équipementier creusois par l’emboutisseur français GMD, pour un euro, avec le maintien de 120 emplois sur un total de 276.

 

Crédit agricole : lancement d’une banque low cost par mobile

Crédit agricole : lancement d’une banque low cost  par mobile

 

Imitant Orange qui va lancer sa banque mobile le 2 novembre, le Crédit agricole proposera à partir de la fin du mois de novembre une offre bancaire simplifiée comportant un compte courant accessible via un téléphone mobile et une carte de paiement, indique le quotidien sur son site internet. Le tarif proposé devrait être proche de celui d‘Orange Bank, avec “un package bien délimité et une tarification très faible, sans frais supplémentaires”.  La banque entend, comme l‘opérateur téléphonique, répondre à la demande d‘une nouvelle génération de consommateurs qui souhaite accéder aussi simplement que possible aux services bancaires les plus basiques, à des prix plancher.  L‘offre du Crédit agricole serait non seulement accessible directement sur mobile mais aussi via les 39 caisses régionales et leurs 7.000 agences. Un client rencontrant des problèmes, ou souhaitant poursuivre vers des offres de crédit ou d’épargne, pourrait ainsi être accueilli par un conseiller.

Croissance 2017 : vers les 2 % ?

Croissance 2017 : vers les 2 % ?

Il n’y a pas encore si longtemps certains institut doutaient encore de la capacité de la France à atteindre les 1,5 % prévus par le gouvernement comme croissance pour le PIB. Mais au fur et à mesure que tombent  les indicateurs des mois précédents, régulièrement ces mêmes instituts réajustent à la hausse les perspectives de croissance. On est donc passé de 1,5 à 1,6 puis 1,7 et enfin hier 1,8 pour l’INSEE.  La croissance de la France décolle donc enfin  après trois années autour de 1,0%, profitant d‘une accélération de l‘investissement et d‘une diminution de l‘impact négatif du commerce extérieur, observe l‘Insee dans son point de conjoncture présenté jeudi. A ce rythme de 1,8%, la progression du produit intérieur brut (PIB) pour 2017 dépasse la précédente prévision de l‘institut (+1,6% attendu en juin). Elle s‘avère également plus optimiste que l‘hypothèse de 1,7% retenue par le gouvernement pour construire le budget 2018, présenté la semaine dernière. Le ministre de l‘Economie et des Finances Bruno Le Maire a cependant suggéré dimanche que la croissance pourrait être plus élevée que prévu  Si la croissance est revenue à un niveau comparable à celui de 2011, elle repose sur des “fondements plus solides”, en particulier parce que les entreprises ont reconstitué leurs marges, a observé Julien Pouget, chef du département de conjoncture de l‘Insee, lors d‘une conférence de presse. Selon lui, l‘acquis de croissance – à savoir l’évolution du PIB sur l‘ensemble de l‘année si la croissance était nulle sur chaque trimestre – s’élève à 0,8% pour 2018. Avec la croissance de l‘activité, la progression de l‘emploi devrait ralentir au second semestre avec la fin du dispositif de prime à l‘embauche dans les PME et la réduction du nombre d‘emplois aidés. Au total, l’économie française devrait créer 208.000 emplois marchands cette année (après 221.000 en 2016) mais le taux de chômage selon les critères du Bureau international du travail (BIT) devrait baisser à 9,4% de la population active française (départements d‘outre-mer inclus) en fin d‘année, contre 10,0% fin 2016. Dans le détail, l‘Insee prévoit une progression de 0,5% par trimestre jusqu’à la fin de l‘année, l’économie française enchaînant ainsi cinq trimestres consécutifs à ce rythme. Une croissance robuste notamment alimentée par la vigueur de l‘investissement, les conditions de financement restant favorables. L‘investissement des ménages – principalement dans le logement neuf – devrait progresser de 5,0% sur l‘année après avoir augmenté de 2,4% en 2016, atteignant un rythme sans précédent depuis 2006. Il devrait également rester dynamique du côté des entreprises (+3,9% après +3,4%), qui continuent de s’équiper pour faire face à une demande croissante, malgré la fin du dispositif de suramortissement fiscal des investissements productifs mi-avril. Autre composante de la demande intérieure et traditionnel moteur de l’économie française, la consommation des ménages devrait en revanche ralentir, avec une croissance de 1,1% en 2017, après 2,1% l‘an dernier. Un coup de frein reflétant le contrecoup des événements ponctuels qui l‘avaient dopée en 2016 : achats de téléviseurs dopés par le passage à la TNT haute définition, températures basses ayant augmenté les dépenses d’énergie et ventes des billets de l‘Euro de football. Globalement, l‘accélération de l‘activité prévue cette année devrait principalement résulter de la diminution de l‘impact négatif du commerce extérieur. Après avoir plombé l‘activité en 2016, avec une contribution négative de 0,8 point, il ne devrait amputer la croissance que de 0,3 point cette année.

Routiers: accord entre syndicats et patronat

Routiers: accord entre syndicats et patronat

 

Un accord a été trouvé entre les organisations patronales et les organisations syndicales de salariés à propos des primes.  Les primes  de déplacement et de nuit feront désormais partie intégrante des salaires minimaux des routiers, domaine du Code du travail qui, selon les ordonnances, ne peut être négocié qu‘au niveau de la branche. Elles ne pourront donc pas être revues à la baisse par des accords d‘entreprise, comme le craignaient les organisations syndicales, qui réclament le maintien des prérogatives des branches alors que le nouveau Code du travail accorde la primauté aux accords d‘entreprise sur ces thèmes. “C‘est une utilisation habile de la loi. La branche a utilisé le levier dont elle disposait pour reprendre le dessus sur ce thème”, a estimé Virginie Devos, associée au cabinet d‘avocats August Debouzy. Un avis que partage Guy Groux, directeur de recherches associé au Cevipof de Sciences Po. “On a une adaptation des accords de branche par rapport aux accords d‘entreprise et c‘est ce que souhaitait le gouvernement”, a-t-il dit à Reuters.  Du côté des gauchistes aussi bien à la CGT qu’à  FO on en tire la conclusion qu’il est possible de contourner les ordonnances. Notons cependant que la rémunération des routiers présente un caractère spécifique eu égard à l’importance des primes. En réalité il serait impossible de recruter des chauffeurs-routiers notamment de longue distance sans l’existence de ces primes. En effet les chauffeurs-routiers seraient rémunérés autour du SMIC. Ces primes sont en réalité un élément constitutif du salaire. Dans d’autres branches,  il est très rare que les primes atteignent une telle somme, il est tout aussi rare  que ces primes constituent un élément déterminant pour le choix d’un métier.  Pour Jean Grosset, directeur de l‘observatoire du dialogue social de la fondation Jean Jaurès et ancien secrétaire général adjoint du syndicat UNSA, le gouvernement n‘avait effectivement que peu d‘options à sa disposition. “Le fait d‘arriver à un accord entre patronat et salariés, c‘est une réussite de dialogue social. C‘est précisément le message que le gouvernement veut faire passer. Il devait l‘accepter”, a-t-il dit à Reuters. Pour l‘ancien syndicaliste, “il aurait été trop risqué d‘aller à l’épreuve de force” sachant que les organisations syndicales de routiers disposent d’“un moyen de pression terrible” en bloquant les transports.

« Bordel » : Macron assume

« Bordel » : Macron assume

D’une certaine manière les explications de l’entourage d’Emmanuel Macon ont du mal à convaincre. D’après cet entourage, le chef de l’État regretterait d’avoir utilisé un mot un peu grossier mais maintiendrait sur le fond ce qu’il pense des agitations de certains gauchistes qui font tout pour faire capoter la reprise d’entreprises en difficulté. Certes on ne peut que regretter les plans sociaux qui conduisent notamment à des licenciements secs. Pour autant l’État n’a pas vocation à régler les problèmes de toutes  les entreprises en difficulté. D’autant plus que ces difficultés notamment relatives au plan de charge ou à la compétitivité de l’entreprise étaient prévisibles depuis longtemps. Bien entendu un président de la république peut éviter d’utiliser des expressions pour le moins familière. Toutefois cela ne change rien sur le fond. Force est de reconnaître que certaines entreprises subissent une sorte de double peine. D’abord en raison d’une mauvaise gouvernance, ensuite du fait de l’agitation permanente de certains gauchistes qui animent des organisations syndicales. Des gauchistes davantage préoccupés par un illusoire changement de système voir même par l’utopie d’une révolution à la mode bolivarienne que par l’intérêt réel de l’entreprise et de ses salariés. Force est de constater que certaines organisations syndicales ne brillent pas par la intelligence et leur bonne foi et d’une certaine façon acceptent  les débordements de syndicalistes incompétents,  irresponsables et dangereux. Pas étonnant si globalement le syndicalisme français en particulier jouit d’une mauvaise image dans le pignon. Pas étonnant non plus si une organisation à caractère réformiste comme la CFDT et devenue majoritaire dans le privé en devançant la CGT en retard au moins d’un demi-siècle sur  son temps.  Emmanuel Macron assume “le fond de ses propos” mais regrette l‘utilisation “d‘un mot familier” prononcé lors d’“un aparté”, a-t-on indiqué jeudi dans l‘entourage du chef de l‘Etat dont les propos tenus en Corrèze mercredi soir ont suscité un tollé et alimenté un procès en mépris de classe. Le président “ne retire rien sur le fond, il continuera à le dire et le redire”, a-t-on précisé. “Il a toujours assumé des propos cash, d‘aller droit au but et il le revendique”. Pour autant, il ”regrette l‘utilisation lors d‘un aparté d‘un mot familier“ (bordel-NDLR), il regrette qu‘on ait fait de cet aparté un propos public”, a-t-on ajouté. “Il n‘aurait évidemment jamais employé un terme aussi familier lors d‘une adresse ou d‘un discours officiel”.

Une mobilisation « unitaire » des syndicats

Une mobilisation « unitaire » des syndicats

 

Pour satisfaire les gauchistes et les corpos de tout poil les syndicats pourraient se mettre d’accord sur une journée de protestation unitaire, un qualificatif à relativiser dans la mesure où les objectifs des différentes organisations sont différents voire contradictoires. Pour les uns,  il ne s’agit pas de contester les ordonnances relatives au code du travail mais d’exercer une pression préventive dans la perspective des réformes qui vont concerner la formation, l’apprentissage et l’assurance chômage. Pour d’autres,  évidemment surtout la CGT,  il s’agit de mettre au cœur du mécontentement une réforme du code du travail qui a été contestée avant même d’être connue. On Pourrait aboutir éventuellement à une journée un peu fourre-tout afin de tenter de rassembler les salariés du public comme du privé voire  même les étudiants. Bref il s’agirait d’une action assez baroque et confuse limitée cependant à une journée afin d’éviter les débordements. Une manière aussi de redorer un peu la popularité des syndicats dans les mobilisations récentes ont été relativement catastrophique.  Les organisations syndicales CGT, FO, CFE-CGC et CFTC devraient se réunir lundi pour discuter d‘une éventuelle mobilisation unitaire contre la réforme du Code du travail, ont dit jeudi à Reuters les organisations syndicales. Le président de la CFTC, Philippe Louis, qui se refuse pour l‘instant à appeler à une manifestation contre les ordonnances, a dit à Reuters qu‘il souhaitait surtout aborder la question des prochaines réformes sur la formation professionnelle, l‘apprentissage et l‘assurance chômage. Il doit encore faire approuver cette rencontre avec sa commission exécutive lundi. Il n’était pas encore possible jeudi de confirmer la présence de la CFDT.

Réforme des institutions : les Français largement pour

Réforme des institutions : les Français largement pour

 

 

Alors que nombre de parlementaires en particulier au Sénat sont particulièrement réticents à l’égard d’une réforme des institutions, les Français se prononcent largement pour cette réforme  d’après un sondage BVA pour Altantico publié vendredi. Les réticences des parlementaires proviennent notamment des perspectives de réduction du nombre des futurs élus et de la limitation du nombre de mandats. Les Français se déclarent à 59% favorables à une réforme “en profondeur”, alors que 32% se prononcent pour “une adaptation sans transformation radicale”. Seuls 6% souhaitent que les choses restent en l’état. Emmanuel Macron a lancé cet été le chantier des réformes institutionnelles, dont certaines sont susceptibles de modifier la Constitution, ce qui requiert une majorité des trois cinquièmes du Parlement (Assemblée nationale et Sénat) ou une approbation par référendum. C‘est le cas pour l‘interdiction du cumul de trois mandats identiques dans le temps, approuvée par 84% des sondés de BVA. La baisse du nombre des parlementaires, qui ne nécessite pas de réforme constitutionnelle, est elle aussi approuvée à une large majorité de 86%. Emmanuel Macron a dit son souhait de réduire d‘un tiers le nombre d’élus, actuellement au nombre de 577 à l‘Assemblée et de 348 au Sénat. Quant à l‘hypothèse d‘un regroupement des scrutins locaux le même jour en 2021, elle est soutenue par 69% des personnes interrogées. Plus de sept Français sur dix (72%) se montrent par ailleurs favorables à une introduction de la proportionnelle aux élections législatives. Une proportion équivalente (71%) est pour la création d‘un référendum d‘initiative citoyenne, une mesure défendue par l‘ancien candidat socialiste à l’élection présidentielle, Benoît Hamon, qui consiste à suspendre une loi pour la soumettre au vote des Français. Six sondés sur dix (61%) sont favorables au vote obligatoire aux élections locales et nationales. Pour ce qui est du droit de vote des étrangers non-communautaires, l‘idée est soutenue par une minorité de 45%. L‘enquête BVA a été réalisée par internet les 4 et 5 octobre auprès d‘un échantillon de 1.175 personnes âgées de 18 ans et plus.

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