Grèves : en nette baisse

Grèves : en nette baisse 

 

Les chiffres du ministère du le ministère du Travail (Dares) confirme la nette baisse de la conflictualité confirme la nette baisse de la conflictualité depuis 10 ans en France. Un phénomène qui n’est pas nouveau. En cause la crainte du chômage surtout depuis la crise de 2009, aussi l’élévation du niveau culturel des salariés mais également une certaine tendance à l’individualisme. Ajoutons aussi la mauvaise image des syndicats en particulier de la CGT.  La tendance à la baisse du nombre de grèves, de grévistes, de journées individuelles non travaillées, associée à la diminution de la durée des grèves, apparaît particulièrement marquée depuis la fin des années soixante-dix. . Le nombre des grèves Dans les années 1950 et 1960, le nombre annuel de grèves oscille entre 1 400 et 2 200. L’année 1968 semble marquer une rupture. Elle est suivie d’un accroissement assez brutal du nombre des conflits – le seuil des 4 000 conflits est franchi en 1971 et 1976 – puis par un reflux prolongé. Ainsi, on dénombre 1 400 conflits en moyenne par an, de 1990 à 1994 inclus. Cette baisse tendancielle s’accompagne de résurgences brusques et éphémères comme en 1987 et en 1995. Le nombre de grévistes L’évolution du nombre de grévistes est, à peu de chose près, parallèle à celle du nombre des conflits. Après 1978, le nombre de grévistes est constamment inférieur à un million (moins de 500 000 depuis 1986). Le nombre de journées individuelles non travaillées pour fait de grève Pendant tout le siècle écoulé, le nombre de journées non travaillées s’est presque constamment maintenu à un niveau relativement bas (inférieur à 500 000) représentant toujours moins de 1 % des journées annuellement travaillées sauf poussée conflictuelle exceptionnelle comme en 1947 ou en 1968.. Depuis la Libération, la diminution de la durée des grèves a été continue. La propension des salariés à la grève serait ainsi plus forte pendant les périodes de plein emploi et de croissance que pendant les périodes de chômage et de récession. Cette relation entre chômage et action revendicative semble confirmée par de nombreuses observations et analyses.  Sur les dix dernières années, la plupart des indicateurs statistiques illustrent un vrai ralentissement des conflits sociaux liés au travail. Selon les données de la Dares, le nombre de journées individuelles non travaillées (JINT)  s’établit à 69 pour 1.000 salariés en 2015 et diminue de 12 jours par rapport à 2014 après une augmentation continue de 2012 à 2014. On est donc bien loin du pic de 2010 à 318 jours pour 1.000 salariés et de la moyenne annuelle située à 120 jours pour 1.000. Il y a également une vraie rupture entre la période 2005/2010 et 2010/2015 en termes de journées de grève. Sur les cinq dernières années étudiées, aucune ne dépasse les 100 jours pour 1.000 par année. Par ailleurs, 1,3 % des entreprises ont connu au moins une grève dans l’entreprise ou l’un de ses établissements en 2015. Un chiffre qui demeure relativement stable depuis 2012 et reste bien inférieur aux taux rencontrés sur la période 2005/2010 ou la moyenne décennale (1,9%). Comme en 2014, les grèves ont été principalement motivées par les rémunérations (53%, en baisse de 2 points), les conditions de travail (18%, -1 pt) et l’emploi (17%, +2 pts). Mais celles liées au temps de travail « augmentent fortement » pour atteindre 16% en 2015 (+7 pts), d’après le service statistique du ministère du Travail.

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