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Archive mensuelle de septembre 2017

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Actu, infos, économie, social, politique : articles les plus lus

 

poèmes-chansons-théâtre de l’auteur sur http://chansontroisiemeage.unblog.fr/

Communistes et Mélenchon : le divorce

Communistes et Mélenchon : le divorce

Cette fois avec les attaques de Pierre Laurent contre Mélenchon lors de la fête de l’humanité, le divorce entre communistes et insoumis est clair et net.  Pierre Laurent et ses amis n’ont toujours pas digéré cette « stratégie de la terre brûlée » de Jean-Luc Mélenchon. Lequel ne vise qu’un rôle : celui de premier opposant à Emmanuel Macron. Jamais il n’a cherché à retisser les fils d’une gauche en lambeaux, regardant de loin « les spasmes d’agonie du PS du PCF, d’EELV », comme il dit. Pour avoir une chance d’exister face à lui, hamonistes, communistes, écologistes sont condamnés à faire front commun. Ni Pierre Laurent ni David Cormand, le secrétaire national d’EELV, n’entendent se rendre à la marche de Mélenchon. Benoît Hamon, oui, car pour contrer un président qui « décapite le droit du travail », il veut saisir toutes les occasions et « travailler avec tout le monde ». L’avenir ? « L’idée, c’est de gagner tous ensemble, explique l’ancien candidat socialiste. Divisée, la gauche a toujours perdu. » Mais, sans le citer, il prévient Mélenchon : « Quiconque prétend à l’hégémonie se casse les dents. » Hamon n’entend pas rester dans son « enclos ». Il veut tisser des liens. Quelques écologistes participent déjà aux réunions de la direction de son mouvement. Dans l’immédiat, des groupes communs mêlant hamonistes et écologistes pourraient naître au Conseil de Paris ou à la région Île-de-France. « Il faut trouver des formes de travail en commun », convient Pierre Laurent, qui imagine des « comités de liaison ». Quant aux européennes de 2019, elles sont loin mais déjà dans les têtes. « L’objectif est d’avoir des candidats aux européennes avec des Verts et des communistes, glisse un proche de Benoît Hamon. Nous n’avons pas encore eu ce débat-là avec le PCF. Mais il a tout intérêt à ne pas y aller seul. » « La vraie échéance va être les européennes, abonde Yves Contassot, un élu d’EELV. Si chacun y va sous son drapeau, on aura zéro élu. »

 

Fiscalité européenne des GAFA : ça avance doucement

Fiscalité européenne des GAFA : ça avance doucement

Les 28 ministres des Finances de l’UE se sont entendus samedi pour avancer rapidement sur la fiscalité des GAFA notamment Google, Apple, Facebook et Amazon  afin d’arriver à une approche commune lors d’une réunion en décembre. A la suite de quoi, la commission européenne serait chargée de concocter une proposition législative en 2018. L’origine de ce nouvel élan, une initiative pilotée par la France et soutenue par trois autres grands pays européens, Allemagne, Italie, Espagne. Leur idée: avoir une taxe appliquée sur le chiffre d’affaires généré dans chaque pays européen par les géants du net.   Actuellement, c’est le bénéfice qui sert de référence à l’impôt sur les sociétés payé par les entreprises. Et nombre de multinationales du net concentrent leurs bénéfices dans des filiales domiciliées dans des pays à faible taux d’imposition, comme l’Irlande, même si elles génèrent presque tout leur chiffre d’affaires dans d’autres pays de l’UE. Nous sommes désormais une dizaine d’États membres à soutenir cette proposition », a déclaré M. Le Maire, après la réunion de Tallinn. Il s’agit de l’Allemagne, l’Autriche, la Bulgarie, la France, la Grèce, l’Italie, l’Espagne, le Portugal, la Roumanie et la Slovénie. Mais pour toutes les réformes concernant la fiscalité en Europe, les 28 États membres doivent se prononcer à l’unanimité, ce qui rend les changements très difficiles. Selon M. Le Maire, huit d’entre eux seraient « plus réservés et un Etat ouvertement hostile, l’Irlande ».

 

Wauquiez : retraite pour emploi fictif ?

Wauquiez : retraite pour emploi fictif ?

Vauquiez est pris la main dans le sac avec cette affaire de retraite pour un emploi fictif  au conseil d’État. Pendant 18 ans,  il aura bénéficié de la retraite du conseil d’État sans y avoir été présent puisque détaché pour des fonctions électives. Cette situation n’est pas illégale, elle s’applique même à tous les fonctionnaires élus, nationaux ou locaux. Hollande lui-même bénéficie d’une retraite de la Cour des Comptes alors qu’il n’y a pratiquement jamais mis les pieds. Ces retraites s’ajoutent évidemment avec les avantageuses retraites d’élus.  Cette pratique est parfaitement légale, dans la mesure où elle ne tombe pas sous le coup de la loi Cahuzac sur la moralisation de la vie politique. Adopté en 2014, le texte oblige effectivement les parlementaires et les ministres à se mettre en disponibilité, et non plus en détachement, de leurs postes de fonctionnaires «à compter du premier renouvellement de l’assemblée (…) suivant le 31 mars 2017». Mais, à cette date, Laurent Wauquiez avait déjà abandonné son mandat de parlementaire pour se consacrer pleinement à la présidence de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Qu’importe pour le patron des députés PS, Olivier Faure, qui a accusé l’élu LR de «perpétuer la tradition des emplois fictifs». «Faites ce que je dis pas ce que je fais», ajoute-t-il, en allusion à la dénonciation régulière de «l’assistanat» par Laurent Wauquiez. Selon nos informations, Laurent Wauquiez a l’intention de porter plainte contre le socialiste. Dans un communiqué consulté par Le Figaro, Laurent Wauquiez se défend: «Je ne suis pas dupe du calendrier de ce genre d’attaques en pleine période de reconstruction de l’opposition», glisse-t-il, laissant entendre que ces révélations ont pour but de fragiliser sa candidature à la présidence de LR. «Mais je n’ai aucun problème à faire la totale transparence sur ma situation», assure-t-il toutefois. «Je suis aujourd’hui dans le régime du détachement prévu par la loi. Je ne perçois évidemment aucune rémunération du Conseil d’État. Comme la loi le prévoit pour tous les élus en détachement, je dois cotiser au régime des pensions civiles de l’État. Il est important de préciser d’une part qu’il ne s’agit pas d’un régime spécial de retraite, d’autre part que tous mes droits à la retraite sont évidemment ouverts par des cotisations que je paye réellement. Cette situation ne m’est pas propre, c’est l’application stricte de la loi pour tous les élus locaux en détachement», détaille enfin l’élu LR. Contrairement à Laurent Wauquiez, plusieurs élus de sa génération ont quitté les postes qu’ils occupaient dans la fonction publique afin de se consacrer pleinement à leur carrière politique. C’est notamment le cas d’Emmanuel Macron, qui a annoncé sur Mediapart, en novembre dernier, qu’il allait renoncer à la haute fonction publique et rembourser à l’État l’argent qu’il lui devait. Bien avant lui, en 2012, c’est l’actuel ministre énarque de l’Économie, Bruno Le Maire, qui avait ouvert la voie et s’en était à l’époque expliqué dans Le Monde . Quelques années plus tard, la polytechnicienne Nathalie Kosciusko-Morizet lui a emboîté le pas, comme l’avait révélé Le Point , en quittant ses fonctions d’ingénieur des ponts, des eaux et des forêts. Enfin, c’est Valérie Pécresse qui confiait au Figaro Magazine , en novembre 2015, qu’elle renonçait elle aussi à son poste dans la haute administration.

 

Les retraites : augmentation de 0,8% en octobre

Les retraites : augmentation de  0,8% en octobre

 

Sans doute pour compenser en partie la hausse de la CSG à partir de 2018, les pensions seront revalorisées de 0, 8 % en octobre « .  »En 2016, l’inflation a été trop faible pour qu’ils bénéficient d’une revalorisation; en 2015, ils n’ont eu droit qu’à un maigre +0,1%; en 2014, l’exécutif a décidé de geler les pensions pour faire des économies » En revanche, ajoutent Les Echos, la retraite complémentaire, dont la date de revalorisation a été décalée en novembre, n’augmentera toujours pas en 2017, pour la quatrième année consécutive. Le gouvernement compte relever la CSG (Contribution sociale généralisée) en 2018 afin de compenser la baisse d’autres prélèvements. Cette hausse de la CSG devrait peser notamment sur le pouvoir d’achat des retraités, « alors qu’(Emmanuel Macron) mène une politique de redistribution du pouvoir d’achat des retraités vers les actifs », estiment Les Echos. Le président français a parallèlement promis d’augmenter le minimum vieillesse versé aux retraités les plus modestes.

 

Vivendi toujours dans l’étau STX en Italie

Vivendi toujours dans l’étau STX  en Italie

 

Comme c’était prévisible l’Italie utilise l’arme du chantage pour obtenir la majorité du capital de STX. Rappelons que l’Italie souhaitait  51 % du capital et que la France s’y est opposée. Du coup, Rome envisage des mesures de rétorsion contre Vivendi devenu le première actionnaire avec 24 % de Telecom Italia. -pour cela Le gouvernement italien s‘achemine vers l‘activation de pouvoirs spéciaux (“golden power”) lui permettant d‘intervenir dans des secteurs jugés stratégiques, a déclaré samedi Carlo Calenda, ministre de l‘Industrie alors que Rome s‘inquiète de l‘influence de Vivendi au sein de Telecom Italia. L‘influence croissante du groupe français en Italie est scrutée par les autorités politiques et réglementaires du pays depuis que le groupe de médias s‘est imposé comme le deuxième actionnaire du diffuseur Mediaset, derrière la famille Berlusconi. Le gouvernement italien cherche à savoir si Vivendi a contrevenu à une obligation de notifier un éventuel contrôle effectif de Telecom Italia, considéré comme une entreprise nationale stratégique. S‘il aboutit à la conclusion que Vivendi exerce un contrôle de fait sur Telecom Italia (TIM), il pourrait considérer que les préconditions sont réunies pour lui permettre d‘exercer ces pouvoirs spéciaux. Ceux-ci l‘autoriseraient à imposer une amende, à poser des conditions à Vivendi, voire à opposer son veto à des décisions qu‘il percevrait comme une menace contre les intérêts nationaux. “Nous entrons dans une période où les relations économiques internationales vont se durcir. De ce fait, l‘Italie doit être en mesure de se montrer ferme quand il le faut pour défendre ses propres actifs”, a déclaré Carlo Calenda lors d‘une conférence.”Ceci sera le cas quand finalement, pour la première fois, nous exercerons notre “golden power”, a-t-il ajouté, sans mentionner le nom de Vivendi. , pourrait se voir infliger une amende de 298 millions d‘euros dans ce dossier, a rapporté samedi le quotidien La Repubblica. Le journal Il Sole 24 Ore rapporte pour sa part dimanche que les discussions se poursuivent en coulisses. Le différend au sujet de Telecom Italia intervient dans un contexte de tensions plus large entre Rome et Paris au sujet du secteur industriel, créé par la décision française d‘empêcher les chantiers navals italien Fincantieri de prendre le contrôle STX France. Il est clair qu’ ‘un accord sur STX permettrait d‘alléger les pressions sur Vivendi concernant ses participations dans Telecom Italia (et Mediaset).

Zone euro: l’économie a encore besoin de soutien monétaire (BCE)

Zone euro: l’économie a encore besoin de soutien monétaire (BCE)

 

 

D’après Peter Praet, le chef économiste de la BCE, l’économie européenne ne peut se passer encore de mesures de soutien. Un soutien officiellement justifié par une inflation encore loin de son objectif de 2 %. Derrière cette préoccupation du niveau de l’inflation  se pose évidemment la question de la croissance. Une croissance encore trop faible un durcissement monétaire. D’ici la fin de l’année il ne faut donc guère s’attendre à une remontée des taux  mais seulement à une réduction très progressive de la taille du bilan. En clair on réduira progressivement les rachats d’actifs.  “Un soutien conséquent est encore nécessaire”, dit-il dans un entretien publié au cours du week-end par le journal belge De Tijd. “Tout le monde est d‘accord pour dire que nous devons nous assurer que la diminution des mesures de soutien intervienne de manière ordonnée, sans chocs excessifs.”La BCE devrait se prononcer dans les prochaines semaines sur l‘avenir de son programme de rachats d‘actifs. Des sources ont déclaré à Reuters que les responsables de l‘institut de Francfort s’étaient entendus la semaine dernière pour le réduire à partir de l‘an prochain. Ils sont aussi convenus que, même avec la réduction de sers rachats d‘actifs, la politique monétaire de la BCE resterait encore longtemps accommodante et que sa normalisation serait progressive. Peter Praet ajoute que si l‘inflation devient “trop élevée, nous réagirons avec la même vigueur que celle avec laquelle nous essayons de la remettre sur la bonne voie.”

Climat: Les Etats-Unis dans ou hors de l’Accord de Paris ?

Climat: Les Etats-Unis  dans ou hors de l’Accord de Paris ?

 

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que la position des États-Unis est loin d’être claire. La première hypothèse, c’est que les États-Unis se retirent purement et simplement de l’accord de Paris en contestant tout de cet accord. La seconde consisterait à y rester mais à condition de obtenir des les aménagements pour les États-Unis. La troisième hypothèse serait de mettre en place un plan spécifique pour et par  les États-Unis contribuant à l’accord de Paris- “Le président a déclaré qu‘il était ouvert à la recherche de conditions permettant que nous restions engagés aux côtés des autres sur ce que nous considérons tous comme un problème à résoudre”, a déclaré le secrétaire d‘Etat Rex Tillerson. Donald Trump a annoncé en juin son intention de faire sortir les Etats-Unis de l‘Accord de Paris sur le climat. Mais, avait-il alors ajouté, les Etats-Unis vont entamer des négociations, ou bien pour revenir dans l‘accord, ou bien pour “entrer dans une nouvelle transaction sur des termes qui soient équitables pour les Etats-Unis, leurs entreprises, leur salariés, leur population, leurs contribuables». Selon Rex Tillerson, c‘est Gary Cohn, principal conseiller économique de Donald Trump, qui est chargé de la question de l‘Accord de Paris. “Je pense que l‘idée, c‘est que Cohn envisage d‘autres moyens, par lesquels nous pouvons coopérer avec les partenaires de l‘Accord de Paris sur le climat. Nous voulons être productifs. Nous voulons être utiles”, a dit Tillerson. Le même son de cloche est venu, dimanche, de la chaîne ABC où le conseiller américain à la sécurité nationale, H.R. McMaster, a dit lui aussi que Donald Trump était ouvert à “toute discussion qui nous aidera à améliorer l‘environnement”.

Logement social : réattribution tous les 6 ans

Logement social : réattribution tous les 6 ans

 

Le secrétaire d‘Etat auprès du ministre de la Cohésion des territoires, Julien Denormandie, indique que l’APL va diminuer mais que cette augmentation sera compensée par la baisse des loyers pour le logement social. Reste à savoir ce qui en  sera pour les logements des bailleurs privés. Le ministre indique aussi que l’attribution des HLM sera revue tous les six ans pour vérifier si l’ occupant justifie toujours de cette attribution. En clair,  certain dont les revenus ont augmenté seront invités à quitter les HLM  “Nous allons mener une réforme juste et efficace : le prix des loyers diminuera en même temps que le montant des APL. Notre engagement est très clair : aucun allocataire ne perdra un euro”, assure le ministre. Le niveau de l‘allocation sera désormais calculé sur le revenu de l‘année en cours plutôt que sur celui d‘il y a deux ans, comme cela est le cas aujourd‘hui. Appelée à entrer en vigueur “dès le 1er  janvier 2019”, cette réforme “permettra d’économiser plus d‘un milliard d‘euros”, dit-il. Pour faire baisser les loyers, Julien Denormandie annonce la mise sur le marché de logements supplémentaires. “Nous allons permettre de construire plus et moins cher là où il faut construire, dans ce qu‘on appelle les zones tendues. Il s‘agit aussi de rendre disponibles plus de terrains constructibles, en simplifiant les normes”, explique-t-il. “Nous allons mettre de l‘ordre dans le système actuel de recours, qui fait que plus de 30.000  projets de logements sont actuellement bloqués.” Julien Denormandie annonce par ailleurs le maintien de la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbain (SRU), qui impose aux communes de disposer d‘au moins 25 % de logements sociaux.

Retour de l’écotaxe ?

Retour de l’écotaxe ?

 

Ce pourrait bien être le retour de l’écotaxe pour les poids lourds avec la proposition de la ministre des transports. Une proposition qui reste encore floue puisqu’elle parle par exemple de faire contribuer financièrement les poids lourds étrangers qui transitent par les routes françaises. Le problème est de savoir s’il s’agit d’un exemple qui  pourrait ensuite être étendu à des transports nationaux effectués par des entreprises nationales. En clair, ce  serait alors le retour pur et simple de l’écotaxe. La proposition est d’autant plus floue que la responsabilité de cette fiscalité pourrait être assumée par les régions. Les produits financiers de cette nouvelle fiscalité seront-ils affectés aux routes départementales ou aux routes du réseau national ? De nouvelles routes nationales seront-elles transférées aux régions et départements ? L’initiative de cette fiscalité sera-t-elle laissée à chaque région ? Cette fiscalité s’appliquera-t-elle  ou seul transit du réseau national mais aussi au cabotage ? les précisions devraient être apportés dans la nouvelle loi mobilités.  “Le budget 2018 prévoit une augmentation de 200  millions de l‘enveloppe destinée aux investissements et va passer de 2,2  milliards à 2,4 au bénéfice des transports du quotidien”, explique Elisabeth Borne dans le Journal du dimanche. La ministre veut aller plus loin pour sortir de “l‘impasse budgétaire” actuelle. “Il faut donc réfléchir à des ressources nouvelles comme par exemple trouver une façon de faire payer les poids lourds qui transitent par notre réseau sans participer à son financement. Certaines régions sont clairement candidates pour avancer dans ce domaine, d‘autres le sont moins”, explique-t-elle. “La loi mobilités pourra comporter des propositions sur le sujet.” En France, le réseau routier représente environ 10.000 kilomètres de routes non concédées, dont les deux-tiers nécessitent d’être rénovés (comme les routes départementales qui représente presque 400 000kms !) Lors de la conférence nationale des territoires qui s‘est tenue en juillet au Sénat, le président Emmanuel Macron a envisagé la possibilité pour l‘Etat de transférer certaines de ses compétences en la matière aux collectivités locales.

Actu, infos, économie, social, politique : articles les plus lus

 

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Urgence de réformes en France (OCDE)

Urgence de réformes en France (OCDE)

Constatant notamment que la France consacre 57 % du PIB  aux dépenses publiques, l’O CDE  peut rappelle le pays à l’ordre et considère que les réformes dans de nombreux domaines sont urgentes.  L’OCDE se joint ainsi au soutien aux réformes apporté dès le mois de juillet par le FMI, qui s’était montré très élogieux avec le programme d’Emmanuel Macron. Pour la réduire, son institution plaide pour « l’élaboration d’une stratégie à long terme pour réduire les dépenses publiques par rapport au PIB ». Cette politique contribuerait ainsi à réduire les impôts élevés qui entravent le développement économique et la croissance de l’emploi». La réduction de la dépense donnerait à la France la possibilité de « dégager une marge permettant de baisser et de simplifier les impôts », assure l’OCDE, convaincue que la fiscalité actuelle est « importante » et qu’elle « limite la capacité des entreprises à investir et à créer des emplois». Cette stratégie de long terme « devrait inclure la réduction des dépenses de retraite par rapport au PIB », souligne l’OCDE, qui constate que « l’âge effectif de départ à la retraite (est) toujours bas, même si les réformes récentes contribuent à le relever progressivement ». L’institution suggère aussi « d’abaisser l’importante masse salariale de la fonction publique », qui est « nettement supérieure à la moyenne de l’OCDE », et de « s’attaquer à l’inefficacité des dépenses publiques », notamment en poursuivant « la rationalisation des collectivités territoriales qui permettrait de réaliser des économies substantielles ».l’organisation constate aussi que « les politiques publiques d’aide au logement sont un autre domaine où la dépense publique élevée ne procure que relativement peu d’avantages ». « Les réformes du marché du travail engagées par le gouvernement sont cruciales et en ligne avec nos recommandations », s’est félicité Angel Gurria, qui a également plaidé pour une meilleure formation professionnelle afin de réduire le chômage des jeunes.

Fonctionnaires : grève le 10 octobre

Fonctionnaires : grève le 10 octobre

 

 

Grève des fonctionnaires contre l’austérité le 10 octobre notamment contre les mesures de réduction des dépenses publiques qui les affecteront, comme le gel du point d‘indice ou le rétablissement du jour de carence. Les syndicats CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, UNSA, Solidaires et Fédération Autonome déclarent dans un communiqué que “depuis l‘arrivée du nouveau gouvernement, les mesures négatives s‘accumulent pour les agents de la fonction publique”. “C‘est pour faire entendre ces profonds désaccords que les organisations syndicales appellent toutes et tous les agents à la grève, aux manifestations ou rassemblements (…) pour se mobiliser le mardi 10 octobre prochain, date choisie par le ministre pour la tenue d‘un rendez-vous salarial”. Outre le rétablissement du jour de carence et le gel du point d‘indice, qui sert au calcul des rémunérations, les syndicats dénoncent la hausse de la CSG et le mécanisme compensatoire que leur propose le gouvernement. Edouard Philippe a souligné que les discussions étaient en cours avec les syndicats de fonctionnaires.

Un nouveau plan Marshall (ONU)

Un nouveau plan Marshall (ONU)

Constatant la mollesse de la croissance qui affecte l’économie mondiale et qui risque de durer plusieurs années,  un  rapport de la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement, (CNUCED) propose un nouveau plan Marshall.  Pour sortir de cette lente reprise, l’institution internationale préconise de s’inspirer du programme élaboré après la Seconde guerre mondiale pour aider l’Europe à se reconstruire.« 70 ans plus tard, un effort tout aussi ambitieux est nécessaire pour remédier à l’iniquité de l’hyper-mondialisation et rendre l’économie inclusive et durable ». L’agence énumère un catalogue de mesures destinées à alimenter ce plan comme la hausse des investissements publics avec une politique de grands travaux, un accent plus prononcé sur les activités de prestations de soins, et une hausse des recettes publiques, notamment de l’imposition des grandes fortunes. « Si des mesures notables, durables et coordonnées ne sont prises pour raviver la demande mondiale en augmentant les salaires et les dépenses publiques, l’économie mondiale sera condamnée à enregistrer, au mieux, une croissance anémique. » Pour financer ce vaste programme d’investissements, le document se focalise particulièrement sur les excédents budgétaires de quelques Etats. Le cas de l’Allemagne est souvent cité comme le pays ayant les excédents les plus élevés. Mais contrairement aux excédents chinois « qui, en temps de prospérité, ont favorisé la croissance dans divers autres pays en développement en les faisant participer à des chaînes de valeur orientées vers l’exportation de produits dans les pays les plus avancés, » ceux de l’Allemagne sont loin d’avoir eu des retombées positives dans les pays en développement. De même que pour la zone euro, ces forts excédents provoquent des déséquilibres entre les pays membres. « Les effets dommageables qui en ont résulté pour l’économie mondiale ont été aggravés par une tendance généralisée dans la zone euro, où les plans d’austérité ont tiré vers le haut les excédents courants de la région, exportant la déflation et le chômage dans le reste du monde. » Bref, une critique nette des politiques budgétaire et économique de la zone euro et surtout de l’Allemagne.

 

« La voiture autonome est déjà là »( Valéo) !!!

« La voiture autonome est déjà là »( Valéo) !!!

 

Fortement bousculé par l’affaire des émissions polluantes,  le secteur automobile tente de réagir en soulignant le caractère de modernité de l’automobile future. L’objectif est évidemment de peser pour que l’automobile ne soit pas exclue un jour de la ville. On affirme ainsi que l’automobile sera autonome, électrique et connectée. Le patron de Valeo dans une interview au JDD affirme que cette voiture autonome et même déjà la. Il est évident que la voiture électrique va se substituer au moteur à combustion et que d’ici une dizaine d’années 80 % des véhicules neufs seront électriques. La connexion, qui existe déjà, va continuer de s’amplifier. Reste la question de l’autonomie et du partage. Contrairement à ce qu’affirme le patron de Valeo l’autonomie totale n’est pas pour demain. Pour des raisons de sécurité elle nécessite notamment des les infrastructures spécifiques finalement un peu comme le métro ou le train. Pour l’instant les navettes mobiles qui existent fonctionnent sur le mode ferroviaire. Reste aussi la question fondamentale de l’automobile partagée qui constitue aussi un enjeu central pour l’industrie automobile. Sachant qu’un véhicule classique passe plus de 95 % de son temps à l’arrêt, il est évident que des formules de mutualisation sous différentes formes seront mises en place. Mais cette mutualisation aura un impact considérable sur le nombre de véhicules fabriqués. Ceci étant  l’interview de Jacques Aschenbroich, président de Valeo  au JDD  mérite d’être lue.

L’industrie automobile traverse une mutation technologique de grande ampleur. Comment la décrire?
On est en train de vivre trois révolutions simultanées. La première, c’est la voiture électrique ; la deuxième, c’est la voiture connectée, autonome ; la troisième, c’est la mobilité digitale. Ces trois révolutions sont simultanées et vont à un rythme effréné. Ma conviction est que ces révolutions vont réconcilier la voiture avec la ville. Et c’est bien parce que le développement économique et la mobilité vont de pair, on l’a bien vu dans l’histoire du monde.

 

À quand la première voiture autonome commercialisée?
La première voiture autonome est déjà là. Nous avons pris une participation de 5% dans une start-up qui s’appelle Navya, dont les véhicules électriques et autonomes, des navettes, circulent à Sion en Suisse, à Confluence à Lyon, à La Défense, dans le Michigan ou à Singapour. En revanche, il faudra attendre encore un peu de temps pour que vous et moi puissions acheter une voiture totalement autonome.

Ce sera dans cinq, dix ou vingt ans?
Des voitures partiellement autonomes, ce sera dans quelques années. Vous pourrez déléguer leur conduite à certains moments et dans certaines conditions. Une voiture dans laquelle vous n’aurez ni volant ni pédales, cela va prendre plus de temps. Entre cinq et dix ans sans doute.

Laisser un véhicule se garer tout seul dans un parking, est-ce déjà possible?
Il y a déjà un modèle de la classe E de Daimler que vous pouvez envoyer se garer tout seul avec votre smartphone. Nous avons développé ce système avec le constructeur allemand. Valeo et Cisco ont développé une technologie qui permet aux voitures de se garer seules dans un parking. Beaucoup de parkings dans le monde sont intéressés par cette nouvelle technologie, mais cela prendra encore quelque temps avant que l’on passe à la phase commerciale.

L’automobile autonome sera-t-elle aussi partagée?
Le sujet de la propriété de la voiture versus la voiture considérée comme un service est un changement sociologique profond. Quand vous ou moi possédons un véhicule, il est utilisé 4 à 5% de son temps. Sinon, il dort dans un garage. Partager l’usage de la voiture, c’est ce que l’on fait avec un taxi ou avec les nouveaux services qui sont apparus comme Uber ou Blablacar. La plus grande innovation d’Uber est que le prix dépend du nombre de personnes ou de la demande. Une innovation absolument fabuleuse qui est rendue possible par des systèmes digitaux. Est-ce qu’un jour, dans les grandes villes, vous cesserez d’avoir votre automobile comme vous avez cessé d’avoir votre vélo pour utiliser un Vélib’? Personne ne connaît la réponse à cette question. Le frein est que l’on part tous au travail ou en vacances en même temps.

 

La technologie de l’automobile autonome doit-elle encore progresser?
Les bases sont là mais les logiciels qu’il faut embarquer dans la voiture sont d’une très grande complexité. Il faut encore beaucoup travailler. Nous sommes numéro un mondial pour les caméras, les capteurs ultrason, les radars ou les lidars avec tous les logiciels qui permettent d’interpréter les données. Mais il faut encore redoubler d’efforts pour qu’une voiture soit autonome en toutes circonstances. Un exemple de problème à régler : ces capteurs doivent être utilisables tout le temps. Pour que l’automobile ne soit jamais aveugle, il faut les nettoyer, et cela coûte cher. Nous proposons au Salon de Francfort des technologies uniques pour résoudre ces problèmes.

La voiture autonome a fait entrer les Gafa sur le marché de l’automobile. Vont-ils le changer comme Amazon bouscule la distribution?
L’histoire n’est pas écrite. Pour l’instant, les constructeurs et les géants du digital travaillent souvent ensemble. Mais l’important sera de savoir où se trouvera la valeur. Concevoir et construire une voiture, ce n’est pas si facile que ça. Ces deux mondes se développent en essayant d’entrer dans la mobilité digitale avec leurs armes respectives : le combat est ouvert.

Qu’est-ce que cela veut dire pour un équipementier comme Valeo?
On est au cœur de ces trois révolutions. Le potentiel d’équipements d’une voiture électrique est sept fois supérieur à celui d’un véhicule d’aujourd’hui. Pour une voiture autonome, il est dix fois plus élevé. On a des concurrents, mais on a un poids et une capacité d’innovation qui font que notre croissance est très forte. Nos prises de commande ont augmenté de 16% au premier semestre.

Comment faire progresser l’autonomie des voitures électriques?
Il y a une façon assez simple d’augmenter l’autonomie d’un véhicule électrique : augmenter la taille de la batterie. Mais la batterie est ce qui coûte le plus cher. Il faut donc aussi augmenter sa densité énergétique. Et diminuer son coût. Année après année, l’autonomie annoncée par les constructeurs augmente. Le véhicule électrique est le seul dont l’autonomie dépend des conditions climatiques et donc de l’utilisation du chauffage ou de la climatisation. On présentera à Francfort des concepts de gestion thermique, de pompes à chaleur, qui permettront d’économiser jusqu’à 30% d’énergie. Enfin, nous nous attaquons au poids des composants. Nous avons développé des équipements plus légers de 30%. Nous travaillons pour que les freins au développement de l’automobile électrique soient débloqués les uns après les autres.

Le diesel, c’est fini?
Le diesel baisse. Il n’est plus stratégique pour nous. C’est le meilleur moteur qui existe pour réduire les émissions de CO2, mais il faut énormément d’équipements pour limiter ses émissions de NOx [oxyde d'azote] ou les particules. Il a fait d’énormes progrès, mais on a vu que les normes n’étaient pas toujours respectées en conditions d’usage normales.

A ce propos, que pensez-vous des accusations portées contre PSA et de la crise de confiance que traversent les constructeurs automobiles allemands?
Je pense que le juge de paix est le client. Quand vous regardez le groupe Volkswagen, c’est assez impressionnant. Les clients continuent de lui faire confiance. Il a retrouvé sa place au top de l’industrie automobile malgré la très grave crise qu’il a connue. Idem pour tous les autres acteurs qui ont traversé des problèmes de ce type. Donc je ne suis pas trop inquiet. Mais tous devront faire un énorme effort pour que les normes soient respectées en toutes circonstances et que la confiance revienne.

Valeo gagne dans tous les cas : vous leur fournirez les équipements qui leur permettront d’y parvenir…
Il ne faut pas être arrogant. Mais, oui, nous avons une gamme de produits qui sont très appréciés par nos clients. L’important, c’est le long terme. Il faut que nous soyons capables de développer les nouvelles générations de produits dont nos clients ont besoin.

Comment trouver les ressources en ingénieurs pour relever ces défis?
Notre croissance peut être limitée par les difficultés à trouver les ingénieurs pour construire et démarrer nos usines partout dans le monde. A la fin de 2009, nous étions 45.000. A la fin du mois de juin 2017, nous étions 102.000. Dans quatre à cinq ans, nous serons 130.000 ou 140.000! Nous aurons multiplié par plus de trois notre chiffre d’affaires et nos effectifs.

Vous êtes bien placés pour faire face à d’éventuelles restrictions de l’usage de la voiture dans les villes.
La seule chose qui nous pénaliserait serait un bannissement complet de la voiture dans les villes. Mais ce scénario ne me paraît pas crédible.

Si les véhicules deviennent propres, tout ira bien?
Oui, la voiture électrique sera un des éléments essentiels de la mobilité urbaine en complément des transports en commun.

Comment jugez-vous les politiques lorsqu’ils rendent la circulation plus difficile à Paris?
Joker! Ce n’est pas en fossilisant l’espace urbain que vous assurez son développement économique.

Impact du glyphosate : l’Europe a recopié le rapport de Bayer !

Impact du glyphosate : l’Europe a recopié le rapport de Bayer !

En général,  l’agence européenne de sécurité alimentaire s’inspire largement des études des producteurs industriels pour formuler son avis mais cette fois elle est accusée d’avoir recopié 100 pages d’une étude du chimiste allemand, dans son dossier d’évaluation du produit de 2015. Selon les quotidiens The Guardian et La Stampa (respectivement britannique et italien) qui ont révélé cette curiosité, même s’il ne s’agit que d’une centaine de pages sur un document qui en fait 4 300, le «copier-coller» concerne «les parties les plus controversées, qui ont été au centre du débat ces derniers mois, notamment sur la génotoxicité, le risque cancérogène et celui de toxicité pour la reproduction», déplorent les deux quotidiens. Le rapport de l’Efsa aurait donc repris des études scientifiques sur la santé humaine, sélectionnées par Monsanto dans un ancien rapport, et aurait mis de côté deux études qui auraient été négatives pour le produit. Récemment, l’Efsa s’était défendu d’être mis en cause pour 2 articles sur plus de 700 références scientifiques. En  2015, un groupe de travail international de 17 experts de 11 pays du Circ (Centre international de recherche sur le cancer), «a classé le glyphosate comme probablement cancérogène pour l’homme», après avoir constaté des risques de lymphome non hodgkinien chez l’homme et une génotoxicité probable (c’est-à-dire des lésions chromosomiques et sur l’ADN de mammifères y compris sur des cellules humaines, selon des expériences conduites in vitro). Une précédente étude du Circ avait été plus mesurée. Lors du vote qui devra intervenir avant la fin de l’année, la France a l’intention de voter contre le renouvellement pour dix ans du glyphosate, notamment en raison du principe de précaution. Une majorité qualifiée est nécessaire pour prolonger le droit d’utilisation de l’herbicide, c’est-à-dire le vote d’au moins 16 pays représentant près des deux-tiers de la population de l’Union européenne.

Pétrole : stable sur tendance haussière

Pétrole : stable sur tendance haussière

 

Le pétrole n’a pas bougé vendredi mais il se rapproche de la barre des 50 dollars. Les cours du pétrole coté à New York, en forte hausse au cours des séances précédentes, se sont heurtées à la barre symbolique des 50 dollars et sont restés vendredi au même niveau. Le baril de « light sweet crude » (WTI) pour livraison en octobre, référence américaine du brut, a clôturé comme la veille à 49,89 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

 

Vivendi toujours bloqué en Italie par le dossier STX

Vivendi toujours bloqué en Italie par le dossier STX

 

 

 

Les investissements  de Vivendi en Italie sont toujours fragilisés par l’affaire STX toujours en discussion. On reproche à la France de ne pas accepter qu’un investisseur italien prenne 51 % de STX alors que dans le même temps les investissements français ne cessent de progresser en Italie (35 milliards d’investissements français en 5 ans en Italie et seulement 3 milliards d’investissements italiens en France). Pour peser sur l’évolution du dossier STX, l Italie menace donc de sanctionner Vivendi. Mais Vivendi a fait un geste d‘apaisement envers les autorités italiennes en notifiant vendredi sa participation dans Telecom Italia, en application d‘un décret sur les investissements étrangers dans des entreprises stratégiques italiennes bien qu‘il en conteste l‘application, a-t-on appris de source proche du dossier. Le géant français des médias piloté par le milliardaire Vincent Bolloré est entré en 2015 au capital de l‘opérateur historique italien dont il est désormais le premier actionnaire avec près de 24%. Un décret italien datant de mars 2012 stipule que les prises de participations dans les entreprises du pays jugées stratégiques doivent être notifiées aux pouvoirs publics dans un délai de dix jours, sous peine de sanctions. “Cette notification, à titre volontaire, qu’aucun investisseur n’avait jamais été contraint de faire auparavant, est faite dans un esprit de collaboration avec le gouvernement italien”, a-t-on dit de source proche du dossier. La source a par ailleurs précisé que cette notification était distincte de la procédure menée par la Consob, le gendarme des marchés financiers en Italie, qui a jugé mercredi que Vivendi contrôlait “de fait” Telecom Italia.

La zone euro résiste à Macron

La zone euro résiste à Macron

 

En l’état actuel du débat, les propositions de Macon semblent avoir peu de chances d’aboutir pour transformer la zone euro dans la voie d’une plus grande intégration. D’un côté Macon propose en effet un budget propre pour la zone euro, un ministre des finances et même parlement. De son côté l’Allemagne est très réticente sur le budget, sur un impôt européen et encore davantage sur une éventuelle mutualisation des dettes. L’Allemagne souhaite seulement la création d’un fonds monétaire européen est une union bancaire renforcée. D’autres pays considèrent que les propositions de modifications institutionnelles ne sont pas prioritaires et qu’on prend  le problème à l’envers. Pour eux, il  convient en priorité de traiter le problème de la compétitivité de l’Europe et n’aborder l’institutionnel qu’ensuite. La zone euro doit d‘abord identifier ses problèmes internes avant de réfléchir aux réformes institutionnelles censées les régler, ont déclaré vendredi plusieurs ministres des Finances lors de discussions informelles sur l‘avenir du bloc. La France, l‘Allemagne et la Commission européenne ont tour à tour avancé des propositions différentes pour modifier le fonctionnement de la zone euro, le président français Emmanuel Macron suggérant notamment de la doter de son propre budget, parlement et ministre des Finances. “Je pense que nous devrions commencer par l‘autre bout”, a déclaré Jeroen Dijsselbloem, le président de l‘Eurogroupe, à la presse. “Au lieu d‘avoir un débat essentiellement sur l‘aspect institutionnel, (nous devrions avoir) un débat sur ce qui manque dans l‘union économique et monétaire, en termes de résistance, de compétitivité et de solidarité”, a ajouté le ministre néerlandais des Finances. “Donc je pense que nous devrions commencer par savoir quel est le problème et terminer par un débat institutionnel.” Son homologue autrichien a abondé dans le même sens. “Nous sommes satisfaits du dispositif actuel et nous pensons que nous devrions nous y tenir”, a dit Jörg Schelling. “Je ne vois pas l‘intérêt d‘avoir un débat avant qu‘on ne sache clairement quelle est la stratégie de la zone euro (…) Quand la discussion sur la stratégie sera terminée, alors nous pourrons bâtir la structure qui la soutient.”

Levothyrox : l’agence du médicament encore en cause

Levothyrox : l’agence du médicament encore en cause

 

L‘affaire du Levothyrox : le médicament pour la thyroïde dont la nouvelle formule suscite des milliers de plaintes de patients fait l’objet d’une procédure judicaire. Cette nouvelle affaire repose évidemment la question de la pertinence des avis  de l’agence du médicament (Afssaps). Une agence du médicament composé en majorité de personnalités ayant des intérêts dans l’industrie pharmaceutique ou connexe. Ce conflit d’intérêts a été dénoncé à de nombreuses reprises en particulier dans l’affaire du médiator. Un rapport de  Bernard Debré et du  directeur de l’Institut Necker avait aussi mis en exergue les conflits d’intérêts des experts de l’agence du médicament du médicament. Le problème récurrent c’est que cette agence se cale  trop souvent essentiellement sur l’avis de l’industrie pharmaceutique. La formule du médicament Levothyrox, qui est vendue à plus 3,3 millions de personnes en France, été changée en mars dernier pour des raisons de conservation. Mais plus de 9.000 personnes se sont plaintes auprès de l‘Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de la santé (ANSM) de ressentir de lourds effets secondaires comme des fatigues intenses, des crampes et des vertiges. La ministre la Santé, Agnès Buzyn, qui avait exclu un retour à l‘ancienne formule, a promis vendredi matin de revenir sur sa décision. “J‘ai demandé à l‘Agence du médicament qu‘elle fasse en sorte que l‘ancien Levothyrox soit accessible, de façon à ce que ceux qui le réclament puissent le prendre et ce sera disponible dans 15 jours”, a-t-elle déclaré sur France Inter. Le laboratoire Merck a confirmé dans un communiqué la “réintroduction transitoire en France, en accord avec les autorités de Santé, de l‘ancienne formule du Levothyrox”. Par ailleurs, Agnès Buzyn a annoncé que “dans un mois, nous aurons des alternatives, c‘est-à-dire d‘autres marques, d‘autres médicaments qui permettront progressivement aux patients de choisir le médicament qui leur convient le mieux”.

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