Archive mensuelle de août 2017

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La France irréformable, Pourquoi ?

La France irréformable,  Pourquoi ?

Dans une récente déclaration Macron a déclaré « la France n’est pas réformable ». Un constat juste mais qu’il convient d’expliquer. Plusieurs facteurs explicatifs, le principal étant lié au manque de connaissances économiques et financières des Français ; ce que montre une étude de l’assureur Allianz. Dans cette étude,  sur un échantillon de 19 pays, la France occupe la 19e position dans ce domaine.  « Beaucoup ont essayé de réformer] et n’y ont pas réussi, car les Français détestent les réformes. Dès qu’on peut éviter les réformes, on le fait», a-t-il commenté devant la communauté française de Bucarest, lors d’une visite en Roumanie. L’économie et la finance sont assez étrangers aux Français en général et à leurs dirigeants en particulier aussi bien les dirigeants nationaux que les dirigeants locaux qui sont tous drogués à la dépense publique. La formation à l’économie n’occupe qu’une place très marginale dans les programmes scolaires et universitaires voire même dans les écoles d’ingénieurs. A cela s’ajoute l’incurie de nombre de syndicats qui se réfugient  dans le corporatisme pour n’avoir pas à aborder les réalités socio-économiques. Même certaines entreprises, PME en général,   souffrent d’un manque de rigueur en matière de gestion. Du coup,  cette insuffisance permet de donner une légitimité apparente à n’importe quel discours démagogique. Une situation qui a largement contribué à l’endettement record aussi bien de l’État que des collectivités locales. Nourri au lait de l’étatisme qui traverse à peu près toutes les formations politiques de droite, de gauche, d’extrême droite et d’extrême-gauche les Français comptent en permanence sur le Dieu Etat pour répondre à toutes nos tares : celui du manque de compétitivité, celui du manque de productivité, celui  des retraites, de l’assurances-chômage, de la sécu et autres déséquilibres. De  ce fait,  la France cumule trois handicaps majeurs d’abord un déséquilibre de sa balance commerciale avec un déficit annuel de l’ordre de 50 milliards pour 300 milliards d’excédents pour l’Allemagne ; ensuite un record de prélèvements obligatoires qui plombe l’économie et un endettement record de plus de 2000 milliards qui représentent environ 33 000 € par Français. C’est cette problématique là que Macron doit évoquer ;  c’est son rôle et c’est à partir de cette analyse qu’il pourra donner une crédibilité à sa vision. Avant toute réforme, avant même toute perspective d’avenir à long terme on ne saurait faire l’impasse sur l’analyse des réalités. Le travail pédagogique est immense. Il incombe en premier à Macron. De ce point de vue, l’étude de l’assureur alliance révèle des résultats inquiétants pour le pays. Selon la une  étude de l’assureur Allianz, « Argent, culture financière et risques à l’ère digitale », les Français arrivent les derniers du classement de 19 pays européens enquêtés  en matière de connaissances financières un seul exemple concernant la question sur l’inflation et les taux d’intérêt. « Un peu moins de la moitié des personnes interrogées en France ont répondu correctement aux deux questions de culture financière portant sur les principes d’inflation et de taux d’intérêt et seulement 9 % d’entre eux ont été en mesure d’identifier les bonnes réponses aux trois questions portant sur les concepts relatifs aux risques financiers. » En tête du classement figurent l’Autriche, l’Allemagne et la Suisse. Mais la France est dernière des dix pays européens interrogés, après le Portugal et l’Italie. « Un peu moins de la moitié des personnes interrogées en France ont répondu correctement aux deux questions de culture financière portant sur les principes d’inflation et de taux d’intérêt et seulement 9 % d’entre eux ont été en mesure d’identifier les bonnes réponses aux trois questions portant sur les concepts relatifs aux risques financiers. »

 

Le climat des affaires : en hausse

Le climat des affaires : en hausse

C’est sans doute la meilleure nouvelle économique depuis longtemps. Le climat des affaires connaît une hausse très sensible qui témoigne sans doute d’une amélioration du contexte international (croissance, prix du pétrole encore sages,  faible inflation, taux bas). Mais cela tient aussi à la dynamique Macron,  c’est-à-dire à l’espérance qu’entretiennent les chefs d’entreprise en matière de modernisation économique. Certes les résultats sont encore difficilement perceptibles. La croissance qui pourrait approcher les 2 % en 2017. Il faut aussi noter les intentions en nette hausse en matière d’investissement. Reste cependant le point noir à savoir l’emploi. Un emploi qui conjoncturellement pourrait s’améliorer à partir de 2018 mais dans l’évolution structurelle dépendra à la fois des réformes sociales engagées et de l’adaptation par la formation aux nouvelles conditions de production (notamment du fait  du développement du numérique. Le climat des affaires s’est donc amélioré en août pour le quatrième mois consécutif, atteignant un niveau sans précédent depuis plus de six ans, a annoncé l’Insee. L’indicateur, calculé à partir des réponses des chefs d’entreprises des principaux secteurs d’activité, s’est établi à 109 contre 108 en juillet, bien au-dessus de la moyenne de long terme, comme le note l’institut national des statistiques dans un communiqué. L’Insee précise que ce niveau est sans précédent depuis avril 2011, l’indice ayant gagné cinq points depuis le début 2017.    L’amélioration est la plus notable dans l’industrie, où l’indice gagne trois points à 111 points, son plus haut niveau depuis décembre 2007. L’Insee a, au passage, révisé en baisse d’un point son estimation de juillet sur le secteur, à 108 points contre 109 précédemment. Le climat s’améliore aussi dans les services, avec un gain de deux points à 106 points.      En revanche, il baisse franchement dans le commerce de détail, avec un recul de quatre points à 108 points, même s’il reste « encore nettement au-dessus de sa moyenne de long terme ». L’indice accuse un léger repli dans le bâtiment, reculant d’un point à 104 points. Malgré l’amélioration globale du climat des affaires, le climat de l’emploi poursuit son recul, entamé le mois précédent, « essentiellement du fait des services hors intérim ». L’indicateur qui le synthétise recule de deux points, à 105 points, revenant à son niveau de février, mais restant « nettement supérieur à sa moyenne », comme le souligne l’Insee.

Auto-entrepreneurs: le plafond du chiffre d’affaires doublé, ça ne pisse pas loin !

Auto-entrepreneurs: le plafond du chiffre d’affaires doublé, ça ne pisse pas loin !

Le plafond du chiffre d’affaires qui doit être respecté pour bénéficier de ce statut sera doublé en 2018. C’est ce qu’a annoncé ce jeudi le ministre de l’Économie Bruno Le Maire. Pourtant cette annonce ne pisse pas loin si l’on s’en tient à l’analyse des chiffres d’affaires des autos entrepreneurs. La réalité c’est que le statut d’auto entrepreneur peut procurer des revenus satisfaisants mais à condition de le cumuler avec un statut de salarié. Sinon le revenu moyen est particulièrement bas de l’ordre de 400 € par mois. Et ce revenu tend à diminuer.  Un tiers des auto-entrepreneurs ont en effet cumulé cette activité avec un emploi salarié, contre un non-salarié classique sur dix. En incluant leur salaire, les auto-entrepreneurs « ont perçu au total 2.100 euros par mois ».  Des salariés devenant auto entrepreneurs, le rêve de certains qui veulent supprimer le salariat et ses contraintes économiques et sociales (voir un autre article sur le sujet sur le site). L’intermédiation numérique justifierait ce changement de statut. Revenons d’abord sur la définition que donne Wikipedia à la définition de journalier :  « Les termes de  brassier » et  manouvrier » (terme qui a perduré avec « manœuvre ») ont un sens proche et désignent également des ouvriers agricoles pauvres ; les deux mots indiquent une personne qui loue sa force physique, ses bras ou ses mains, et qui donc ne possède pas de train de culture (charrue et animaux de trait, bœufs, cheval ou mulet). Les journaliers et manouvriers existaient aussi dans les villes, pratiquant une multitude de petits métiers et louant là leurs bras à la journée. Celui qui s’en sortait le mieux était celui qui réussissait à se faire embaucher régulièrement, même si les salaires étaient minimes. ». En France le nombre d’autos entrepreneur ne cesse de progresser en raison notamment de la situation du chômage. Mais pour quel revenu ? Alors même que le régime connaît un franc succès dans tous les secteurs d’activité ou il est éligible, les autoentrepreneurs semblent, globalement, avoir du mal à se générer un revenu décent. 400 euros par mois c’est peu.  . On objectera que beaucoup ne travaillent pas à plein temps mais même ceux qui font les mêmes horaires qu’un salarié voire davantage ont des difficultés à dégager un revenu satisfaisant. Un monde d’autoentrepreneurs peut a priori faire rêver car il supprime le lien de subordination vis-à-vis du patron mais du coup on lui substitue une autre subordination celle du client mais en réalité celle d’une nouvelle intermédiation type Uber. L’outil numérique n’est qu’un prétexte pour réduire la rémunération aussi pour supprimer les couvertures sociales (santé, retraite, chômage). En même temps qu’on transfère les charges sociales, on  transfère aussi souvent les charges de capital. Un phénomène bien connu dans le transport routier quand certaines entreprises avaient transformé leurs salariés en sous-traitants devant y compris investir dans l’achat d’un camion et hypothéquer leur maison. Ce monde de nouveaux  journaliers est évidemment une vision ultra libérale. Certes il faut sans doute encourager la création d’entreprise y compris celles d’auto entrepreneurs sous réserve toutefois de réguler les conditions de concurrence afin d’une part que les intéressés puissent dégager des revenus immédiats convenables mais aussi afin de ne pas hypothéquer les équilibres de la protection sociale (même si cette dernière mérite d’être réformée sérieusement). Le changement annoncé par le ministre de l’économie changera peu de choses pour la majorité des autos entrepreneurs. Pour l’heure, au-delà d’un certain chiffre d’affaires l’auto-entrepreneur doit abandonner ce statut lui permettant de bénéficier d’un régime fiscal et social simplifié et opter pour statut juridique plus contraignant. Ce seuil varie de 33.100 à 82.800 euros en fonction du type d’activités exercées. Dans un communiqué la FEDAE (fédération des auto-entrepreneurs) s’est réjoui de cette mesure.   »Une France d’autoentrepreneurs ne pourrait ni investir massivement ni embaucher », a de son côté regretté dans un communiqué la CPME, critiquant « une concurrence déloyale inacceptable par rapport aux autres formes sociétales, et en particulier les artisans ».

Dieselgate : un lampiste de Volkswagen durement condamné

Dieselgate : un lampiste de Volkswagen durement condamné

 Comme d’autres groupes allemands, Volkswagen a désigné un nouveau lampiste rendu responsable du scandale des logiciels visant à réduire les émissions polluantes lors des contrôles. Comme si quelques techniciens pouvaient être uniquement rendus responsables d’une pratique érigée en véritable stratégie chez Volkswagen, comme chez Mercedes et bien d’autres. Aux États-Unis comme en Allemagne tente donc de circonscrire la responsabilité autour de quelques poilus car cette affaire risque de coûter une vingtaine de milliards au groupe. Nombre  de constructeurs ont installé des logiciels afin de limiter l’ampleur des émissions polluantes lors des contrôles. Mercedes est aussi dans l’œil de la justice mais comme Volkswagen,  Ford aux États-Unis, Mercedes a décidé de s’en tirer en désignant des boucs émissaires. En fait on accuse un ou deux techniciens qui seraient seuls responsables de la manipulation alors que de toute évidence la direction non seulement était  au courant mais a encouragé le système truqueur. D’une certaine manière c’est le système classique de défense des grandes sociétés comme par exemple la Société générale qui a désigné un lampiste Jérôme Kerviel comme responsable de toutes les dérives spéculatives. Un système de défense évidemment scandaleux qui bénéficie en outre de la complicité de la justice qui accepte de faire porter le chapeau à quelques individus quand toutes les directions sont en réalité impliquées  Les constructeurs automobiles ont en fait misé une ambiguïté du droit européen pour neutraliser les systèmes à basse température. Dès lors, les ingénieurs ont dû installer un logiciel afin d’enclencher ou non les systèmes de dépollution, ce qui n’est pas sans rappeler la triche fomentée par le groupe Volkswagen. À ceci près que dans ce dernier cas, le logiciel servait à activer les systèmes de dépollution uniquement en cas de contrôle extérieur. « L’entreprise de Stuttgart aurait pendant presque une décennie, de 2008 à 2016, vendu en Europe et aux États-Unis des voitures avec un niveau d’émissions polluantes élevé et non autorisé », écrit le quotidien Süddeutsche Zeitung, qui a collaboré avec les chaînes régionales NDR et WDR. Quelque lampiste vont payer et notamment un  ex-ingénieur de Volkswagen, James Liang, a été condamné vendredi par un tribunal de Detroit à 40 mois de prison et 200.000 dollars d’amende pour son rôle dans le « Dieselgate », a-t-on indiqué de source judiciaire à l’AFP. Après sa libération, il sera également soumis à un régime de liberté surveillée pendant deux ans et pourra en outre être expulsé vers l’Allemagne, a-t-on précisé de même source. James Liang, 63 ans, avait plaidé coupable en septembre et encourait une peine maximale de 5 ans de prison et 250.000 dollars d’amende. Mais comme il avait choisi de coopérer avec la justice américaine dans l’enquête, l’accusation n’avait requis que trois ans de prison et 20.000 dollars d’amende. Au total, sept dirigeants et ingénieurs de VW ont été inculpés aux Etats-Unis. James Liang, qui est le premier à être condamné, avait été basé en tant qu’ingénieur de 1983 à 2008 à Wolfsburg, le siège de VW en Allemagne, où il travaillait au département en charge du développement du diesel.

 

Canal+ : plus de matchs mais du bla-bla

Canal+ : plus de matchs mais du bla-bla

 

L’offre de football se réduit comme peau de chagrin sur Canal + alors que la moitié de ses abonnés étaient surtout motivés par le ballon rond. Souvent,  il faut se satisfaire de matchs très secondaires au  contenu particulièrement insipide.  Il n’y a déjà plus de foot anglais, le championnat le plus apprécié au monde et demain Canal sera privé de la ligue des champions. Du coup, on remplacera les matchs par des commentaires. Depuis l’arrivée de Bolloré Canal+ subit une véritable hémorragie de téléspectateurs aussi bien concernant l’information que le sport Pour éviter de perdre trop d’abonnés adeptes de sport, la chaîne cryptée, propriété de Vivendi, a donc annoncé jeudi un partenariat avec le quotidien L’Equipe qui permettra à ses clients d’accéder aux contenus rédactionnels du journal sportif.  Le nouveau service L’Equipe sera inclus sans surcoût dans l’offre « intégrale » de Canal, soit la plus chère, et proposée en option aux nouveaux abonnés du « pack sport », précise le groupe dans un communiqué. Lancé mercredi, ce format comprend « du contenu inédit et exclusif sur tous les sports, des avant-premières, des articles exclusifs » et « l’intégralité du quotidien en digital dès 00h30″. Pour le quotidien, ce partenariat « s’inscrit dans notre stratégie commerciale qui consiste à rendre notre offre abonné facilement accessible sur tous les supports », explique son directeur commercial, Nicolas Daude-Lagrave. Le groupe Canal+, qui perd des abonnés en France depuis 2012 et s’était rabattu l’année dernière sur les droits de diffusion de la troisième division de football français (National), multiplie les partenariats. En juin, l’Autorité de la concurrence avait déjà autorisé Canal+ à distribuer BeIN Sports dans son bouquet, et non en supplément comme les autres opérateurs. Le groupe a en outre annoncé, il y a quelques jours, un partenariat de distribution avec l’opérateur Bouygues, après ceux passés avec Free et Orange.

 

Contamination œufs : Michel-Édouard Leclerc dénonce les industriels

Contamination œufs : Michel-Édouard Leclerc dénonce les industriels

Michel Édouard Leclerc n’a sans doute pas tort  de dénoncer les industriels de la filière alimentaire dont la traçabilité des produits est pour le moins douteuse comme l’a démontré l’affaire des œufs contaminés en provenance des Pays-Bas. Michel Édouard Leclerc réclame les mêmes normes de traçabilité de transparence imposée à la grande distribution pour la filière industrielle. En réalité,  chacun tente de s’exonérer de sa responsabilité car il est clair que Leclerc et les autres distributeurs ne sont pas innocents en matière de risques santé. C’est en effet la politique systématique du prix le plus bas qui amène les producteurs à s’engager dans des méthodes intensives qui font fi des conséquences sur la santé. Il ne s’agit pas seulement d’un problème de traçabilité mais d’une philosophie qui pousse les industriels et les producteurs agricoles vers des méthodes productivistes qui franchissent les limites des critères sanitaires. Sans parler évidemment de la qualité des produits.  Pour  Michel-Édouard Leclerc, président du groupement des centres E. Leclerc «On  est face à un vrai problème qui est celui de la difficulté incompréhensible qu’ont certains industriels à tracer correctement et facilement leurs approvisionnements «Un système assez opaque est ainsi pointé du doigt, que les lobbies industriels ont réussi à masquer jusqu’à présent en obtenant des politiques une exigence de transparence bien moins stricte que celle imposée aux distributeurs», poursuit-il. Mais Michel-Édouard Leclerc a cependant indiqué qu’il ne se «plaint pas de ces normes de traçabilité et de transparence» qui leur sont imposées, mais demande que ces «mêmes règles» concernent distributeurs et industriels. Des propos qui sont mal passés auprès de Richard Girardot, le PDG de Nestlé France. Il a tenu à répondre sur son blog, quelques heures après les propos du distributeur des magasins Leclerc. Pour lui, Michel-Édouard Leclerc cherche à s’«exonérer de toute responsabilité» afin de détourner «les soupçons vers l’ensemble de l’industrie agro-alimentaire et son association professionnelle, relativisant ainsi les problèmes de ses marques Repère ou Eco+». Selon le PDG de Nestlé, «les distributeurs se retrouvent à faire face aux mêmes difficultés et responsabilités que les marques nationales». «Cette forme de leçon est des plus malvenues de la part d’un distributeur qui, pour acheter toujours moins cher, pousse ses fournisseurs à la faute en s’exonérant lui-même des contraintes du droit français», écrit Richard Girardot. Ce vendredi, le président des centres Leclerc a répondu aux propos du président de Nestlé France. «Mazette, le patron de Nestlé France s’est étranglé avec son KitKat en lisant mon blog. Sa virulence n’a d’égale que sa mauvaise foi», a-t-il écrit en introduisant un nouveau billet de blog. «Si le président de Nestlé avait lu mon papier avec plus d’attention, il aurait noté que je ne mettais pas en cause la qualité de ses produits, mais que je regrettais que l’association [l’Ania (Association Nationale des Industriels Alimentaires), ndlr] qu’il défend aujourd’hui ne se soit pas impliquée dans cette affaire du fipronil dès le début.» Il pointe notamment le manque d’informations de la part de l’association auprès des magasins des distributeurs qui doivent retirer des produits concernés par la contamination au fipronil. Pour Michel-Édouard Leclerc, «l’Ania n’est qu’un lobby économique au service de la seule rentabilité de ses membres», souligne le distributeur breton.

Etats-Unis : doute sur l’augmentation des taux

Etats-Unis : doute sur l’augmentation des taux  

Il est de plus en plus vraisemblable que la FED  ne relèvera pas ses taux en 2017 en raison d’une part de la très faible inflation mais aussi des interrogations sur la vigueur de la croissance. Une inflation faible et un marché du travail vigoureux aux Etats-Unis permettent à la Réserve fédérale d’être « patiente » sur la date de la prochaine hausse de taux, a déclaré vendredi l’un des gouverneurs de la banque centrale, Jerome Powell. « L’inflation est légèrement inférieure à l’objectif et c’est une sorte de mystère », a dit le gouverneur, qui était à la conférence annuelle de Jackson Hole, dans le Wyoming, à CNBC. « Il est trop tôt pour prendre des décisions concernant des réunions spécifiques ou de relever ou non les taux mais je crois que nous sommes en mesure – si nous continuons à constater une forte croissance et un marché du travail vigoureux – nous sommes en mesure d’être un peu patient », a-t-il ajouté. La faible inflation constatée aux États-Unis fait donc douter de la croissance et même de la pertinence du processus en cours concernant la remontée des taux par la Fed. Le Fmi avait d’ailleurs anticipé le tassement de la croissance. Il a abaissé récemment  ses prévisions de croissance pour les Etats-Unis pour la première fois depuis l’élection de Donald Trump, pointant les incertitudes persistantes autour de son plan de relance économique. Le Fonds monétaire international estime ainsi que le produit intérieur brut (PIB) américain avancera de seulement 2,1% cette année et en 2018 alors qu’il prévoyait respectivement 2,3% et 2,5% en avril, selon son nouveau rapport annuel sur les Etats-Unis. « Cela reflète pour une large part l’incertitude sur les mesures macro-économiques qui seront mises en place dans les prochains mois », explique le Fonds. En 2019, l’expansion devrait se tasser à 1,9%, très loin des 3% que le président américain assure pouvoir atteindre. Le FMI juge aussi que le modèle économique américain ne fonctionne plus « aussi bien » qu’il devrait, générant une croissance qui suscite trop d’inégalités. Depuis la crise financière de 2008, les Etats-Unis connaissent certes une expansion économique continue – la troisième plus longue depuis 1850 – mais qui s’est révélée « trop faible et trop inégale », estime le FMI. Comme de nombreux autres pays développés, l’économie américaine fait face à « des changements séculaires » allant des ruptures technologiques, qui demandent une forte adaptation des travailleurs, au vieillissement de la population. Ces changements ont un impact sur le niveau de vie des Américains. « Les revenus des ménages stagnent pour une grande partie de la population », note le Fonds, ajoutant que même si le taux de chômage ne devrait pas dépasser 4,3% en 2017 et 2018, « les offres d’emplois se détériorent pour nombre de travailleurs, trop découragés pour continuer à chercher du travail ». Le pays accuse aussi un des taux de pauvreté les plus élevés parmi les pays riches (13,5%).

 

Macron attaque la Pologne bille en tête

Macron attaque la Pologne bille en tête

Macron a certainement a raison de dénoncer anti européenne du gouvernement de la Pologne. Un gouvernement ultra conservateur qui s’assoit délibérément sur les valeurs de l’Europe notamment sur les principes de solidarité. On sait que la Pologne bénéficie très largement des subsides de l’union européenne mais en revanche, elle choisit de privilégier l’achat de ses équipements notamment militaires en dehors de l’Europe. Bref, la Pologne veut le beurre et l’argent du beurre. Non seulement elle refuse toute solidarité pour gérer la difficile question de l’immigration par contre  elle peut disposer de toutes libertés que les Polonais puissent travailler chez les autres européens. Il conviendrait de choisir soit le nationalisme, soit la solidarité et la discipline européenne. Macron  a bien fait de rappeler alors un pays qui visiblement a du mal à s’approprier le concept européen tant sur le plan économique que sur le plan social ou sociétal. . Interrogé sur l’hostilité de Varsovie, le président français s’est présenté en champion des valeurs européennes    Ce refus polonais “manifeste combien ce pays décide aujourd’hui de se mettre en marge de l’histoire, du présent et du futur de l’Europe”, a-t-il dit au côté du président bulgare, Roumen Radev, à Varna, dernière étape de sa tournée. “La Pologne n’est en rien ce qui définit le cap de l’Europe d’aujourd’hui, a fortiori de l’Europe de demain”, a-t-il ajouté, jugeant que “le peuple polonais mérite mieux que cela”. “L’Europe est un espace qui s’est créé sur des valeurs, un rapport à la démocratie et aux libertés publiques qu’enfreint aujourd’hui la Pologne”, a poursuivi Emmanuel Macron. Ces attaques ont été fraîchement accueillies en Pologne. “Peut-être ses propos arrogants sont-ils dus à son manque d’expérience”, a répliqué la Première ministre, qui visiblement a choisi l’attaque personnelle sans doute pour ne pas répondre sur le fond. Après l’accueil favorable des Premiers ministres tchèque et slovaque à ses demandes sur la directive et une réponse roumaine plus prudente, Emmanuel Macron s’est dit vendredi optimiste quant à la conclusion d’un accord proche de ses positions.  “Il y aura trois points essentiels à résoudre. Tout d’abord une durée raisonnable du détachement de longue durée : ça doit être moins que les 24 mois qu’on a proposés au début”, a dit Christian Kern le chancelier autrichien. “Nous sommes tous convaincus que le principe du même salaire pour le même travail doit être respecté” et prêts à accroître la collaboration en matière de contrôle des fraudes, a-t-il ajouté. A Bucarest jeudi, le président roumain, Klaus Iohannis, a déclaré que la directive devait être améliorée, sans dire s’il fallait le faire d’ici janvier et selon les termes du président français. La France souhaite limiter la durée du travail détaché à 12 mois sur une période de deux ans, et que toutes les périodes comptent. Elle veut aussi s’assurer que les travailleurs détachés perçoivent tous les éléments de rémunération obligatoires dans le pays d’accueil. Elle souhaite en outre renforcer la lutte contre la fraude et les abus, avec des sanctions effectives.

Démantèlement d’une éolienne jusqu’à 850 000 euros aux frais du propriétaire du terrain

Démantèlement d’une éolienne jusqu’à 850 000 euros aux frais du propriétaire du terrain

 

 

Un article d’Economie matin souligne le danger financier d’une éolienne pour le propriétaire du terrain. Les USA comptent 14 000 éoliennes abandonnées, information dans « AmericanThinker » à l’occasion des désastres environnementaux des gigantesques fermes éoliennes dévastées de Kamaoa,  de Tehachapi, et bien d’autres. Les sociétés qui les possédaient se sont évanouies. Les recherches de responsabilité sont difficiles ou impossibles.  Ce scandale encore peu connu arrive très vite en France car les techniques utilisées sont les mêmes chez nous, puisque ce sont très souvent de mêmes fonds de pension qui possèdent ces éoliennes. Les propriétaires ont loué leurs terrains aux promoteurs éoliens qui leur ont assuré tout prendre en charge et restituer le terrain « en l’état ». Des élus locaux et parfois des fonctionnaires ont aussi « rassuré » ces propriétaires aux côtés des promoteurs. Ils ignorent souvent que les éoliennes sont en fait revendues dès leur mise en service et simplement gérées par les promoteurs. Les promoteurs éoliens constituent  pour chaque projet des sociétés coquilles au capital minimum de quelques milliers d’euros dont les actionnaires changent au fil des années, selon des ramifications infinies en France et à l’étranger y compris dans les paradis fiscaux. La recherche de toute responsabilité en cas de problème risque de ne jamais aboutir. Alors que la finance n’hésite pas à abandonner des entreprises avec du personnel, il est encore plus facile d’abandonner des éoliennes. Les propriétaires subissent deux énormes menaces qui sont des bombes à retardement sur leur patrimoine et leur situation personnelle. Ils devraient faire relire leur bail par des experts ou des avocats indépendants avant qu’il ne soit trop tard. Les jurisprudences les menacent à chaque instant selon la règle « pollueur-payeur » qui frappe le propriétaire des terrains.

La plupart du temps les contrats de location de terrain signés avec les promoteurs éoliens l’ont été à l’amiable, sans la présence d’un expert indépendant ou d’une association agréée de consommateurs. Il existe d’ailleurs de nombreux doutes sur la légalité de ces opérations par rapport à la législation sur la vente à domicile par des professionnels rappelée par la DGCCRF. De nombreux baux risquent d’être non valables en cas de litige. Deux menaces importantes les concernent : tout d’abord la défaillance pure et simple de la société avec laquelle ils ont contracté, et donc des provisions de démantèlement qui les couvrent.  Malgré les dispositions légales contraignantes et le Code de Commerce, la plupart de ces sociétés ne publient même pas leurs comptes. De ce fait, il est souvent impossible de vérifier que les provisions légales de démantèlement sont constituées. Plusieurs défaillances sont déjà survenues. L’un des principaux promoteurs éoliens français ne vient il pas de faire l’objet d’une opération financière atypique sur son parc éolien, devenu la propriété majoritaire d’une curieuse banque égyptienne jusqu’ici inconnue en Europe, et tout cela géré depuis l’étranger ?

L’autre menace est dans les socles en béton dont les propriétaires restent à vie responsables Par un subterfuge, le démantèlement est prévu au ras du sol selon le Décret 2011-985 du 23 aout 2011. Mais cette astuce occulte les obligations bien plus importantes et réelles des articles L162-9 et suivants de la loi n° 2008-757 du 1er août 2008. Or chaque éolienne nécessite 2 à 3000 tonnes de béton souterrain, parfois plus. Ce béton et ses ferrailles sont d’importantes menaces de pollution ou de perturbation du sol et des nappes phréatiques. A la moindre alerte, à la moindre sommation, c’est donc le propriétaire du terrain et non le promoteur éolien, qui sera recherché, par exemple par la police de l’eau, par un syndicat intercommunal, ou par une association de protection de la nature. Et de toute façon il faudra restituer le site dans son état initial à la fin du bail. Le coût complet de démantèlement d’une éolienne est chiffré par les entreprises spécialisées de 650 à 850 000 €. Les sommes provisionnées, quand elles le sont, ne sont pas de ce niveau. Le coût d’enlèvement de leur socle en béton hautement ferraillé n’est pas inférieur à 250 000 €, et encore s’il n’y a pas de pollution par les huiles des éoliennes. Chaque éolienne contient 600 litres d’huiles industrielles dont plusieurs fuites ont été observées. Il suffit de dix litres d’huile pour polluer le sol en milieu naturel et atteindre un taux critique.

L’éolien a cessé d’être prioritaire dans les énergies renouvelables avec les leçons décevantes de l’expérience sur 10 ans. Désormais les taxes et les aides vont décliner avec la réforme intervenue en Europe et en France à partir de 2017.  Les tarifs de démarrage sont ramenés au niveau du marché, très inférieur, ainsi que vient de le confirmer le 20 avril 2017 une délibération de la Commission de Régulation de l’Energie. Bill Gates a confirmé au Financial Times qu’il doublait à 2 milliards ses investissements dans les énergies renouvelables mais qu’il excluait à présent tout investissement dans l’éolien, non efficace et non rentable. Malgré de gros investissements, son ami Warren Buffett a tout juste retrouvé sa mise dans l’éolien grâce à une défiscalisation massive mais avec un déficit industriel de 35%, et des subventions déjà fortement réduites sous Obama qui n’iront pas mieux avec Trump.  La Californie ou Hawaï sont envahis d’éoliennes rouillées abandonnées. L’Ecosse, ou l’Allemagne, figurent parmi les premiers pays face au casse-tête d’assumer une quantité très importante de déchets de pales d’éoliennes dans les dix prochaines années, car les pales ont une durée de vie limitée et deviennent cassantes. Les seuls déchets de plastique de pales d’éoliennes atteignent 225 000 tonnes par an au niveau mondial selon Scottish Natural Heritage et le département spécialisé des systèmes industriels de l’Université d’Iowa USA (2016). Personne n’avait pensé à ce bilan carbone calamiteux. En fait, les propriétaires ont hérité en pleine propriété des immenses socles en béton implantés dans leur terrain, sans les voir, et sans le savoir. De toute façon, même si le démantèlement atteint son terme, ce qui est très aléatoire et hypothétique pour de nombreux cas, l’enlèvement du socle béton restera à leur charge, soit 250 000 euros par éolienne. Les baux de location signés par les promoteurs ne le disent pas, la plupart du temps. A la moindre pollution, ce coût sera multiplié par trois. Si le promoteur fait défaillance et disparait, comme malheureusement on le prévoit pour un certain nombre, l’intégralité du coût de démantèlement des éoliennes sera à la charge du propriétaire…et de ses enfants… car alors, il faudra débourser de 650 000 à 850 000 € par éolienne… pour garder son terrain !

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poèmes-chansons-théâtre de l’auteur sur http://chansontroisiemeage.unblog.fr/

Moral des industriels au plus haut depuis 2007

 

L’indice du climat des affaires, calculé chaque mois par l’Insee en interrogeant près de 10.000 entreprises, a gagné 1 point en août, à 109 points. Sa progression est largement tirée par l’embellie que connaît l’industrie. En effet, la confiance des industriels s’est établie à 111 points, alors que la moyenne de long terme de cet indice est à 100. En un mois, elle a fait un bond de 3 points et se situe désormais à son plus haut niveau depuis décembre 2007. Cette hausse annonce un bon chiffre de croissance au troisième trimestre. Les économistes, y compris ceux de la Banque de France et de l’Insee, tablent sur croissance qui pourrait approcher 2%.

 

Monument historique : François Hollande veut « reconstruire » le PS

Monument historique : François Hollande veut « reconstruire » le PS

 

Ce n’est évidemment pas un hasard si très récemment Hollande est sortie de sa réserve d’une part pour réhabiliter son bilan, d’autre part pour attaquer Macron en lui conseillant surtout l’immobilisme. La stratégie est surtout politicienne. François Hollande qui ne sait pas faire autre chose que de la politique et de retour. En fait,  il veut reconstruire l’PS, sorte de monument historique très délabré. On voit mal comment un architecte de la vieille école pourrait rebâtir une bâtisse un peu solide à moins d’utiliser les vieilles recettes qui consistent à obtenir le soutien de courants contradictoires grâce à des synthèses molles. Des synthèses qui permettent d’unifier les gauchistes, les sociaux démocrates et les libéraux. Une stratégie qui ne tient que dans l’opposition car sitôt confrontée aux réalités pouvoir ces contradictions explosent. Mais pour Hollande comme pour de nombreux autres caciques de la politique, peu importe ;  il sera toujours temps d’essayer de dépasser ces contradictions l’objectif premier et la conquête du pouvoir et même l’unique objet du projet. . Martine Pinville, ancienne secrétaire d’Etat au Commerce hollandaise convaincue, fait d’ailleurs peu de mystère des intentions de l’ancien chef de l’Etat: « Il prépare. Il veut reconstruire le parti pour qu’il puisse mieux répondre aux attentes des Français. » Quels Français ?

Du poulet McDo avec moins d’antibiotiques

Du poulet McDo avec moins d’antibiotiques

Il est clair qu’après avoir mangé un sandwich au poulet chez McDo il n’est pas utile de passer chez le pharmacien pour acheter sa dose d’antibiotiques. Ceci étant,  cette accoutumance aux antibiotiques rend les traitements médicaux de moins en moins efficaces. McDo prévoit donc de remplacer par un peu plus de ketchup la dose d’antibiotiques. On pourrait aussi conseiller à McDo de limiter et même de supprimer le cocktail de produits chimiques, alimentaires et médicamenteux infligés aux poulets par l’élevage industriel. Après avoir déjà pris des mesures semblables aux États-Unis, la chaîne de restauration rapide américaine McDonald’s compte « réduire » au cours des prochaines années le traitement aux antibiotiques des poulets qu’elle sert à travers le monde. « À partir de 2018, nous allons commencer à mettre en œuvre une nouvelle politique sur l’usage d’antibiotiques chez les poulets d’élevage sur l’ensemble des marchés mondiaux », a annoncé le groupe dans un communiqué.  Depuis l’an dernier, McDonald’s ne sert déjà plus de poulet élevé aux antibiotiques dans ses restaurants américains. Mais si le groupe annonce maintenant un plan à l’échelle mondiale, il est moins ambitieux qu’outre-Atlantique puisqu’il ne concerne que les antibiotiques à l’importance jugée la plus cruciale par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la médecine humaine. L’élevage intensif des volailles et l’augmentation du nombre de maladies a poussé les éleveurs à utiliser un nombre croissant d’antibiotiques pour éviter que des germes par contamination ne détruisent les élevages. Cet usage intensif a créé chez les volailles des germes qui présentent une antibiorésistance. En conséquence, ONG et organisations de santé estiment que l’utilisation d’antibiotiques, qui permet aussi à la viande de grossir plus vite, diminue l’effet des médicaments sur les consommateurs quand ils ont besoin d’en prendre.


Le «tout formation» inefficace contre le chômage ?

Le «tout formation» inefficace contre le chômage ?

 

France Stratégie, estime les plans massifs de formation ont eu peu de prise sur le chômage. Il faut d’abord préciser que le statut de France stratégie est un peu bizarre puisqu’il s’agit d’un organisme d’étude indépendant mais qui en fait dépend du  Premier ministre. Sur le fond maintenant on ne peut affirmer que les plans massifs de formation ne sont pas efficaces contre le chômage car tout dépend du contenu de cette formation. S’il  s’agit d’une formation bidon ou d’une formation uniquement théorique,  il est clair qu’il y ait des chances pour que les chômeurs ainsi formés soient mal adaptés au marché du travail. Certes François Hollande avait développé nombre de plans de formation mais dont l’objectif était surtout de faire baisser les statistiques du chômage et pas forcément de réinsérer ceux  qui cherchent  de l’emploi. La seule formation valable est celle qui articule des concepts théoriques avec une expérience dans l’entreprise. Par contre il est vrai que la course à la diplômite ne prépare pas forcément les étudiants  à s’insérer professionnellement. Il faut dire que l’université délivre nombre de diplômes plus ou moins ésotériques qui ne peuvent conduire qu’à un poste dans la fonction publique. L’élévation du niveau de diplôme «ont eu peu de prise sur le taux de chômage», constate France Stratégie dans un rapport publié jeudi, qui préconise d’abandonner le «tout formation». Le document rappelle que «les politiques en faveur de la formation professionnelle se sont multipliées» au cours des dernières décennies. Il cite à l’appui «les plans de formation des demandeurs d’emploi (plans 30.000, 100.000, 500.000), les préparations opérationnelles à l’emploi collectives ou individuelles (POE) ou encore les emplois d’avenir (EAV) pour les jeunes, qui intègrent une dimension de formation obligatoire». En France, «44% des travailleurs ont un niveau de diplôme qui ne correspond pas à l’emploi qu’ils occupent, 31% sont surqualifiés et 14% sont sous-qualifiés», constate France Stratégie. De plus, «42% des travailleurs ont une spécialité de formation qui ne correspond pas à l’emploi qu’ils occupent». En fait, la profession exercée est étroitement liée à la spécialité de formation pour seulement un emploi sur trois. Ces professions requièrent la possession d’une spécialité et d’un niveau de diplôme spécifique, par exemple en médecine ou en droit. Ce sont aussi des métiers traditionnels historiquement liés à l’artisanat (menuisier, plombier, boulanger) ou des emplois qui exigent des compétences techniques spécifiques (réparation automobile ou comptabilité).  Ainsi, il apparaît que la formation est le premier critère de recrutement pour «seulement 46% des entreprises, contre 60% pour l’expérience professionnelle ou 64% pour des compétences transversales comme la polyvalence ou la capacité d’adaptation», note le rapport. France Stratégie préconise donc de sortir de la logique du «tout formation» et invite les acteurs institutionnels -Régions, État, Pôle emploi, partenaires sociaux- à mieux prendre en compte «les spécificités des métiers et des secteurs d’activité

Après Hollande, Bayrou, l’autre vieux cacique, critique aussi Macron

Après Hollande, Bayrou,   l’autre vieux cacique,  critique aussi Macron

 

 

 

Sans doute aussi déçu que François Hollande d’avoir été écarté, le vieux cacique Bayrou se lâche contre Macron. lui aussi conseille  l’immobilisme et le corporatisme en critiquant l’impact de certaines mesures visant notamment les retraités, les fonctionnaires. Bref le retour de la politique politicienne et de l’ego érigé en projet politique. Bayrou ferait bien de se faire discret  qui voulait instaurer une morale en politique et qui s’est fait prendre la main dans le sac du détournement de fonds publics européens pour financer sa boutique. Certes Emmanuel Macon n’est pas sans reproche il ne peut être à l’abri de critiques pour autant on peut se demander quelle est la légitimité de vieux crocodiles comme Hollande et Bayrou. Pour Bayrou, le président devrait se méfier de l’impact de certaines mesures gouvernementales. François Bayrou relève également «l’atmosphère suscitée par la hausse de la CSG et, en même temps, certains avantages fiscaux pour les plus favorisés», en estimant que ces orientations ont «fâché une partie des retraités et des fonctionnaires». Et de tancer directement le pouvoir en place: «L’opinion ne voit pas clairement la direction, le but que l’on se fixe». Le seul ministre sur lequel il confie une appréciation positive est celui de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer. Selon lui, l’homme qui gère une boutique qu’il avait lui-même pilotée de 1993 à 1997 «s’en tire bien».

Retour aux méthodes classiques pour la lecture et le calcul (Jean-Michel Blanquer)

Retour aux méthodes classiques pour  la lecture et le calcul  (Jean-Michel Blanquer)

Retour à la méthode classique pour la lecture et le calcul après les dérives pédagogistes qui ont fait oublier l’orthographe et la grammaire. Ce que déclare le ministre de l’éducation «On s’appuiera sur une pédagogie explicite, de type syllabique, et non pas sur la méthode globale, dont tout le monde admet aujourd’hui qu’elle a des résultats tout sauf probants». «Nous mettrons en avant les méthodes d’apprentissage les plus efficaces en matière de lecture d’écriture et de calcul. Il faut que les professeurs dédient un temps important à ce qui sera demain le cœur de leur compétence».En clair, il va falloir réapprendre à épeler et orthographier correctement. Réapprendre aussi les tables de multiplication et faire des opérations (addition, soustraction, multiplication, division). Par ailleurs,  Jean-Michel Blanquer, multiplie les projets comme celui de réhabiliter les internats. «L’internat répond à un enjeu social fort. Il y a des réussites en éducation prioritaire, mais des facteurs extrascolaires – le sommeil, la nourriture, la vie de quartier – peuvent peser sur la trajectoire des élèves, parfois de manière décisive», explique-t-il. Jean-Michel Blanquer regrette le discours de «grandes voix de l’éducation» qui affirme que l’école actuelle est façonnée pour les élites. «Ce discours qu’on qualifiera d’égalitariste a surtout poussé à détruire des choses qui fonctionnaient parfaitement».

 

Avenir d’Europe-Ecologie-Les Verts : vers le néant

Avenir d’Europe-Ecologie-Les Verts : vers le néant

 

 

Alors que Europe écologie les Verts ne représentent plus qu’1 ou 2 % des électeurs (Hamon que leur candidat Yannick Jadot avait rejoint n’a pas dépassé 6,3 % des suffrages aux présidentielles), le parti écolo réaffirme son objectif de conquérir pouvoir. De quoi rire s’il ne fallait en pleurer tellement les écolos politisés ont discrédité la problématique écologique. Durant tout le quinquennat de François Hollande ils n’ont d’ailleurs cessé surtout d’exprimer des positions gauchistes en laissant presque de côté la problématique écologique. Ensuite ils se sont divisés les uns en se rapprochant des frondeurs socialistes, les autres en soutenant Hollande et enfin une  troisième partie a soutenu Emmanuel Macron lors des présidentielles.  le mouvement Europe écologie les Verts ne représentent à peu près plus rien, il a surtout été victime de ses dérives gauchistes. Il faut d’ailleurs se réjouir de la disparition de ce parti du paysage politique. En effet, un parti uniquement écologiste est une sorte d’anachronisme car la problématique de l’environnement doit être appropriée par tous les partis et une cohérence doit être recherchée entre les facteurs économiques, sociaux, sociétaux et environnementaux. Saucissonner  la problématique, c’est tomber  dans le simplisme, l’irréalisme et la démagogie. Pourtant EELV  a lancé sa grande réunion d’été à Dunkerque, avec une première journée consacrée en grande partie à l’avenir de l’écologie politique. Confronté à une baisse du nombre d’adhérents, et à des difficultés de trésorerie, le parti écologiste, qui a récemment du licencier cinq employés pour raisons économiques, a tenu à maintenir ses journées d’été. « Vous avez trois jours pour débattre, pendant que les militants socialistes sont privés d’universités, que les Républicains sont éclatés (…) et alors même le Front national a annulé son rendez-vous de rentrée », lance Marine Tondelier, élue municipale chargée de l’organisation des JDE.  « La France n’en as pas fini avec les écologistes promet le secrétaire national David Cormand sous les applaudissements. Son objectif, « passer d’un parti qui était avant tout lanceur d’alerte, à un parti qui s’organise pour conquérir le pouvoir ». !!!!

Chômage : « la baisse en juin grâce à moi » (Hollande)….Et la hausse en juillet ?

Chômage : « la baisse en juin grâce à moi » (Hollande)….Et la hausse en juillet ?

Il y a à peine deux jours, François Hollande s’attribuait les mérites de la baisse du chômage constaté en juin et d’ajouter que l’économie était désormais engagée sur des bases solides. Ils considéraient d’ailleurs qu’il n’était pas nécessaire de demander des efforts supplémentaires aux Français. Une attitude évidemment complètement irresponsable de la part de celui qui a laissé le pays dans un état lamentable. La question pourrait lui être posée de savoir s’il se sent ou non responsable de la hausse du chômage en juillet ! La réalité c’est que le nombre de chômeurs n’a  pas bougé un an et qu’il a même augmenté si l’on ajoute les autres catégories c’est-à-dire ceux  qui ont des petits boulots. Peu importe d’ailleurs à François Hollande dont ce n’est pas le véritable problème. Le vieux cheval de retour, comme Sarkozy, va tenter son come-back,  réunir ce qui reste des socialistes et ainsi continuer à faire ce qu’il sait faire, à savoir : de la politique politicienne. Pour le reste, il pourra vivre confortablement avec sa retraite de président de la république à laquelle s’ajoute celle de la Cour des Comptes institution dans laquelle il n’a d’ailleurs jamais mit les pieds. Pour François Hollande le chômeur est vraisemblablement un extra terrestre inconnu ce qui ne l’empêche nullement d’en parler à des fins politiques bien sûrs Il n’y a toujours pas d’inversion du chômage, la fameuse promesse de François Hollande , or le chômage de catégorie A n’a pratiquement pas bougé depuis Le chômage est reparti en nette hausse en juillet en France, repassant au-dessus du seuil de 3,5 millions d’inscrits à Pôle emploi en catégorie A pour la première fois depuis le mois de mars, selon les chiffres publiés jeudi par le ministère du Travail. En ajoutant les catégories B et C (personnes exerçant une activité réduite), le nombre d’inscrits à Pôle emploi a progressé de 1,1%, soit 58.800 personnes supplémentaires en un mois, inscrivant un nouveau record à 5.621.400 (5.926.100 en incluant les départements d’Outre-mer, en hausse de 1,0% sur un mois). La tendance est également à la hausse sur un an, avec une légère progression (+0,1%) du nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A et une augmentation bien plus franche du total des inscrits dans les catégories A, B et C (+3,1%).

Code du travail :Les PME confiantes

Les PME confiantes sur la réforme du Code du travail

La CPME est sortie satisfaite jeudi de sa dernière rencontre avec le directeur de cabinet de la ministre du Travail, estimant avoir remporté la bataille de la négociation directe au sein de l’entreprise, principal point de friction de la réforme du Code du travail. « Nous sommes relativement positifs à l’issue de cette réunion. On va encore rester sur nos gardes, mais la réforme semble aller dans le bon sens », a dit à Reuters Jean-Michel Pottier, le chef de la délégation de la Confédération des PME (CPME), organisation patronale des petites et moyennes entreprises. Des points clés de la réforme du Code du travail sont encore en suspens, faisant craindre aux organisations syndicales que les entreprises soient autorisées à discuter directement avec leurs salariés, sans plus passer par l’intermédiaire d’un délégué syndical. A l’heure actuelle, cette négociation directe, impossible dans les grandes entreprises, ne peut avoir lieu que dans des entreprises de moins de 50 salariés, en l’absence de délégué syndical ou de représentant syndical mandaté. Pour Jean-Michel Pottier, « on va véritablement dans ce sens » d’une négociation directe quelle que soit la taille de l’entreprise et cela « permettrait d’ouvrir le robinet du dialogue social ». Officiellement, le ministère du Travail n’a émis cette possibilité que dans le cas des entreprises de moins de 50 salariés, ce à quoi FO et la CFTC, entre autres, semblent ouvertes. Le représentant de la CPME émet en revanche des réserves au sujet de la hausse des indemnités légales de licenciement, qui serait de 25%, selon ce qu’a révélé la CFDT après sa rencontre mercredi.

 

« Les Français détestent les réformes », Pourquoi ?

« Les Français détestent les réformes », Pourquoi ?

Dans une récente déclaration Macron a déclaré « la France n’est pas réformable ». Un constat juste mais qu’il convient d’expliquer. Plusieurs facteurs explicatifs, le principal étant lié au manque de connaissances économiques et financières des Français ; ce que montre une étude de l’assureur Allianz. Dans cette étude,  sur un échantillon de 19 pays, la France occupe la 19e position dans ce domaine.  « Beaucoup ont essayé de réformer] et n’y ont pas réussi, car les Français détestent les réformes. Dès qu’on peut éviter les réformes, on le fait», a-t-il commenté devant la communauté française de Bucarest, lors d’une visite en Roumanie. L’économie et la finance sont assez étrangers aux Français en général et à leurs dirigeants en particulier aussi bien les dirigeants nationaux que les dirigeants locaux qui sont tous drogués à la dépense publique. La formation à l’économie n’occupe qu’une place très marginale dans les programmes scolaires et universitaires voire même dans les écoles d’ingénieurs. A cela s’ajoute l’incurie de nombre de syndicats qui ce réfugient  dans le corporatisme pour n’avoir pas à aborder les réalités socià-économiques. Même certaines entreprises, PME en général,   souffrent d’un manque de rigueur en matière de gestion. Du coup cette insuffisance permet de donner une légitimité apparente à n’importe quel discours démagogique. Une situation qui a largement contribué à l’endettement record aussi bien de l’État que des collectivités locales. Nourri au lait de l’étatisme qui traverse à peu près toutes les formations politiques de droite, de gauche, d’extrême droite et d’extrême-gauche les Français comptent en permanence sur le Dieu Etat pour boucher tous les trous : celui du manque de compétitivité, celui du manque de productivité, celui  des retraites, de l’assurances-chômage, de la sécu et autres déséquilibres. De  ce fait,  la France cumule trois handicaps majeurs d’abord un déséquilibre de sa balance commerciale avec un déficit annuel de l’ordre de 50 milliards pour 300 milliards d’excédents pour l’Allemagne ; ensuite un record de prélèvements obligatoires qui plombe l’économie et un endettement record de plus de 2000 milliards qui représentent environ 33 000 € par Français. C’est cette problématique là que Macron doit évoquer ;  c’est son rôle et c’est à partir de cette analyse qu’il pourra donner une crédibilité à sa vision. Avant toute réforme, avant même toute perspective d’avenir à long terme on ne serait faire l’impasse sur l’analyse des réalités. Le travail pédagogique est immense. Il incombe en premier à Macron. De ce point de vue, l’étude de l’assureur alliance révèle des résultats inquiétants pour le pays. Selon la dernière étude de l’assureur Allianz, « Argent, culture financière et risques à l’ère digitale », les Français arrivent les derniers du classement de dix pays européens en matière de connaissances financières un seul exemple concernant la question sur l’inflation et les taux d’intérêt. « Un peu moins de la moitié des personnes interrogées en France ont répondu correctement aux deux questions de culture financière portant sur les principes d’inflation et de taux d’intérêt et seulement 9 % d’entre eux ont été en mesure d’identifier les bonnes réponses aux trois questions portant sur les concepts relatifs aux risques financiers. » En tête du classement figurent l’Autriche, l’Allemagne et la Suisse. Mais la France est dernière des dix pays européens interrogés, après le Portugal et l’Italie. « Un peu moins de la moitié des personnes interrogées en France ont répondu correctement aux deux questions de culture financière portant sur les principes d’inflation et de taux d’intérêt et seulement 9 % d’entre eux ont été en mesure d’identifier les bonnes réponses aux trois questions portant sur les concepts relatifs aux risques financiers. »

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