Dieselgate : un lampiste de Volkswagen durement condamné

Dieselgate : un lampiste de Volkswagen durement condamné

 Comme d’autres groupes allemands, Volkswagen a désigné un nouveau lampiste rendu responsable du scandale des logiciels visant à réduire les émissions polluantes lors des contrôles. Comme si quelques techniciens pouvaient être uniquement rendus responsables d’une pratique érigée en véritable stratégie chez Volkswagen, comme chez Mercedes et bien d’autres. Aux États-Unis comme en Allemagne tente donc de circonscrire la responsabilité autour de quelques poilus car cette affaire risque de coûter une vingtaine de milliards au groupe. Nombre  de constructeurs ont installé des logiciels afin de limiter l’ampleur des émissions polluantes lors des contrôles. Mercedes est aussi dans l’œil de la justice mais comme Volkswagen,  Ford aux États-Unis, Mercedes a décidé de s’en tirer en désignant des boucs émissaires. En fait on accuse un ou deux techniciens qui seraient seuls responsables de la manipulation alors que de toute évidence la direction non seulement était  au courant mais a encouragé le système truqueur. D’une certaine manière c’est le système classique de défense des grandes sociétés comme par exemple la Société générale qui a désigné un lampiste Jérôme Kerviel comme responsable de toutes les dérives spéculatives. Un système de défense évidemment scandaleux qui bénéficie en outre de la complicité de la justice qui accepte de faire porter le chapeau à quelques individus quand toutes les directions sont en réalité impliquées  Les constructeurs automobiles ont en fait misé une ambiguïté du droit européen pour neutraliser les systèmes à basse température. Dès lors, les ingénieurs ont dû installer un logiciel afin d’enclencher ou non les systèmes de dépollution, ce qui n’est pas sans rappeler la triche fomentée par le groupe Volkswagen. À ceci près que dans ce dernier cas, le logiciel servait à activer les systèmes de dépollution uniquement en cas de contrôle extérieur. « L’entreprise de Stuttgart aurait pendant presque une décennie, de 2008 à 2016, vendu en Europe et aux États-Unis des voitures avec un niveau d’émissions polluantes élevé et non autorisé », écrit le quotidien Süddeutsche Zeitung, qui a collaboré avec les chaînes régionales NDR et WDR. Quelque lampiste vont payer et notamment un  ex-ingénieur de Volkswagen, James Liang, a été condamné vendredi par un tribunal de Detroit à 40 mois de prison et 200.000 dollars d’amende pour son rôle dans le « Dieselgate », a-t-on indiqué de source judiciaire à l’AFP. Après sa libération, il sera également soumis à un régime de liberté surveillée pendant deux ans et pourra en outre être expulsé vers l’Allemagne, a-t-on précisé de même source. James Liang, 63 ans, avait plaidé coupable en septembre et encourait une peine maximale de 5 ans de prison et 250.000 dollars d’amende. Mais comme il avait choisi de coopérer avec la justice américaine dans l’enquête, l’accusation n’avait requis que trois ans de prison et 20.000 dollars d’amende. Au total, sept dirigeants et ingénieurs de VW ont été inculpés aux Etats-Unis. James Liang, qui est le premier à être condamné, avait été basé en tant qu’ingénieur de 1983 à 2008 à Wolfsburg, le siège de VW en Allemagne, où il travaillait au département en charge du développement du diesel.

 

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