Mondiaux d’athlétisme : toujours le dopage

 

Mondiaux d’athlétisme : toujours le dopage

Depuis la mise en place de contrôles antidopages hors compétition (1989) et le programme de localisation des athlètes (1997), on parle moins de dopage qui malheureusement n’a pas disparu mais a évolué. Les mondiaux d’athlétisme constitue un magnifique spectacle, pour les amoureux du  sport (aimer c’est bien, en faire c’est encore mieux !). Cependant  l’argent bien entendu continue de polluer le sport et en particulier l’athlétisme de haut niveau. Un peu acculé du fait de sa politique laxiste, le président de la fédération internationale avait  été contraint de durcir ses positions en particulier à l’égard de plusieurs pays très tolérants dans ce domaine. L’IAAF, la Fédération internationale d’athlétisme a donc dévoilé la liste des mauvais élèves en matière de dopage. Selon son président, Sébastian Coe, « il y a cinq pays en situation très critique«. Et il y a parmi eux des grandes nations de l’athlétisme, comme l’Ethiopie et le Kenya. Viennent s’y ajouter le Maroc, l’Ukraine et la Biélorussie.  Ces pays sont affectés à « différents degrés«, nuance Sebastian Coe. Le Maroc et l’Ethiopie doivent revoir « de toute urgence » leur politique antidopage. Il faut plus de tests, pendant et hors des compétitions. Quant au Kenya, l’Ukraine et la Biélorussie, ils sont simplement sommés de « renforcer » leur programme. Cette annonce reste symbolique. La Fédération n’a pas pris de sanction immédiate, et parle plutôt d’un « rappel à l’ordre«.  La Russie, elle, a déjà dépassé ce stade. Elle a été provisoirement suspendue en novembre dernier suite à la publication d’un rapport de l’Agence mondiale antidopage.  Du coup les athlètes russe participent aux mondiaux à titre individuel. Mais le mal est très profond il concerne les stars mai aussi nombre de modestes amateurs y compris en France ; les techniques de dopage évoluent avec les contrôles. Pour se rassurer, on cite ceux qui ont été pris le nez dans le doping comme les russes (plus généralement les ex pays de l’Est) ou encore la discipline du poids.  L’actuel détenteur du record du monde, l’Américain Randy Barnes avec 23,12 m (établi en mai 1990) a été pris plusieurs fois par la patrouille antidopage. Confondu pour la première fois en août 1990 à Malmö (Suède) pour des traces de méthyltestostérone, un stéroïde anabolisant, il est de nouveau testé positivement en avril 1996 à un complément alimentaire interdit, avant d’être banni à vie de toute compétition officielle en 1998. Le record du monde établi en 1987 par la Soviétique Natalia Lissovskaïa à 22,63 m – pas très loin du record masculin à 23,12 mais une masse plus faible à lancer, 4 kg contre 7,260 kg – fait partie des plus anciens de l’athlétisme tous sexes confondus, et semble aujourd’hui imbattable.

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