Chômage : pas vraiment une baisse

Chômage : pas vraiment une baisse

 

 

En dépit des 11 000 chômeurs en moins de catégorie A enregistrés en juin, le chômage ne baisse pas vraiment en France. D’abord parce que 11 000 chômeurs sur ,5 millions  représentent une évolution marginale. Ensuite parce qu’il est de tradition que les chômeurs s’inscrivent moins à pôle emploi pendant les vacances d’été. Enfin parce que les évolutions observées uniquement par mois n’ont pas beaucoup de signification. Seule l’observation sur longue période présente un caractère de pertinence. De ce point de vue,  on observe depuis un an une très légère baisse de 1 % des chômeurs de catégorie A la croissance des chômeurs ayant des petits boulots. L’évolution du chômage et conforme à l’environnement économique. La croissance demeure encore trop faible pour faire diminuer de manière significative le chômage. Certes la conjoncture s’améliore un peu, surtout la confiance des patrons mais pas au point de les décider à procéder à des embauches importantes. Les incertitudes sont encore trop grandes tant  au plan international au plan national ;  pas étonnant si on constate une diminution de seulement 0,3 % du nombre  de chômeurs de catégorie a en juin ; ce  nombre d’inscrits à Pôle emploi de catégorie A (sans aucune activité) a reculé de 10.900 le mois dernier pour s’établir à 3.483.200. Mais en ajoutant les catégories B et C (personnes exerçant une activité réduite), le nombre d’inscrits à Pôle Emploi tenus de rechercher un emploi, même s’il n’a pas enregistré d’évolution significative (1.800 personnes supplémentaires en juin), a malgré tout inscrit un nouveau record, à 5.562.600 (5.865.700 en incluant les départements d’Outre-mer, également stable sur un mois). Sur un an, le nombre de demandeurs de catégorie A en France métropolitaine recule de 1,0% tandis que le total des inscrits dans les catégories A, B et C augmente de 2,2%. Malgré une évolution en dents de scie, le nombre d’inscrits à Pôle emploi a reflué en 2016, les effectifs diminuant de plus de 100.000 personnes non seulement pour la seule catégorie A, mais aussi pour les catégories A, B et C associées. Mais sur les six premiers mois de l’année, les effectifs de la catégorie A ont progressé de 16.100 personnes et ceux de l’ensemble des chômeurs tenus de rechercher un emploi (catégories A, B et C) ont augmenté de près de 100.000 personnes et ont donc quasiment effacé le recul de l’an dernier. A la différence de l’évolution irrégulière du nombre d’inscrits à Pôle emploi, le taux de chômage calculé par l’Insee selon les critères du Bureau international du travail (BIT), qui permet les comparaisons internationales, est orienté à la baisse depuis le printemps 2015. Pour les trois premiers mois de 2017, il s’est établi à 9,3% de la population active en France métropolitaine et à 9,9% en incluant les départements d’Outre-mer, au plus bas depuis l’automne 2012. Les chiffres du deuxième trimestre seront publiés le 17 août.

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