Archive mensuelle de juin 2017

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Endettement mondial: risque d’éclatement ?

  • Endettement mondial: risque d’éclatement ?
  • Avec la remontée de l’inflation vers 2018 mais plus surement en 2019, la bulle de l’endettement comporte des risques accrus d’éclatement. En tout, le monde accumule presque 62.000 milliards de dollars de dette publique. Pour atténuer au maximum les effets de la crise financière de 2008, les Banques centrales des plus grandes puissances du monde (la Réserve fédérale américaine, la Banque centrale européenne, la Banque d’Angleterre et la Banque du Japon), ont fait chuter leur taux directeurs, pour relancer la machine du crédit et soutenir la croissance mondiale. Si bien qu’aujourd’hui, les taux sont sinon proches de zéro (États-Unis, Canada, Royaume-Uni, Israël, Danemark), carrément nuls (les 19 pays membres de la zone euro et le Japon) voire… négatifs (Suisse et Suède).Prudemment, la FED a cependant augmenté ses taux …en attendant la suite et surtout la politique de Trump.  Le fonds monétaire international s’inquiète à juste titre de l’emballement de la dette mondiale qui atteint un record historique Une dette de l’ordre de 200 000 milliards. En excluant le secteur financier, l’endettement global s’élevait fin 2015 à 152.000 milliards de dollars, soit 225% du produit intérieur mondial exprimé en nominal, selon un nouveau rapport publié par le Fonds. On se demande bien pourquoi le fonds monétaire international exclut un secteur financier aujourd’hui en danger du fait de ses investissements spéculatifs. Les politiques monétaires et budgétaires ont montré leurs limites pour réduire la bulle de ses dettes qui présentent un sérieux risque d’éclatement. D’après l’économiste allemand Claus Vogt, auteur du livre « The Global Debt Trap », « La situation actuelle est bien pire que celle de 2000 ou 2007, et avec des taux d’intérêt proches de zéro, les banques centrales ont déjà épuisé leurs munitions. De plus, l’endettement total, en particulier celui des gouvernements, est bien plus élevé qu’il ne l’a jamais été ». « Lorsque la confiance dans la Réserve fédérale, la Banque centrale européenne et les institutions similaires ailleurs commencera à disparaître, il y aura un exode massif hors des marchés d’actions et d’obligations. Je pense que nous sommes très proches de ce moment clé de l’histoire financière », ajoute-t-il. Mais pour le moment, les marchés actions poursuivent leur envolée, et des sociétés de l’Internet qui n’existaient même pas il y a 10 ans sont supposées valoir des milliards de dollars, alors qu’elles ne réalisent parfois aucun bénéfice. L’exemple le plus significatif étant sans doute Uber en déficit chronique mais  valorisée à 65 milliards mais cependant protégé parce que non côté en bourse.  De nos jours, Wall Street récompense même les entreprises qui enregistrent régulièrement des pertes conséquentes. Le réveil sera dur, prédit Snyder. Il pense que nous nous dirigeons vers le plus grand krach financier de tous les temps. « 199.000 milliards de dollars de dettes sont sur le point de s’effondrer, et chaque homme, femme ou enfant de cette planète éprouvera la douleur de ce désastre », conclut-il. Ce que dit d’une autre manière le FMI « De hauts niveaux de dette sont coûteux parce qu’ils conduisent souvent à des récessions financières qui sont plus marquées et plus longues que les récessions normales », a estimé Vitor Gaspar, directeur du département des affaires budgétaires au FMI. Cette flambée de l’endettement tient principalement au secteur privé, qui a profité à plein de l’ère de « l’argent pas cher » alimentée par les politiques monétaires ultra-accommodantes des grandes banques centrales. Sur fond de croissance atone, cet endettement se révèle toutefois aujourd’hui un lourd handicap pour de nombreuses entreprises, notamment en Chine. « Une dette privée excessive constitue un grand frein à la reprise mondiale et un risque pour la stabilité financière », a estimé Victor Gaspar. Les pays ont également vu leur dette publique gonfler et souffrent eux aussi de la conjoncture économique morose, qui les empêche de réduire ce fardeau, souligne le FMI. La dette du Japon devrait ainsi atteindre 250% de son produit intérieur brut cette année, celle de la Grèce 183% tandis que celle de la France devrait frôler les 100%, selon les nouvelles projections du FMI.  Selon les chiffres de l’Insee dévoilés cette semaine, la dette publique française s’établit à 2148 milliards d’euros à la fin de 2016. Rapportée à la richesse nationale, cette dette de l’ensemble des administrations publiques, mesurée selon les critères de Maastricht, atteint 98,4% du PIB. La dette publique correspond à la somme des soldes des comptes publics enregistrés chaque année par un État. Or la France n’a pas affiché une seule année budgétaire positive depuis… 1975! Voilà donc bientôt 41 années consécutives que la dette publique française file de record en record. Le risque central étant que le monde s’installe dans une croissance molle pour très longtemps.

Elections : l’arnaque des partis antisystème

Elections : l’arnaque des partis antisystème

 

Face au discrédit qui touche les organisations politiques désormais il est de bon ton pour les partis  de se présenter avec des vertus anti systèmes. Un concept qui n’a évidemment aucun sens, une proclamation entièrement gratuite tant qu’elle n’est pas approfondie et vérifiée. De quels systèmes parle-t-on ?  Du système social, économique, financier ou politique ? Quand on examine la sociologie des principaux candidats notamment en France on constate que pratiquement tous appartiennent aux classes aisées voir même très  aisées (témoin par exemple le nombre de ministres du gouvernement socialiste  soumis à l’impôt sur la fortune). Il y a donc une continuité sociologique : les classes sociales supérieures dominent et de très loin le paysage électoral. Pas forcément pour des questions de compétence, d’intelligence ou de courage. Simplement parce qu’en France notamment la démocratie demeure virtuelle en tout cas néandertalienne. La France vit sous le régime d’une monarchie républicaine avec des déclinaisons dans les baronnies locales. La richesse des candidats constitue un argument favorable au recueil des voix. Le paradoxe est évidemment quand des candidats ultra riches se déclarent représentant des moins favorisés voir des opprimés.  Cela évidemment  pas avec un discours argumenté économiquement mais avec des explications simplistes en forme de slogan qui désigne des boucs émissaires comme responsable des discriminations et de la pauvreté. Le plus bel exemple récent étant évidemment le milliardaire Trump qui a réussi avec sa dialectique  populiste contradictoire à être considéré comme un candidat anti système. Un candidat qui a pourtant multiplié les relations plus ou moins sulfureuses avec les élus pour étendre dans l’immobilier l’empire hérité de son père. En France, Marine Le Pen, héritière également, fait aussi parti de ces millionnaires qui se veulent représentatifs des gens « d’en bas ». Dans la droite classique on ne trouve guère non plus de miséreux. Socialement donc la plupart des candidats dit  anti système sont bien les produits d’un processus de reproduction de la richesse des nantis. Des liens évidents existent souvent entre la dimension sociale et la dimension économique. Nombre de candidats anti système entretiennent en fait des liens douteux avec le monde économique. Soit pour recueillir des fonds nécessaires au financement de la campagne et –ou pour  en fait servir les intérêts particuliers de secteurs ou de groupes économiques. En cause notamment des modalités de financement d’une campagne électorale avec souvent un ticket d’entrée financier dans les baronnies locales et une enveloppe minimale de 20 à 50 millions pour une campagne présidentielle. Au-delà de l’enjeu financier, le soutien des forces économiques dominantes constitue aussi un appui utile voire indispensable. Avec Macron, nombre de candidats ne sont pas des professionnels de la politique (environ une moitié), reste à savoir s’ils conserveront leur indépendance longtemps et si la logique d’appareil  ne les transformera pas en apparatchiks au bout d’un certain nombre d’années. Il sera intéressant de vérifier si ces élus, issus de la  socité civiles,  résistent mieux que les caciques à la logique de professionnalisation de la politique.

 

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Les hausses des péages prévues excessives selon le régulateur (Arafer)

Les hausses des péages prévues excessives selon le régulateur (Arafer)

 

Le régulateur des activités ferroviaires et routières a recommandé lundi de réviser les projets de modification de sept contrats de concession autoroutiers, estimant que les hausses de péage envisagées en contrepartie d’investissement sont trop importantes. Des hausses de péages pour financer un plan d’investissement de 800 millions d’euros. Les augmentations de tarifs de péage prévues pour financer euros «excèdent le juste niveau qu’il serait légitime de faire supporter aux usagers », estime l’Arafer dans un communiqué. Le régulateur considère « que le niveau de rémunération des sociétés concessionnaires devrait être plus conforme aux risques supportés ». L’Arafer « recommande par conséquent une révision des projets d’avenants avant toute éventuelle signature ». Un plan signé en janvier. Le régulateur rendait son avis sur sept projets d’avenants aux contrats de concession entre l’Etat et les sociétés APRR, Area, ASF, Escota, Cofiroute, Sanef et SAPN, intégrant le nouveau plan d’investissement autoroutier annoncé en janvier. L’Arafer doit être obligatoirement consulté pour avis en cas de projet d’avenant à un contrat existant, dès lors qu’il prévoit une modification des tarifs des péages ou de la durée de la concession. Le plan d’investissement autoroutier de janvier comporte 57 opérations. Les investissements sont « essentiellement financés par des hausses de péage », relève l’Arafer. Ces hausses sont comprises entre 0,1% et 0,4% par an sur les années 2019, 2020 et 2021. Le programme est aussi financé par des subventions de collectivités locales, à hauteur de 220 millions d’euros. L’Arafer juge notamment qu’il n’est « pas justifié » de faire supporter par l’usager le financement de 23 opérations, soit environ un tiers du coût total. Selon l’autorité de régulation, soit ces projets correspondent à « des obligations déjà prévues dans les contrats », soit il n’est « pas établi qu’ils sont strictement nécessaires ou utiles à l’exploitation de l’autoroute ». Le principe du financement par l’usager « apparaît justifié et démontré » pour des opérations représentant 54% du total des investissements, dit également l’Arafer.

 

 

Qui est riche ? Quel seuil de revenus

Qui est riche ? Quel seuil de revenus

Selon un sondage YouGov. 58% considèrent qu’une personne est « riche » lorsqu’elle gagne entre 5000 et 6999 euros net par mois. Il est également intéressant de regarder le score par tranche de revenus. Ainsi, près d’un Français sur 10 (9%) considère qu’on est riche quand on gagne entre 1500 et 2999 euros. À l’opposé, un Français sur quatre fixe le seuil à 10.000 euros. Et 6% des Français n’arrivent tout simplement pas à répondre à la question.  » Niveau de richesse » est à mettre en perspective avec le salaire moyen en France. Un salaire net moyen de 1722 €. Et 2125 € comme salaire net moyen mensuel en équivalent à plein temps. Le Salaire moyen est à distinguer du salaire médian lequel divise la population en deux. Les cadres gagnent en moyenne trois fois plus que les ouvriers : 41.200 euros pour les premiers contre 13.800 euros pour les ouvriers et employés. Si ce montant annuel est inférieur au Smic sur un an, c’est que le poids des CDD est très sensible dans cette catégorie de salariés. Il s’agit comme toujours dans ces comparaisons de moyennes. Elles masquent des disparités parfois importantes entre les activités, les statuts professionnels, les âges et les sexes. L’écart de salaire en être les hommes et les femmes restent toujours aussi fort. On en parle beaucoup. Mais sur le terrain, les choses bougent moins vite que la fermeté des déclarations de nos patrons et de nos responsables le laissent penser. Tous statuts confondus, les femmes gagnent de 19 à 22% de moins que leurs homologues. Le revenu salarial des diplômés de niveau Bac+3 ou plus est le double de celui des salariés de niveau inférieur au Bac.  Le revenu salarial varie davantage parmi les salariés les moins diplômés que parmi les plus diplômés, en particulier dans la moitié basse de l’échelle salariale. En revanche, comme pour les cadres, la dispersion dans la moitié haute de l’échelle est plus élevée chez les salariés les plus diplômés.

Moscovici : attention aux 3% de déficit !

Moscovici : attention aux 3% de déficit !

 

Un rappel finalement savoureux de la part du commissaire européen Moscovici. Ce commissaire qui a été un bien transparent ministre de l’économie de la France rappelle à Macron  l’impérative nécessité de ne pas dépasser 3 % de déficit par rapport au PIB. Notons que la France n’a jamais été capable de passer sous cette barre fatidique de 3 % quand Moscovici occupait les fonctions de gestion de finances françaises.  rappelons pour mémoire que ce sont des Français qui ont inventé ce concept de 3 %, un concept dont ils ont rarement tenu compte. Pourquoi 3 % personne n’en sait rien, ce qui est sûr c’est que dans toute gestion l’équilibre au moins à terme doit être atteint. Peut-être Moscovici veut-elle veut-il faire oublier à la commission qu’il est français et qu’il a même été un mauvais ministre de l’économie. D’où les recommandations un peu surréaliste de la part d’un ancien mauvais élève de l’Europe « Ce qu’on attend de la France, c’est qu’elle fasse les réformes pour être plus compétitive, qu’elle soit solide sur ses finances publiques et ait une force de proposition dans les institutions européennes. » La Commission européenne a en effet souhaité insister sur la nécessité, pour la France de maintenir son déficit public en dessous de la barre des 3%. Dans des prévisions semestrielles publiées le 9 juin, la Banque de France anticipe un déficit public à 3,1% du PIB cette année après 3,4% en 2016, alors que la France s’est engagée à le ramener sous la barre des 3% en 2017. « Dès lors qu’on est proche des 3%, il faut les faire, c’est jouable, il existe les techniques budgétaires pour les faire. [...] C’est dans l’intérêt du pays, de sa crédibilité économique et de sa crédibilité politique d’être conforme à ses engagements. » Et d’ajouter: « c’est en 2018 qu’on constatera si la France est ou pas sortie de la procédure des déficits excessifs. » Pour parvenir à ces objectifs, le commissaire européen s’est montré plus encourageant qu’avec le précédent quinquennat, notant que la France n’aurait pas besoin pour autant d’alourdir la pression fiscale, comme ce fut le cas au début du précédent quinquennat. « On n’a pas besoin, me semble-t-il, (…) de faire un coup de pression fiscale comme nous avons été obligés de faire en 2012 pour être dans les clous. C’est aussi ce qu’a annoncé le Premier ministre, qu’il n’y aurait pas de loi de finance rectificative. Je pense que c’est sans doute sage. »

De nouveaux ministres Républicains pour fracturer la droite

De nouveaux ministres Républicains pour fracturer la droite

 

Macron entend faire exploser le système politique et les partis politiques qui le composent. Il a évidemment réussi avec le parti socialiste non seulement réduit à pas grand-chose mais maintenant condamné à disparaître. Certes la Refondation socialiste est toujours possible mais pour Hamon et les frondeurs l’espace des gauchistes est déjà occupé par les insoumis. Du coup certains anciens socialistes de la gauche radicale pourraient rejoindre Mélenchon. D’autres pourraient essayer de sauver la vieille maison socialiste autour de Hamon, Aubry ou encore Hidalgo, Philippetti et Belkacem. Mais cette vieille maison ne représentera pas grand-chose en termes d’audience. C’est un peu la même problématique pour les sociaux libéraux socialistes. Le terrain qu’ils entendent occuper est déjà largement pris par Macron et son mouvement en marche.  ce qui est certain c’est que ces deux tendances sont devenues complètement incompatibles. Deux groupes parlementaires d’origine socialiste pourraient coexister dans la nouvelle assemblée. Il pourrait en être de même du côté des républicains surtout si Macon réussit une nouvelle manœuvre pour débaucher de nouveaux  responsables de la droite  et en faire des ministres et secrétaires d’État. Il suffirait qu’il recrute  encore trois ou quatre députés des républicains pour encourager la aussi la scission et la création de deux groupes parlementaires non seulement à l’Assemblée nationale mais aussi au Sénat. Chez les républicains aussi les deux grandes tendances deviennent de plus en plus difficilement conciliables. La réalité c’est que certains sont proches de Macron et d’autres proches du Front National. Il y a d’un côté les souverainistes étatistes et de l’autre les libéraux européens.  Il y a les « constructifs », ceux qui veulent accorder la confiance à Edouard Philippe et soutenir la politique d’Emmanuel Macron. On retrouve là des personnalités comme les députés Thierry Solère, Franck Riester, Pierre-Yves Bournazel et le sénateur Jean-Pierre Raffarin. Ce camp « macroncompatible » veut donner sa chance à la nouvelle majorité et soutenir certains de ses projets, telle la réforme du Code du travail. Il y a les tenants d’une ligne « dure » qui ne veulent pas se voir « dilués » dans la majorité présidentielle et qui souhaitent s’opposer au gouvernement et ne voteront pas la confiance à Edouard Philippe, lui-même issu des rangs LR. = – le remaniement attendu du gouvernement pourrait être une bonne occasion pour Emmanuel Macron de « séduire » de nouvelles personnalités LR -, et de faire éclater la droite.

 

Davantage de Britanniques veulent la nationalité française

Davantage de  Britanniques veulent la nationalité française

 

Nombre d’expatriés britanniques s’inquiètent  de leur situation d’après brexit, parmi eux certains demandent même la nationalité du pays où ils travaillent et/ou résident. Par exemple  nombre de Britanniques demandent la nationalité française a bondi de 254% en 2016, l’année du vote sur le Brexit, par rapport à 2015, rapporte lundi le journal Le Monde qui cite des chiffres du ministère de l’intérieur. L’année dernière, 1.363 ressortissants britanniques ont déposé un dossier de naturalisation, contre 385 l’année précédente, toujours selon le quotidien. « Une tendance qui reste encore marginale rapportée aux 150.000 à 400.000 Britanniques vivant sur le sol français, selon les estimations, mais qui montre une véritable crainte de cette population face au flou entourant le Brexit », écrit Le Monde sur son site internet. Compte tenu des délais de procédure, le nombre de naturalisations effectives a faiblement progressé entre 2015 et 2016, de 320 à 439. L’Allemagne a observé en 2016 un phénomène similaire : le nombre de Britanniques ayant acquis la nationalité allemande a fait un bon de 361%, selon l’Office fédéral des statistiques.

Vers un brexit très mou ?

Vers  un brexit très  mou ?

Il y avait la montre molle de Salvador Dali, on pourrait connaître un nouveau concept : le brexit très mou. C’est-à-dire le brexit  qui s’enlise dans des négociations interminables pour finalement revenir pratiquement au point de départ avec un habillage juridique présentable. Il faut d’abord rappeler que la première ministre Theresa May n’était pas au départ favorable au brexit, elle n’y a adhéré que par opportunité politique. Elle s’est fait ensuite l’apôtre d’un brexit  dur menaçant même de quitter l’union européenne  sans aucune compensation financière. Première observation les Britanniques commencent à observer les conséquences néfastes de l’éloignement de l’union européenne et ce n’est évidemment qu’un tout début. Deuxième observation Theresa May n’a pas la majorité nécessaire pour imposer un bras-de-fer avec l’union économique. Parmi les conservateurs eux-mêmes nombre de responsables souhaiteraient des accommodements. Enfin il n’est pas sûr que Theresa May demeure la première ministre. Un nombre d’interrogations qui jouent plutôt en faveur de l’union économique. Ceci étant,  il n’est pas certain non plus que certains Européens soient partisans d’un divorce total avec le Royaume-Uni. Du coup on pourrait avoir intérêt à laisser du temps au temps, bien au-delà de 2 ans,  laissant ainsi  traîner en longueur des négociations très complexes. Pas étonnant si on a déjà perdu un an pour entamer des discussions  En invoquant fin mars l’article 50 du Traité de Lisbonne, Theresa May a déclenché un compte à rebours de deux ans devant mener au Brexit. Mais l’issue de ces discussions n’a jamais paru aussi incertaine. «La date d’aujourd’hui marque le début d’un périple pour le Royaume-Uni et l’Union européenne», a déclaré David Davis, à l’issue de la première séance officielle de tractations historiques. «Cela va être long, mais le départ est prometteur», a-t-il assuré. L’Union européenne et le Royaume-Uni ont annoncé lundi la création de trois groupes de travail distincts (droits des citoyens, obligations financières et autres sujets liés au Brexit) et ont chacun réaffiché leurs priorités. Les Britanniques voulaient discuter dès le départ de leur «relation future» avec l’UE, notamment sur le plan commercial, un «partenariat fort et spécial» selon David Davis. Mais ils ont finalement accepté le tempo des Européens. D’ici à octobre, les discussions porteront prioritairement sur les droits des trois millions de ressortissants européens vivant en Grande-Bretagne et des Britanniques établis sur le continent, sur les obligations financières contractées par le Royaume-Uni (la «facture du Brexit», évaluée jusqu’à 100 milliards d’euros) et sur d’autres sujets liés au divorce. La question de l’Irlande du Nord, seul membre du Royaume-Uni qui aura une frontière physique commune avec un pays de l’UE – la République d’Irlande -, fera l’objet d’un dialogue séparé, selon un document sur «les termes de référence» convenus par les deux parties et communiqué lundi soir.

Retraites : le COR, un machin ni scientifique, ni politique

Retraites : le  COR, un machin ni scientifique, ni politique

La France ne manque pas de conseil ou comité qui ne servent pas à grand-chose. Le comité d’orientation des retraites (COR) en fait partie. Pour preuve, cet organisme fait évoluer ses prévisions à 20 ans presque tous les ans. En cause, le statut même de ce genre d’institutions. Il ya en effet confusion de genres. Le COR n’est pas un organisme d’analyse des retraites, pas vraiment une instance de concertation et encore moins une institution d’orientation. Il suffit d’ailleurs de voir sa composition pour se rendre compte  de l’impossibilité qu’il y a à étudier sérieusement la question (de manière scientifique). En réalité dans ce genre de comité, on se neutralise surtout quand le président est en  fait à la botte du gouvernement. On préfère un haut fonctionnaire à un expert indépendant.  Composé de parlementaires, de représentants des organisations professionnelles et syndicales, des retraités et des familles, de membres de l’administration et d’experts, le Conseil d’orientation des retraites (COR) est placé auprès du Premier ministre.

Présidé par Pierre-Louis Bras, inspecteur général des Affaires sociales (IGAS), il compte 40 membres.

Membres du COR

Président
Pierre-Louis Bras

Les parlementaires
Marie-France Beaufils, sénatrice d’Indre-et-Loire
Jacqueline Fraysse, députée des Hauts-de-Seine
Jean-Christophe Fromantin, député des Hauts-de-Seine
Michel Issindou, député de l’Isère
Denis Jacquat, député de la Moselle
Georges Labazée, sénateur des Pyrénées-Atlantiques
Catherine Procaccia, sénatrice du Val-de-Marne
Gérard Roche, sénateur de la Haute-Loire

Les partenaires sociaux
Virginie Aubin, secrétaire confédérale de la CFDT
Sylvie Bonnamy, membre de la Direction confédérale de la CGT
Pierre-Yves Chanu, conseiller confédéral de la CGT
Valérie Corman, conseillère pour la protection sociale du MEDEF
Yves Decalf, représentant de l’UNAPL
Thierry Douine, secrétaire général adjoint confédéral de la CFTC
Françoise Dupont, secrétaire fédérale de FGF-FO
Annick Fayard, représentante de l’UNSA
Serge Lavagna, secrétaire national du pôle protection sociale de la CFE-CGC
Roger Mongereau, président de l’Union Territoriale du Commerce de la CPME
Philippe Pihet, secrétaire confédéral de FO
Albert Quenet, président de la commission sociale de l’U2P
Frédéric Sève, secrétaire national de la CFDT
Erick Staelen, représentant de la FSU
Claude Tendil, président de la commission protection sociale du MEDEF
Robert Verger, représentant de la FNSEA

Les représentants des associations familiales et de retraités
Bertrand Fragonard, vice-président de la formation « âge » du Haut conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge
Maurice Odin, conseiller technique de l’Union nationale des associations familiales (UNAF)

Les représentants des administrations
Carine Chevrier, déléguée générale à l’Emploi et à la formation professionnelle
Jonathan Bosredon, directeur par intérim de la Sécurité sociale
Michel Houdebine, chef économiste à la direction générale du Trésor
Thierry Le Goff, directeur général de l’Administration et de la fonction publique
Amélie Verdier, directrice du Budget
Jean-Louis Lhéritier, directeur par intérim de la Recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques
Michel Yahiel, commissaire général de France Stratégie

Les personnalités qualifiées
Sylvie François, directrice des ressources humaines et des relations sociales du Groupe La Poste
Anne-Marie Guillemard, professeur émérite des universités en sociologie
Jean-Jacques Marette, directeur général honoraire de l’AGIRC et de l’ARRCO
Étienne Marie, inspecteur général des Affaires sociales
Monika Queisser, chef de la division des politiques sociales de l’OCDE
Serge Volkoff, chercheur invité au Centre d’études de l’emploi (CEE)

Rééquilibrage retraites encore repoussé !

Rééquilibrage retraites  encore repoussé !

 

Changement de majorité politique et brutalement le comité d’orientation des retraites recule de 20 ans la perspective de rééquilibrage des comptes. De toute manière, des scénarios faits au doigt mouillé car tout dépendra de la croissance c’est-à-dire du rapport actif retraité. Pour ne pas déplaire à la gauche et aux syndicats, on avait décrété ce rééquilibrage en 2020 maintenant il s’agit de ne pas déplaire au nouveaux gouvernement ; du coup on envisage la possibilité du rééquilibrage seulement en 2040 voir en 2050. Le système de retraite devrait rester déficitaire jusqu’au début des années 2040 dans le scénario le plus favorable sur les quatre envisagés (qui prévoit une croissance de 1,8% des revenus d’activité) et dégagerait ensuite des excédents jusqu’en 2070.Et le retour dans le vert n’aurait lieu qu’au début des années 2050 dans le deuxième scénario le plus favorable, qui repose sur une croissance de 1,5% des revenus d’activité. Dans l’hypothèse la moins porteuse, qui s’articule sur une croissance de 1% des revenus d’activité, le déficit ne cesse de se creuser sur l’ensemble de la période de projection, jusqu’à atteindre près de 2% en 2070. L’an dernier, le COR avait estimé que le système de retraite pourrait revenir à l’équilibre au milieu des années 2020 pour les deux meilleurs scénarios. Cette instance « indépendante » réunissant notamment des experts et des représentants des partenaires sociaux se montre également plus pessimiste sur la situation à court terme. Quel que soit le scénario économique retenu, le besoin de financement du système de retraite – c’est-à-dire son déficit – s’élèvera selon lui à 0,4% du produit intérieur brut (PIB) de la France en 2021, soit près de neuf milliards d’euros d’après un calcul de Reuters. Le rapport de l’an dernier prévoyait pour 2020 un besoin de financement moitié moindre, atteignant 0,2% du PIB.

Ferrand : mutation pas disciplinaire…..diplomatique !

Ferrand : mutation pas disciplinaire…..diplomatique !

 

La mutation de Richard Ferrand impliqué dans une affaire d’enrichissement de sa compagne était inévitable. Pour l’habiller cette mutation prend un caractère diplomatique. Macron le mettra donc à la tête du groupe parlementaire du mouvement république en marche. Une manœuvre finalement assez habile et utile aussi car Richard Ferrand connaît bien la formation des marcheurs dont il a été le responsable. Sur recommandation du président de la république le ministre de la Cohésion des territoires, Richard Ferrand, a « choisi »  de démissionner afin de briguer la présidence du groupe La République en Marche (LREM) à l’Assemblée nationale à la demande d’Emmanuel Macron, qui a offert une porte de sortie honorable à ce fidèle éclaboussé par une enquête judiciaire. Au lendemain de sa facile réélection comme député du Finistère, l’éphémère ministre devrait quitter le gouvernement à l’occasion du remaniement post-législatif, qui est imminent. « Il a été reçu par le président très longuement cet après-midi, le chef de l’Etat a reconnu les grandes qualités de Richard Ferrand, notamment sa connaissance du travail parlementaire et il lui a conseillé de briguer la présidence du groupe », a-t-on précisé dans l’entourage d’Emmanuel Macron. A la question de savoir si Richard Ferrand avait démissionné, l’entourage a répondu par l’affirmative, tout en démentant tout lien avec l’ »affaire Ferrand ». « Ça n’aurait aucun sens de le faire maintenant alors qu’il vient d’être largement élu », a-t-on indiqué. Un argument qui évidemment ne tient pas puisqu’il ne manque pas de députés douteux qui ont été réélus dans l’histoire de la Ve République. »C’est tout sauf une sanction puisque le poste le plus stratégique à l’Assemblée nationale sera à l’évidence celui de président du groupe La République en Marche », a déclaré sur BFMTV Sébastien Griveaux, un autre fidèle d’Emmanuel Macron qui montre qu’il sait également bien manier la langue de bois. S’il est élu le week-end prochain à la tête du groupe LREM, cet homme d’expérience aura fort à faire pour diriger une troupe de 308 députés venus de divers horizons politiques, n’ayant pour la plupart jamais été élus.

577 députés pour quoi faire ?

577 députés pour quoi faire ?

 

Les médias se focalisent évidemment sur la nouvelle représentation nationale et sur les pourcentages respectifs obtenus aux législatives par les différentes formations. Bien peu posent la problématique de cette armée de députés qui s’ajoutent d’ailleurs à celle des sénateurs sans parler des élus régionaux, départementaux et locaux. Des élus qui se tiennent souvent par la barbichette et échangent leurs suffrages contre la promesse d’investissement et ou de subventions au plan local. Pour l’assemblée nationale, on sait qu’une cinquantaine de députés seulement participent  activement aux travaux entre parenthèses élaboration des lois, travail de commission etc.). Les autres font de la figuration, sont le plus souvent absent ou se servent  de la tribune comme amplificateur de leur position idéologique (ou pour simplement se faire de la pub). Il est clair que le travail législatif serait aussi productif et même bien davantage avec seulement 200 300 députés. Maintenant que les députés sont élus, il sera difficile de les persuader de réduire leur effectif. D’une certaine manière, c’est la même problématique qui se pose à chaque élection puisqu’on ne prend pas les moyens institutionnels avant l’échéance des législatives pour modifier la composition voire  le mode d’élection du Parlement. Le risque avec cette overdose de députés c’est que par souci existentiel, certains en viennent comme souvent à multiplier des textes pour complexifier  encore davantage l’environnement administratif premier responsable du manque de compétitivité de l’économie. La France set sans doute le plus prolifique en matière de lois. De l’ordre de 10 000 sans parler des décrets et autres circulaires et arrêtés. Chaque année on rajoute une centaine de lois sous la 5èm république Et des lois de plus en plus longue et complexe.  Le Journal officiel est ainsi passé de 15 000 à 23 000 pages annuelles en vingt ans, et le Recueil des lois de l’Assemblée de 433 pages (en 1973) à près de 4 000 pages (en 2004).

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