Archive mensuelle de juin 2017

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« Pacte mondial pour l’environnement » pour quoi faire ?

« Pacte mondial pour l’environnement » pour quoi faire ?

 

On peut légitimement s’interroger sur l’intérêt politique et juridique d’un pacte mondial pour l’environnement qui sera proposé par Macron aux Nations Unies. On sait en effet que l’accord climat de Paris a déjà été arraché au forceps même si son caractère contraignant demeure très virtuel. Par ailleurs nombre d’Etats n’ont pas encore ratifié formellement cet accord. Pire,  les États-Unis se sont retirés. Compte tenu déjà des difficultés de la négociation et surtout de la mise en œuvre de l’accord de Paris, on voit mal l’intérêt d’engager de nouvelles discussions dans le cadre des Nations unies. On objectera qu’il s’agit d’établir  un   droit  international de l’environnement opposable à tous après celui relatif aux droits civils et politiques, et celui  relatif aux droits économiques, sociaux et culturels .  Des discussions qui pourraient bien durer 10 ou 20 ans.   À moins que Macron ne cherche à mettre en difficulté le président des États-Unis, à le mettre en quelque sorte au banc des accusés anti écologiques. Emmanuel Macron, qui s’efforce de porter l’étendard de la cause écologique face à Donald Trump, a donc promis samedi de défendre un « pacte mondial pour l’environnement » destiné à servir de pierre angulaire du droit international en la matière. « La France se mobilisera », a déclaré le chef de l’Etat, à qui l’ancien secrétaire général des Nations unies Ban Ki-Moon et l’ancien président de la Conférence de Paris sur le climat (COP21) Laurent Fabius ont remis une ébauche en 26 articles, promue par le Club des juristes, un think-tank français. « Sur la base de cet avant-projet de pacte mondial pour l’environnement, je m’engage (…) à agir et donc (…) aboutir à un texte, de convaincre nos partenaires et de placer ces efforts sous l’égide de l’Organisation des Nations unies », a ajouté le président français lors d’un discours à la Sorbonne. Il a dit vouloir « dès septembre prochain porter les bases de ce qui ne sera pas l’avant-projet mais bien un pacte mondial pour l’environnement que la France portera ». « Le processus qui nous attend pour faire ratifier ce pacte mondial, si j’écoute tous les experts, sera lent, difficile. Mais par le passé, on m’a déjà beaucoup dit cela », a encore déclaré Emmanuel Macron, pour qui il ne faut « pas attendre ». Le chef de l’Etat a lancé une offensive diplomatique sur le climat après le retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris décidé par Donald Trump. L’exécutif doit présenter d’ici la fin du mois de juillet un calendrier de mesures à mettre en oeuvre dans les cinq années à venir pour lutter contre le changement climatique, avec l’ambition de dépasser les engagements pris dans le cadre de l’accord de Paris. Ce texte vise à contenir la hausse de la température moyenne de la planète « nettement en dessous de 2°C » en 2100.

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Au FN, la guerre anti Philippot est engagée

Au FN, la guerre anti Philippot est engagée

Désaccord sur les orientations européennes et maintenant sur l’immigration, La fracture au sein du front national se confirme.  Marine Le Pen avait d’ailleurs envisagé le possible départ de Philippot. Un départ probable si le Front national devait finalement abandonner le retour au franc. Une conséquence directe du débat pitoyable de Marine Le Pen  face à Macon ; une Marine Le Pen  complètement incapable d’expliquer la pertinence de sa proposition monétaire. Avec le départ éventuel de Philippot se serait alors l’abandon des positions économiques du Front National et le recentrage sur essentiellement les thèmes identitaires, surtout sur l’immigration. Même sur ce sujet il y a maintenant divergence. Au FN, le discours sur l’immigration « peut être perçu comme anxiogène », « des gens sont encore effrayés […] en pensant qu’on va virer tous les étrangers si on arrive au pouvoir » : ce sont les mots de Sophie Montel, proche de Philippot,  tenus mardi lors du bureau politique du parti qui suivait les élections législatives. L’article de L’Opinion publié jeudi a fait mouche : il est relayé par Florian Philippot et d’autres élus qui lui sont proches. Mais d’autres réponses fusent. « Cette position n’engage que madame Montel… », répond sur Twitter le député Louis Alliot. Le débat suit, Sophie Montel assurant qu’il s’agit de « réfléchir sur la forme », pas « le fond de la question ». Le secrétaire général du FN, Nicolas Bay, s’en mêle à son tour, en ressortant un sondage qui indiquait que l’immigration était la première motivation du vote de leurs électeurs. C’est même un « choix de civilisation », poursuit Julien Sanchez, maire de Beaucaire (Var). L’immigration vient donc s’ajouter aux contradictions sur l’Europe. C’est en effet le sujet qui cristallise au FN et à cause duquel, selon certains cadres, le parti de Marine Le Pen a subi une nette défaite lors de la présidentielle.   « Ce retour à la souveraineté monétaire inquiète les Français, ça va être un débat, nous allons devoir ouvrir cette discussion pour savoir comment faire pour que les Français ne soient pas terrorisés par la souveraineté monétaire que nous appelons de nos vœux », a expliqué Marine Le Pen.   Or, la sortie de l’euro, c’est la mesure emblématique portée par Florian Philippot, le bras droit de Marine Le Pen, qui du coup a menacé de quitter le parti si elle était abandonnée. « Il exprime une conviction qui est une conviction forte et après tout, il ira au bout de ses convictions! », a expliqué Marine Le Pen, ouvrant la voie à un départ du FN du numéro 2 du parti. « Si, demain, les adhérents du FN décidaient qu’on doit abandonner cette partie-là, il ne se sentirait plus en accord avec ses convictions, je trouve que c’est tout à son honneur », a-t-elle ajouté.  Critiqué dès le soir du second tour, Florian Philippot a depuis créé une association au sein du FN, Les patriotes, qu’il présente comme une structure censée aider au « rassemblement » mais qui pourrait évidemment se transformer en parti politique si Philippot devait quitter le Front national.

 

Le PDG d’Air France-KLM menace le SNPL

Le PDG d’Air France-KLM  menace le SNPL

Jean-Marc Janaillac le PDG d’Air France-KLM et président d’Air France a écrit au pilote ce mardi, pour «attirer leur attention sur les enjeux qui s’y attachent et souligner les conséquences du choix qu’auront à effectuer ceux d’entre eux qui y participeront ». Cette consultation a été lancée par le bureau du SNPL Air France sur ce propre proposition corporative avec l’emblématique négociations ». Ce « souci d’ouverture » qui l’a conduit, lui et Franck Terner, le directeur général d’Air France, à « accepter à plusieurs reprises de faire évoluer le contenu du projet d’accord dans le sens souhaité par les représentants « (du SNPL), « ne doit pas être pris pour de la faiblesse ». « Aujourd’hui, nous sommes parvenus au bout de ce que nous pouvions accepter, y compris sur les points sur lesquels nous ne sommes pas parvenus à un accord avec le bureau du SNPL », assure-t-il. « Ainsi qu’il a été  indiqué au Président du SNPL, le seul projet d’accord sur lequel nous sommes aujourd’hui engagés, et que nous sommes susceptibles de signer, est celui que nous avons proposé à la signature des syndicats de pilotes à questions la suite de plusieurs mois de négociation avec eux. La version portée par le bureau du SNPL n’engage que lui. Dans le triple choix compliqué qui vous est proposé aujourd’hui, il doit être très clair que voter en faveur du projet porté par le bureau du SNPL revient à voter contre tout accord », explique Jean-Marc Janaillac. Jean-Marc Janaillac s’est montré menaçant en disant que ce projet « indispensable pour remettre durablement Air France sur une trajectoire de croissance profitable » sera créé d’une manière ou d’une autre. «Si le résultat de la consultation conduisait au rejet du projet d’accord que nous avons proposé, ou si celui-ci ne faisait pas l’objet d’une signature rapide, alors que le délai imparti aura été particulièrement long, je convoquerai donc immédiatement le Conseil d’administration d’Air France KLM afin de lui proposer une voie alternative pour y parvenir. Il est en effet de ma responsabilité vis-à-vis d’Air France, de ses personnels et de ses clients que la Nouvelle compagnie soit créée, d’une manière ou d’une autre », a-t-il écrit. Pour certains en interne, cette alternative serait de rattacher ce transporteur non plus à Air France mais à Air France-KLM, sans nécessité de faire appel à des pilotes d’Air France, qui-plus-est avec des contrats d’Air France. Un scénario qui sortirait cette compagnie de l’orbite d’Air France et du SNPL Air France. Et qui priverait les possibilités d’évolution de carrière des pilotes d’Air France. Pour autant, selon de nombreux pilotes, un vote favorable semble se dessiner. Une bonne partie de la base grogne contre le bureau du SNPL qu’ils accusent au mieux de  ralentir la création de cette compagnie.

Prix du tabac : le paquet à 10 euros

Prix du tabac : le paquet à 10 euros

 

Agnès Buzyn la ministre des Solidarités et de la Santé pour  le paquet de cigarette à 10 euros.  Le paquet à 10 euros, en apparence une  bonne mesure de régulation pour lutter contre les dégâts du tabac  mais en apparence seulement car avec l’augmentation des prix progresse en même temps le commerce illicite qui représenterait autour de 25% de la consommation. Emmanuel Macron s’était prononcé pendant la campagne électorale. «La hausse du prix du paquet est une façon de faire baisser le nombre de fumeurs. J’entends l’inquiétude des Français sur leur pouvoir d’achat, mais il s’agit d’un impératif de santé publique. Le tabagisme est une vraie maladie», ajoutait la ministre, sans toutefois préciser le prix envisagé pour cette nouvelle augmentation. 44,92 milliards de cigarettes ont été livrées aux buralistes français l’an dernier. Soit une baisse de 1,2 % par rapport à 2015, selon les chiffres du distributeur Logista, révélés par l’AFP lundi. En valeur, le recul des ventes de cigarettes est de 1,1 %, à 15,17 milliards d’euros. «L’arrivée des paquets neutres sur le marché français dès l’automne, le mois sans tabac en novembre et l’essor de la cigarette électronique ont eu un effet sur ces ventes en 2016», estime Bertrand Dautzenberg, pneumologue à la Pitié-Salpêtrière (Paris) et président de l’Office français de prévention du tabagisme (OFT).  Pour les professionnels du secteur, ce recul des ventes ne traduit pas forcément une baisse de la consommation. Et de mettre en cause le marché parallèle (achats à l’étranger ou cigarettes de contrebande). «Nous avons vraiment le sentiment qu’il s’agit d’un transfert de consommation qui se fait au profit des réseaux officieux, car des études montrent que la consommation de tabac ne baisse pas tant que ça en France», juge, pour sa part, le président de la Confédération des buralistes, Pascal Montredon. Selon une étude de KPMG publiée en juin 2016, il s’établissait à 27,1% de la consommation en France, en 2015. Cette année, la baisse des ventes pourrait être plus forte, avec la hausse du prix des cigarettes et du tabac à rouler fin janvier, de l’ordre de 30 à 40 centimes pour les premières et de 1,40 à 1,60 euro pour le second. En 2015, les ventes de cigarettes avaient augmenté de 1 % en volume, une première depuis 2009. En 2013 et 2014, elles avaient reculé après une hausse des prix. Mis la baise des ventes ne signifie pas baisse des consommations. En cause notamment la contrebande et la contrefaçon ; un paquet de cigarettes  fabriqué en Chine coûte 20 centimes et est revendue 3 euros en France. Ce commerce illicite, rappelle Klaus Berg, est le fait du « crime organisé » car il est très lucratif. Selon Philip Morris, un paquet fabriqué en Chine pour 20 centimes d’euros est revendu illégalement en France pour 3 euros.  Le tabac provoque chaque année en France 73.000 décès.  Le recul des ventes ne refléterait pas nécessairement une baisse de la consommation, mais plutôt une hausse du commerce illicite. Les Français, en général, y sont favorables la hausse des prix  à 54%, selon Le Carnet de santé des Français Odoxa pour Le Figaro, France Inter et MNH publié en mars 2016. Parmi les sondés, les fumeurs sont toutefois bien plus réticents: 87% d’entre eux y sont opposés.

 

Emplois fictifs d’assistants parlementaires : la grande hypocrisie

Emplois fictifs d’assistants parlementaires : la grande hypocrisie

 

 

Ce fameux scandale des emplois fictifs d’assistants parlementaires constitue en réalité une vaste hypocrisie. En effet dans la plupart des partis des assistants parlementaires de députés   français et européens ont également une casquette politique. Une partie de ces assistants parlementaires travaillent pour le parti à temps partiel ou à temps complet. Il n’y a donc pas seulement le Front National et le MoDem qui sont dans cette situation mais  à peu près toutes les autres organisations. De toute manière,  le député ne sort pas de rien, les candidatures ex nihilo  de futurs n’existent pratiquement pas surtout pour les européennes en raison du mode de scrutin. Les députés bien que représentants de leurs électeurs conservent  bien entendus des relations étroites avec leur parti politique. Les élus eux-mêmes travail autant pour leurs mandats électifs que pour leur parti. Et il en va donc de même pour certains assistants parlementaires. Le même phénomène existe dans le monde syndical ou nombre de permanents ne travaillent  pas exclusivement pour l’entreprise qui les a détachés à des fins syndicales, ils travaillent  pour certains aussi pour leur fédération, ou leur organisation interprofessionnelle. La question n’est donc pas de savoir pour qui travaille l’assistant parlementaire mais si le travail existe  réellement. De toute façon, il sera toujours très complexe de démêler les différentes activités des assistants parlementaires comme d’ailleurs des députés. Le vrai scandale c’est lorsqu’un n’assistant parlementaire ne fournit aucun travail comme dans le cas de l’affaire Fillon. Il est évident que dans cette histoire il y a aussi beaucoup de règlements de comptes entre partis, à l’intérieur d’un même parti ou même avec des individus évincés. Un ancien collaborateur d’un eurodéputé MoDem, dit avoir été témoin d’un système d’emplois fictifs au sein du parti centriste. «J’ai vu que des parlementaires, à plusieurs, finançaient des temps partiels d’assistants parlementaires qui ne fournissaient aucun travail pour le député», explique cet ancien collaborateur parlementaire qui a passé cinq ans au Parlement européen, entre 2004 et 2009. Sous couvert d’anonymat, il ajoute que les députés européens MoDem en question auraient été astreints par le parti à embaucher ces assistants, sous peine de ne pas être investis aux prochaines élections. «Les députés qui ont été contraints de jouer ce jeu se rendaient compte au bout de quelques mois de législature que l’assistant ne fournissait pas de travail», indique-t-il. «Les parlementaires, conscients du risque juridique, réclamaient avec beaucoup de difficulté que l’assistant, de temps en temps, se manifeste, transmette une note sommaire sur un sujet ou une petite revue de presse, qui permettrait d’apporter une preuve qu’un travail a bien été effectué, au cas où il y aurait des contrôles», poursuit-t-il. Le témoin est catégorique: «Il s’agissait bien d’emplois à temps partiel fictifs. François Bayrou ment quand il dit le contraire». En faite d’en enquête on aurait relevé une quinzaine de cas, ce qui est très loin sans doute de la vérité mais ne change pas le questionnement sur la pertinence d’une enquête judiciaire sur un sujet très connu.

 

Croissance : Royaume-Uni : tassement

Croissance : Royaume uni : tassement

 

Sur le premier trimestre de cette année, la croissance a augmenté de 0,2%, contre 0,7% au quatrième trimestre 2016, selon les chiffres de l’Office for National Statistics. Avec ce chiffre, le Royaume-Uni se place ainsi en queue de peloton des pays du G7 sur cette période, et derrière la France. «Cela est en partie dû à l’augmentation des prix», explique les statisticiens. Les services aux entreprises et la finance constituent les deux seuls secteurs où la croissance «continue d’augmenter fortement». Cette tendance devrait encore se confirmer cette année. L’OCDE prévoit une croissance de 1,6% en 2017, puis de 1% seulement en 2018. Depuis le 23 juin 2016, date du référendum sur la sortie de l’Union européenne, la livre sterling a perdu 14% de sa valeur face à l’euro. En six mois, elle avait perdu 20% face au dollar. En conséquence, le prix des importations augmente, ce qui se répercute irrémédiablement sur les prix des biens de consommation.par ailleurs, L’inflation ne cesse de croître. En mai dernier, l’indice des prix à la consommation s’est accru de 2,9%, après une augmentation de 2,7% en avril, relève l’ONS. L’augmentation des prix, résultant de la dépréciation de la livre sterling, explique en grande partie la baisse du pouvoir d’achat des Anglais et donc une baisse de la consommation. Selon une étude de l’Université de East Anglia, les fusions-acquisitions aurait diminué de 15% depuis le référendum sur la sortie de l’UE, soit 60 fusions par mois. «C’est une très mauvaise nouvelle», affirme Peter Ormosi, qui a conduit cette étude. «La très grande majorité des fusions-acquisitions, à moins qu’elles aient un effet négatif sur la compétition, peuvent potentiellement contribuer au bien-être social, par exemple en réduisant le coût des transactions, ou en améliorant le rendement des entreprises qui fusionnent».ceci étant sur le terrain de l’emploi, la situation est toujours très satisfaisante. . A la fin du mois d’avril, le taux de chômage s’est établi à 4,6% de la population active. Sur la période de février à avril, le pays comptait ainsi 1,53 million de chômeurs. Cela représente 145.000 personnes de moins que l’année précédente.

 

Un retour de Bayrou ? (Castaner)

Un retour de Bayrou ? (Castaner)

 

Sans doute pour adoucir la sanction qui a visé le MoDem et en particulier son leader, le porte-parole du gouvernement a déclaré que le retour de Bayrou était envisageable au sein de l’équipe gouvernementale.  Une perspective peu probable pas seulement en raison de l’affaire des emplois fictifs d’assistants parlementaires mais en raison de la personnalité même de Bayrou : une personnalité relativement ingérable.  Le recasage de François Bayrou pourrait par ailleurs être effectué dans une autre institution comme le  constitutionnel. « Je sais qu’il a une place dans la vie politique française et que, si effectivement il est libéré de cette pression du moment, il a toute sa place dans la vie politique française. Il peut l’avoir dans le gouvernement », a-t-il dit sur LCI. Éphémère ministre de la Justice, le maire de Pau a démissionné mercredi à cause de l’enquête ouverte début juin sur des soupçons d’emplois fictifs d’assistants parlementaires de députés européens du MoDem. D’après Christophe Castaner, une fois qu’il sera réhabilité, François Bayrou aurait « toute sa place » non seulement au gouvernement mais aussi comme président d’une institution, ou au Conseil Constitutionnel. François Bayrou a rejeté les accusations touchant le mouvement politique qu’il a créé en 2007 et qu’il préside depuis. « L’emploi au MoDem a été normal, régulier et légal », s’est-il une nouvelle fois défendu vendredi dans Sud Ouest. « Dans une période de mauvaise passe comme toutes les formations politiques en ont connu, vous cherchez à recaser un maximum de salariés, des gens de confiance. Il se trouve que les parlementaires européens recherchaient des assistants locaux. On leur a recommandé ces gens-là », a avancé l’ancien ministre.

 

Les expatriés européens du Royaume-Uni dans le brouillard

Les expatriés européens du Royaume uni dans le brouillard

 

 

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que Theresa May n’a guère éclairé de manière favorable le sort qui sera réservé aux 3 millions d’Européens actuellement au Royaume-Uni. Certes la Première ministre britannique a bien indiqué qu’elle n’entendait pas exiger leur retour surtout pour ceux qui sont présents depuis cinq ans mais elle n’a guère précisé les droits de ces expatriés après le brexit. Du coup,  les propositions très vagues de la première ministre britannique ont été accueillies par les autres Européens de manière très froide. Peut-être était-il impossible à Theresa May d’en dire davantage tellement sa position politique est fragile depuis la perte de majorité par les conservateurs. Cela prouve également le caractère relativement mal préparé des positions britanniques sur à peu près tous les sujets. Theresa May a déclaré vendredi matin que sa proposition visant à garantir les droits des Européens établis au Royaume-Uni après le Brexit était « très équitable et très sérieuse » mais ses pairs se sont montrés plus sceptiques, le Premier ministre belge Charles Michel parlant d’une offre « particulièrement vague ». Le sort des quelque trois millions de ressortissants de l’UE vivant en Grande-Bretagne – et du million de Britanniques installés sur le continent – est l’une des priorités des négociations sur les modalités du divorce qui ont officiellement débuté lundi. « Je veux donner à tous les citoyens de l’UE qui sont au Royaume-Uni, qui ont construit leur vie et leur foyer au Royaume-Uni l’assurance que nul n’aura à partir », a déclaré la Première ministre britannique à son arrivée pour la seconde journée du Conseil européen à Bruxelles, un an jour pour jour après le référendum du 23 juin 2016 qui vu les Britanniques opter à 52% pour une sortie de l’UE. Ceux qui justifieront alors d’une présence d’au moins cinq ans se verront proposer un nouveau statut qui leur garantira les mêmes droits que les Britanniques en matière de santé, d’éducation, de prestations sociales et de retraite. Ceux dont la présence sera inférieure à cinq ans pourront rester le temps nécessaire pour arriver à cette durée. Une période de grâce qui devrait être de deux ans permettra en outre de faire en sorte « que personne ne se retrouve au bord du précipice », a-t-elle poursuivi, ajoutant que la réciprocité pour les expatriés britanniques dans l’UE était « essentielle ».  « J’ai été heureuse de pouvoir exposer hier soir ce qui constitue une offre très équitable et très sérieuse pour les citoyens de l’UE qui vivent au royaume uni ». Theresa May souhaite par ailleurs la réciprocité. « Ma première impression, a continué Tusk, est que la proposition britannique est en deçà de nos attentes et qu’elle risque d’aggraver la situation des ressortissants. Mais il incombera à notre équipe de négociateurs d’analyser la proposition ligne après ligne, lorsque nous aurons reçu le document ».L’eurodéputé allemand Manfred Weber, président du groupe conservateur PPE (Parti populaire européen), a estimé que l’imprécision de la proposition de May était « assez préoccupante pour le reste des négociations ». »Il semble que le gouvernement britannique n’a toujours aucune idée de ce à quoi il veut parvenir », a-t-il ajouté, estimant que le Royaume-Uni, à la suite des élections législatives du 8 juin qui ont privé May de sa majorité à la Chambre des communes, était devenu une « île dans le chaos ».

Flamanville : accord prochain de mise route ?

Flamanville : accord prochain de mise route ?

 

Il est probable que l’autorité  de sûreté nucléaire sera amenée à donner rapidement un avis  favorable au lancement de la centrale de Flamanville. Une centrale qui pourrait démarrer dès l’année prochaine-et qui ne devrait pas faire l’objet d’objections de la part du ministre de l’écologie Nicolas Hulot. Un rapport attendu de longue date de l’IRSN, service technique de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), estime que la cuve du réacteur nucléaire qu’EDF construit à Flamanville (Manche) est apte à être utilisé, ont déclaré à Reuters deux sources ayant connaissance du rapport. Malgré la présence de concentrations excessives de carbone – pouvant affaiblir l’acier dans le couvercle de la cuve du réacteur – celui-ci peut être exploité en toute sécurité, même s’il devra être surveillé pendant toute sa durée de vie, ajoute le rapport. Un groupe d’experts indépendants, qui ont reçu le document la semaine dernière, en débattront lundi et mardi pour formuler une opinion, puis l’ASN décidera après l’été si Flamanville peut démarrer en 2018. Un avis négatif de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) aurait été catastrophique pour EDF, parce qu’il aurait entraîné des milliards d’euros de surcoûts et des années de retard. Il aurait en effet fallu retirer la cuve du réacteur dont le dôme a été posé en 2013 et recouvert depuis par plusieurs milliers de tonnes de béton. Une décision favorable de l’ASN est également une condition sine qua non pour un feu vert de la Commission européenne à son projet de rachat de l’activité de réacteurs d’Areva, qui a conçu l’EPR.

Macron et Merkel pour un pacte très vague sur l’Europe à Bruxelles

Macron et Merkel pour  un pacte très vague sur  l’Europe à Bruxelles

 

Emmanuel Macron et Angela Merkel se sont félicités de leur vision commune concernant l’avenir de l’Europe et de leur volonté de construire ensemble  de l’Union européenne dans les prochaines années, ce qui supposera d’intensifier la coopération franco-allemande. Pour autant ces déclarations d’intention n’ont pas été marquées par des décisions très importantes hormis la création d’un fonds pour la défense. Une mesure sans doute voulu par les  pays et surtout par la France mais une orientation également pour répondre aux critiques du président américain sur la faiblesse de la politique européenne dans ce domaine. Il ne fallait sans doute pas s’attendre à des avancées significatives après le conseil européen car rien de fondamental ne pourra être décidé sans que les élections législatives allemandes prévues en septembre ne se seront pas déroulées. Rien de précis sur l’évolution du fonctionnement de l’Europe, rien de précis sur la relance économique et pour le moins des contradictions sur la politique d’immigration. Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE ont cependant acté plusieurs avancées pour l’Europe de la Défense, dont la création d’un fonds, un cadre permettant aux Etats qui le veulent de coopérer davantage et une généralisation de financements communs pour des opérations conjointes. Le président français et la chancelière allemande ont estimé lors d’une conférence de presse commune que leurs travaux conjoints avaient contribué au succès du Conseil. Emmanuel Macron et Angela Merkel ont exprimé des positions convergentes sur les réponses à apporter aux migrations vers l’Europe et la nécessité de mieux adapter l’Union européenne à la mondialisation, notamment à travers la politique commerciale, orientations que reflètent les conclusions du Conseil. Les Européens ont également travaillé jeudi sur les mesures visant à lutter contre le terrorisme, notamment le contrôle aux frontières extérieures, le fichier des passagers aériens (PNR) et le combat contre la propagande sur Internet.  « Globalement, le Conseil européen a consolidé les fondations et l’avenir de l’Union européenne », a dit la chancelière.

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